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D. TUNIQUE VAGINALE

La tunique vaginale, comme toutes les séreuses , présente un feuillet pariétal et un feuillet viscéral.

fePLANCHNOLOOIE.

Le feuillet pariétal tapisse la lace interne de la tunique fibreuse, mais seulement dans sa partie testiculaire ; il ne remonte pas plus haut que l’endroit où les parties constituantes du cordon s’accolent au clos du testicule (Fig. 271) et à la partie interne de l’épididyme, et ne recouvre que la partie testiculaire du cordon ; il remonte un peu plus haut sur le canal déférent en dehors qu’en dedans. De son extrémité supérieure part un cordon mince, ligament vaginal , dû à l’oblitération du canal qui faisait communiquer le péritoine et la séreuse vaginale.

Le feuillet viscéral tapisse toute la surface du testicule, auquel il est intimement soudé, excepté l’extrémité inférieure et la partie correspondante à l’épididyme. Sur l’épididyme, il revêt toutes les parties qui ne sont pas en contact immédiat avec le testicule et enveloppe complètement le corps de l’épididyme, qu’il rattache au bord correspondant du testicule par un repli en forme de sac ouvert en dehors, sac de V épididyme.

La tunique vaginale a la même structure que le péritoine.

Vaisseaux et nerfs des enveloppes du testicule. — Les artères viennent des honteuses externes et de la périnéale superficielle. Les veines suivent les artères. Les lymphatiques , qui forment un très-riche réseau sur le scrotum, vont aux ganglions inguinaux les plus internes. Les nerfs viennent des branches abdomino-scrotales et génito-crurales, du plexus lombaire et du nerf honteux interne.

Testicules..

Les testicules sont deux glandes ovoïdes situées dans les bourses de chaque côté de la ligne médiane ; ils sont, obliques, de telle façon que leurs grands axes convergent en bas et en arrière ; leur extrémité supérieure est dirigée en avant et en dehors ; leur bord antérieur regarde en bas. Le testicule gauche descend un peu plus bas que le droit.

Leur forme est celle d’un ovoïde un peu comprimé latéralement ; ils ont deux extrémités , deux faces et deux bords ; le bord antérieur et inférieur est libre , lisse, convexe; le supérieur et postérieur est rectiligne (hile ou dos du testicule).

Épididyme. — Au testicule est annexé un organe allongé, couché sur son bord droit et empiétant un peu sur sa face externe, l’épididyme (em, sur; oioujj.ôç , testicule). L’épididyme a une face concave tournée vers le dos du testicule çt une face convexe , libre ; en dedans elles se continuent insensiblement l’une avec l’antre. La partie antérieure, tête de Vépididyme , renflée , arrondie (Fig. 271 , 25), adhère intimement au testicule ; son extrémité inférieure, queue de V épididyme , y adhère aussi, mais sans continuité de tissu , puis se

recourbe en formant un angle ouvert en haut pour se continuer avec le canal déférent. La partie intermédiaire, corps de V épididyme , est rattachée lâchement au dos du testicule par un repli de la tunique vaginale.

Le volume du testicule est susceptible de varier, mais dans des limites assez restreintes. Le gauche est un peu plus volumineux que le droit. Sa longueur est de 0,05 environ sur 0m,03 de largeur et O"1, 025 d’épaisseur. Son poids , y compris l’épididyme, est de 21 grammes en moyenne. Sa consistance est caractéristique el donne au toucher une sensation spéciale de rénitence. L’épididyme présenté une plus grande mollesse.

ORGANES fl EN 1T AUX .

Les testicules peuvent manquer clans les bourses, soit des deux (cryptorchidie) ; cette absence est due

soit d’un côté (monorchidie) , à un arrêt dans leur descente ;

on les retrouve alors dans la cavité abdominale, le canal inguinal etc. ( '). Ils peuvent suivre de fausses directions, et on peut les trouver au pli de l’aine , au périnée etc. ( eetopies du testicule ) (-). L’ anorchid ie ou absence complète d’un ou des deux testicules est excessivement rare. L’épididyme, au lieu d’occuper le dos du testicule, peut occuper son bord inférieur ( inversion du testicule) (3).

Fig. 269. — Testiciüe, èpididyme et origine du ennui déférent (d’après Ecker) (*).

Appendices testiculaires. — Aux testicules sont, annexés des appendices variables, restes d’organes transitoires qui ont disparu chez l’adulte. Ce sont l’hydatide de Morgagni, l’hydatide non pédiculée , les vaisseaux aberrants et le corps innommé de Giraldès.

(') E. Godard, Etudes sur la monorchidie et la cryptorchidie chez l’homme ( Mèm . de la Société de biologie, t. III, année 1856). Paris 1857.

(*) Lecomte, Des eclopies congénitales (Thèse de Paris). 1851.

(*) Pioyet, De l’inversion des testicules (Thèse de Paris). 1859.

(*) I) Lobules testiculaires. — 2) Canalieules droits. — 3) Réseau de Haller. - 4) Partie rectiligne des canaux efférents. — ci) Partie contournée des mêmes canaux et cènes vasculaires de Haller. — 6) Tête de l’épididyme. — 7) Canal de l’épididyme enroulé. — 8) Vaisseau aberrant. — 9) Canal déférent. — Nota, L’albuginée du testicule a été enlevée avec la séreuse et les canaux seminifères isolés.

SPLANCHN0L0G1E.

1 " Hydatide prdiculee de Morgagni. — G est une petite saillie , longue de quelques inillimeti es , qui naît de la paitie convexe de la tête de l’épididyme. Son extrémité hbic 1 enflée îenfeime une cavité remplie d un liquide séreux et qui ne communique jamais avec les canaux séminifères. C’est un reste du conduit de Millier.

2 Hydciti.de non pediculéc. G est une masse blanchâtre , molle , qui naît sur le testicule <i quelque distance de la t.ute de 1 epididymej elle renferme une cavité tapissée d’épithélium vibratile , et qui communique quelquefois avec le canal de l’épididvme. G’est un reste des culs-de-sac supérieurs du corps de Wolff.

3° Vaisseaux aberrants. — Ge sont des culs-de-sac , au nombre de un à trois , plus ou moins allongés, qui partent de la queue de l’épididyme et communiquent a\ec son canal (Fig. 269, 8): on trouve quelquefois un canal de plusieurs centimètres, vas ciberrans de Haller, qui remonte dans le cordon. Ils proviennent des culs-de-sac inférieurs du corps de Wolff.

4° Corps innommé de Giraldès. — G’est un petit corps, long de quelques millimètres , situé à la partie interne de la tête de l’épididyme, dans le tissu cellulaire qui l’unit au cordon ; il est formé par de petits noyaux jaunâtres composés de tubes ramifiés. Il provient d’une dégénérescence des culs-de-sac supérieurs des corps de Wollï, et est. comparable à l’organe de Rosenmüller chez la femme.

Structure du testicule. — Le testicule se compose d’une enveloppe et d’un parenchyme.

1° L 'enveloppe du testicule ou albuginèe est blanche, fibreuse, très-résistante , inextensible et a une épaisseur de 0m,001. Sa face externe est lisse dans les points où la séreuse la recouvre , rugueuse et criblée de trous dans les points ou elle manque. Elle présente, au niveau de la partie moyenne du bord droit du testicule, un renflement cunéiforme, corps d’Highmore , haut de 0m,01 environ, épais de 0m,004 à 0m,005 ; du sommet de ce renflement, dirigé vers l’intérieur de la glande, partent des cloisons qui rayonnent vers la périphérie et divisent l’intérieur du testicule en loges qui contiennent les lobules testiculaires.

L’albuginée ne se prolonge pas sur l’épididyme ; on trouve seulement sous la séreuse qui enveloppe ce dernier une couche mince de tissu cellulaire lâche.

2° Parenchyme testiculaire. — Il est formé par une masse filamenteuse , molle, pulpeuse, jaunâtre. Cette masse est divisée par les cloisons de l’albuginée en lobules , au nombre de 150 à 200 , dont la base correspond à la périphérie de la glande et le sommet au corps d’Highmore (Fig. 269).

Ces lobules se composent de filaments blanchâtres, cylindriques, de 0mm,16, les canalicules séminifères. Les canalicules , au nombre de un à trois par lobule, sont contournés sur eux-mêmes. Ils commencent par un cul-de-sac dans la profondeur du lobule , et après un trajet de 0m,75 à 0m,80, pendant loquet ils présentent des anastomoses avec les canalicules voisins et des prolongements en cæcum , ils arrivent au sommet des lobules ; là ils deviennent rectilignes, canalicules droits (Fig. 269, 2) , et pénètrent dans l’épaisseur du corps d’Highmore. Ils forment là un réseau anastomotique à mailles irrégulières et dont les canaux ont un calibre très-variable, réseau de Haller , rete vasculosum testis (Fig, 269, 3). De ce réseau partent des canaux efférents (4), au nombre de dix à quinze , qui sortent du testicule pour pénétrer dans l’épididyme ; ces canaux , longs de 0m,20 , larges de 0m,005 en moyenne , ne s’anastomosent pas entre eux ; d’abord droits (4) à leur sortie du corps d’Highmore, ils se contournent bientôt en formant des lobules , cônes vasculaires de liai-

ORGANES GENITAUX.

1er (5), de O111, 008 de longueur , dont la base est tournée vers la tète de l’épididyme (6) ; ils se rendent successivement dans un canal unique , canal de l’épididyme (7). Ce dernier, long de 6 mètres environ , a un calibre de 0m,0005. 11 ollre des indexions nombreuses, qu’on peut rattacher à quatre ordres (Lauth) ; les premières forment un cordon arrondi de0m,001 d’épaisseur; ce cordon, en se repliant , forme un cordon plus épais qui se contourne pour constituer une bandelette aplatie, s’infléchissant alternativement en dedans et en dehors. A la queue de 1 épididyme, le canal se continue avec le canal déférent (9).

Structure des conduits séminifères. — Les parois des canalicules séminifères se composent d’une membrane fibreuse extérieure , d’une membrane propre , amorphe , très-résistante et d’un épithélium qui remplit presque complètement la lumière du canal. Dans le réseau de Haller, la membrane propre est soudée à l’albuginée et les canaux semblent creusés dans le corps d’Highmore et dépourvus de paroi propre ; clans les canaux efférents et dans le canal de l’épididyme, entre la membrane amorphe et la tunique fibreuse, s’interpose une couche de fibres lisses; en même temps l’épithélium devient vibratile. Le tableau suivant résume les caractères différentiels de structure de ces canaux.

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