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PLEXUS CERVICAL

Pi t peu olion . Le cadavre étant disposé de manière à ce que la peau du cou soit tendue, taire une incision verticale sur la ligne médiane et en pratiquer deux autres transversales, l’une e long du menton’ l’autre à la partie supérieure du thorax. Disséquer bien soigneusement ce lambeau cutané de manière à respecter les filets cutanés terminaux. Inciser ensuite transversalement le muscle peaucier vers sa partie moyenne et préparer, au-dessous de lui, les branches superficielles. Après les avoir étudiées, sectionner le slerno-mastoïdien dans ses insertions inferieures et le rejeter en haut et en arrière; on trouvera aussitôt en dessous et en arriéré de lui les branches profondes. Ouvrir alors le thorax et poursuivre le nerf phrénique jusqu’au niveau du diaphragme.

Fig. 200. Piqûre schématique du plexus cervical (*).

Les branches antérieures des quatre premiers nerfs cervicaux, aussitôt après etre sorties de la gouttière que leur présente la face supérieure de l’apophyse tiansverse de la vertèbre située au-dessous, se dirigent en bas et forment des arcades par leurs anastomoses successives. Le premier nerf cervical se porte (*)

(*) I, Il , III, IV, V. Branches antérieures des cinq premières paires cervicales. — 1) Branche mastoïdienne. —

f ranche auriculaire. 3) Branche transverse cervicale. — 4) Branche sus-claviculaire. — b) Branche sus-acro-

’... ranc ie ! cscuidante interne. /) Nerf phrénique. — 8) Branche du trapèze. — 9) Branche du sterno-

mastouhen.- 10) , Tronc commun du petit dro.t antérieur et du droit latéral. - H) Filets anastomotiques avec

riem°R TA'n ^ anast0motl(ï,,e avec le ganglion cervical supérieur. - U$) Branche du grand droit anté-

rieur. — 14) Branches du long du cou.

NÉVROLOGTE.

en lias et s’anastomose avec une branche du deuxième; celui-ci s’unit, avec le premier par une branche ascendante, et par une branche descendante avec le troisième; le quatrième s’anastomose avec le troisième et envoie de plus une branche d’union au cinquième, qui fait partie du plexus brachial. L’ensemble de ces anses ou arcades a pris le nom de plexus cervical. La première arcade embrasse la face antérieure de l’apophyse transverse de l’atlas ; toutes les autres et le plexus par conséquent sont situées au devant des apophyses transverses des vertèbres correspondantes, dont les séparent les muscles prévertébraux. Le plexus cervical se trouve en arrière de la carotide et de la jugulaire internes, des nerfs pneumo-gastrique et sympathique ; il répond au bord postérieur du s te rh o-m astoïdie n .

Le plexus cervical émet un grand nombre de branches, divisées en cinq superficielles et dix profondes. Les premières sont, toutes destinées à la peau, les secondes sont musculaires.

A. Brandies superficielles.

1° Branche mastoïdienne ( Fig. 201 , 3). — Elle tire son origine , soit directement, du deuxième nerf cervical , soit de l’arcade que forme ce nerf en s’unissant au troisième, se réfléchit au niveau du bord postérieur du sterno-mastoïdien , remonte en haut et un peu en arrière en longeant, le bord de ce muscle, et se divise en rameaux destinés à la peau de la région mastoïdienne et en rameaux beaucoup plus longs qui remontent sur les parois latérales du crâne et arrivent jusqu’au sommet de la tète. 'Cette branche donne des. divisions qui s’anastomosent avec le rameau auriculaire interne du plexus cervical , et d’autres qui s’unissent aux filets terminaux du grand nerf occipital.

Entre la branche auriculaire et la branche mastoïdienne se voit souvent une petite branche accessoire, petite mastoïdienne (Fig. 201 , 2), qui se termine dans la peau au niveau des insertions supérieures du muscle sternomastoïdien.

2° Branche auriculaire (Fig. 201 , 1). — Cette branche naît, de l’arcade formée -par l’anastomose du deuxième et du troisième nerf cervical ; elle est arrondie, se porte en bas et en dehors, gagne le bord postérieur du sternomastoïdien et se réfléchit de bas en haut sur la lace externe de ce muscle. Arrivée vers l’angle de la mâchoire, elle émet quelques filets parotidiens, dont les uns semblent se perdre dans cette glande , dont d’autres vont s’anastomoser avec des filets de la branche cervico-faciale du nerf de la septième paire et dont d’autres traversent la glande pour se terminer dans la peau de la région. Un peu au-dessus de ce point, la branche auriculaire se divise en deux rameaux destinés à l’oreille; l’un, le rameau auriculaire externe, gagne le pavillon , traverse le tissu fibreux qui unit l’extrémité du cartilage de l’hélix à celui delà conque et se termine par des filets destinés aux téguments qui recouvrent la conque, l’hélix et. l’anthélix. Le rameau auriculaire interne gagne la face interne ou crânienne du pavillon, s’anastomose avec des filets de la branche auriculaire du facial et se termine dans la peau de cette partie du pavillon, ainsi que dans celle de la portion voisine de la région mastoïdienne.

3° Branche cervicale transverse (Fig. 201 , 4). — Elle provient de l’arcade des deuxième et troisième nerfs cervicaux , se porte d’abord en arrière et en

NERFS RACHIDIENS.

dehors jusqu’au niveau du bord postérieur du muscle sterno -mastoïdien, se recourbe en faisant une anse a concavité antérieure, pour se diriger alors d’arrière en avant , de dehors en dedans et un peu de bas en liant sur la face externe de ce muscle. Elle est recouverte par le peaucier et croise la face profonde de la veine jugulaire externe. La branche cervicale transverse se divise en ecnrteaux ascendants et en rameaux descendants. Les premiers traversent le peaucier et vont aboutir à la peau de la région sus-hyoïdienne, depuis l’angle de la mâchoire jusqu’au menton; il en est quelques-uns qui s’unissent à des blets du lacial . Les rameaux descendants sont destinés à la peau de la partie antérieure et moyenne du cou depuis le menton jusqu’au sternum.

Fig. 20t. — Branches superficielles du plexus cervical (*).

4° Branche sus- claviculaire (Fig. 201 , 8). — Cette branche tire son origine* de la partie inférieure de l’arcade formée par les troisième et quatrième nerfs cervicaux, quelquefois par un tronc commun avec la branche sus-acromiale, qui naît toujours très-près d’elle. La branche sus-claviculaire se dégage en dessous du bord postérieur du sterno-mastoïdien et se dirige obliquement en bas et en dehors vers la peau de la partie supérieure du thorax. Elle traverse bientôt le peaucier et se divise en rameaux sus-sternaux et en rameaux sus-

(*) 1) Brandie auriculaire. — 2) Branche petite mastoïdienne. — 3) Branche mastoïdienne. — 4) Branches tiapéziennes du plexus cervical. — b) Branche cervicale transverse. — G et 7j Branches sus-acromiales. — 8) Brandies sus-claviculaires. — 9) Brandies sus-sternales. — 10) Nerf phrénique. — 11) Branche externe du spinal. — 12) Nerfs du plexus brachial

NÉVROLOCilK.

cm

claviculaires . Los premiers so distribuent à la peau qui recouvre la partie supérieure du sternum et la partie interne de la clavicule; les seconds fournissent des filets aux téguments du creux sus -claviculaire, croisent la partie moyenne de la clavicule et se répandent dans la peau qui recouvre le grand pectoral jusqu’à quelque distance au-dessus du mamelon.

5° Branche sus-acromiale (Fig. 201, 7). Née au voisinage de la précédente i par un tronc commun avec elle, cette branche se porte également en bas et en dehors, se dégage au niveau du bord postérieur du sterno -mastoïdien , traverse le peaucier, se divise en filets qui croisent l’extrémité externe de la clavicule et qui se distribuent à la peau de la partie antérieure et externe de l’épaule * <‘l à celle qui recouvre l’extrémité externe de la clavicule.

It. Bi’anches profonde».

1° et 2° Branches des muscles petit droit antérieur et droit latéral — Elles naissent d’ordinaire par un tronc commun de l’extrémité du premier nerf cervical ou de l’arcade qu’il forme avec le second , se dirigent en haut et se perdent dans les petits muscles auxquels ils sont destinés.

3° Branches du muscle grand droit antérieur. — Ordinairement multiples, ces branches naissent à différentes hauteurs , se dirigent en dedans et vont se perdre dans les faisceaux de ce muscle.

4° Branches du muscle long du cou. — Multiples également , elles se portent en dedans et abordent le muscle long du cou par sa face profonde.

5° Branche du ster no -mastoïdien. — Cette branche, plus volumineuse que les précédentes, naît par deux racines des arcades formées, d’une part, par les deuxième et troisième, et, d’autre part, par les troisième et quatrième nerfs cervicaux , se dirige en dehors vers la face profonde du muscle sterno-mastoïdien, et s’anastomose en plexus avec la branche que le spinal fournit à ce muscle. C’est vers l’union du tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs du sterno -mastoïdien que la branche du plexus cervical aborde ce muscle.

6° Branche du trapèze (Fig. 202, 7). — Ordinairement double, elle naît du troisième nerf cervical ou de son anastomose avec le quatrième , se porte en bas , en dehors et en arrière , traverse le creux sus-claviculaire et s’eneaee sous le bord antérieur du trapèze. Cette branche s’anastomose avec la branche trapézienne du spinal et forme une sorte de plexus, dont les filets terminaux se répandent dans le muscle.

• 7° Branche descendante interne (Fig. 202, 5). — Elle naît par deux ou trois

racines ; dans le premier cas , elle tire son origine des deuxième et troisième nerfs cervicaux; dans le second, on voit à ces deux filets s’en joindre un troisième qui provient de l’arcade des deux premiers nerfs cervicaux. Ces racines se réunissent et forment la branche descendante interne, qui se dirige en bas et un peu en avant, passe sur la face antérieure de la veine jugulaire interne et s’anastomose, au niveau delà portion moyenne du muscle omo-hyoïdien , avec la branche descendante du grand hypoglosse.

La branche descendante interne se divise à ce niveau en deux filets, dont l’un, plus volumineux, prend part au petit plexus, d’où partent les rameaux destinés aux muscles sous-hyoïdien, et dont l’autre, plus grêle, remonte le

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