PERSONNAGES
francs. — Le comte de Montpensier. — Le duc d'Orléans. — Le maréchal d'Aubigny. — Raveinstein. — Trivulce. — La Trémouille. — Le marquis de Saluées. — Le cardinal d'Amboise, diplomate. — Gaston de Foix. — Bayard. — Lautrec. — Bonnivet. — Semblançai, surintendant des finances. — Montmorency.— André Doria, amiral génois, au service de France.
Espagne. — Gonzalve de Cordoue. — Antoine de Levés. — Prosper Colonne. — Le connétable de Bourbon. — Pescaire. — Philibert, prince d'Orange.— Lannoi, vice-roi de Naples. — Pasquier. — André Doria, passé au service de Charles-Quint.
Angleterre. — Wolsay, ministre d'Henri VIII.
vénitiens. — Alviane. — Gonzague de Mantoue.
église. — Alexandre VI. -— César Borgia. — Jules II. —
Adrien VI.
A faire. — Tableau synoptique, avec des dévcloppemens sur chaque ville et sur chaque personnage célèbre.
TUH^UIE,
C'est en 1500 qu'Osman ou Othman, chef des Turcs, jeta les fondemens du second empire turc en Bythinie, sur les côtes de la mer Noire, profitant de la faiblesse de l'empire d'Orient et des déchiremens des petits états Seldjoucides, débris du sultanat d'Iconium ou de Boum, détruit par les Mongols. Pruse, en Bythinie, fut la capitale du nouvel empiré.
Orkan , fils à" Othman , fondateur de la milice des janissaires (1527), prit le nom de Padischah (grand sultan) et étendit ses conquêtes sur la Chersonèse de Thrace, à la faveur des troubles (1556) qui régnaient à Constanlinople sous Jean V Paléologue.
Amurat, fils d'Orkan (1560 1389), acheva la conquête delà Thrace (1560) et fixa sa résidence à Andrinople (1562). Ce sultan perfectionna l'institution des janissaires et soumit la Macédoine, l'Albanie, Jean Castriot et les émirs seldjoucides del'Asie-Mineure. Il fut tué à la bataille de CossoYa (1589) qu'il livra au despote de la Servie.
Bajazet Ier continua l'œuvre de son père. La victoire qu'il remporta à Nicopolis sur Sigismond de Hongrie (1596) fut suivie de la conquête de la Servie et de la Bulgarie. Ce fut en vain que les empereurs Jean V et Manuel Paléologue, son fils, implorèrent l'assistance des princes et des peuples chrétiens et le secours du pape , offrant leurs bons offices pour faire cesser le schisme entre l'église grecque et l'église latine.
Les progrès du sultan Bajazet (1589-1402) furent arrêtés par
498 ioe SIÈCLE.
l'invasion subite de Tarmerlan en Syrie et dans l' Asie-Mineure. La bataille d'Ancyre (1402), où le sultan fut battu et fait prisonnier, offrait aux Grecs une occasion favorable pour se relever ; mais l'empereur Paléologue ne sut pas profiter des circonstances et surtout des divisions qui éclatèrent entre les fils de Bajazet. Mahomet Ier, fils cadet du sultan , reprit le souverain pouvoir (1413) et menaça de nouveau Constantinople. La victoire de Farna (1444-1451) sur les Hongrois et leurs alliés fixa la domination d'Amurat II en Europe. Les généreux efforts de Jean Iluniade, régent de Hongrie, et du fameux Scanderberg, fils de Jean Castriot ne parvinrent pas à sauver Constantinople, abandonnée à ses propres forces, mais vaillamment défendue par l'empereur Constantin IX (Dracocès). — Cette capitale, assiégée par Mahomet II (depuis le 6 avril jusqu'au 29 mai 1453), succomba sous la persévérance et la bravoure des Musulmans. L'empereur périt dans le combat.
La Grèce, le Péloponèse, la Servie, la Bosnie, la Valachie, l'Epire et le petit état de Trébisonde, sur les côtes de l'Asie, subirent successivement la loi du vainqueur (14j5-1461). C'est au milieu de ces désastres éprouvés par les chrétiens que les chevaliers de Rhodes (1480), sous le commandement de leur vaillant grand-maitre, Pierre d'Aubusson, repoussèrent glorieusement les attaques réitérées de Mahomet II et de Bajazet II.
Lecture.— Lascaris par M. Villemain.— Histoire de l'empire ottoman, par de Hammer.