ARTICLE I. — OS DU CRANE EN PARTICULIER
Préparation. — Désarticulation des os du crâne. — Choisir le crâne d’un sujet de quinze à vingt ans; laisser quelque temps la tète dans l’eau, puis séparer les os en se servant de pinces et des doigts, et en les ébranlant en introduisant un ciseau entre leurs bords contigus. Commencer par les os malaires , qui forment le principal point d’appui de tout le système
(f) 11 ne laut pas confondre ces sinus des os du crâne, qui sont remplis d’air sur le vivant, avec les canaux veineux de la dure-mère, appelés aussi sinus, et contenus dans les gouttières existant à la face interne des os du crâne.
(*) Le commençant fera bien, pour avoir une idée générale du crâne, avant d’étudier cha- ••nn des os en particulier, d’étudier d’abord le crâne considéré dans son ensemble.
OSTEOLOGl K.
osseux ; puis enlever les os nasaux, les unguis et successivement tous les autres os, eu réservant pour la fin le frontal , le sphénoïde et l’ethmoïde. Cette préparation, qui demande beaucoup de patience et d’adresse, exige une connaissance approfondie des connexions des os du crâne. Un moyen plus simple de désarticuler les os du crâne est de remplir le crâne de haricots secs, de boucher le trou occipital, puis de placer la tète dans l’eau ; les haricots se gonflent, et par leur pression excentrique font éclater le crâne et en disloquent les os ; mais il y en a toujours quelques-uns de brisés : aussi ce moyen est-il à rejeter.
1° Occipital.
La face concave de l’os doit être tournée en avant et en haut ; le grand trou doit être inférieur et dans un plan presque horizontal.
Cet os impair, médian, symétrique, est situé à la partie inférieure et postérieure du crâne qu’il rattache à la première vertèbre cervicale. Il a la forme d’une calotte losangique présentant deux faces , l’une supérieure et interne concave, l’autre externe convexe, quatre bords et quatre angles; il est percé d’un grand trou, trou occipital, qui fait communiquer la cavité crânienne avec le canal rachidien. En avant du trou occipital est le corps de l’os ou apophyse basilaire ; en arrière est une lame large et mince, écaille de V occipital; sur les côtés sont les parties condyliennes , par lesquelles la tète appuie sur l’atlas.
A. Trou occipital. — Ce trou, analogue des trous vertébraux, est elliptique et rétréci dans sa moitié antérieure ; son plus grand diamètre (0in,03) est antéropostérieur.
B. Corps ou partie basilaire. — Il est l’analogue du corps des vertèbres; il a la forme d’une apophyse quadrangulaire qui se dirige en avant et en haut en s’épaississant de plus en plus ; sa face supérieure présente une gouttière inclinée en bas et en arrière et aboutissant au trou occipital (gouttière basilaire), et suites côtés un demi-sillon qui, en se réunissant à un demi-sillon du temporal, forme une rigole logeant le sinus pétreux inférieur. Sa face inférieure rugueuse constitue la voûte du pharynx et présente, à quelques millimètres en avant du trou occipital , un tubercule médian, tubercule pharyngien , et quelquefois une crête transversale à laquelle s’attache l’aponévrose pharyngienne. Son extrémité antérieure s’articule avec le corps du sphénoïde, auquel elle se soude de très-bonne heure (20 ans) ; ce qui a fait décrire par quelques auteurs le sphénoïde et l’occipital comme un seul os, le sphéno- occipital. Ses bords latéraux s’articulent par juxta-position avec le rocher.
C. Écaille. — Sa face externe convexe offre à son centre une saillie, protubérance occipitale externe, d’où partent: 1° une crête verticale descendant vers la partie postérieure du trou occipital, crête occipitale externe; 2° deux lignes rugueuses à concavité inférieure se portant transversalement en dehors vers les angles latéraux de l’os, lignes courbes supérieures. Ces deux lignes courbes divisent l’écaille en deux portions : l’une supérieure lisse, correspondant à l’occiput ; l’autre inférieure rugueuse, cachée par les muscles de la nuque et servant à leurs insertions; celle-ci est divisée à son tour en deux parties par deux lignes courbes partant du milieu de la crête occipitale externe parallèlement aux lignes courbes supérieures et intermédiaires à ces lignes et au trou ocei-