III. GLANDES SUBLINGUALES (Fig. 234 , A , G
Les glandes sublinguales sont situées tout à fait superliciellement sous la muqueuse du plancher buccal, sous les bords de la langue, dans la fossette sublinguale du maxillaire inférieur. C’est une agglomération de glandes et non une glande unique. La partie antérieure seule forme une glande de la grosseur d'une amande (Fig. 214 , B, 5) , d’où part un conduit assez volumineux de 0m,02 de longueur qui va s’ouvrir près de canal de Wharton et en dehors de lui ; c’est le canal de Bartholin (Fig. 234, B, 6). Derrière cette glande antérieure on trouve une véritable chaîne glandulaire, continue en arrière jusqu’aux glandules du voile du palais et dont les conduits excréteurs, très-courts, verticaux, conduits de Rivinus , s’ouvrent sur la muqueuse du plancher buccal. D’après certains auteurs quelques-uns de ces conduits viendraient s’aboucher dans le canal de Wharton.
Vaisseaux et nerfs. — Les artères viennent de la sublinguale et de ta sous-mentale. Les veines suivent les artères. Les nerfs proviennent du nerf lingual et du ganglion sublingual.
§ III. — Foie.
Le foie est un organe impair, asymétrique, destiné à la sécrétion de la bile qu’il verse dans le duodénum par le canal cholédoque. 11 remplit la moitié droite de l’excavation du diaphragme, empiète même un peu à gauche de la ligne médiane et est lixé dans cette situation par des replis qui seront décrits avec le péritoine.
Conformation extérieure. — Sa forme est celle d’un segment d’ovoïde comprenant la grosse extrémité de l’ovoïde et la moitié supérieure de la pelite. Cette forme du reste est sujette à varier, le foie ayant une très-faible indépendance morphologique et se moulant sur les organes qui l’entourent avec la plus grande lacilité ; c’est ainsi qu’on la trouve si souvent altérée chez les femmes par l’usage du corset.
Bkaunis et Bülciiabü. i7
SPLÀNCllNOLÜGlE.
Le l'oie présente deux laces, deux bords et deux extrémités.
A. La face supérieure est convexe et divisée par le ligament falciforme en deux parties, une droite, plus considérable, lobe droit , une gauche, moins étendue, lobe gauche ; cette division du t'oie en deux lobes est purement nominale.
B. ha face inférieure (Fig. 235), légèrement concave, présente trois sillons, deux longitudinaux, antéro-postérieurs, et un transversal, disposés de façon à rappeler un H majuscule. 1° Le sillon transversal {sillon transverse , hile du foie) , est dirigé de droite à gauche et situé à égale distance du bord antérieur et du bord postérieur du foie; il a O111, 05 de longueur et loge la veine porte (13), l’artère hépatique (19) et les canaux hépatiques. 2° Le sillon
Fig. 235. — Face inférieure du fuie (*).
longitudinal gauche va du bord antérieur au bord postérieur du foie ; il contient dans sa moitié antérieure le cordon fibreux qui remplace chez l’adulte la veine ombilicale du fœtus (18), cordon fibreux enveloppé dans le repli falciforme, et dans sa moitié postérieure le cordon fibreux qui résulte de l’oblitération du canal veineux (17). 3° Le sillon longitudinal droit n’existe en général que dans la partie antérieure au sillon transverse et a la forme d’une dépression assez large, fossette de la vésicule biliaire ; en arrière du hile, ce sillon est interrompu, puis il reparaît près du bord postérieur du loie pour (*)
(*) |) Lobe gauche. — 2) Lobe droit. — 3) Empreinte de la capsule surrénale droite. — 4) Empreinte rénale. - h) Empreinte colique. — 6) Lobe carré. — 7) Lobe de Spigel. — 8) Son prolongement antérieur. — 9) Vésicule biliaire. — 10) Canal cystiquc. — 11) Canal hépatique. — 12) Canal cholédoque. — 13) Veine porte. — 14) Veine sus-hépatique gauche. — 1b) Veine sus-hépatique droite. — IG) Veine cave inférieure. — 17) Canal veineux. — 18) Cordon de la veine ombilicale, — l'J) Artère hépatique.
ORGANES DIGESTIFS
l°oer ri veine cuve inférieure. La partie de lu lace intérieure du foie située à gauche de 1 II appartient au lobe gauche; celle qui est située à droite appartient au lobe droit; cette dernière présente trois dépressions correspondant à des oiganes voisins. 1 antérieure, empreinte colique (3), est très-légère et répond a la courbure droite du colon ; la moyenne, empreinte rénale (4), est beaucoup plus étendue; la postérieure, peu marquée, répond à la capsule surrénale. Entre le sillon transverse et la partie antérieure des deux sillons longitudinaux se trouve le lobe carré ou éminence p>o rte antérieure (6) ; en arrière du sillon transverse est le lobe de Spigel , éminence porte postérieure (7), î attachée au lobe droit du loie par un pont de substance hépatique qui interrompt le sillon longitudinal droit. La face inférieure du foie peut offrir en outie des incisures plus ou moins profondes (rimes ccecce) et quelquefois des lobes accessoires.
L. Le bord antérieur est mince et tranchant et offre deux échancrures cori espondant aux extrémités antérieures des deux sillons longitudinaux.
D. Le bord postérieur, très-épais, mousse, arrondi, donne attache au ligament coronaire. Au niveau du lobe de Spigel il est creusé d’une échancrure, quelquefois convertie en canal complet, et qui loge la veine cave inférieure*
E. L extrémité droite est mousse et arrondie.
F. L'extrémité gauche est mince et triangulaire.
Le poids moyen du foie est de 1400 à 1500 grammes ; ce poids varie du reste suivant l’état de réplétion de ses vaisseaux. Son poids spécifique, compaié à celui de 1 eau, est comme 15 est à 10. Sa surface est lisse partout où d est revêtu par le péritoine, grenue dans les endroits où il en est dépourvu. Cette surface a une couleur rouge brun , plus ou moins foncée, et présente un aspect marbré dû aux lobules hépatiques.
hapports du foie (Fig. 236). — Les trois quarts de la masse du foie (lobe droit, lobe de Spigel, lobe carré) sont situés dans la moitié droite de l’abdomen. Sa lace convexe répond à la concavité du diaphragme, sur laquelle elle semoule exactement; son point culminant remonte, dans Y expiration complété, comme sur le cadavre, presqu’à la hauteur de la quatrième côte. Sa face intérieure, inclinée en bas et en avant, recouvre à droite la capsule surrénale, e tiers supérieur du rein droit et la courbure droite du colon ; le lobe de PJoel 5 situé à dioite du cardia à la hauteur de la douzième vertèbre dorsale, îépond au piliei di oit du diaphragme; le lobe carré répond à la première partie du duodénum, et l’extrémité gauche recouvre une partie de la face anténeuie de 1 estomac. Le bord inférieur, oblique en haut et à gauche, va du caitiage de la huitième côte droite à celui de la septième côte gauche, et masque la petite courbure de l’estomac.
Coni ormation INTÉRIEURE. Le foie est enveloppé par une membrane i ireuse très mince, capsule de Glisson , recouverte par le péritoine, sauf au niveau des sillons de la lace inférieure et des parties qui donnent attache à 1 es ,ieP 1S Péritonéaux. De sa face profonde partent des tractus celluleux tins pénétrant dans la substance hépatique, dont on peut cependant la détacher fadement. Au niveau du sillon transverse elle accompagne les divisions de la Veme porie, de 1 artère hépatique et des canaux hépatiques, en leur fournis-
^4 ifi
j i mj. 2:«i — {{apports des viscères abdominaux et thoraciques (ligure schématique) (*)•
(*) \) Situation de l'orifice de l'artère pulmonaire. — 2) Orifice de l'aorte. - 3) Orifice auriculo-venlriculaire gauche. — 4) Orifice auriculo - ventriculaire droit. — 5) Pylore. - 6) Position du cardia. — 7) Ombilic, — 8j Mamelon. — 9) Épine iliaque antérieure et supérieure. — 10) Symphyse du pubis. — 11) Oreillette droite
ux
2) Auricule droite. — 13) Bord droit du cœur. — 14) Bord gauche du cœur. — la) Auricule gauche. — IG) Aller pulmonaire. — 17) Veine cave supérieure. - 18) Tronc veineux brachio-eéphaliquc droit. — 19) Tronc veiner, brachio-réphalique gauche. -20. 21) Aorte ascendante. - 22) Aorte descendante -23) Crosse de l'aorte - 24) Carotide primitive droite — 25) Artère sous-clavière droite. — 26) Limite supérieure du diaphragme a gauche,
ORGANES DIGESTIFS
sauf des gaines qui sont très-adhérentes au tissu du foie, et rattachées au contraire aux parois des vaisseaux qu’ils contiennent par un tissu cellulaire trèslache.
Le foie a une consistance très-ferme, mais il se laisse déchirer très-facilement. Sa cassure est grenue, et par la déchirure il se laisse diviser en granulations, lobules hépatiques , ayant une longueur de 0m,004 à 0m,006, supportées comme des feuilles sur une tige par de fines ramifications vasculaires, veines hépatiques interlobulaires. La partie centrale et la partie périphérique du lobule n’ont pas habituellement la même coloration ; d’ordinaire la partie centrale est rouge sombre et la partie périphérique jaune clair; et il eu résulte un aspect marbré, visible à l’extérieur, et caractérisé par des granulations sombres, circonscrites par des lignes réticulées jaune clair; au centre de chaque granulation sombre se voit un point plus foncé, qui correspond, à la veiiie hépatique intra-lobulaire. D’autres fois, au contraire, c’est la partie centrale qui est claire et la partie corticale foncée ; cet aspect est dû alors à la
congestion des rameaux delà veine porte qui occupent la périphérie du lobule.
Les coupes pratiquées sur le foie dans différentes directions montrent deux ordres de vaisseaux ; les uns restent béants et adhèrent par leurs parois au tissu hépatique : ce sont les veines hépatiques; les autres s’affaissent : ce sont les branches de la veine porte ; cette apparence est due à la présence de la capsule de Glisson sur les dernières, à son absence sur les autres.
Structure du foie. — Le foie se composant d’une accumulation de lobules, il suffit de connaître la structure d’un lobule hépatique pour connaître la structure du foie. Chaque lobule comprend : 1° une substance propre constituée par les cellules hépatiques ; 2° des conduits excréteurs, canalicules biliaires ; 3° des vaisseaux afférents, veine porte et artère hépatique; 4° un réseau capillaire; 5° une veine efférente, veine hépatique; 0° des lymphatiques ; 7° du tissu connectif. Ces divers éléments ont la disposition générale suivante (Fig. 237). Les cellules hépatiques forment une sorte de réseau dans toute l’étendue du lobule, réseau situé dans les mailles des capillaires sanguins ; les vaisseaux afférents, veine porte et artère hépatique, sont situés à la périphérie du lobule, ainsi que les canalicules biliaires; la veine hépatique ,’ au contraire, est centrale; cette disposition se voit bien sur les coupes transversales portant sur le centre d’un lobule.
1° Cellules hépatiques. — Ces cellules sont interposées dans les mailles du réseau capillaire du lobule et forment ainsi un réseau plein enchevêtré étroitement avec ce réseau capillaire ; sur une coupe transversale elles sont rangées suivant une direction radiée de la périphérie au centre. Ces cellules isolées sont arrondies ou polygonales, d’un diamètre moyen de 0mm,01G, et contiennent, outre un noyau arrondi.
dans l’état d’expiration complète. — 27) Sa limite à droite. — 28) Cul-de-sac supérieur gauche do la plèvre. — 29) Limite atteinte par le bord antérieur et le bord inférieur du poumon gauche dans l’expiration complète. — •10) Prolongement cardiaque du poumon gauche. — 31) Cul-de-sac supérieur du poumon droit. — 32) Limite atteinte par le poumon droit dans 1 expiration complète. — 33) Limite atteinte par le poumon gauche dans l'inspiration. — •’h Limite atteinte par le poumon droit dans l’inspiration. — 35, 36, 37) Limites de la plèvre gauche. — 38, 39) Limites de la plèvre droite. — 40) Grande courbure de l'estomac. — 41) Petite courbure. — 42) Duodénum. — 43) Terminaison de I intestin grêle. — 44) Cæcum. — 45) Colon ascendant. — 46) Colon transverse — 47) Colon descendant. — 48) S iliaque. — 49) Rectum. — 50) Foie. — 5l) Bord antérieur du foie. — 52) Vésicule biliaire.
■ i3) Pancréas. — 54) Limite inférieure de la rate. — 55) Limite inférieure du rein. — 56) Vessie. — Nota. L’espace compris entre ‘J 9 et 33 à gauche, et 32 et 34 à droite, espace rempli par des lignes obliques en bas et à droite , indique 1 étendue dans laquelle se fait la locomotion des poumons oniie l’expiration et l'inspiration forcées. L'espace noir compris entre 33 et 34 à gauche, et 34 et 38 à droite, indique l’espace occupé par la plèvre, mais dans lequel n’arrivent pas les poumons même dans l’inspiration forcée.
SPLANCHNOLOfiTE.
mu' masse molle finement granulée (amidon animal de ScliilT) , et des molécules graisseuses. Ce contenu se comporte avec l’acide nitrique comme la matière colorante de la bile. Par une alimentation grasse, ces cellulos deviennent granuleuses et plus foncées.
2° Canalicules biliaires (Fig. 237 B). — Les canalicules biliaires paraissent naître de la partie périphérique des lobules hépatiques par de petits culs-de-sac (b) qu’on ne peut suivre très-profondément dans l’intérieur du lobule. Ces culs-de-sac se jettent dans des canalicules (B) de 0mm,02 à 0mm,03, canalicules biliaires interlobulaires , qui marchent autour des lobules avec les branches de la veine porte et de l’artère hépatique. Ces canalicules forment, en se réunissant à ceux des lobules voisins, les conduits hépatiques, dont le trajet sera décrit plus loin. Les canalicules biliaires intra et interlobulaires sont constitués par une membrane propre amorphe, et un épithélium polygonal dont les cellules sont beaucoup plus petites que les cellules hépatiques.
Fig. 237. — Coupe d’un lobule hépatique, d’après Cl. Bernard (*).
Oriqine des canalicules biliaires et rapports de ces canalicules avec les cellules hépatiques. — Cette question , une des plus difficiles de l’histologie, n’est pas encore tranchée définitivement. Si on fait une injection fine dans les conduits hépatiques, on voit (Fig. 238) que l’injection pénètre non-seulement dans les culs-de-sac de la périphérie du lobule, mais qu’elle pénètre plus profondément, dans l’intérieur du lobule entre les cellules hépatiques ; il en résulte un réseau canaliculé très-fin (Fig. 238, 12), dont les mailles polygonales circonscrivent les cellules hépatiques. L’existence de ce réseau n’est pas douteuse, mais sa signification est encore incertaine. D’après quelques auteurs (Budge, Andrejewicz , Mac-Gillavry etc.), on aurait là un véritable réseau de canalicules biliaires capillaires, occupant toute l’épaisseur du lobule et indépendant du réseau capillaire sanguin. Ces canalicules seraient même (*)
(*) VII) Veine hépatique intra-lobulaire. — VP) Brandie interlobulaire do la veine porte. — B. Mailles du ré — •■'eau capillaire du lobule. — C ) Cellules hépatiques. — II) Canalicules biliaires. — b) Leur oripine dans le lobule.
ORGANES DIGESTIFS
pour quelques anatomistes pourvus d’une paroi propre, et par suite les cellules hépal iques seraient situées en dehors d’eux. Pour d’autres auteurs (Reichert etc 1 ce
nnVctïo, Slmp 8y8,ème de lacunes intercMulùres distendues artificiellement par
~ a) VeineP°rte (Fig- 238, 2). Arrivées dans les espaces interlobulaires les branches de la veine porte, veines interlobulaires, circonscrivent le lobule- et se distribuent de telle façon qu’une branche veineuse terminale se dis-
■Cites L‘ ,TTS et qU’U11 Seul lobule r0f0it cIes rameaux de plusieurs
me, Te °bl’ a“n S qU', "* s anastomosent pas entre elles. Ces rameaux vont former le reseau capillaire des lobules.
l'ig. 23N. — Structure d’un lobule hépatique (figure schématique) (*).
b; Artère hépatique (Fig. 238, 7). — Une partie des branches terminales de l'artère hépatique fournit aussi des rameaux qui pénètrent dans les lobules et contribuent à la formation du réseau capillaire.
4° Le réseau capillaire du lobule hépatique (Fig. 237, R) est enchevêtré dans les mailles fin réseau des cellules hépatiques, de manière qu’une maille de ce réseau ne contient guère plus de deux à quatre cellules hépatiques. Les capillaires qui le constituent sont assez larges et ont O™", 011 à 0"»»,009 de diamètre. La direction de ces capillaires est en général rayonnée de la périphérie au centre.
(•) I) Veine hépatique intralobulaire. — 2) Veine porto. — 3, 4) Réseau capillaire du lobule. — 5 G) Gaines lymphatiques entourant les capillaires du réseau. - 7) Artère hépatique — 8) Ses branches se réunissant au réseau capillaire du lobule. h) Trabécules connectives — 10) Canalicule biliaire interlobulaire. — II) Canaüeule bili.iin intralobulaire. 12, 13) Réseau des canalicules biliaires capillaires distendu par l’injection. — 14) Cellules hépatiques séparées les unes des autres par l’injection des canalicules biliaires capillaires. - lü, Cellules hépatiques dans la partie du lobule où l’injection n’a pas pénétré.
SPLANCIINOLOfiïE.
5° Veine hépatique (Fig. 237, VII). — Los branches d’origine des veines hépatiques naissent au centre même de chaque lobule du réseau capillaire formé par la veine porte et. l’artère hépatique ( veines intra-lobulaires). Leur diamètre est de 0mm,027 à O1111", 07. Il ne part jamais d’un lobule qu’une seule veine intralobulaire.
6° Lymphatiques (Fig. 238, 5). — Les capillaires du lobule hépatique sont entourés d’une gaine lymphatique analogue à celle qui a été décrite autour des capillaires du cerveau. La paroi externe de cette gaine répond aux cellules hépatiques et au lissu connectif interstitiel et les sépare de la paroi des capillaires sanguins.
7° Tissu connectif. — Le tissu connectif interstitiel du lobule est à peine apparent et se réduit à quelques trabécules fines (Fig. 238, 9), confondues et soudées en grande partie avec la gaine lymphatique des capillaires sanguins. Entre les lobules, le tissu connectif est aussi très-peu développé chez l’homme et se continue avec les cloisons qui partent de la face profonde de la capsule de Glisson et avec les prolongements de cette capsule qui accompagnent les branches de la veine porte.
Physiologie. — L’existence des canalicules biliaires capillaires, si elle se confirme , renverserait l’opinion (Morel , Handfield Jones) d’après laquelle le foie se composerait de deux glandes distinctes : 1° une glande vasculaire sanguine, sécrétant le sucre et constituée par les cellules hépatiques des lobules ; 2° une glande canaliculée, sécrétant la bile et constituée par les canalicules biliaires ; la première ayant , pour lui apporter les matériaux de sa sécrétion, la veine porte, la seconde, l’artère hépatique. Si ce réseau de canalicules biliaires existe dans toute l’étendue du lobule, il est évident que tout le lobule prend part à la sécrétion biliaire, et les rapports intimes de ces canalicules avec les cellules hépatiques indiquent que celles-ci jouenl un rôle important dans cette sécrétion. Ce qui le prouve du reste, c’est que le contenu des cellules hépatiques présente les réactions de la matière colorante de la bile. Enfin, Schiff a vu la ligature de la veine porte arrêter la sécrétion biliaire, et Betz celle de l’artère hépatique rester sans influence sur elle. 11 est donc probable que le sucre, comme la bile, se forment dans les cellules hépatiques. Quant au mode de passage de la bile des cellules hépatiques dans les canalicules biliaires, il ne peut s'expliquer que par le passage endosmotique de cette substance à travers les parois des canalicules biliaires capillaires, si ces parois existent réellement. Dans le cas contraire, elle passerait directement dans les lacunes intercellulaires, et de ces lacunes dans les canalicules biliaires interlobulaires eu écartant les cellules hépatiques et en suivant le trajet inverse du trajet suivi par les injections artificielles. Ce qui fait que ces canalicules biliaires ne peuvent encore être admis qu’avec de grandes réserves, c’est qu’ils représenteraient un mode d’origine de canaux sécréteurs encore inconnu (Mi histologie.
Le rôle spécial delà veine porte et de l’artère hépatique dans les fonctions du foie n’est pas encore suffisamment éclairci. Il reste même encore du doute sur la façon dont chacune contribue à la constitution du réseau capillaire du lobule. D’après l’opinion générale, l’artère hépatique se distribuerait à la partie périphérique; mais Chrzonsczewsky, d’après ses injections, prétend que l’artère hépatique se distribue à la partie centrale.
Appareil excréteur du foie. — Cet appareil se compose : 1° des canaux biliaires , s’abouchant dans le canal hépatique ; 2° d’un réservoir, la vésicule biliaire , pourvu d’un canal excréteur, canal cystique ; 3° d’un canal commun , canal cholédoque , formé par la reunion des doux canaux cystique et hépa-
tique.
I" Canaux biliaires et canal hépat'upie . — Des lobulaires parlent des conduits, canaux biliaires ^
canalicules biliaires interuni prennent un calibre de
ORGANES DIGESTIFS
plus eu plus considérable à mesure <pi'ils reçoivent de nouvelles branches, (les canaux aboutissent, enfin à deux conduits de 0m,004 à O1, 005 de diamètre, l’un droit, l’autre gauche, qui sortent du sillon transverse, en avant de la veine porte, et forment alors le canal hépatique (Fig. 235, 11). Ce canal, ong de Um,02, sur une largeur de 0in,006, se réunit bientôt au canal cystique pour former le canal cholédoque. Si on ouvre les canaux biliaires et le canal hépatique on trouve sur leur face interne des dépressions ou fossettes , disséminées sans ordre pour le canal hépatique, disposées, au contraire, en deux séries linéaires pour les deux branches et pour les gros canaux biliaires. On retrouve ces fossettes jusque sur des branches de 0luin,8 de diamètre. Ces fossettes donnent à ces conduits l’aspect d’un crible. Des anastomoses, niées par plusieurs anatomistes, existent entre les conduits interlobulaires.
Les canalicules biliaires les plus fins se composent d’un épithélium cylindrique simple et d’une membrane fibreuse. Dans les canaux plus volumineux et dans le canal hépatique, cette tunique connective est plus épaisse, et sa couche interne est constituée par un réseau serré de fibres élastiques fines.
Le canal hépatique présente des y landes en (trappe, lenticulaires, s’ouvrant à la surface de la muqueuse par des orifices ponctués. Ces glandes en grappe se rencontrent aussi dans les ramifications des canaux biliaires et jusque sur des rameaux de 0inm,7 ; mais elles diminuent à mesure qu’on se rapproche des lobules. Ce sont de petites dépressions en cul-de-sac isolées ou par groupes et rattachées à la paroi du canal par un pédicule étroit. Elles sont quelquefois tellement nombreuses qu’elles cachent complètement les parois du canal qui les supporte. C’est à ces glandes, autour desquelles se distribue un réseau capillaire très-serré provenant de l’artère hépatique, que plusieurs auteurs attribuent la sécrétion de la bile, ce qui s’accorderait avec leur nombre extraordinaire, et avec ce fait qu’elles manquent dans la vésicule biliaire ; mais, d’autre part, leur variété qui s’accorde peu avec la constance de la sécrétion biliaire, leur développement en rapport avec celui des cellules hépatiques (elles sont rudimentaires dans les vctsa aberrantia) , parlent contre cette hypothèse, en dehors des idées émises plus haut à propos des fonctions du lobule hépatique. Elles nous paraissent plutôt être en rapport avec la résorption des parties liquides de la bile.
Vasa aberrantia. — Le tissu connectif qui se trouve au niveau du ligament triangulaire gauche du foie, du sillon antéro-postérieur et de la veine cave inférieure ; présente des canaux biliaires qu i ne sont pas entourés par de la substance hépatique. Ces canaux , vasa ciberr an lia , commencent par des culs-de-sac légèrement renflés et ont la même structure que les canalicules biliaires ordinaires; seulement leurs glandes sont moins développées. Leur signification est encore indécise ; cependant ils paraissent tenir au mode de développement de la glande comme les vasa aberrantia du testicule.
2° Vésicule biliaire. — La vésicule biliaire (Fig. 235, 9) est située dans la fossette antérieure du sillon longitudinal droit et maintenue dans sa position par le péritoine, qui ne recouvre ordinairement que la moitié ou les deux tiers de sa surface. Elle est piriforme et présente : 1° un fond tourné vers le bord antérieur du (oie qu il déborde et qui répond à l’union des cartilages des huitième et neuvième côtes droites ; 2° un corps , et 3° un col recourbé en S et sépare du corps et du canal cystique par des étranglements. Sa capacité moyenne est de 30 grammes de liquide. La vésicule biliaire peut manquer dans quelques cas d anomalie.
SPLANCTTNOLOfiïE.
Le canal cystique (Fig. 235, 10), qui fait suite au col de la vésicule, est situé dans l’épiploon gastro- hépatique ; il se dirige en bas et à gauche , et après un trajet de O111, 03 va se réunir à angle aigu au canal hépatique. 11 est un peu moins volumineux que ce dernier.
L’épaisseur des parois de la vésicule est de 0m,001 à 0,002. A l’intérieur, sa muqueuse, d’une couleur gris pâle à l’état, normal , est ordinairement colorée sur le cadavre en jaune ou en vert par la hile. Elle offre des plis trèsfins et nombreux , qui dessinent à sa surface un treillis élégant et ne disparaissent pas par la distension. Ce treillis disparaît dans le canal cystique ; mais en revanche on y trouve des plis transversaux et obliques valvulaires , en nombre variable ; un repli plus considérable, valvule de Heistery simple ou double, transversal ou spiralé, sépare le canal cystique du col de la vésicule.
La vésicule biliaire comprend de dedans en dehors les tuniques suivantes : 1° un épithélium formé par une couche simple de cellules épithéliales cylindriques trèsallongées et présentant à leur face libre un rebord épaissi et strié comme celui des cellules cylindriques de l’intestin grêle; 2° le derme de la muqueuse, formé de couches alternatives de tissu connectif et de fibres lisses entre-croisées, qui constituent près du col une sorte de sphincter ; 3° une tunique fibreuse rattachant la vésicule au tissu hépatique ou au péritoine ; c’est dans cette couche que Luschka a trouvé des tubes en cæcum anastomosés qui sont probablement des restes de l’état fœtal ; 4° la tunique péritonéale sur la face libre de la vésicule. Le canal cystique a la structure du canal hépatique. On trouve dans la vésicule quelques rares glandes en grappe.
3° Canal cholédoque. — Ce canal, constitué par la réunion des canaux cystique et hépatique, semble plutôt continuer ce dernier, dont il a le calibre. Il se dirige en bas , à droite et en arrière dans l’épaisseur de l’épiploon gastrobépatique , en avant de la veine porte , passe en arrière du duodénum , puis entre sa deuxième portion et le pancréas ; après un trajet de 0in,06 en moyenne, il s’accole au canal pancréatique, traverse obliquement avec lui les parois du duodénum dans une longueur de 0m, 015 et. vient s’ouvrir sur l’ampoule de Vater, à la partie inférieure et interne de la deuxième portion. Le canal cho- .lédoque ne présente à son intérieur ni plis ni valvules, mais une très-grande quantité de fossettes analogues à celles du canal hépatique. A la réunion des canaux cystique et. hépatique , la muqueuse de ces conduits forme une sorte (Y éperon plus ou moins long, faisant saillie du côté du canal cholédoque.
Ce canal a la même structure que le canal hépatique. Des fibres lisses sont admises par plusieurs anatomistes dans les canaux cholédoque et cystique.
Vaisseaux et nerfs du foie. — L’ artère hépatique (voy. p. 392), très-grêle eu égard au volume du foie , est située dans le sillon transverse , en arrière de la veine porte (Fig. 235, 19). Ses divisions accompagnent les branches de la veine porte avec les canaux biliaires. Outre les rameaux lobulaires , déjà vus à propos des lobules hépatiques, l’artère hépatique fournit : 1° des rameaux excessivement nombreux aux parois et aux glandes des canalicules biliaires, rameaux c an ali cul air es ; 2° des rameaux fïexueux à la séreuse, rameaux capsulaires , anastomosés avec les vaisseaux voisins (artères mammaires , phréniques etc.) ; 3° des rameaux aux parois de la veineporte, rameaux vasculaires.
La veine porte (voy. p. 491), après sa division en deux branches dans le sillon transverse, se ramifie diebotomiquement dans le I issu du foie (Fig. 239, VP), ne-
organes digestifs.
compagnie par le prolongement, de la capsule de Glisson. La direction transversale de ses branches et leur abaissement après la section les font distinguer immédiatement des veines hépatiques. Elles n’ont pas de valvules. Leurs rameaux de terminaison, veines interlobulaires, ont été décrites avec les lobules hépatiques.
Les veines hépatiques ou sus-hépatiques (Fig. 239, Y II) naissent des veines centrales intralobulaires et forment deux troncs, l’un droit, l’autre gauche, qui se jettent dans la veine cave inférieure au niveau du bord postérieur du foie; leur trajet extra-hépatique est donc à peu près nul. Leur direction antéro-postérieure et surtout leur béance et leur adhérence au tissu du foie, due à l’absence de la capsule de (disson, font distinguer leurs branches do celles de la veine porte. En outre leur ramification n’est pas dichotomique et régulière; les gros troncs reçoivent des rameaux île tout calibre, ce qui donne à leur surface interne un aspect particulier. Quelques petites veines hépatiques s’ouvrent isolément dans la partie de la veine cave accolée au ioie. Les veines hépatiques reçoivent, outre les veines intralobulaires, une partie des veines provenant du réseau qui entoure les canalicules biliaires et leurs glandes; l’autre partie va se ramifier dans les lobules (Luschka).
Fis. 239. — Vaisseaux du foie (d’après Cl. Bernard) (*).
Les lymphatiques (voy. p. 512) se divisent en superficiels et profonds. Ceux-ci , partis du réseau lymphatique intralobulaire décrit avec les lobules, suivent le trajet des veines interlobulaires et des branches de la veine porte pour arriver avec elles au sillon transverse.
Les nerfs proviennent du pneumo-gastrique et surtout du grand sympathique (plexus cœliaque) ; quelques filets viennent des nerfs spinaux : phrénique droit (plexus diaphragmatique) et nerfs splanchniques (plexus cœliaque). Ils accompagnent les branches de l’artère hépatique et de la veine porte par des ramifications plexiformes dépourvues de ganglions (Kœlliker). Leur terminaison est inconnue.
(*) VP) Tronc de la veine VII) Veines liéj>ati<f nos . — a) Artère hépatique.
porte coupée à son entrée dans le foie. — VP’, VP”) Ses branches droite VC) Veine cave inférieure. — F) Vésicule biliaire. — CM) Conduits b
et gauche. — épatiquos, —
SPT,A\T,1IN0T,0<;IF.
§ IV, — Pancréas.
Le pancréas est une glande en grappe étendue transversalement dans la cavité abdominale, derrière l’estomac, entre la rate et le duodénum (Fig. 236, 53).
Sa forme, comparée à celle d’un marteau, est caractéristique ; allongé dans le sens transversal , il est un peu aplati d’avant en arrière et se divise en trois portions, une tète, un corps et une queue. 1° La tète, située à son extrémité
droite, est renflée et présente un lobe supérieur soudé au duodénum, et un lobe inférieur muni souvent d’un prolongement (petit pancréas), qui constitue avec le corps une gouttière pour la veine mésentérique supérieure. 2° Le corps est prismatique et offre trois faces, une antérieure, convexe, une supérieure et une inférieure, creusées toutes les deux d’un sillon, la première pour l’artère, la deuxième pour la veine splénique; les angles qui limitent ces faces sont arrondis et pourvus quelquefois de saillies lobulées.
La longueur de la glande es! d’environ 0m,15 à OqdG. Son poids est de 70 grammes. Sa consistance est plus ferme que celle des glandes salivaires. Sa couleur est. blanc grisâtre et devient un peu rosée au moment de la sécrétion.
(*) 1) Duodénum. — li \ Canal cholédoque. — •'!, 4) Canal pnneiéatique. — o) Accolemenl des deux canaux pour p é a ci ri i dans lcd uoilé il uni . — li Anastomose du ë i and canal iiunei éuliq ne cl du 7' Canal pmi créa tique accessoire
ORGANES DIGESTIFS. 749
Rapports (Fig. 2315). — La partie antérieure du pancréas, tapissée par le péritoine, répond à l’estomac, dont le sépare l’arrière-cavité des épiploons. Sa tète est logée dans la concavité du duodénum et creusée en arrière d’une gouttière pour le canal cholédoque, qui se trouve plus bas entouré par la substance glandulaire. Le corps est appliqué contre la colonne vertébrale à la hauteur de la première et de la deuxième vertèbre lombaire. A gauche, sa queue répond au rein gauche et à la rate. Ses rapports avec le péritoine seront étudiés à propos de ce dernier.
Structure. — Le pancréas est une glande en grappe tout à lait comparable aux glandes salivaires. Les vésicules glandulaires ou acini , larges de 0mm,03, se composent d’une membrane propre et d’un épithélium qui remplit toute la
Fig. ni. — Conduits pancréatiques chez l'homme, d'après Cl. Bernard ( vue anterieure j (V
cavité sous l'orme de cellules granuleuses, de noyaux libres et de masse moléculaire. Ces acini se groupent et constituent des lobules de la grosseur d’un grain de millet, et la réunion de ces lobules constitue des lobes plus facilement isolables que ceux des glandes salivaires.
Les conduits excréteurs de ces lobes aboutissent à un canal excréteur commun, canal pancréatique ou de Wirsung (Fig. 240, 3), qui parcourt la glande dans toute son étendue de la queue à la tète. Dans ce trajet il est situé dans l’axe même du pancréas et entouré par conséquent de tous côtés par la substance glandulaire ; au niveau de la tète il acquiert le calibre d’une petite plume d’oie. A ce moment il s’infléchit en bas (Fig. 241, c), s’accole au canal cholédoque situé au-dessus de lui et traverse avec lui la paroi postérô-in terne du duodénum pour s’ouvrir dans son intérieur.
L’embouchure des deux canaux cholédoque et pancréatique se fait ordinairement dans une sorte d’ampoule, ampoule de Vater (Fig. 242 et 243). Cette ampoule, située à la partie interne et postérieure de la seconde partie du duodénum, a une longueur de 0U1,007 à O"1, 008. Les deux canaux s’ouvrent à sa partie supérieure, le canal cholédoque en avant et au-dessus du canal pan-
(*) “) Face interne dn duodénum. — v) Abouchement du grand canal pancréatique. — h) Canal cholédoque. — ' ) Canal pancréatique. — /) Petit canal pancréatique. — d) Son abouchement dans le duodénum. — e) Canal accessoire s’abouchant dans le petit canal.
SPLANCIINOLOGIE
créalique ; un i q.li en éperon sépare les deux orifices; l'oriiice même de l’ampoule est elliptique, et de son angle inférieur part un repli vertical , pli de \aler (l'ig. 242, k). Un repli iransversul de la muqueuse (Fig. 243, u)
Fig. 242.
Ampoule de V citer Ouverte, d’après Cl. Bernard (*).
Fig. 243.
Coupe des parois de l’intestin au niveau de l’ampoule de Valer, d’après Cl. Bernard (**).
îecouvie la partie supérieure de l’ampoule. On trouve quelquefois une autre disposition, dont les %. 244 et 245 peuvent donner une idée sans qu’il soit besoin d’une description spéciale.
Fig. 2 S 4.
Ori/ice des conduits biliaire el pancréatique dans le duodénum, d’après Cl. Bernard (***).
ni/
Fig. 245.
Coupe de l'intestin (même sujet i|iir la figure précédente), d'après Cl. Bernard (****). (*) (**) (***) (****)
(*) V) Canal cholédoque. — h’) Son embouchure dans l'ampoule de Vater. - f) Canal pancréatique. — i) Son embouchure dans l’amponle de Vater. — a) Replis muqueux valvulaires existant dans l’ampoule. — /■) Pli de Vater. — /) Intestin.
(**) V) Canal cholédoque. — h) Son embouchure dans l’ampoule de Vater. — i ) Canal pancréatique. — y) Sun embouchure dans l’ampoule. — a) Ampoule de Vater. — tu) Pli de Vater. — o) Pli supérieur. /, /) Intestin.
(***) /«) Ouverture du canal cholédoque. /) Ouverture du canal pancréatique qui forme l’ampoule. — /) Pli île Vater. — o) Repli transversal supérieur. — /) Intestin.
(****) y’) Canal cholédoque. — i') Canal pancréatique, —j) Son embouchure. — /) Ainpotde.de Vater avec ses plis valvulaires. — /r) Pli de Vater. — o) Pli transversal supérieur. — /, m) Intestin.
ORli ANES J)E LA RESPIRATION .
Lo pancréas présente constamment, outre le canal de YVirsung, un canal accessoire , canal azygos (Fig. 244, h ), limité à la tète de la glande. Ce canal embranché sur le canal principal par son extrémité gauche, s'ouvre par son extrémité droite dans le duodénum à près de O111, 02 environ au-dessus de l’ampoule de Vater. Il représente en réalité un deuxième canal (Fig. 240, 7), supérieur au canal de Wirsung, et réuni à ce dernier par une anastomose (pii peut devenir considérable. On observe quelquefois une inversion dans le volume -des deux conduits supérieur et inférieur (Fig. 2-40). Parfois le canal supérieur se termine en cul-de-sac près de l’intestin.
I ig. 2RJ. — Portion du pancréas et du duodénum, d'après Cl. Bernard (*).
Vaisseaux et nerfs. — Les artères du pancréas viennent des artères hépatique (pancréatico-duodénale de la gastro-épiploïque droite), splénique et mésentérique supérieure. Les veines vont dans les veines splénique et mésaraïque supérieure. Les lymphatiques se rendent à de petits ganglions situés le long de l’artère splénique et à la
racine de la mésentérique supérieure. Les nerfs viennent du plexus solaire et suivent les artères.