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Les civières intercostales aortiques varient clans leurs rapports à gauche et à droite; cette différence est due à ce que, dans le thorax, le plan de l’aorte répond au côté gauche du corps des vertèbres. Nées de la partie postérieure de l’aorte, à peu de distance de leurs congénères du côté opposé , les intercostales

gauches remontent un peu en haut, gagnent le bord inférieur de la côte, se logent dans la gouttière de cet os en avant du muscle intercostal externe, se divisent au niveau du bord interne du ligament transverso -costal supérieur, en deux branches : l’une postérieure, branche dor so- spinale , plus grêle, sur laquelle nous reviendrons plus loin, l’autre antérieure, intercostale proprement dite , qui continue la direction du tronc primitif.

La branche intercostale proprement dite passe bientôt en arrière des fibres du muscle intercostal interne et est comprise alors entre les deux plans musculaires de l’espace qu’elle parcourt. Vers le milieu de cet espace, elle s’infléchit un peu en bas, quitte la gouttière de la côte et vient enfin s’anastomoser avec les branches de la mammaire interne, ou de l’épigastrique, ou encore de la diaphragmatique inférieure .

Dans ce long trajet elle fournit :

1° En arrière, au moment de passer entre les deux muscles intercostaux, une branche fort longue, qui gagne le bord supérieur de la côte située au-dessous, le longe et s’épuise en rameaux destinés au périoste, à l’os et aux muscles.

2° Au niveau de l’angle antérieur des côtes , des branches assez grêles, qui perforent le muscle intercostal externe et vont, par un trajet récurrent, communiquer avec des branches de la mammaire externe venue de l’axillaire.

La branche intercostale fournit également des ramuscules aux muscles , au tissu sous-pleural , aux ganglions lymphatiques situés* en dedans de l’angle postérieur des côtes, au périoste, à l’os, etc.

Les artères intercostales aortiques droites, plus longues que celles du côlé gauche , n’en diffèrent que par les rapports de la première partie de leur trajet. Appliquées à leur origine sur la face antérieure des corps vertébraux , elles sont nécessairement croisées en cet endroit par l’œsophage, le canal thoracique, la grande veine azygos et le cordon du sympathique.

Les artères lombaires ressemblent, parleur disposition , aux intercostales; toutefois, comme l’aorte abdominale est sensiblement dans le plan médian, il n’y a pas de différence entre les lombaires des deux côtés. Situées à leur origine, en arrière des piliers du diaphragme, ces artères se divisent bientôt en deux branches : l’une antérieure , l’autre postérieure , dorso-spinale.

La branche antérieure , plus grêle que la dorso-spinale, passe en arrière du psoas et du carré lombaire et se divise en deux rameaux, logés, l’un, entre le transverse, et le petit oblique, l’autre, entre ce dernier muscle et le grand oblique. Elles arrivent ainsi sur les parois abdominales jusqu’à leur partie moyenne et s’anastomosent avec des rameaux de l’épigastrique, (pii joue, par rapport aux téguments de l’abdomen , le même rôle que la mammaire interne l'emplit par rapporta ceux de la poitrine.

Les branches dor so-spinales , qu’elles soient plus grêles que les antérieures, comme dans les intercostales , ou plus volumineuses, comme dans les lombaires, naissent toutes au niveau du bord interne du ligament transverso- cos tal supérieur tout auprès du trou de conjugaison et se bifurquent.

DES Al ITERES EN PARTICULIER.

lo Le rameau dorsal ou musculo- cutané se porte en arrière, donne une branche externe, qui s’épuise entre les muscles sacro-lombaire et long dorsal, et une interne, destinée au transversaire épineux. Ces deux branches envoient des raniuscules à la peau de cette région.

2° Le rameau spinal pénètre par le trou de conjugaison, donne de petites divisions aux vertèbres et une branche médullaire, qui longe les racines nerveuses, les suit jusqu’au cordon de la moelle et fournit une division à la face antérieure et une à la face postérieure de 4ce centre nerveux. Ces divisions émettent elles-mêmes chacune un ramuscule ascendant et un descendant, qui s’anastomosent avec des ramuscules semblables venus des artérioles situées au-dessus et au-dessous. Nous aurons à revenir sur cette disposition en étudiant les artères spinales, branches de la vertébrale.

§ II. — Branches ascendantes de l’aorte.

Ces branches sont destinées à la tète et aux membres supérieurs. Ainsi que nous l’avons déjà dit plus haut, l’aorte fournit à gauche, deux troncs, l’un céphalique, la carotide primitive gauche ; l’autre brachial, la sous-clavière gauche. A droite, au contraire , ces deux troncs sont réunis à leur origine en un seul, le tronc b rcichio- céphalique. Nous rappelons aussi qu’en raison même de la direction de la crosse aortique, la première division qui en naît doit se trouver forcément sur un plan plus antérieur que la seconde, et celle-ci également sur un plan plus antérieur que la troisième.

Entre l’origine du tronc brachio- céphalique et celle de la carotide primitive gauche , se trouve quelquefois une petite artère connue sous le nom de thyroïdienne de Neubauer. Cette branche, qui n’existe que rarement, monte verticalement, appliquée sur la face antérieure de la trachée, recouverte par les plexus veineux thyroïdiens. Elle arrive ainsi jusqu’à l’isthme de la glande et s’y distribue.

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