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cachée en grande partie clans la rainure unguéale , sauf quelquefois sa partie antérieure semi-lunaire, qui constitue la lunule. La racine se termine en arrière par un bord mince et tranchant très-flexible.
L’ongle se compose, comme l’épiderme, d’une couche muqueuse et d’une couche cornée, séparées l’une dp l’autre par une limite très-nette, bien visible sur une coupe transversale, sous forme d’un liséré sombre.
1° La couche muqueuse , adhérente à toute la surface de la matrice unguéale, recouvre la face inférieure de l’ongle à l'exception de son extrémité libre, et tout à fait en arrière, une très-petite étendue de la face supérieure de la racine. Elle se continue sans ligne de démarcation avec la couche de Malpighi de l’épiderme du doigt. Elle est composée de cellules à noyau, allongées et aplaties au niveau de la racine dans les parties profondes, semblables partout ailleurs aux cellules de la couche de Malpighi de l'épiderme.
2° La cyuche cornée s’unit à la couche muqueuse par de petites crêtes s’engrenant avec des sillons correspondants de cette dernière. Cette couche se compose d’une masse dure, transparente, homogène, dans laquelle on ne voit qu’indistinctement des lamelles aplaties et allongées. Par les alcalis, ces lamelles se gonflent et laissent voir des cellules épithéliales pourvues d’un noyau. La couche cornée de l’ongle n’est pas en continuité directe avec celle de l’épiderme ; celle-ci lui forme une sorte de gaine incomplète ; en avant , la couche cornée de l’épiderme s’enfonce d’une trèspetite quantité entre la face inférieure de l’ongle et le lit unguéal ; au niveau de la rainure unguéale elle s’enfonce aussi entre les bords de cette rainure et la face supérieure de l’ongle, et à la partie postérieure de l’ongle elle s’avance, sur la face dorsale de l’ongle, sous forme d’une couche mince qui recouvre ordinairement la lunule et circonscrit en arrière, par un liséré blanc jaunâtre , la surface libre de l’ongle.
Matrice de l’ongle. — La matrice de l’ongle a la même structure que le derme cutané. La surface du lit de l’ongle est garnie de 70 à 80 petites crêtes linéaires, qui commencent en arrière au fond de la rainure unguéale, dans sa partie moyenne et partent de là comme d’un pôle pour se diriger en avant, les moyennes directement, les latérales en décrivant d’abord une courbe à concavité interne. Ces crêtes, d’abord très -serrées et petites, après un trajet de 0,006 à 0m,008 , deviennent subitement plus saillantes et constituent de véritables lames. Cette limite des crêtes et des lames se fait suivant une ligne convexe en avant , qui divise le lit de l’ongle en deux parties inégales : une postérieure semi-lunaire, très-peu vasculaire, blanchâtre ( lunule ), cachée complètement en général dans la rainure unguéale; l’autre antérieure, plus étendue, vasculaire, rosée, qui répond au corps de l’ongle ou à sa partie visible. Ces crêtes interceptent des sillons, dans lesquels pénètrent des prolongements de la couche de Malpighi de l’ongle. Ces crêtes linéaires sont pourvues de papilles vasculaires.