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I. Veines su fehficielles

Préparation, — On les injecte par la salvatelle et la céphalique du pouce. Les veines l)rofondes se remplissent par les anastomoses. On prépare les superficielles en enlevant avec ménagement la peau et le tissu cellulaire sous-cutané, les p rotondes comme les artères correspondantes .

(*) 1) Veine cave supérieure. —2) Tronc veineux brachio-céphalique gauche. — 3) Veine sous-clavière gauche. — i) Veine jugulaire interne gauche. — 5) Veine jugulaire externe gauche. — 6) Veine thyroi ilienne inférieure gauche. — 7; Veine thyroïdienne supérieure gauche. — 8) Veine faciale gauche. — 0) Anastomose remarquable sur ce sujet et formant une variété de veine jugulaire antérieure. —10) Tronc veineux céphalique droit. — 11) Veine thyroïdienne inférieure droite.

Beaums et Boucuaro. 31

ANGÉIOLOGIE

Les artères des doigts et de la main sont plus développées à la face palmaire qu’à la face dorsale, les veines, au contraire, présentent une disposition inverse.

Les veines collatérales des doigts n’accompagnent pas les artères; elles forment, sur la façade dorsale, un réseau assez remarquable, qui communique avec celles de la face palmaire au niveau de chaque articulation phalangienne. A l’extrémité de chaque espace interdigital, la collatérale externe du doigt se réunit à la collatérale interne du doigt voisin. Elles forment ainsi cinq branches, qui, sur le dos du métacarpe, constituent une espèce d’arcade, de laquelle partent des rameaux qui s’abouchent, les plus externes dans la veine dorsale ou céphalique du pouce, le? plus internes dans la veine salvatelle venue du petit doigt.

Tous ces vaisseaux, joints aux veinules sous- cutanées de la paume de la main et de la face antérieure du poignet, viennent, à la partie inférieure de l’avantbras, constituer plusieurs branches, dont Tune, antérieure, veine médiane, est formée par les veinules de la face antérieure du poignet et de la région palmaire delà main, dont d’autres externes, veines radiales, continuent la céphalique du pouce, et dont les internes, veines cubitales, proviennent de la salvatelle et des veines internes du dos de la main.

Veine médiane . — Elle est quelquefois double ou triple, et chemine dans la couche sous-cutanée de la face antérieure de Tavant-bras, dont elle occupe à peu près la partie moyenne. Arrivée auprès du pli du coude, elle se divise en deux branches obliijues, qui communiquent, l’interne avec la veine basilique, médiane basilique, l’externe avec la céphalique, médiane céphalique. Au moment de sa bifurcation, la veine médiane reçoit constamment une branche anastomotique qui lui vient directement des veines profondes.

Veines radiales. — Au nombre de deux ou trois, elles longent le bord externe de Tavant-bras. On les a quelquefois divisées en radiales antérieures et radiales postérieures, mais cette distinction n’a aucune utilité, car elles communiquent constamment entre elles et sont excessivement irrégulières quant à leur direction. Ces veines continuent la céphalique du pouce et se réunissent d’habitude en un seul tronc un peu au-dessous du pli du coude ; ce tronc reçoit au niveau de l’articulation, la branche externe de bifurcation de la médiane et constitue alors la veine céphalique.

Veines cubitales. — Toujours multiples à la partie inférieure de Tavantbras, les veines cubitales se réunissent bientôt en un seul tronc, qui longe le côté interne de Tavant-bras. Elles tirent leur origine du réseau dorsal du métacarpe et de la veine salvatelle.

Le tronc formé par leur réunion s’incline un peu en avant et en dedans, et arrive au pli du coude, où il reçoit la médiane basilique, branche interne de bifurcation de la médiane. De cette réunion naît la veine basilique.

Cette description des veines de Tavant-bras est sujette à des variétés très nombreuses.

A la partie antérieure du pli du coude se trouve donc le lieu de réunion des veines de Tavant-bras. Cette réunion s’opère de la façon suivante : la médiane, qui a suivi plus ou moins jusqu’à la partie moyenne du membre, se divise en deux parties distinctes, se dirigeant Tune en dehors et en hant, et l’autre en dedans et en haut. Elles communiquent bientôt avec le tronc com-

mun des veines radiales et avec eelui des veines cubitales. Cette disposition a été comparée àun M majuscule.

C’est au pli du coude que se pratique la saignée ; il est donc très important de se rendre un compte exact des rapports des veines avec les parties sous-jacentes. C’est, d’habitude, la médiane céphalique ou la médiane basilique que l’on ouvre dans cette opération. Ces veines sont superficielles, c’est-à-cfire sus-aponévrotiques ; or, nous l’avons vu, l’artère humérale se dirige à ce niveau en dehors et en bas dans la rainure musculaire que lui forment le biceps et le rond pronateur ; le tendon de ce premier muscle fournit une expansion fibreuse, qui se porte en dedans et en bas pour renforcer l’aponévrose antibrachiale ; c’est cette lame qui sépare la veine médiane basilique du vaisseau artériel, et comme cette barrière n’est pas assez épaisse pour offrir une résistance sérieuse, la lancette peut fort bien, quand elle est tenue par une main inexpérimentée, la traverser et blesser le vaisseau artériel. Mais l’artère et la veine n’ont pas exactement le même trajet et ne sont pas parallèles l’une à l’autre; elles s’entre-croisent sous un angle très aigu ; l’on pourra toujours, si le malade n’est pas d’un embonpoint considérable^ aiTiver par la palpation à déterminer le point exact de cet entre-croisement. Il vaut mieux, quand on le peut et que la veine médiane céphalique n’est pas trop grêle, saigner cette dernière, qui ne se trouve en rapport avec aucun vaisseau artériel. D’un autre côté, les nerfs cutanés de l’avant-bras affectent des rapports bien plus intimes avec la veine médiane basilique qu’avec la médiane céphalique ; la première est en etfet accompagnée et entourée des filets du nerf brachial cutané interne, dont une branche passe toujours au-devant d’elle, tandis que la seconde n’a aucun rapport immédiat avec le nerf musculo-cutané ; c’est donc là une nouvelle raison qui devra faire préférer la veine médiane céphalique pour l’opération de la saignée.

Toutes les veines superficielles sont réunies au bras en deux troncs :

1° Feme céphalique. — Née de la jonction de la médiane céphalique avec le tronc commun des veines radiales, elle chemine au-dessus de l’aponévrose en longeant le côté externe du biceps ; arrivée un peu au-dessus de l’insertion du deltoïde, elle traverse l’aponévrose, s’engage dans l’espace celluleux qui sépare ce muscle d’avec le grand pectoral et va s’aboucher dans la veine axillaire en se portant un peu en arrière et en dedans. Elle fournit à ce niveau une branche anastomotique, qui passe au-dessous de la clavicule et va s’ouvrir dans la sous-clavière.

2° Veine basilique, — Elle est située au côté interne et antérieur du bras, et est formée par la réunion des veines médiane basilique et cubitale. Vers la partie moyenne du bras, elle traverse l’aponévrose brachiale et va bientôt s’ouvrir dans une des veines humérales, ou plus haut dans la veine axillaire. Son volume est un peu supérieur à celui de la précédente. Elle présente des communications assez fréquentes avec les veines profondes, au moins dans son trajet sous-aponévrotique.

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