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ARTICLE VII. — DÉVELOPPEMENT DES ORGANES URINAIRES

L’allantoïde communique à l’origine avec l’intestin postérieur (paroi antérieure du rectum) par un pédicule canaliculé, qui constitue Vouraque (voy. p. 950). A partir du deuxième mois l’ouraque s’élargit dans sa partie inférieure pour constituer le réservoir urinaire ou la vessie, réservoir qui se continue en haut avec le canal de l'ouraque et en has par un canal , futur canal uréthral, avec le rectum. Le canal de l’ouraque s’oblitère à la fin de la vie fœtale , et il n’en reste plus qu’un cordon fibreux qui va du sommet de la vessie à l’ombilic. La formation de l’urèthre sera étudiée avec celle des organes génitaux externes.

Les reins sont tout à fait indépendants des corps de Wolff. Ils se développent aux dépens de la paroi postérieure de la vessie ou mieux de la partie vésicale de l’ouraque et représentent à l’origine deux culs-de-sac creux formés à la manière des poumons. Ces culs-de-sac donnent naissance aux uretères, et, en se multipliant et se ramifiant, aux calices et aux canaux urinifères les plus volumineux, tandis que les canalicules plus petits sont à l’origine des bourgeons cellulaires pleins, de la paroi des culs-de-sac primitifs. Au troisième mois paraissent les corpuscules de Malpighi ; à cette époque une partie des canalicules urinifères constitue encore des cordons cellulaires pleins sans cavité intérieure. A l’origine, les reins sont aplatis et situés en arrière de la partie inférieure des corps de Wolff (sixième à septième semaine); à la huitième semaine (Fig. 401 A ,5), leur surface est lobulée, et cette lobulation du rein se retrouve jusqu’après la naissance.

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