‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 189 sur 303 · ARTICLE 111 - PIE-MÈRE · texte numérisé non relu

ARTICLE 111 - PIE-MÈRE

La pie-mère recouvre immédiatement les centres nerveux et les entoure de toute part. Elle envoie également des prolongements, qui enveloppent les nerfs et forment leur névrilème. Cette membrane est constituée par du tissu connectif plus ou moins condensé, servant de support à une quantité considérable de vaisseaux capillaires. Elle difi'ère dans le cerveau et dans la moelle.

§ I — Pie-mère cérébrale et cérébelleuse

La pie-mère, qui tapisse le cerveau et le cervelet, est formée par un tissu connectif lâche, dans lequel rampent des capillaires artériels et surtout veineux, extrêmement nombreux. Elle enveloppe les circonvolutions cérébrales, les accompagne dans toutes leurs inflexions et pénètre entre elles ; dans les sillons qu’elles forment, la pie-mère est disposée en deux lames, qui restent distinctes entre les circonvolutions cérébrales, mais qui sont plus ou moins soudées l’une à l’autre entre les lames du cervelet. Dans la partie médiane de la grande fente de Bichat, entre le bourrelet du corps calleux et les tubercules quadrijumeaux, la pie-mère pénètre dans l’intérieur du troisième ventricule et constitue la toile choroïdienne. Aux extrémités de cette fente elle pénètre dans les ventricules latéraux et forme les plexus choroïdes. Nous reviendrons sur ces parties en traitant du cerveau.

Gadiat a admis l’existence de réseaux anastomosés entre eux dans la piemère. Ges réseaux entoureraient, d’après lui, les circonvolutions et établiraient une communication facile entre les artérioles des circonvolutions et même des lobes voisins. Il a admis également, un peu théoriquement, l’existence de vaisseaux plus volumineux que les capillaires qui uniraient les artérioles aux veinules. Duret semble avoir démontré que la description de Gadiat ne repose pas sur une base suffisante.

§ II — Pie-mère bulbaire et médullaire

Sur la protubérance annulaire, le bulbe et la moelle épinière, la pie-mère contient moins de vaisseaux et est formée par un tissu connectif dense, qui lui donne une apparence fibreuse. De sa surface interne partent, d’après les recherches de Fronimann, des prolongements extrêmement fins, qui pénètrent dans l’intérieur de la moelle et qui, en se réunissant soit aux membranes connectives des vaisseaux, soit au tissu connectif qui sert de base à l’épithélium épendymaire, forment un réseau d’une finesse variable suivant les points et destiné à isoler les éléments nerveux. Nous aurons l’occasion d’en reparler en étudiant la structure de la moelle. La pie-mère médullaire pénètre dans les sillons de ce centre nerveux et les tapisse.

La pie-mère rachidienne présente à la partie inférieure de la moelle un prolongement fin et arrondi, ligament coccygien de la moelle, filum terminale, qui va s’insérer à la base du coccyx O.

(*) Quelques auteurs, parmi lesquels nous citerons surtout Kôliiker, ont trouvé clans le filum terminale un certain nombre de fibres nerveuses très pâles.

MÉNINGES

ARTICLE IV - ÉPENDYME

Les auteurs ont décrit longtemps, comme une dépendance de la piemère, une membrane extrêmement mince et délicate qui recouvre les ventricules du cerveau. Virchow, le premier, reconnut que cette pellicule n’appartient nullement à la pie-mère, mais forme une membrane distincte, à laquelle il a donné le nom à'épendyme. Elle tapisse le canal central de la moelle et les cavités encéphaliques, qui ne sont que la continuation de ce canal. L’épendyme est constitué par un substratum de tissu connectif très fin, recouvert par un épithélium cylindrique. Purkinje et Va- Kig. 173. — Ligaments dentelis de la moelle et lentin, et après eux Kôlliker, ont IpTwuJl') rachidtens avec les ganglions

trouvé, sur des têtes de suppliciés,

cet épithélium garni de cils vibratiles, ce qui ferait croire que c’est là sa forme normale sur le vivant. La lame cornée qui existe dans le sillon séparant la

Ligaments dentelés de la moelle, de la moelle épinière, se trouvent des prolongements de la pie-mère connus sous le nom de ligaments dentelés de la moelle. Ces ligaments sont formés par une bandelette festonnée, dont la base est continue avec la pie-mère, tandis que la pointe des festons s’insère sur la dure-mère entre deux paires de nerfs, de telle sorte que chaque feston correspond au pédicule d’une vertèbre. Cette disposition n’est pas toujours très régulière, et on voit quelquefois un feston s’insérer par deux pointes sur la dure-mère (fig. 173, 2).

Les ligaments dentelés de la moelle empêchent cet organe de se mouvoir dans aucun sens; ils le fixent d’une manière invariable dans sa position normale.

— Latéralement et dans toute l’étendue

(*) 1, 1, 1, 1) Ligaments dentelés de la moelle. — 2) Un de ces ligaments présentant deux pointes. — 3, 3, 3| Racines postérieures des nerfs rachidiens. — 4, 4, 4) Leurs racines antérieures traversant la dure-mère par un orifice partiouiier. — 5, 5, 5. 5) Ganglions des racines postérieures. A droite ils ont été isolés des racines antérieures. ,

XÉVROI.OaiE

couche optique d'avec le corps strié n’est, comme nous le dirons plus loin, qu’un épaississement de l’épendymedu ventricule latéral.

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