AVERTISSEMENT
£ N mettant aa jour cette cinquième Édition de son ouvrage^ l'auteur en a revu avec soin toutes les parties^ et l'a corrigé pour le rendre plus digne du succès qu'il a obtenu. Les augmentations qu'il y a faites^ ne consistent pas en vains discours^ en hypothèses frivoles : l'ordre général et le fonds des idées restent les mêmes; il a seulement ajouté à la masse des faits^ fortifié de preuves nouvelles les opinions qu^l a émises^ et développé les choses qu'une extrême concision pouvoit rendre obscures.
Dans la foul^ des jugemens opposés que la critique^ plus souvent injuste qu'éclairée^ a portés de cet ouvrage^ il en est un qui mérite d'être réfuté, parce qu'il procède d'idées fausses que l'on s'est formées sur la nature d'un livre élémentaire. . L'auteur , a-t-on dit, eût dû se contenter d'exposer l'état actuel de la science, sans y joindre ses propres travaux, sans y mêler des idées nouvelles qui doivent avoir reçu l'approbation
rii) AVERTISSEMENT.
des savâns avant d'entrer dans un traité destiné' à devenir classique. On peut répondre à ce reproche, que la Physiologie moderne étant, en quelque ^orte, une science nouvelle et recréée, on doit, lorsqu'on la traite dans toute son étendue , rencontrer plusieurs lacunes à remplir, plusieurs points de doctrine dans lesquels il faut substituer, à des erreurs démontrées, des vérités qu'il importe de découvrir. Quand Lavoisier publioit ses Éiémens de Chimie, il exposoit, dans un ordre méthodique, des vérités que lui-même avoit découvertes ; il les remplissoit d'idées neuves, non point cle celles qui doivent cette apparence au développement minutieux de choses déjà connues, ou bien au défaut général d'érudition, trop commun aujourd'hui. L'un de ses plus illustres collaborateurs, en exposant l'état de la science, a fait aussi l'histoire de ses découvertes et de ses travaux; et d'excellens esprits regardent comme cause principale des étonnans progrès de la chimie, l'avantage qu'a cette science de posséder des livres élémentaires écrits par les plus savans chimistes.
Cet ouvrage a été traduit en Angleterre,