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dans laquelle les pédoncules partent d'un même point , les pédicelles étant inégaux , et partant de points différens, mais élevant toutes les fleurs à la même hauteur, comme on le remarque dans le sureau noir (Sambucus nïgra), le cornouiller (Cornus sanguinea), etc.
70 Les fleurs sont dites en ombelle [flores umbellatî), quand tous les pédoncules, égaux entre eux, partent d'un même point de la tige, divergent, se ramifient en pédiceiles, qui partent également tous de la même hauteur, en sorte que l'ensemble des fleurs représente une surface bombée, comme un parasol étendu (umbella). Cette disposition se rencontre dans toute une famille très -naturelle de plantes, les Ombellifères ; telles sont la carotte [Daucus Carotta), la ciguë [Conium maculatum) , l'opoponax (Pastinaca Opoponax), etc.
L'ensembledespédoBculesréunis forme une ombelle; chaque groupe de pédicelles constitue une ombeîlule.
Très-souvent, à la base de l'ombelle, on trouve un involucre, et à la base de chaque ombeîlule un in vol ucelle , commedans la carotte. D'autres fois l'involucre manque, et il existe des involucelles, comme dans le cerfeuil {Chœrophyllwn sativum). Enfin l'involucre et les involucelles peuvent ne pas exister du tout, comme dans le Pimpinella SaxiJ'raga , Pimpinella magna, etc.
8° Les fleurs sont disposées en sertule {flores serinlati), quand les pédoncules sont simples , partant tous du même point, et arrivant à peu près à la même hauteur, comme dans le jonc fleuri ( Buto/nus umbcl-
latus), la plupart des espèces du genre Alliwn, les primevères, etc.
Cette espèce d'inflorescence avait été réunie à l'ombelle; mais elle en est trop différente pour ne pat mériter un nom particulier.
90 Les flears sont en verticille ou verticillêes (Jïores verticillati) , quand elles forment un anneau autour d'un même point de la tige. Presque toutes les Labiées ont leurs fleurs disposées en verticilles. Exemple : le serpolet {^Thymus Serpylium) , le petit chêne ( Teucrium Chamœdrys) , la Monarda coccinea; certaines plantes d'autres familles , comme le genre Myriophyllum, Y Hippuris vulgaris , etc.
io° On nomme spadice [s padix, flores spadicei) une espèce d'inflorescence dans laquelle le pédoncule commun est couvert de fleurs unisexuées nues, c'est-à-dire sans calice propre„ordinairement distinctes et séparées les unes des autres, comme dans X Aruin maculatum, le Callapaluslris, etc. Quelquefois cependant on trouve des écailles qui entrecoupent les différentes fleurs; mais elles ne peuvent être regardées comme des calices, puisqu'elles naissent de la substance même du pédoncule, dont elles paraissent être des appendices, et sont toujours situées au-dessous du point qui donne attache aux fleurs, comme dans certaines espèces de poivrier.
Le spadice est propre aux plantes monocotylédonées. Quelquefois il est nu, c'est-à-dire sans enveloppe destinée à le recouvrir, comme dans les poivriers. D autrefois il est enveloppé d'une spathe, comme
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dans les Àroïdes et certaines espèces de Palmiers.
ii° Le chaton ( amentum , flores amentacei) est une disposition dans laquelle des fleurs unisexuées sont insérées sur des écailles qui leur servent en quelque sorte de pédoncule ; telles sont les fleurs mâles du noyer {Juglans regïa) , du noisetier (Corylus Avellana , les fleurs mâles et femelles des saules , etc. Cette espèce d'inflorescence se rencontre dans toute une famille de végétaux, composée d'arbres plus ou moins élevés, et que l'on a nommée A inenlacées (t). Tels sont les saules, les peupliers, les aunes, le bouleau, le charme, le chêne, le hêtre, etc.
12° On donne le nom de capitule (capitulum) à la disposition des fleurs que les anciens nommaient impropre m en \ fleurs composées . C'est ce que Ton remarque dans les chardons, l'artichaut, la scorzonère, la scabieuse, etc. Le capitule est formé par un nombre plus ou moins considérable de petites fleurs, réunies sur un réceptacle commun, manifestement plus renflé et plus large que le sommet du pédoncule qui le sup- | >rfrè , que l'on nomme phoranthe ; et entourées d'un involucre particulier, qu'on désignait autrefois sous le nom U£ calice commun. Ainsi , par exemple , dans l'artichaut {Cinara Scolymus) , les feuilles vertes dont on mange la base appartiennent à l'involucre : la partie
(i ) La famille des Amentacées de Jussieu a été partagée, d'après les observations récentes de quelques botanistes, en plusieurs groupes ou familles très-distinctes parla structure des différentes parties de IpuYs fleurs et de leurs fruits ; telles sont les Cupulifères, les Bétulinées , les Stdicinces, les Ulmacées, etc.
a38 ORGANES DE LA REPRODUCTION.
inférieure, large et charnue, est \ephoranthe. Les fleurs sont au centre des folioles de l'involucre. Elles sont très-petites, et entremêlées de soies roides et dressées.
Le phovanthe n'a pas toujours la même disposition. Quelquefois il est légèrement concave, comme dans l'artichaut; d'autrefois très - convexe , proéminent et comme cylindrique, dans quelques Anthémis, le Rudbeckia, etc.
Il est plus souvent lisse ; d'autrefois cependant il offre des espèces d'alvéoles dans lesquelles la base des petites fleurs est contenue , comme dans YOuoporclum. Tantôt il est nu , c'est-à-dire qu'il ne porte que les fleurs; d'autres fois les fleurs sont accompagnées d'écailles ou de poils plus ou moins roides et acérés.
L'involucre ne varie pas moins. Tantôt, en effet, il est formé d'un seul rang de folioles , comme dans le salsifix. (Tragopogoiï) ; quelquefois ces écailles sont très-nombreuses, imbriquées, et formant plusieurs rangées, comme dans les centaurées, les chardons, etc.