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ARTICLE III. — ARTICULATIONS DE L’ATLAS , DE L’AXIS ET DE L’OCCIPITAL

(Fig. 35).

Préparation. — Enlever la base du crâne avec les quatre ou cinq premières vertèbres cervicales et ne laisser de l’occipital que les parties avoisinant les condyles; détacher l’arc postérieur des vertèbres et la partie postérieure de l’occipital par un trait de scie vertical. Pour voir l’ordre de superposition des différents faisceaux, pratiquer une coupe verticale médiane et antéro-postérieure passant par l’apophyse odontoïde.

ARTICULATIONS DE LA COLONNE VERTEBRALE

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C JL

Fig. 35. — Ligaments des articulations de l’atlas , de l’axis et de l'occipital (*;.

(*) A* Ligament croisé. — (La partie postérieure de l’occipital, les lames et les apophyses épineuses des vertèbres cervicales ont été enlevées pour mettre à découvert la partie postérieure des corps vertébraux). — I) Dure-mère relevée. — 2) Disques intervertébraux. — 3) Ligament vertébral postérieur. — 4) Le même ligament coupé et rabattu. o) Le même , coupé et relevé. — 6) Ligament transverse. — 7) Sa branche supérieure. — 8) Sa branche inférieure. • 9) Ligament occipito-atloïdien latéral. — ■ 10) Ligaments odontoïdiens latéraux.

B. Ligaments odontoicLens. — 1) Apophyse odontoïde. — 2) Ligament odontoïdien moyen. — 3) Ligaments odontoïdiens latéraux.

C. Coupe antero-posterieure et médiane de ces articulations. — I) Occipital. — 2) Axis. — 3) Arc antérieur de

ARTHROLOGIE.

Ces articulations sont les unes des diarthroses, articulations de Voilas avec l'occipital et de l'atlas avecVaxis, les autres des articulations à distance, constituées par des ligaments rattachant l’occipital à l’apophyse odontoïde ( ligaments odontoïdiens ) , l’occipital à l’atlas ( ligaments occipito-atloidiens ), et enfin l’atlas à l’axis (ligaments atloïdo-axoïdiens).

A. DIARTHROSES.

a. Articulation de l'atlas et de l'occipital .

Les surfaces articulaires , convexes du côté de l’occipital , concaves du côté de l’atlas , sont ovalaires , à grand diamètre convergent en avant et constituées par les condyles de l’occipital et les facettes articulaires supérieures des masses latérales de l’atlas. Leur courbure est moins forte dans le sens transversal que dans le sens antéro-postérieur, et les condyles de l’occipital débordent en avant et en arrière les surfaces correspondantes de l’atlas , ce qui indique le sens principal du mouvement ; le bord externe des facettes de l’atlas est plus relevé que leur bord interne. Ces deux surfaces sont encroûtées de cartilage ; il est quelquefois interrompu sur les condyles, suivant une ligne oblique qui les divise en deux facettes secondaires.

La synoviale , assez lâche , s’attache sur l’occipital un peu au delà des surfaces articulaires , du côté interne comme du côté externe ; elle est entourée d’un tissu connectif lamelleux et renforcée par les ligaments qui vont de l’atlas et de l’apophyse odontoïde à l’occipital.

b. Articulation de l'atlas et de l'axis.

En même temps que l’atlas tourne autour de 'l’apophyse odontoïde comme autour d’un pivot, il glisse sur les facettes supérieures du corps de l’axis. Cette articulation se divise donc en deux articulations secondaires : l’articulation atloïdo-odontoïdienne , l’articulation atloïdo-axoïdienne.

1° Articulation ailoido-odontdidienne. — L’apophyse odontoïde est reçue dans un anneau ostéo-tihreux formé en avant par l’arc antérieur de l’atlas , qui présente une petite facette ovalaire concave, en rapport avec une facette convexe correspondante de l’apophyse odontoïde ; en arrière cet anneau est formé par un ligament qui divise l’ouverture de l’atlas en deux ouvertures secondaires, l’une, postérieure, destinée à la moelle, l’autre, antérieure, à l’apophyse odontoïde. C’est le ligament transverse (Fig. 35, A, 6). Ce ligament, haut de 0m,01 dans son milieu , épais de 0m,002 , s’insère de chaque côté en dedans des masses latérales de l’atlas ; sa face antérieure concave se moule sur la face postérieure de l’apophyse odontoïde et a la forme d’un demi-entonnoir, dont le bord inférieur, semi- circulaire, étrangle le col de la dent. De ses bords supérieur et inférieur partent deux ligaments verticaux faibles, qui lui ont. fait donner le nom de ligament croisé ; la branche supérieure (7) va au bord anté-

l’atlas. — 4) Coupc du ligament transverse. — b) Grand ligament vertébral antérieur. — 6) Branehe supérieure du ligamont croisé. — 7) Sa branche inférieure. — 8) Ligament suspenseur do la dent; son faisceau postérieur. — 9) Son. faisceau antérieur. — 10) Petit faisceau rattachant le ligament transverse au ligament suspenseur. — 1 1) Masse de tissu cellulo-graisseux avec des veines. — 12) Ligament occipilo-atloïdien antérieur. — 13) Ligament ntloïdo-axoïdien antérieur.

ARTICULATIONS DE LA COLONNE VERTÉBRALE

rieur du trou occipital , en se confondant avec la continuation du ligament

Les deux facettes de l’apophyse odontoïde , celle de l’atlas et la face antérieure du ligament transverse sont encroûtées de cartilage.

Deux synoviales facilitent le glissement; l’une, antérieure, entre l’arc antérieur de l’atlas et l’apophyse odontoïde ; l’autre, postérieure, entre le ligament transverse et l’apophyse odontoïde ; celle-ci présente trois culs de sac : un supérieur, qui se prolonge sous la branche supérieure du ligament transverse, deux latéraux , qui embrassent les parties latérales de l’apophyse odontoïde. Quelquefois il y a communication de ces deux synoviales.

*2° Articulation atloïdo-axoïdienne. — Les surfaces articulaires (masses latérales de l’atlas et facettes articulaires supérieures de l’axis) offrent une configuration spéciale , très-importante au point de vue des mouvements de rotation de la tête ; mais cette configuration ne se voit bien que sur les surfaces fraîches encore recouvertes de leur cartilage , et disparaît en partie sur les os secs. Les facettes articulaires de l’axis présentent une crête tranversale saillante qui leur donne une forme en dos d’âne et sépare chaque facette en deux parties légèrement convexes, l’une antérieure, l’autre postérieure. Du côté de l’atlas on trouve aussi une crête transversale analogue qui divise chaque facette en deux parties légèrement concaves, l’une antérieure, l’autre postérieure. C’est donc une diarthrose discordante.

La synoviale est très-lâche, riche en prolongements synoviaux et entourée partout de substanceynolle cellulo -graisseuse ; elle communique quelquefois avec la synoviale atloïdo-odontoïdienne.

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