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III. PÉDONCULES- CÉRÉBELLEUX SUPÉRIEURS ET VALVULE DE VIEUSSENS

Les pédoncules cérébelleux supérieurs, processus cerebelli ad testes , sont deux cordons blancs, étendus du centre du corps rhomboïdal du cervelet jusque dans les couches optiques. Ils sont arrondis et aplatis de haut en bas. Leur face supérieure est libre en arrière et recouverte en avant par le ruban de Reil et les tubercules quadrijumeaux sous lesquels ils passent. Leur face inférieure forme en partie la paroi supérieure du quatrième ventricule. Leur bord interne donne insertion à la valvule de Yieussens. Leur bord externe forme le bord externe du plan supérieur de l’isthme et répond en avant au ruban de Red.

DES CENTRES* NERVEUX

Texture des pédoncules cérébelleux supérieurs. — Chaque pédoncule est formé de libres nerveuses émanées du centre du corps rhomboïdal du cervelet; ces fibres se groupent de manière à former un faisceau unique, dirigé un peu obliquera ent d’arrière en avant et de dehors en dedans. Les deux masses fibreuses se rencontrent bientôt en interceptant entre elles un espace triangulaire à sommet arrondi dirigé en avant. Cet espace est occupé par la valvule de Vieussens. Après s’ètre ainsi rencontrées, les libres pédonculaires s’entre-croiseraient , d’après Luys, pour passer du côté opposé , et arriveraient dans un noyau de substance grise , auquel il donne le nom d olive supérieure. Stilling l’avait déjà désigné sous celui de noyau rouge. Les olives supérieures sont de petits noyaux arrondis , gris rosé , mesurant de 0,n,007 à 0m,008 de diamètre. Ils sont, situés immédiatement au-dessous du plan le plus superficiel des fibres du pédoncule cérébelleux supérieur, au-dessus et un peu en avant de la masse grise qui forme le locus mger. D’après Luys, les fibres pédonculaires viennent s’amortir dans les cellules de ce noyau, et de ces dernières partent des fibres nouvelles qui vont aboutir dans la substance grise du corps strié , en se combinant avec celles des fascicules spinaux antérieurs.

La valvule de Vieussens est une lamelle de tissu nerveux, située dans l’écartement des deux pédoncules cérébelleux supérieurs. Sa forme est à peu près celle d’un rectangle , dont les côtés latéraux mesurent de 0m,01 à 0m,015 de longueur et dont le côté antérieur plus petit est arrondi. L’épaisseur de la valvule n excède pas un demi -millimètre. Sa face supérieure forme la partie médiane du plan le plus supérieur de l’isthme et présente un certain nombre de stries transversales grises séparées par des lignes blanches. Sa face inférieure est convexe et fait partie de la paroi supérieure du quatrième ventricule. Ses bords s insèrent sur les bords internes des pédoncules cérébelleux supérieurs. Son extrémité antérieure est recouverte en partie par les libres les plus postérieures du ruban de Reil et se continue avec la substance blanche qui recouvre les tubercules quadrijumeaux. Son extrémité postérieure sépare les extrémités antérieures des deux verrais, entre lesquels elle se continue avec le lobe médian du cervelet.

De l’extrémité antérieure de la valvule part un petit faisceau blanc, bifide ordinairement, qui remonte entre les tubercules quadrijumeaux postérieurs: on lui donne le nom de frein de la valvule de Vieussens.

Texture de la valvule de Vieussens. — Cette lamelle est formée de fibres et de cellules nerveuses accumulées en différents points. Les cellules sont analogues à celles de la substance grise périphérique du cervelet. Pour Hirschfeld, la valvule de Vieussens est formée par les fibres du ruban de Reil, qui se porteraient en arrière et en dedans pour s entre-croiser sur la ligne médiane. Luys la considère comme une dépendance du ceivelet, dont quelques folioles isolées et groupées sous forme de lame tiansparente viendraient la constituer. Quant aux freins de la valvule , ils sont dus à des fibres enti e-croisées plus ou moins aberrantes du ruban de Reil.

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