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PARTIES ACCESSOIRES RE L’APPAREIL DE LA VISION

anastomoses les uns avec les autres, s’ouvrent suivant une ligne courbe à concavité inférieure dans la partie externe du sinus conjonctival supérieur. Ceux de la partie palpébrale s’ouvrent en partie dans les précédents, en partie par des orifices distincts (Béraud),

§ II. — Voies lacrymales (Fig. 321).

1° Conduits lacrymaux (N, M). — Ils vont des points lacrymaux à la paroi externe du sac lacrymal.

Les points lacrymaux , situés au sommet de la papille lacrymale, sont des orifices circulaires, élastiques, de 0mm,25 pour Je supérieur ; l’inférieur est un peu plus large. Le point lacrymal supérieur se place un peu en dedans de l’inférieur dans le rapprochement des paupières.

LÈVEiLLÉ. DEL BU, K AD ET. SC. \

Fis. 321. — Appareil lacrymal, d’après Anger (*).

Aux points lacrymaux fait suite une petite ampoule piriforme creusée dans la papille et dont le sommet est au point lacrymal. De la base et de la partie interne de cette ampoule partent les conduits lacrymaux, qui se dirigent en dedans, le long du bord du lac lacrymal, en arrière du tendon de l’orbiculaire , et s’unissent bientôt en un seul conduit, qui s’ouvre dans le sac lacrymal à la réunion de son quart supérieur et de ses trois quarts inférieurs.

(*) A. Globe oculaire. — B , C. Partie interne de la conjonctive palpébrale. — D, E, F. Tendons des muscles droits. — G. Tendon du grand oblique. — H. Vaisseaux et nerfs sus-orbitaires. — I. Aponévrose oculaire. — K. Glande lacrymale. — L. Tendon direct de l’orbiculaire. — M. Caroncule lacrymale. — N. Ampoule et canal lacrymal supérieur. — O. Canal lacrymal inférieur. — P. Sac lacrymal. — Q. Ouverture inférieure du canal nasal. — R, Cornet moyen. — S, Cornet inférieur. — T. Sinus maxillaire ouvert. — U. Vaisseaux et nerf sous-orbitaires,

ORGANES DES SENS

Les conduits lacrymaux ont une longueur de O111, 007 à O111 008 sur un diamètre de 0mm,5. Leur muqueuse, très-mince, est tapissée par un épithélium pavimenteux stratifié, et entourée par les fibres de la partie ciliaire de l’orbiculaire.

2° Sac lacrymal (Fig. 321, P). — Le sac lacrymal, situé dans la gouttière lacrymale de l’orbite, forme un cylindre aplati transversalement, de 0m,011 à 0nl,0'13 de hauteur, pour un calibre maximum de 0m,007 dans le sens antéropostérieur, 0m,004 dans le sens transversal. 11 se rétrécit à sa jonction avec le canal nasal.

Sa paroi postéro -interne est constituée par la gouttière lacrymale ; sa paroi numéro-externe , par une lame fibreuse insérée aux deux lèvres de cette gouttière et soudée en avant au ligament palpébral interne, en arrière au tendon réfléchi de l’orbiculaire.

Il est tapissé par une muqueuse blanc rosé, recouverte d’un épithélium vibratile. Sa paroi externe présente l’orifice commun des conduits lacrymaux ; on trouve quelquefois au-dessus un repli semi -lunaire, valvule de Rosenmüller. Une valvule, non constante, valvule de Béraud , le sépare du canal nasal . •

3° Canal nasal (Fig. 321). — Le canal nasal va du sac lacrymal au méat inférieur. Tantôt il n’a guère plus de longueur que le canal nasal osseux (voy. p. 74) et a alors 0m,012 à 0m,015 ; tantôt il se prolonge au-dessous de lui el peut atteindre jusqu’à 0m,020. Son calibre, à peu près cylindrique, un peu comprimé transversalement, est de 0m,003 en moyenne; à sa partie inférieure, il se rétrécit et ses parois s’accolent. Sa direction est verticale avec une légère courbure, dont la concavité est postérieure et interne.

Son orifice inférieur s’ouvre dans le méat inférieur à l’union de son quart antérieur et de ses trois quarts postérieurs ; cette ouverture se fait tantôt au sommet du méat, tantôt plus ou moins bas sur sa paroi externe, et est d’autant, plus étroite qu’elle descend plus bas. Elle constitue, soit un orifice circulaire à bords minces, soit une fente quelquefois à peine visible, verticale ou transversale, que limite un repli de la muqueuse, mais jamais une véritable valvule.

La muqueuse du canal nasal est tapissée par un épithélium vibratile et doublée à l’intérieur d’une membrane fibreuse , continuation du périoste et de la tunique fibreuse du sac lacrymal ; elle offre souvent à la paroi interne du canal un repli valvulaire. Dans la partie inférieure , purement membraneuse du canal , l’épithélium est pavimenteux stratifié, et, la couche fibreuse transformée en tissu caverneux, qui dans l’état normal accole les parois du canal (Henle). La muqueuse du canal et du sac contient quelques petites glandes en grappe.

4° Partie ciliaire de l’orbiculaire et muscle de Horner. — Le bord libre des paupières est longé par un faisceau mince situé en avant des racines des cils et allant de la crête lacrymale de l’iinguis el du ligament palpébral interne (tendon direct de l’orbiculaire) au ligament palpébral externe. Une partie de ces fibres n.’ arrivent pas jusqu’à ce ligament et se terminent à la peau du bord libre de la paupière. La partie de ces libres attachée à la crête lacrymale de l’unguis, et adhérente à la partie réfléchie du ligament palpébral interne (tendon réfléchi do l’orbiculnire), a reçu le nom de muscle de Horner.

ORETLLE EXTERNE.

L’action de cos fibres musculaires est. douteuse. Pour les ner dilate, pour d’autres, il rétrécit le sac. La marche <los orymales est du reste loin d’être o\pli([uée suffisamment.

uns, le muscle de Ilorlarmes dans les voies la-

T aisseaux et nei'fs de l appareil lacrymal. — 1° Glande lacrymale. — Les artères viennent de la branche lacrymale de l’ophthalmique et par quelques rameaux de la méningée moyenne. Les veines vont à la veine ophthalmique. Les nerfs viennent de

la branche lacrymale de 1 ophthalmique et du rameau orbitaire du maxillaire supérieur.

-° 1 0 i cs lacrymales. — Les artères viennent des palpébrales et des artères des lusses nasales; le sac reçoit une branche spéciale d’une des artères musculaires do 1 ophthalmique. Los veines suivent bjs artères.

DEUXIÈME SECTION

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