‹ Nouveaux élémens de botanique et de physiologie végétaleChapitre 69 sur 129 · PISTIL · texte numérisé non relu

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une ou plusieurs cavités , contenant des ovules , on sera dans la certitude qu'il existe un ovaire infère.

La position de l'ovaire infère ou superô fournit les caractères les plus précieux pour le groupement des genres en familles naturelles*

Toutes les fois que l'ovaire est infère , le calice est nécessairement monosépale, puisque son tube est intimement uni avec la périphérie de l'ovaire.

Quelquefois l'ovaire n'est pas entièrement infère, c'est-à-dire qu'il est libre par son tiers, sa moitié ou ses deux tiers supérieurs. Le genre Saxifrage offre ces différentes nuances.

Mais il est une position de l'ovaire qui , presque toujours confondue avec l'ovaire infère , mérite cependant d'en être distinguée. C'est le cas où plusieurs pistils réunis dans une fleur sont attachés à la paroi interne d'un calice très -resserré à sa partie supérieure, en sorte qu'au premier coup d'œil il représente un ovaire infère. Ces ovaires reçoivent alors le nom de pariétaux ( ovaria parietalia ) , comme dans la rose, et un grand nombre d'autres Rosacées. (Voy.pl. 6,fig. 2.)

L'ovaire infère étant celui qui fait corps par tous les points de sa périphérie avec le tube du calice, il découle de là une loi générale à laquelle on n'a ooint fait attention : c'est que la position infère de l'ovaire exclut nécessairement la multiplicité des pistils dans la même fleur. En effet , dans le cas d'ovaires pariétaux, on voit qu'ils ne touchent au calice que par un seul point : il est de toute impossibilité que cet or-

gane en enveloppe plusieurs par toute leur périphérie. Il suit donc de là que ces ovaires ne sont pas infères, mais seulement pariétaux , puisqu'ils ne font pas corps par tous les points de leur périphérie avec le tube du calice. Cette modification mérite d'être signalée.

L'ovaire est sessile au fond de la fleur ( ovarium sessilé) , quand il n'est élevé sur aucun support particulier, comme dans le lis, la jacinthe, etc. ( Voy. pi. 6, fig. 1 et 3.)

Il peut être stipitè {ovarium stipitatum^), quand il est porté sur un gynophore très-allongé , comme dans le câprier ( Capparis spinosa. )

Coupé transversalement, l'ovaire offre souvent une seule cavité intérieure ou loge , contenant les ovules. Il est dit alors uniloculaire {ovarium uniloculare) , comme celui de l'amandier, du cerisier, de l'œillet , etc.

On Tappelle biloculaire ( ovarium blloculare ) , quand il est composé de deux loges ; par exemple , dans le lilas, la linaire, la digitale, etc.

Triloculaire {ovarium triloculare) ; tel est celui du lis, de l'iris, de la tulipe , etc. (Voy. pi. 6, fig. 5.) Quadriloculaire ( ovarium quadriloculare ) , comme dans le Sagina prvcumbens.

Quinquéloculaire ( ovarium quinqueloculare ) , comme dans le lierre {Hedera jFJelix).

Multiloculaire ( ovarium multiloculare ) , quand il présente un grand nombre de loges : Ex. le nénuphar.

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Mais chaque loge peut contenir un nombre d'ovules plus ou moins considérable. Ainsi il y a des loges qui ne renferment jamais qu'un seul ovule : on les appelle uniovulècs {locula uniovulata) , comme dans les Graminées, les Synanthérées , les Labiées, les Ombellifères, etc.

D'autres fois chaque loge contient deux ovules, «est-à-dire qu'elle est biovulée {locula biovulata). Dans le cas où chaque loge d'un ovaire renferme deux ovules seulement , il est très-important d'étudier leur leur position respective. Tantôt en effet, les deux ovules naissent d'un même point et à la même hauteur ; dans ce cas , ils sont dits apposés [ovulis appositis), comme dans les Euphorbiacées. D'autres fois , au contraire , ils naissent l'un audessus de l'autre, on les appelle alors superposés (ovulis superpositis), comme dans le Tamus communis.

On dit au contraire qu'ils sont alternes {ovulis altcrnis), lorsque les points d'attache des ovules ne sont pas sur le même plan , quoique les ovules se touchent latéralement : par exemple , dans le pommier, le poirier, etc.

Nous reviendrons plus en détail sur les différentes positions des ovules entre eux , et relativement à l'ovaire en parlant de la graine.

Quelquefois enfin, chaque loge d'un ovaire renferme un nombre très-considérable d'ovules, comme dans le tabac, le pavot , etc. ; mais ces ovules peuvent ctre disposés de diverses manières. Ils sont assez souvent superposés régulièrement les uns au-dessus

des autres, sur une ligne longitudinale, comme dans l'aristoloche {Aristolochia Sypho). On les appelle unisériés (ovulis uniserialis). D'autres fois ils sont disposés sur deux lignes longitudinales : ils sont bisériés , comme dans les iris, le lis, la tulipe, etc.

Quelquefois ils sont épars et sans ordre, comme dans le nénuphar, {JSymphcea albà). D'autres fois ils sont conglobés, ou réunis et serrés les uns contre les autres , de manière à former un globe , comme dans un grand nombre de Caryophyllées.

Les ovules fécondés deviennent des graines: mais il arrive fréquemment qu'un certain nombre d'ovules avortent constamment dans le fruit. Quelquefois même plusieurs cloisons se détruisent et disparaissent. Il est donc essentiel de rechercher dans l'ovaire la véritable structure du fruit. C'est par ce moyen seul qu'on peut rapprocher les uns des autres, dans la série des ordres naturels, certains genres qui , au premier coup d'œil, s'éloignent beaucoup par la structure de leurs fruits, à la disposition de leurs graines.

§ 1. Du Style.

Le style ( stylus) est ce prolongement filiforme du sommet de l'ovaire qui supporte le stigmate. (Voyez pi. 6,fig. 1,3). Quelquefois il manque entièrement; et alors le stigmate est sessile, comme dans le pavot, la tulipe, etc.

L'ovaire peut être surmonté d'un seul style , comme dans le lis, les Légumineuses ; de deux styles , comme dans les Ombellifères; de trois styles, comme

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