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N EV RO LOCUS

avant que les deux ventricules latéraux ; sa limite antérieure est tonnée par (es piliers antérieurs du trigone. Les deux ventricules latéraux seraient donc réunis à leur partie antérieure, s’il ne s’y trouvait une lame intermédiaire destinée a les séparer; cette lame, c’est la cloison transparente.

La partie centrale de chaque moitié du cerveau peut être envisagée comme formée d’un noyau volumineux, les couches optiques et les corps striés, auquel aboutissent, d’une part, les libres des pédoncules cérébraux , et, d’autre part , les fibres émanées des circonvolutions de l’hémisphère.

Nous avons déjà dit plus haut que les circonvolutions cérébrales sont formées d’une lame de substance grise, entourant une partie blanche continue avec le centre de chaque hémisphère. Si l’on pratique des sections horizontales à partir de la surface convexe du cerveau , l’on voit que chaque hémisphère présente une surface ovale, blanche, limitée par une circonférence trèssinueuse de couleur grise. Cette surface prend le nom de centre ovale de Vicq tVAzyr. Si la coupe vient à porter au niveau du corps calleux, l’on obtient une surface identique à la précédente pour chaque hémisphère , mais réunie transversalement à celle du côté opposé par le corps calleux : c’est le centre ovale de Vieussens.

Corps calleux.

La circonvolution de l’ourlet ou du corps calleux, qui longe la face supérieure de ce corps, laisse entre elle et cette commissure un petit espace, qui a été désigné sous le nom de sinus du corps calleux (Fig. 171, 13). En introduisant le couteau à ce niveau , et en faisant une coupe oblique dirigée depuis le genou du corps calleux jusqu’à l’extrémité antérieure du lobe frontal, et en répétant cette coupe en arrière , depuis le bourrelet de ce corps jusqu’à l’extrémité postérieure du lobe occipital, on peut, après avoir promené le doigt trois ou quatre fois d’avant en arrière, détacher en partie l’hémisphère correspondant et le renverser en dehors. C’est la coupe de Foville qui réussit surtout sur des cerveaux durcis dans l’alcool. Le corps calleux, dont la coupe de Vieussens ne montre que la partie médiane, se présente alors sous l’aspect d’une voiite recouvrant les ventricules et présentant de chaque côté des prolongements en rapport avec les prolongements des ventricules latéraux.

La face supérieure du corps calleux est convexe d’arrière en avant et présente, sur la ligne médiane, un petit sillon étendu dans toute la longueur du corps calleux (Fig. 168 , 5) ; l’on trouve, sur les côtés de ce sillon , deux petits tractus blancs, dont les fibres sont antéro-postérieures. Leur direction n’est pas rectiligne, mais présente toujours de légères inflexions. Ce sont les tractus longitudinaux ou nerfs de Lancisi (Fig. 168, 2).

Pour Luys , ces tractus partent du corps godronné , remontent sur la face supérieure du corps calleux et viennent, en se rapprochant l’un de l’autre, aboutir à l’amas de substance grise qui existe au niveau de la portion inférieure de la cloison.

Sur les côtés dés tractus longitudinaux , l’on voit les fibres du corps calleux marcher transversalement et se diriger d’un hémisphère à l’autre, en passant au-dessous des nerfs de Lancisi. C’est à l’ensemble de ces libres transversales qu’a été donné le nom de tractus transversaux.

DES CENTRES NERVEUX

Enfin , tout à lait en dehors, la coupe deFoville l'ail voir de chaque côté que les libres transversales se coudent toutes au même niveau en se réfléchissant en bas et en dehors pour se perdre dans la substance blanche des hémisphères. De la succession de ces coudes résulte une saillie ou bourrelet latéral, dont la direction est antéro-postérieure et qui constitue le bord correspondant du corps calleux. Il est démontré aujourd’hui que les fibres du corps calleux proviennent des hémisphères, dont elles forment la commissure, et qu’elles vont en partie aboutir aux ganglions du cerveau, peut-être à ceux du côté opposé à leur origine.

l ig. 108. — Coure de Vieussens montrant le centre ovale cl la partie médiane de la face supérieure

du corps calleux (*).

U extrémité antérieure du corps calleux forme sur la ligne médiane le genou de ce corps, sur lequel nous ne reviendrons pas. Des angles latéraux partent deux prolongements, cornes frontales du corps calleux , qui vont se perdre dans les lobes correspondants en formant une courbe embrassant l’extrémité antérieure des corps striés.

1 \j Centre ovale de \icussens. — 2) T inclus longitudinaux (nerfs de Luncisi). — ü) Genou du corps calleux, i) Bourrelet du corps calleux. - — 5) Sillon médian du corps calleux. — 6) Troc tus transversaux.

NEVR0L0G1E.

U extrémité postérieure , plus large que la précédente, nous olFre à considérer dans sa partie moyenne le bourrelet du corps calleux , et latéralement, de chaque côté, en forme de corne, 1 a prolongement occipital ( forceps rnajo)'), qui recouvre le prolongement correspondant du ventricule latéral. En incisant le corps calleux suivant une ligne antéro-postérieure passant par ses bourrelets latéraux, on voit que les cornes postérieures se divisent en deux parties, l’une, le forceps major, que nous venons de décrire, l’autre, qui constitue un prolongement destiné à recouvrir l’anfractuosité sphénoïdale du ventricule latéral. Ce prolongement inférieur du corps calleux prend le nom de corne sphénoïdale ou tapétum.

Quant à la face inférieure du corps calleux , elle forme la voûte supérieure des ventricules latéraux et moyen. Elle est lisse, légèrement convexe dans son milieu et se continue par sa partie postérieure avec la base du trigone qui s’y accole. En avant , elle donne insertion , sur la ligne médiane , à la cloison transparente, dont la partie antérieure est entourée par la portion réfléchie du corps calleux , qui recouvre latéralement les corps striés en fermant ainsi en avant les ventricules latéraux (Fig. 174, 1, c2, 3).

Trigone cérébral. Voûte à trois piliers.

Au-dessous du corps calleux se trouve une lame de substance blanche, à fibres antéro-postérieures sur ses bords et transversales dans son milieu. Au premier aspect, cette lame se présente sous la forme d’un triangle isocèle , dont la base est en rapport avec la partie postérieure de la face inférieure du corps calleux, à laquelle elle adhère, tandis que la moitié antérieure du triangle se sépare de cette couche , et par une courbe brusque se porte de haut en bas et un peu d’arrière en avant (Fig. 174, 3), pour fermer l’extrémité antérieure du troisième ventricule. La partie postérieure du trigone , celle qui adhère à la face inférieure du corps calleux , est remarquable par la direction des fibres dont elle est constituée ; celles qui en forment les bords sont antéro-postérieures, celles , au contraire, qui forment l’aire de cette partie du triangle sont transversales, d’où résulte une disposition qui a été comparée à une lyre, psalterium , corpus psalloides. Sappey considère ces fibres transversales comme appartenant au corps calleux et non au trigone. Pour d’autres, au contraire (Gall , Luys), elles forment une véritable commissure entre les deux moitiés de la voûte (Fig. 169 et 170, 5).

La face supérieure du trigone , dans sa moitié postérieure, adhère, comme nous venons de le voir, à la face inférieure du corps calleux ; dans sa moitié antérieure elle donne insertion sur la ligne médiane, à la cloison transparente, qui s’insinue entre cette partie du trigone et la partie antérieure du corps calleux, à partir du point où le premier se sépare du second, en se portant en bas et en avant (Fig. 174, L2 et 3).

La face inférieure est libre et forme la voûte du troisième ventricule, dont elle n’est séparée que par la toile choroïdienne. Latéralement, et par ses bords, elle recouvre la face supérieure des couches optiques et fait ainsi partie de la voûte des ventricules latéraux.

Les deux angles postérieurs du trigone, piliers postérieurs de lu voûte , se portent en dehors et en arrière, et se continuent d'une part avec l’écorce

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blanche de la corne d’Ammon, et, d’autre part, avec le corps bordé ou bordant qui longe le côté interne de cette corne (Fig, 169, 3).

L’angle antérieur est constitué par l’adossement des deux bandelettes du

trigone, qui bientôt se séparent de nouveau et forment les piliers antérieurs de la voûte.

Ils se portent en bas et un peu en arrière, en embrassant dans une anse le

tubercule mamillaire correspondant, dont ils forment l’écorce blanche- nuis

leurs fibres se dirigent en arrière et en haut, dans l’épaisseur de la couche

optique et se perdent dans les cellules nerveuses de ce ganglion cérébral (Fig. 174, 5).

Fig. 1G9.

Coupe du cerveau, le cervelet et l’isthme sont détachés par une section des pédoncules cérébraux. Au moyen d une coupe horizontale, la face inférieure de la voûte est mise à nu (*).

Luvs considère la voûte comme formée par les fibres de la circonvolution de l’hippocampe, qui, par ce tiajet détourné, vont sc mettre en relation avec les noyaux nerveux des couches optiques.

j;L1} ,Péd0nCUle.Cé:ébral sef'onné. - 2) Face inférieure du trigone. 3) Continuation de son pilier postérieure — C?e h'C<i i JOldant’ 7“ î)) Ecartement des piliers antérieurs. — 6) Commissure blanche anté-

la voûte — 1 fn c ' / U° ~ CavUe du ventricule latéral droit. — 9) Section du pilier postérieur droit de

10) Section du bourrelet du corps calleux au moment où il fournit le forceps major.

NÉVROLOGTE.

de l’autre, on voit au devant d’eux un cordon blanc transversal, qui constitue la commissure blanche anterieure sur laquelle nous reviendrons.

Cloison transparente. Septum lucidum.

La cloison transparente ou septum lucidum est une lamelle verticale qui sépare l’extrémité antérieure des deux ventricules latéraux , ainsi que nous l’avons expliqué plus haut. Elle a la forme d’un triangle curviligne et présente deux faces : deux bords , une base et un sommet.

Le sommet est insinué entre le corps calleux et le trigone au point où ces deux lames se séparent l’une de l’autre.

La base , curviligne, s’appuie en avant sur la portion réfléchie du corps calleux.

Les bords sont : l’un , supérieur * convexe, adhérent à la face inférieure du corps calleux; l’autre, inférieur , concave, fixé sur la face supérieure de la partie antérieure du trigone.

Les deux faces forment la paroi interne de la partie antérieure des ventricules latéraux (Fig. 174, 2).

La cloison transparente est constituée par deux lames juxtaposées, mais non adhérentes l’une à l’autre. Elles circonscrivent donc un petit espace libre, plus large en avant qu’en arrière, dans lequel on trouve toujours un peu de [sérosité. On lui a donné le nom de ventricule de la cloison (Fig. 170, 2).

Ce ventricule communique-t-il avec le ventricule moyen ? Les anatomistes ont été longtemps partagés sur cette question. Il existe, en effet., à la partie antérieure du troisième ventricule, entre le point d’écartement des piliers antérieurs et le bord supérieur de la commissure antérieure , une petite dépression, à laquelle on a donné le nom de vulve ou dépression vidvaire. Elle se trouve précisément en rapport avec la partie postérieure , la plus rétrécie , du ventricule de la cloison. D’après les anatomistes modernes, la dépression vulvaire est fermée en avant par une petite lamelle très-mince, de substance blanche, qui empêche toute communication entre le troisième ventricule et celui de la cloison.

La cloison transparente est grisâtre et doit sa couleur aux cellules nerveuses qui entrent dans sa structure conjointement avec des fibres blanches qui paraissent dépendre du trigone.

Luys considère la cloison comme le point d’émergence de la racine grise des nerfs olfactifs, et comme la continuité de la traînée de substance grise que l’on trouve sur la paroi du troisième ventricule.

Toile clioeoïtlienne.

Cette toile cellulo-vasculaire, formée par la pie-mère, est étendue horizontalement au-dessus du ventricule moyen, au-dessous de la face inférieure du trigone. Comme ce dernier, elle a une forme triangulaire et est disposée en voûte. La face supérieure est recouverte par le trigone, mais sans y adhérer. La face inférieure est libre dans la partie médiane et recouvre latéralement les couches optiques. La base, située en arrière, au-dessous du bourrelet du corps calleux, répond à la partie moyenne de la fente de Bichat, et se compose de

DES CENTRES NERVEUX

.leux feuillets entre lesquels se trouve la glande pinéale, tandis que les veines ... .a lut sont tenfeimées dans le feuillet, supérieur. Son sommet ou extrémité antérieure se bifurque et se continue de chaque côté, en dehors et en arriéré, avec les plexus choroïdes des ventricules latéraux à travers le trou de un o. a s bonis sont situés sur les couches optiques, qu’ils recouvrent , el sont mus latéralement aux plexus choroïdes des ventricules latéraux.

l is- 170. — Toile choroïdienne (*'.

La examinant la lace intérieure de la toile choroïdienne, surtout sous l’eau, comme le conseille Sappey, on voit qu’elle est parcourue d’arrière en avant pai deux îaugées de granulations rougeâtres, formées de capillaires pelotonnés. Ce sont les jdexus choroïdes du troisième ventricule ; ils adhèrent en arrière au pourtour de la glande pinéale et s’adossent en avant pour ne plus constiluer qu un seul cordon médian, qui se divise au niveau de l’extrémité antéiieure du troisième ventricule, et se continue avec les plexus choroïdes des ventricules latéraux à travers les trous de Monro.

(*) *) Corps strié. — 2) Cavité du ventricule de la cloison. 4'i Trigone rejeté en haut et en arrière. — 5) Corpus psalloid H) Veines de Galien. — 9) Veine du corps strié.

— 3) Piliers antérieurs de la voûte sectionnés. es. — 6) Plexus choroïdes. — 7) Toile choroïdienne.

Le lacis vasculaire de la toile choroïdienne est formé par des artérioles très-grêles venues des cérébelleuses supérieures et des cérébrales postérieures. Les rameaux veineux qu’elle contient sont très-remarquables et viennent tous aboutir aux veines de Galien, ce sont : 1° des veinules, qui proviennent de la partie réfléchie du corps

calleux et de la cloison transparente; elles aboutissent à l’origine de la veine de Galien ; 2° la veine du corps strié , qui se dirige d’arrière en avant et de dehors en dedans, dans le sillon qui sépare ce corps d’avec la couche optique. Elle est recouverte par la lame cornée et se termine, au niveau du trou de Monro, en se joignant aux précédentes, pour former la veine de Galien ; 3° la veine du plexus choroïde du ventricule latéral. Sa direction et sa terminaison sont analogues à celles de la précédente; 4° la veine du trigone et de la couche optique , qui se dirige de dehors en dedans, à peu près transversalement dans la toile choroïdienne et vient se jeter dans la veine de Galien ; 5° une veinule de la corne d’Ammon , et 6° un rameau venu de l’ergot de Morand , qui cheminent dans la toile choroïdienne, très-près de sa base.

La veine de Galien a déjà été décrite dans la section de Y Angéiologie ; nous ferons seulement remarquer ici que, de même que tous les vaisseaux qui vont du cerveau à la dure-mère , elle est entourée par une gaine arachnoïdienne. Nous avons parlé plus haut du soi-disant canal arachnoïdien de Bicliat, nous n’y reviendrons donc pas.

Glande pinéale.

On donne le nom de glande pinéale ou de conarium à un petit organe d’une couleur grisâtre qui se trouve situé entre les deux feuillets de la toile choroïdienne et dont la forme est celle d’un cône ou mieux d’une pomme de pin dont la grosse extrémité serait en avant. Sa direction est oblique de bas en haut et d’arrière en avant. Sa face inférieure est appliquée sur l’intervalle qui sépare les tubercules quadrijumeaux antérieurs (Fig. 171, 11). Sa face supérieure répond au bourrelet du corps calleux. Sa base ou extrémité antérieure se compose d’une partie blanche, de laquelle partent trois prolongements appelés pédoncules de la glande pinéale. L’un se dirige en avant, l’autre en bas, le troisième transversalement.

Le pédoncule supér ieur ou antérieur , rênes de la glande pinéale , habenœ , se porte d’abord un peu en dehors, vient s’appliquer le long de la partie supérieure et interne de la couche optique, se prolonge en avant, et arrive en s’effilant jusqu’au niveau du trou de Monro (Fig. 174, 18). Par leur réunion, les deux pédoncules supérieurs de la glande pinéale forment une courbure à concavité dirigée en avant.

Le pédoncule inférieur descend en bas et en dehors au devant de la commissure blanche postérieure , pour se perdre dans la couche optique (Fig. 174, 17).

Le pédoncide moyen ou transversal est situé immédiatement au-dessus de la commissure blanche postérieure et va transversalement à la couche optique de chaque côté.

Le corps de la glande pinéale est formé à la périphérie d’une lame de substance nerveuse grise renfermant un grand nombre de capillaires et beaucoup de tissu connectif. Ce dernier se prolonge dans l’intérieur du conarium et forme, par ses entrecroisements, des mailles irrégulières, dans lesquelles sont déposées des concrétions calcaires, que l’on trouve déjà chez l’enfant. On voit quelquefois ces aréoles réunies en une seule cavité renfermant une seule concrétion grisâtre.

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Après avoir étudié toutes les parties qui séparent les ventricules du cerveau les uns des autres, nous devrions, pour suivre l’ordre habituel , étudier ces cavités elles-mêmes avec leurs prolongements. Nous croyons plus utile cependant de décrire d’abord les couches optiques et les corps striés , ces ganglions du cerceau qui forment en partie les parois de ces ventricules.

Fig. 171. — coupe verticale transversale du cerveau et du bulbe [la coupe du bulbe est faite au niveau des olives, la coupe du cerveau au devant des tubercules quadrijumeaux ) (*).

Couche optique.

Les pédoncules cérébraux, ainsi que nous l’avons dit plus haut, se portent en dehors et en avant; ils rencontrent chacun sur leur trajet une masse ganglionnaire, qui répond à leur côté supérieur et interne. Cette masse porte le nom de couche optique ( thalamus opticus). En raison de son adhérence avec le pédoncule en bas et en dehors et avec le corps strié en avant, il est assez e lui a». signer une forme bien définie; elle est irrégulièrement ovoïde et répond : en avant et en dehors, à l’extrémité postérieure du corps strié ; en arrière et en dedans, aux tubercules quadrijumeaux.

L’ovoïde que représente ce renflement ganglionnaire est dirigé un peu obliquement d arrière en avant et de dehors en dedans, de telle sorte que les deux couches optiques sont écartées en arrière et plus rapprochées en avant.

f Coupe du bulbe. 2) Coupe des olives. — 3) Partie antérieure du quatrième ventricule. — 4) Valvule de \ieussens. .>) Pédoncule cérébelleux supérieur. — 6) Tubercule quadrijumeau postérieur. — 7) Tubercule quadrijumeau antérieur. — 8) Ruban de Reil. — 9) Extrémité postérieure des c orps genouillés. — 10) Coupe de la couche optique. -* 11) Glande pinéale. — 12) Coupe de la voûte <t du corps calleux réunis. — 13; Coupe de la

circomolution du corps calleux et sinus d u corps calleux situé entre elle et ce corps. — 14) Coupe des hémisphères.

NÉVROLOGIE.

En arrière, dans leur écartement,, se trouvent situés les tubercules quadrijumeaux; en avant, elles ne sont séparées que par les piliers antérieurs de la voûte. On peut considérer à chaque couche optique quatre faces et deux extrémités.

La face supérieure est convexe et fait partie du plancher du ventricule latéral ; elle répond en haut, dans sa moitié postérieure et interne, au trigone et à la toile choroïdienne. Cette face présente en avant une saillie, un mamelon, dirigé d’avant en arrière , corpus subrotundum , auquel vient aboutir le pilier antérieur correspondant de la voûte, après que ce cordon a embrassé le tubercule mamillaire. Quoique situé sur la face supérieure, le corpus subrotundum fait saillie dans la cavité du troisième ventricule (Fig. 173, 4).

La face inférieure répond , ainsi que nous l’avons dit , dans sa partie antérieure au pédoncule cérébral sur lequel elle repose ; sa partie postérieure est libre et présente deux renflements mamelonnés : les corps genouiliés divisés en externe et interne. Le premier est plus volumineux et plus antérieur; il se relie par un cordon blanc au tubercule quadrijumeau antérieur; le second, situé plus en arrière et en dedans, est d’un volume moins considérable que le précédent et se relie au tubercule quadrijumeau postérieur. La bandelette optique prend son origine dans les corps genouiliés, et se trouve ainsi, par leur intermédiaire, reliée aux tubercules quadrijumeaux (Fig. 176, 4).

La face interne est tapissée par une couche de cellules nerveuses , qui lui donnent son aspect grisâtre. Sa partie antérieure est libre et forme la paroi latérale du troisième ventricule. La partie postérieure de cette face se confond avec le côté externe des tubercules quadrijumeaux.

La face externe de la couche optique est adossée à la face interne du corps strié.

V extrémité antérieure et amincie de l’ovoïde est contournée par le pilier antérieur de la voûte qui ne lui est pas tout à fait adossé. De l'écartement de ces deux parties résulte une ouverture arrondie, qui fait communiquer le ventricule latéral avec le ventricule moyen. Cette ouverture porte le nom de trou de Monro (Fig. 174, 21).

V extrémité postérieure est assez volumineuse et forme une saillie arrondie qui est contournée par le pilier postérieur de la voûte et le plexus choroïde correspondant.

La couche optique est formée de substance grise (cellules nerveuses), entremêlée à de la substance blanche (fibres nerveuses). Les parties cellulaires y forment de petits noyaux ou centres, et, de plus, une lame de même nature, qui tapisse la face interne de ce ganglion. Les amas gris sont en relation avec des fibres blanches, qui leur viennent , soit des pédoncules cérébraux, soit des hémisphères. Dire aujourd’hui quel est le trajet exact des fibres nerveuses dans l’intérieur de la couche optique, et attribuer, comme le fait Luys, le corpus subrotundum aux nerfs olfactifs, dont il représenterait le centre; les tubercules quadrijumeaux aux nerfs optiques etc., nous semble s’engager dans une voie qui est peut-être celle de la vérité, mais qui a besoin d’être vérifiée et confirmée un grand nombre de fois. Tout ce qu’il nous est possible d’affirmer, c’est que, d’une part, les fibres nerveuses des pédoncules viennent eu partie s’amortir dans les cellules des couches optiques, et que, d’autre part, c’est également aux cellules de ces ganglions que viennent aboutir les fibres émanées de la périphérie des hémisphères.

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Corps strié.

Cette masse nerveuse est située en avant et un peu en dehors de la couche optique, dont elle est séparée en arrière et en dedans par une dépression, sur laquelle se trouvent d’abord une lamelle de consistance cornée, puis la veine du corps strié et, enfin, un petit faisceau blanc, la bandelette semi-circulaire. Ces trois parties, sur lesquelles nous allons revenir dans un instant, marquent la séparation de ces deux ganglions cérébraux. Par sa face supérieure et in terne et par ses extrémités , le corps strié fait partie du ventricule latéral , dans le prolongement frontal duquel il se trouve. Par sa face inférieure, au contraire, il repose sur un îlot de circonvolutions situées profondément entre la scissure de Sylvius ; îlot auquel on a donné le nom de lobule du corps strié ou in sida de Reil.

Fig. 172. — Coupe du corps strié et canal circum-pédonculaire du ventricule latéral (*).

La face supérieure du corps strié est bombée, allongée en arrière et en dedans, un peu concave en dedans, et fait partie du plancher du prolongement frontal du ventricule latéral (Fig. 170, 1).

Les faces inférieure et externe sont en relation, la première avec le lobule de l’insula, la seconde avec la substance blanche des hémisphères.

La face interne et Y extrémité postérieure sont en continuité avec la face externe de la couche optique.

L extrémité antérieure du corps strié est séparée de celle du côté opposé

par le septum lucidum, et est embrassée par la partie réfléchie du corps calleux.

P) 0 Noyau intra-ventriculaire du corps strié. — 2) Son noyau extra-ventriculaire. — il) Commissure blanche antérieure sectionnée. — 4,4) Canal circum-pédonculaire du ventricule latéral. — 5) Cavité ancyroïde.

NÉVROLOGIE.

En incisant le corps strié, on voit qu’il est formé par deux noyaux de substance grise, séparés par une lame de substance blanche. L’un de ces noyaux est supérieur et fait donc partie du plancher du ventricule latéral; aussi lui a-t-on donné le nom de noyau intr a- ventriculaire. 11 est épais en avant , effilé en arrière, et occupe toute la saillie que fait le corps strié dans le ventricule. Le second noyau, noyau inférieur, extra-ventriculaire, est moins allongé que le précédent et a une forme ovoïde; il forme en quelque sorte la partie centrale du corps strié. La lame blanche qui se trouve entre ces noyaux présente une disposition inverse de celle du noyau intra-ventriculaire : elle est épaisse en arrière et amincie en avant. Elle forme le double centre demicirculaire de Vieussens , et paraît être en rapport avec les fibres du pédoncule cérébral qui semblent s’aplatir de haut en bas pour la former (?).

Ce que nous venons de dire de la structure de la couche optique , peut se dire aussi de celle du corps strié. Il est évident aujourd’hui que les cellules nerveuses qui forment les noyaux gris de ce corps sont en relation , d’une part, avec les fibres nerveuses des hémisphères. Elles y pénètrent par la face externe du corps strié en rayonnant de toute part vers ce ganglion et en formant ainsi la couronne rayonnante de Reil. Ce ganglion cérébral est en rapport , d’autre part, avec les fibres nerveuses émanées des pédoncules cérébraux et avec celles qui lui viennent de la couche optiqne. Mais la part d’action et la signification physiologique de ces différents centres sont encore totalement inconnues. Les hypothèses que nous ferions à ce sujet ne signifieraient rien , elles ne pourraient tout au plus qu’embrouiller une question déjà si difficile à résoudre. Quelles sont les fibres des pédoncules cérébraux qui s’arrêtent à la couche optique ? Quelles sont celles qui atteignent directement le corps strié ? Ce sont là encore des questions auxquelles il est impossible de répondre dans l’état actuel de la science.

Dans le sillon qui sépare le corps strié d’avec la couche optique, on trouve :

1° La lame cornée. — C’est un petit ruban grisâtre et semi-transparent qui est loin de présenter la consistance de la cornée de l’œil , à laquelle on l’a comparé. Mais cette lame n’est pas non plus, comme l’ont dit certains anatomistes (Yicq d’Azyr), une bandelette de substance nerveuse. Elle n’est formée que par un épaississement de l’épendyme des ventricules (Fig. 173, 3).

2° La veine du corps strié (Fig. 170, 9), qui nous est connue.

3° La bandelette semi-circulaire ( tœnia semicircularis) . — Nous ne pouvons mieux la comparer qu’à un lien entourant l’espace circum-pédonculaire. L’origine et la terminaison du tænia sont encore fort discutées. Quelques anatomistes le font provenir en avant et en haut des piliers antérieurs de la voûte, au niveau du trou de Monro, pour se terminer sur la corne d’Ammon ; d’autres, au contraire, le font provenir des couches optiques et lui assignent le même point de terminaison que les précédents.

Nous avons cru constater un jour une continuité manifeste entre la bandelette semi-circulaire et le corps genouillé externe dans lequel elle semblait se perdre, en décrivant ainsi un cercle presque complet. Pour Luys, la bandelette semi- circulaire partirait en bas d’une petite masse ganglionnaire, située au devant de l’extrémité antérieure de l’hippocampe, dans la partie la plus antérieure ries lobes sphénoïdaux (ce noyau se trouverait, d’après lui , en re-

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lation ‘Dec le nert olfactif) ; elle contournerait ensuite successivement les régions intéiieiue, postérieure et supérieure de la couche optique correspondante et ii ait se perdre en filaments divergents au milieu de l’amas de substance grise qui constitue le centre antérieur de la couche optique.

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