‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologieChapitre 32 sur 416 · CR AN K · texte numérisé non relu

CR AN K

os plaimm s’articule eu haut avec le frontal, en bas avec le maxillaire supérieur, en avant avec l’os unguis, en arrière avec le sphénoïde et le palatin; 4° la face interne irrégulière présente dans sa moitié antérieure une surface creusée de sillons pour les nerfs olfactifs, plus en arrière, deux lames enroulées, à convexité interne, adhérentes aux masses latérales par leur bord supérieur, libres par leur bord inférieur, repliées en dehors et en haut : ce sont les cornets, l’un supérieur , plus petit, l’autre inférieur, plus volumineux; entre eux est un espace appelé méat supérieur , dans lequel s’ouvre une partie des cellules ethmoïdales; le cornet moyen s’articule en arrière avec l’os palatin; 5° la face antérieure offre des demi-cavités fermées par l’os unguis; de cette face on voit partir un prolongement irrégulier, apophyse unciforme (uncus, crochet), qui se porte en bas et en arrière, au-dessous et en dehors du cornet moyen, s’articule avec le cornet inférieur et concourt à rétrécir l’ouverture du sinus maxillaire; 6° la face postérieure offre une surface articulée avec le sphénoïde et le palatin.

Structure. — Presque entièrement constitué par du tissu compacte en lamelles trèsminces, il est creusé de cavités irrégulières , qui ont fait donner à ses masses latérales le nom de labyrinthe. Sur un ethmoïde désarticulé, ces cellules communiquent de toutes parts avec l’extérieur, sauf clu côté de l’os planum; mais sur un crâne entier les os voisins complètent la fermeture, et toutes les cellules s’ouvrent directement ou indirectement à la face interne des masses latérales , soit au-dessus du cornet supérieur, soit entre lui et le cornet moyen, soit au-dessous de ce dernier. On peut les distinguer d’après leurs rapports avec les os voisins en ethmoïdales , frontales, sphénoïdales, palatines et maxillaires.

Articulations. — Il s’articule avec treize os : le frontal, le sphénoïde, l’unguis, le maxillaire supérieur, les cornets inférieurs, les os nasaux, les palatins, le vomer.

4° Frontal.

Placer en avant la face convexe, en bas la face la plus étroite, qui présente une échancrure médiane.

Cet os impair, en forme de coquille, est situé à la parties upérieure de la face et antérieure du crâne. Il se compose de deux portions : une supérieure verticale, partie frontale; l’autre inférieure horizontale, partie orbito-nasale.

A. Partie frontale. — 1° Sa face antérieure , convexe, bombée et verticale en bas, fuyante en haut, détermine la forme et la saillie du front. On y rencontre sur la ligne médiane les traces de la suture des deux moitiés latérales de l’os primitivement distinctes , suture qui persiste quelquefois à l’état adulte, et en bas une éminence, bosse nasale, qui recouvre la racine du nez et est surmontée d’une large surface lisse, glabelle. De chaque côté elle présente dans sa partie moyenne, une saillie, bosse frontale , et à sa partie inférieure une nouvelle saillie oblongue , arcade sourcilière , correspondant à la partie interne du sourcil, et se continuant avec la bosse nasale médiane; plus en dehors se trouve une crête à convexité antérieure, très -saillante en bas, et séparant de cette face une surface étroite qui fait partie de la fosse temporale, surface et crête temporales. 2° Sa face interne, concave, parsemée d’élévations ( éminences mamillaires) et de dépressions ( impressions digitales), forme les fosses frontales et reçoit les lobes antérieurs du cerveau; sur la ligne médiane elle pré-

OSTÉOLOGIE

sente une gouttière, gouttière du sium longitudinal, qui se continue en bas avec une crête, crête frontale, aboutissant au cul-de-sac du trou borgne. 8° Son bord supérieur courbe, dentelé, s’articule avec le bord antérieur des pariétaux, sauf dans la partie correspondante à la surface temporale où il forme un biseau s’appliquant sur les grandes ailes du sphénoïde. 4° Inférieurement, cette partie verticale est séparée de la partie horizontale de l’os par deux saillies curvilignes, arcades orbitaires, entre lesquelles est la bosse nasale.

B. Partie orbito -nasale. — Elle se divise en trois régions : une médiane, échancrée ou nasale, et deux latérales ou orbitaires. 1° La région nasale présente une échancrure médiane allongée d’arrière en avant, qui reçoit l’ethmoïde; en avant de l’échancrure est un prolongement, épine nasale supérieure , articulée en avant avec les os du nez , en arrière avec la lame perpendiculaire de l’ethmoïde et sur les côtés de laquelle sont deux petites gouttières faisant partie des fosses nasales; entre l’épine nasale et la bosse nasale est une surface rugueuse articulée avec l’os nasal, et plus en dehors avec l’apophyse montante du maxillaire supérieur. Sur les côtés de l’échancrure nasale se trouvent deux gouttières interrompues par des cloisons transversales, plus profondes en avant, où elles communiquent avec les sinus frontaux ; elles s’articulent avec des gouttières analogues des masses latérales de l’etlnnoïde, pour constituer les celhdes ethmoïdales et les conduits orbitaires internes. 2° Les régions orbitaires sont formées par une lamelle osseuse très-mince, séparant l’orbite de la cavité crânienne ; elles sont triangulaires et présentent deux faces et trois bords. La face supérieure ou cérébrale convexe se continue avec la face interne de la partie frontale de l’os ; la face inférieure excavée forme la voûte de l’orbite ; elle présente en dedans une petite dépression pour l’insertion de la poulie du muscle grand oblique de l’œil, en dehors, une fossette large, fossette lacrymale, qui loge la glande de ce nom. Des trois bords, Yinterne, contigu aux gouttières ethmoïdales, s’articule dans son quart antérieur saillant avec l’os unguis ( apophyse orbitaire interné), dans ses trois quarts postérieurs avec l’os planum de l’ethmoïde; Y antérieur ou arcade orbitaire est mousse en dedans, où il présente une échancrure et quelquefois un trou, échancrure et trou sus-orbitaires ; il est tranchant et saillant en dehors, apophyse orbitaire externe, où il se réunit au postérieur pour former une apophyse, apophyse zygomatique , qui descend vers l’os de la pommette; le bord postérieur dentelé est articulé dans sa moitié interne mince, avec les petites ailes du sphénoïde, dans sa moitié externe, épaisse et triangulaire avec les grandes ailes.

Structure. — La voûte orbitaire est constituée par une simple lamelle de tissu compacte très-mince et très-fragile. Au niveau de la bosse nasale l’os est creusé de deux cavités, sinus frontaux, séparées par une cloison verticale médiane et communiquant avec les demi-cellules antérieures des gouttières ethmoïdales. Leur capacité varie suivant les individus.

Articulations. — Le frontal s’articule avec douze os : les pariétaux, le sphénoïde, rethmoïde, les os unguis, les os nasaux, les os malaires, les maxillaires supé-

rieurs.

CRANE

15° Temporal.

Placer en haut la partie de l’os mince et tranchante, en avant et en dehors l’apophyse en forme de crochet.

Cet os pair, irrégulier, est situé dans la région inférieure et latérale du crâne et loge dans son épaisseur l’organe de l’audition. Il se divise en deux parties : une partie verticale ou temporale proprement dite, et une partie oblique, pyramidale, logeant l’organe de l’ouïe, partie auditive, pyramide ou rocher.

A. Partie temporale. — Elle présente dans sa moitié supérieure une lamelle mince, écaille du temporal , et dans sa moitié inférieure deux masses osseuses, l’une postérieure, partie mastoïdienne , d’où part une apophyse conique verticale, apophyse mastoïde; l’autre antérieure, partie zygomatique , d’où naît une apophyse horizontale en forme de crochet dirigé en avant, apophyse zygomatique.

a) Écaille du temporal. — Elle possède : 1° une face externe, lisse, convexe; 2° une face interne, concave, creusée d’un sillon transversal pour l’artère méningée moyenne; 3° une demi-circonférence supérieure, articulée dans sa moitié postérieure taillée en biseau interne avec le pariétal, dans sa moitié antérieure dentelée plus épaisse avec les grandes ailes du sphénoïde ; 4° un bord inférieur horizontal , adhérent en avant à la partie zygomatique , en arrière à la partie mastoïdienne.

b) Partie mastoïdienne. — Terminée en bas par une apophyse saillante, apophyse mastoïde (p.aat bç, mamelon; siooç, forme), elle présente une face externe, convexe, rugueuse, séparée de la face externe de l’écaille par une crête appartenant à la crête temporale; 2° une face interne séparée de la face interne de l’écaille par la base de la pyramide, et creusée d’une large gouttière à concavité postérieure faisant partie de la gouttière du sinus latéral ; 3° un bord postérieur convexe, dentelé, articulé avec l’occipital, et près de lui un trou aboutissant à la gouttière du sinus latéral, trou mastoïdien ; entre ce bord et le bord postérieur de l’écaille est une échancrure qui reçoit l’angle postérieur et inférieur du pariétal, échancrure pariétale; 4° une partie antérieure confondue avec la base delà pyramide. En dedans du sommet de l’apophyse mastoïde est une rainure profonde, rainure digastrique , et plus en dedans, une deuxième rainure plus ou moins marquée, sillon de V artère occipitale.

c) Partie zygomatique ('). — A sa partie antérieure et inférieure, l’écaille change de direction et se porte transversalement en dedans pour aller se réunir à la partie antérieure du rocher; la trace de cette réunion se voit à la face interne de l’os , sous forme d’une fente irrégulière , et à la face externe , sous forme d’une fente beaucoup plus prononcée, scissure de Glaser; c’est en avant de cette scissure que naît, par deux branches ou racines saillantes, l’ apophyse zygomatique ; entre ces deux racines est une excavation profonde, cavité glénoïde (YÀvpYj, petite cavité), avec laquelle s’articule le condyle du maxillaire

(') De Çuyo)[/.a , *-ou*- corps transversal servant à en joindre deux autres.

Beaunis et Bouchard

OSTÉOLOCIE.

inférieur. Des deux racines, l’une transverse ou articulaire , convexe, esf située en avant de la cavité glénoïde, avec laquelle elle se continue insensiblement.; l’autre, racine antéro-postérieure , est située en dehors de cette cavité; à la réunion des deux racines est un tubercule, tubercule zygomatique , pour l’insertion d’un ligament. Après sa naissance, l’apophyse zygomatique se porte en avant, en formant une sorte de crochet aplati transversalement; entre sa base et la face externe de l’écaille est une gouttière sur laquelle glisse le muscle temporal ; par son sommet, taillé en biseau aux dépens de son bord inférieur, elle s’articule avec l’apophyse de même nom de l’os malaire. Entre la partie zygomatique, en avant, et la partie mastoïdienne, en arrière, est une échancrure convertie en trou par une lamelle osseuse, trou qui forme Y orifice du conduit auditif externe.

d) Pyramide ou rocher. — Le rocher a la forme d’une pyramide à quatre pans, dirigée obliquement en avant et en dedans, et présentant quatre faces, quatre bords, une base et un sommet. Il loge l’organe de l’audition et offre, dans les régions correspondantes aux parties profondes de cet organe, une dureté caractéristique, qui lui a valu les noms de rocher , apophyse pierreuse ou pétrée.

1° Face supérieure. — Elle présente en arrière et en dehors une saillie, saillie du canal demi- circulaire supérieur ; en avant de cette saillie, une ouverture, hiatus de Fallope, d’où part un sillon dirigé en avant et en dedans, parallèle au grand axe de la pyramide et aboutissant au canal de Fallope ; en dehors de ce sillon en est un autre, canal du petit nerf pètreux superficiel , qui conduit par deux branches dans la caisse du tympan et dans le canal de Fallope. A l’extrémité antérieure de cette face se trouve une dépression, fossette du nerf trijumeau. Entre l’hiatus de Fallope, en dedans, et la face interne de l’écaille, en dehors, se voit une lamelle mince, qui forme le toit du tympan , tegmen tympani; elle se soude à l’écaille, mais on retrouve toujours la trace du lieu de réunion, sous forme d’une fente irrégulière, fissure pétrosquameuse ; elle est très-visible sur les temporaux de jeunes sujets.

2° Face postérieure. — On y remarque un orifice très-large qui mène dans un canal transversal de 0in,006 de long, trou et conduit auditifs internes; J’ extrémité en cul-de-sac de ce canal est divisée en quatre fossettes par une crête horizontale et une crête verticale se croisant à angle droit; la fossette supérieure et antérieure possède un seul orifice volumineux, orifice supérieur du canal de Fallope; les trois autres, par des oriiices très-petits et multiples, conduisent dans l’oreille interne. En arrière du trou auditif interne se trouvent deux fentes, l’une supérieure, sans importance, l’autre inférieure, située plus en arrière, ouverture externe du canal du vestibule.

3° Face inférieure. — Très-irrégulière, déchiquetée, elle présente, en allant de l’apophyse mastoïde vers le sommet du rocher, une apophyse allongée, saillante, dirigée en bas et un peu en avant, apophyse styloïde (axuXoç, stylet), et entre les deux un trou, trou stylo-mastoïdien , orifice inférieur du canal de Fallope. En dedans et en arrière de ce trou et de cette apophyse est une surface déprimée, rugueuse, articulée avec l’apophyse jugulaire de l’occipital. On trouve ensuite une fossette assez profonde, fosse de la veine jugulaire, présentant à sa partie externe l’orifice d’un petit, conduit qui mène dans lo

CRANE

canal de Fallope, conduit du rameau auriculaire du nerf pneumo-gastrique. Plus eu dehors est l’orifice inférieur large du canal carotidien , et dans sa paroi postérieure l’ouverture d’un petit, canal conduisant dans la caisse du tympan, canal tympano-carotidien ; en dedans, une fossette triangulaire percée d’un trou, orifice du canal du limaçon; dans le triangle compris entre cette fossette, la fosse jugulaire et le canal carotidien, et plus près de ce dernier, est un orifice très-petit, orifice du canal du nerf de Jacobson, conduisant dans la caisse du tympan ; enfin, tout à fait près du sommet se trouve une surface irrégulière, rugueuse.

4° Face antérieure. — On remarque dans sa moitié externe une lamelle quadrilatère primitivement distincte sous le nom de cercle tympanique ; elle complète en lias et en avant l’échancrure existant entre l’apophyse mastoïde en arrière et la partie zygomatique ou la cavité glénoïde en avant; il en résulte un orifice évasé et un canal, orifice et conduit auditif externes. Cette lamelle est située en avant de l’apophyse styloïde, qu’elle engaîne par son bord inférieur sans y adhérer, ce qui lui a fait donner le nom d 'apophyse vaginale; elle est séparée de la cavité glénoïde par la scissure de Glaser, et forme en arrière pour cette cavité une sorte de paroi verticale non articulaire; entre elle et le bord antérieur de l’apophyse mastoïde est une fissure, trace de la séparation primitive des deux pièces osseuses. En avant et en dedans de cette lamelle, le reste de la face antérieure est irrégulier et rugueux.

5° Bords. — 1° Le supérieur saillant présente la gouttière du sinus péfreux supérieur ; 2° V inférieur est formé par le bord inférieur de l’apophyse vaginale; 3° Y antérieur se réunit à l’écaille au niveau de la scissure de Glaser; il en résulte un angle rentrant qui reçoit l’extrémité postérieure des grandes ailes du sphénoïde. A la pointe de l’angle rentrant s’ouvre un canal , canal musculo-tubaire , divisé en deux cloisons secondaires par une cloison osseuse quelquefois incomplète ; le canal supérieur est le conduit du muscle du marteau, l’inférieur est le conduit osseux de la trompe d’Eustache. Dans la cloison qui sépare le canal carotidien du conduit du muscle du marteau, marche un petit conduit particulier s’ouvrant en dedans sur la paroi antérieure du canal carotidien, et en dehors à la partie supérieure et interne de la caisse du tympan, canal du j)etit nerf pétr eux profond ; 4° le bord postérieur offre, de la base vers le sommet, une surface rugueuse articulée avec l’apophyse jugulaire de l’occipital, l’échancrure de la fosse jugulaire, une crête articulée quelquefois avec une crête analogue de l’occipital, l’échancrure de la fossette triangulaire de la face inférieure du rocher, enfin une surface ru-

tj 7

gueuse juxtaposée à l’occipital.

6° Base. — Confondue en haut avec le reste de l’os, elle présente en bas l’orifice du conduit auditif externe.

7U Sommet. — Il est reçu dans l’angle rentrant formé par le sphénoïde et l’occipital, et présente l’orifice antérieur du canal carotidien.

8° Cavités et canaux creusés dans V épaisseur du rocher. — L’intérieur du rocher est parcouru par une série de cavités allant du trou auditif externe au trou auditif interne , et constituant, par leur réunion, les cavités auditives , qui contiennent les organes fondamentaux de l’audition. On trouve en outre dans le rocher une série de canaux vasculaires et nerveux qui méritent une description spéciale.

Page 1