‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 44 sur 277 · ANALYSE SUCCINCTE DES LOIS DE MINOS · texte numérisé non relu

ANALYSE SUCCINCTE DES LOIS DE MINOS

Gouvernement, — Les différentes villes de Crète formaient une confédération générale ; cependant la forme de leur gouvernement n'était pas identique ; les uns avaient adopté les formes démocratiques , d'autres celles aristocratiques.

Les citoyens étaient tous égaux ; on distinguait cependant les Hippéens qui étaient obligés d'entretenir un cheval et de le monter eux-mêmes quand le service de VEtat l'exigeait , tandis que les autres citoyens n'étaient tenus qu'à servir dans l'infanterie.

Cosmes. — La première magistrature était celle des Cosmes , choisie chaque année par le peuple au nombre de dix parmi les familles les plus distinguées. Ces magistrats conduisaient les armées, étaient chargés de toutes les ambassades, de l'exécution des lois, etc.

Sénateurs.— Les sénateurs étaient des Cosmes anciens ou dé-

signés par les citoyens recommandables par leur probité; on les nommait Gérontes ; ils étaient à vie , et tenaient le premier rang dans les villes. Leur pouvoir était très étendu.

Assemblée du peuple. — Ce que les Cosmes et les Gérontes avaient arrêté était porté à l'assemblée du peuple , où tout citoyen était admis sans distinction.

Tribunaux. — Tous les ans , les Cosmes ou le sénat choisissaient, parmi les citoyens, les magistrats qui devaient rendre la justice dans chaque cité. Leurs jugemens étaient sans appel.

Education. — L'éducation des Cretois était combinée de manière à inspirer des vertus guerrières,, et à nourrir l'amour de la patrie. La jeunesse vivait en commun, et apprenait par coeur des poèmes qui renfermaient les lois.

JUDEE.

Malgré les vices des Hébreux, Dieu leur suscitait de temps en temps des juges remplis de son esprit , pour les délivrer. Pendant que ces juges vivaient, le Seigneur se laissait toucher de compassion; il écoutait les soupirs des affligés, et les délivrait de ceux qui les tenaient dans l'oppression; mais à peine le juge était-il mort qu'ils retombaient dans leurs péchés, et commettaient des actions encore plus criminelles.

débora, prophétesse. — Le peuple d'Israël était opprimé parles Chananéens , dans' le temps qu'une femme, nommée Débora , assise à l'ombre d'un palmier, sur la montagne d'Ephraïm, juge ses concitoyens qui viennent en foule pour l'entendre; ses vertus et ses lumières fixent le choix des Hébreux sur elle. Elle gouverne le peuple avec Baruc , fils d'Abinoëm ; elle accompagne le général dans son expédition contre Jabin, roi des Chananéens ; elle prédit que Sisara , général des troupes ennemies, serait vaincu et immolé par une femme. Cette double prédiction s'accomplit, et après sa victoire, Débora compose et chante un cantique regardé , môme de nos jours , comme un chef-d'œuvre de poésie.

Lecture. — Cantique de Débora, dans Y Histoire-Sainte et dans les Esquisses littéraires de l'auteur.

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EVENEMENS

grèce. — 1328. Fondation de Corinthe. — 133S. Janus en Italie. — 1362. Les Pélopulcs dans le Péloponèse. —Observations sur la Thessalie. — 1350. Les Argonautes. — 1348. Fondation de Mycènes.— 13,'iO. Hercule. — 1316. Thésée, roi d'Athènes. — 1321. Expulsion des lléraclides. — 1318. OEdipe. -— Etéocle et Polynice. — Los Epigones.

JUDÉE. — 1349. Gédéon délivre les Israélites de la Ie servitude.

découvertes. — 1399. L'art de faire des cordes à boyaux pour la lyre, par Lysius. — 139j. Le mode lydien, par Olympe, Mysien. — La sphère , par Musée. 1310. — L'art de bander les plaies , par Esculape. 1300.— Premières bibliothèques en Egypte.

Sipilopptmint, GRÈGE.

Fondation de Coffintîte. — Sisyphe , descendant de Dencalion , est regardé comme le véritable fondateur de Corinthe; il embellit cette ville, donna une nouvelle consistance au royaume et fut le chef des Sisyphides, qui régnèrent pendant environ cinq siècles, et furent chassés par les Pélopides.

On cite avant Sisyphe, Ephire , sœur d'înachus ; Marathon ; Corinthus ; Polybe, qui reçut à sa cour OEdipe encore enfant; Crcon, auprès duquel se réfugièrent Jason et Médoe; mais leur histoire n'est pas connue.

Janus en Italie. — Ce prince grec quitta Perrhèbes (Thessalie/, 140 ans avant la guerre de Troie; il vint par mer dans le Lalium, dont les habitans vivaient sans lois et sans religion; il adoucit la féro-

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cité de leurs mœurs, les rassembla dans les villes et leur donna des lois si douces et si sages, qu'elles méritèrent à son règne le nom cYJge d'or. La Fable dit que Saturne avait partagé avec ce prince le souverain pouvoir.

lies Pëlopàfileg. — Pélops était fils de Tantale, roi de Sipyle dans l' Asie-Mineure ; à la suite d'une guerre entre son père et Ilus, roi de Phrygie, Pélops, contraint de s'expatrier, vint s'établir dans la Grèce, et envahit une grande partie du Péloponèse ; les Pélopides, ses enfans, assurèrent leur domination dans ce pays. Parmi eux, nous distinguerons Atrée et Thyeste, célèbres par leurs cruautés et par les malheurs de leurs descendans. On dit que c'est avec les os de Pélops que fut fait le Palladium , statue de Minerve ou de Pallas, à laquelle l'existence de Troie était attachée. Quelques auteurs disent qu'Énée apporta en Italie le véritable Palladium, et que dans la suite les Romains le conservèrent dans le Temple de Testa.

Lecture. — Atrée et Thyeste, tragédie de Crébillon.

GENEALOGIE

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