NERFS CARDIAQUES
Les nerfs du cœur ou nerfs cardiaques tirent leur origine du pneumo-gastrique et du grand sympathique. Ces deux troncs nerveux fournissent chacun, de chaque côté du corps, trois rameaux cardiaques, qui viennent tous se réunir et former au-dessous de la crosse aortique un plexus impair et médian, d’où partent les rameaux terminaux.
Les rameaux cardiaques du pneumo-gastrique ont été décrits plus haut ; nous nous bornerons à rappeler ici que ceux du côté droit croisent le tronc hrachio- céphalique en se dirigeant en bas et en dedans, et passent entre la crosse aortique et la trachée pour aboutir au plexus cardiaque ; que ceux du côté gauche, au contraire, croisent la face antérieure de la crosse de l’aorte et aboutissent au même plexus.
Les rameaux cardiaques du grand sympathique sont, comme les précédents, au nombre de trois de chaque côté ; ils sont désignés, comme les ganglions cervicaux dont ils émanent, sous les noms de nerfs cardiaques supérieur, moyen et inférieur. Les. nerfs cardiaques sympathiques du côté droit cheminent profondément et croisent la face postérieure de l’artère carotide primitive et du tronc hrachio -céphalique , passent entre la crosse de l’aorte et la trachée et se terminent dans le plexus cardiaque. C<eux du côté gauche longent parallèlement le côté externe de la carotide primitive, croisent la face antérieure de la crosse aortique et aboutissent au même plexus (Fig. 197, 7, 8, 9). Dans leur trajet, tous les nerfs d’un côté communiquent : entre eux par des filets anastomotiques fréquents; avec les rameaux cardiaques du pneumo-gastrique et par quelques filets très-grêles avec le nerf récurrent. Il