‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoireChapitre 1 sur 322 · L.-J. BEGIN · texte numérisé non relu

L.-J. BEGIN

ÉLÉMENTS DE CHIRURGIE, T. L. »* q

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d'adPars

À mesure qu’une science fait des progrès, qu’elle s'enrichit de faits plus nombreux, de préceptes plus compliqués. et que son domaine, plus étendu, devient plus difficile à parcourir, le besoin d'ouvrages élémentaires, qui sy rapportent, se fait sentir avec plus de vivacité. Les livres de ce genre sr ar à l'élève le précis des objets qu il doit examiner , et lui servent de guide soit dans l'observation directe dela nature, soit dans l'étude des ouvrages plus détaillés. Ils déroulent en.quelque sorte devant, lui le tableau sommaire de la science, lui en font apprécier, dès le premier abord, les complications, lui donnent. une connaissance générale préliminaire-de son ensemble. L'homme qui sait déjà,:le praticien qui craint d'oublier, et queles travaux de chaque jour éloignent de l'étude, aime à retrouver en peu de pages le résumé de ee qu’il a +2 pris, et à parcourir avec rapidité les points les plus importants de la théorie et l'application de l'art. dont l’exereice occupe tous ses.instants. pe «

L'accueil bienveillant que le public médical a fait à la première. édition de ee livre, non-seulement en France . mais à l'étranger, m' imposait de grands devoirs : je n'ai rien négligé pour les remplir , Rare d'en avoir trouvé les moyens dans les fonctions publiques dont j'ai été successivement honoré. Toutes les parties de ee travail ont été revues ; j'y ai ajouté BeatEQnp de développements indispensables ; plusieurs points de doctrine, sur lesquels je n’avais pu me prononcer lors de la première rédaction , sont fixés ici d'après une expérience acquise publiquement, dans des hôpitaux considérables, en présence de nombreux élèves , tant civils que militaires. Je me suis efforcé d'arriver à la vérité ; j'ai observé avec toute l'attention dont je suis capable, j'ai rapporté avec sincérité les résultats de ma pratique ; et, dans mes jugements, je n’ai jamais songé

Offrir aux praticiens et aux élèves un Dre at pour base les doctrines organiques

sur lesquelles doit reposer l'édifice entier de la médecine, et qui puisse les guider au &.

iv AVANT-PROPOS.

lit des malades, pour observer et traiter les maladies chirurgicales ; dans les amphitheâtres, pour étudier et décrire les altérations pathologiques que ces lésions entrainent ou qui les constituent ; enfin, sur le cadavre, ou près du sujet vivant, pour manœuvrer et exécuter toutes les opérations que réclament les maladies dont le corps humain peut être affecté : tel est le triple but que je me suis proposé.

Afin de l’atteindre, il fallait unir à la simplicité des divisions, la clarté et la concision du style, bannir les discussions spéculatives , les hypothèses, les déclamations scientifiques. le clinquant des citations, dont les tables des journaux et les résumés bibliographiques font si aisément.les frais, et tous ces moyens accessoires d'intéresser et de plaire, qui ont fait la fortune de tant d'ouvrages modernes sur la médecine et la chirurgie. J’ai dû resserrer la matière, accumuler les faits, presser Les conclusions, établir clairement et en peu de mots les préceptes : tout devait être sévère dans l’ensemble comme dans les détails. Mais il est à craindre que ces obligations n’aient pas été aussi bien remplies que senties avec force ; et, dans maint endroit. je le sens, la sécheresse et la monotonie de la diction, non moins que l’aridité des matières, pourront décourager le lecteur dont l'amour de la science ne soutiendra pas le courage.

Cet ouvrage est autant éloigné de l'étendue d’un traité complet de chirurgie que de l'exiguité d’un manuel, cette lèpre de nos études médicales , cette innovation pernicieuse , qui communique le vernis du savoir, sans jamais conduire au savoir même. J avais à à y retracer l’éfat actuel de la science ; mais . afin de décider jusqu’à quel point j'ai rempli cette obligation, quelques mots d'explication ne seront pas inutiles. La science chirurgicale , à une époque quelconque de son histoire. se compose : 1° de faits et de préceptes anciennement découverts ou établis, sanctionnés par l’observation générale prolongée, et arrivés à l’état d’axiome; 2° de faits et de préceptes, plus récemment observés ou introduits dans le domaine scientifique, mais qui ont pour eux le raisonnement , l'expérience, ou du moins de puissantes analogies, et qui peuvent être considérés comme des perfectionnements plus ou moins nouveaux ; 5° enfin, de faits et de préceptes contemporains, non justifiés encore par une pratique étendue. que chaque jour voit éclore et s’éteindre , et qu'une foule de motifs, inhérents à la nature de l’es-

“prit humain, ou dépendants de l'intérêt des personnes, multiplient incessamment.

Or, je me suis efforcé de ne rien négliger, au moins de très-important, des doctrines

et des règles d'actions dont se compose la première série; j'ai choisi de mon mieux parmi celles de la seconde; j'ai été plus sévère, et j'ai cru devoir omettre beaucoup de “celles de la troisième : car c'est d’une pratique Étiontidlle et positive, et non d’une pratique de hasard et d'aventures que j'ai voulu qe les bases.

Quant aux rapports que peut avoir l'ouvrage qu’on va lire avec les autres écrits du même genre, qui sont entrerles mains des chirurgiens et des élèves , il ne m’appartient pas d'en parler : c’est au public éclairé à les établir, et je suis depuis longtemps habitué à me soumettre à ses décisions.

Strasbourg, rer mars 1838.

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TABLE ANALYTIQUE

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