‹ Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire, ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclamentChapitre 3 sur 170 · IIJ · texte numérisé non relu

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Parmi les ouvrages de chirurgie que nous possédons , et qui sont entre les mains des élèves , celui de M. Delpech a vieilli ; et la classification vicieuse qui lui sert de base a peut-être nui, plus que toute autre cause , au succès qu’il devait obtenir. Le traité, d’ailleurs si estimable, du professeur

Boyer semble avoir été composé à la fin du der- %/

nier siècle, tant l’auteur a mis de persévérance à ne faire mention d’aucun des travaux, d’aucune des découvertes dont la chirurgie s’est enrichie de nos jours. La Nosographie et la Thérapeutique chirurgicales , de M. Richerand , est un ouvrage superficiel , et qui présente , à chaque page, les traces d’une ontologie depuis long-temps proscrite parles bons esprits. IljSerait superflu d’insister sur les défauts de ce livre ; l’auteur lui-même en a fait la critique la plus sévère comme la plus juste , en condamnant, dans un discours académique, la plupart des procédés qu’il avait , quelques mois auparavant , présentés comme les plus avantageux, et fait dessiner au trait , afin de les mieux graver dans l’esprit des élèves (i).

L’écrit que je présente ici n’a aucune analogie avec l’ouvrage inimitable de l’illustre Sabatier, qui est devenu, aujourd’hui plus que jamais, in^ dispensable à tous les praticiens. Ces Nouveau^

(i) Rapport sur les prerniers trav aux de la section de chirurgie de PAcadémie Royale de médecine ; par M. le chevalier Richerand.

( Journal complément air& du Dictionnaire des sciences médicales , t. ii. )

AVANT - PROPOS

Élémens renferment, en effet , lliistoire succincte de toutes les maladies chirurgicales dont le savant auteur de la Médecine opératoire ne s’était pas occupé ; et l’on trouve dans ce dernier ouvrage des descriptions et des détails relatifs aux opérations que l’on irait vainement chercher ailleurs, surtout depuis qu’un chirurgien célèbre entre tous ceux dont s’honore la France a présidé à la nouvelle publication qui en a été faite.

Il est évident qu’aucun traité de chirurgie , parfaitement en rapport avec les progrès actuels de la science , n’existe aujourd’hui : les opinions physiologiques applicables à l’étude et au traitement des maladies chirurgicales , les procédés thérapeutiques les plus importans, la plupart des doctrines émises par une foule de praticiens de notre époque , n’ont point encore pénétré, des mémoires particuliers ou des monographies spéciales , dans les traités généraux ou dans les ouvrages élémentaires. J’ai réuni ces faits et ces principes, aün de tracer à grands traits, et avec exactitude, l’état actuel de la chirurgie ; heureux si je ne suis pas resté trop au-dessous de la tâche que je m’étais imposée , et si ce travail , malgré ses imperfections , reçoit un accueil favorable î

Paris, le 17 juillet 1824.

AVANT-PROPOS

A mesure qu’une science fait des progrès plus nombreux, à mesure qu’elle s’enrichit de faits plus importans , de préceptes plus variés , et que son domaine devient plus difficile à parcourir, le besoin d’ouvrages élémentaires qui s’y rapportent est incessamment plus impérieux. Les livres de ce genre présentent à l’élève le précis des objets qu il doit examiner, et lui servent de guide , soit dans l’observation de la nature , soit dans la lecture des ouvrages plus détaillés. Ils déroulent en quelque sorte devant lui le tableau de la science, lui en font sentir toute 1 etendue , et lui donnent une connaissance générale de ses diverses parties. J/liomme qui sait déjà, le praticien qui craint d’oublier et que ses travaux éloignent de l’étude, aime à retrouver, en peu de pages, le sommaire de ce qu’il a appris , et à parcourir avec rapidité les points les plus importans delà théorie et de la pratique d’un art dont l’exercice occupe tous ses instans.

Présenter en peu de mots les faits les plus importans , les principes fondamentaux d’une chirurgie vraiment rationnelle ; donner aux praticiens et aux élèves un livre qui puisse les guider au lit des malades pour observer et traiter les lésions chirur**

AVANT “ PROPOS

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gicales ; dans les amphithéâtres, pour examiner et décrire les altérations pathologiques que ces lésions entraînent ou qui les constituent ; enfin , sur le cadavre et sur le vivant , pour manœuvrer et exécuter toutes les opérations que réclament les maladies dont le corps humain peut être le siège, tel est le triple but que je me suis proposé d’atteindre.

Mais, afin de renfermer en un seul volume les sommités de la chirurgie , de l’anatomie pathologique relative aux lésions chirurgicales , et dont la connaissance est aujourd’hui inséparable de leur étude , enfin la description des procédés opératoires les plus importans, il fallait unir à la simplicité des divisions la lucidité et la concision du style. Les discussions spéculatives, les hypothèses, les déclamations scientifiques , tout ce qui a fait la fortune de tant d’ouvrages modernes sur la mé-

decine et la chirurgie,

devait être banni d’un livre de

ce genre j il fallait resserrer les matières', accumuler les faits , presser les conclusions , établir clairement et en peu de mots les préceptes ; tout devait être sévère dans l’ensemble et dans les détails. Ces obligations n’ont sans doute pas été aussi bien remplies dans cet ouvrage, que senties avec force par l’auteur; et dans maint endroit la sécheresse et la monotonie de la diction, non moins que l’aridité des matières , pourront choquer le lecteur dont l’amour de la science ne soutiendra pas le courage.

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