‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 199 sur 303 · ARTICLE V. - CINQUIÈME PAIRE. - NERF TRIJUMEAU · texte numérisé non relu

ARTICLE V. - CINQUIÈME PAIRE. - NERF TRIJUMEAU

Le nerf de la cinquième paire se compose de deux racines: l’une grosse, sensitive, l’autre petite, motrice. Leur origine apparente se trouve sur le bord externe de la protubérance, à une distance moindre de son bord antérieur que de son bord postérieur. La racine motrice, plus petite, naît un peu plus en dedans que la racine sensitive ou grosse portion, et en est séparée par quelques fibres de la protubérance (fig. 187, V).

La portion motrice, que l’on désigne encore sous le nom de nerf mastica teur, présente pour son origine réelle un noyau bien étudié par Sappey et Mathias Duval. Il est situé sur le prolongement des cornes antérieures de la moelle et formé par de très grosses cellules.

NERFS ENCÉPHALIQUES OU CRANIENS

La racine sensitive ou grosse racine, naît réellement de toute la substance grise qui, dans le bulbe, continue la corne postérieure de la moelle. Elle reçoit, en outre, des libres venues du locus cæruleus et de quelques cellules situées sur les côtés de l’aqueduc de Sjdvius. Toutes ces libres montent obliquement dans le bulbe, depuis le tubercule de Rolande jusqu’à l’émergence hors de la protubérance, en parcourant ainsi un trajet qui mesure presque toute la longueur du bulbe.

Dans leur long trajet intra-bulbaire, on voit partir de ces libres, et surtout des cellules auxquelles elles aboutissent, des prolongements qui les mettent en communication avec les différents nerfs au-devant desquels elles passent. C’est ainsi que les noyaux du facial, de l’auditif, du glosso-pharyngien, du spinal, do l’hypoglosse et surtout du pneumogastrique, sont unis aux cellules et aux libres du trijumeau. Il a été possible à Schrôder van der Kolk d’expliquer, au moyen de ces anastomoses, un grand nombre de réflexes dont il était jusqu’alors difficile de se rendre compte (mouvements involontaires de la déglutition, de la respiration, de la toux, de l’éternument, etc.).

Parti de la protubérance, le nerf trijumeau se porte en haut, en dehors et en avant pour gagner une dépression du sommet du rocher en passant au-dessous de la dure-mère. La portion motrice est d’ahord supérieure à la portion sensitive, mais dans ce trajet elle la contourne et lui devient inférieure.

La grosse portion (sensitive) se renfle en un ganglion dit ganglion de Gasser, au-dessus duquel passe la portion motrice, qui n’y prend aucune part. Le ganglion de Casser est logé dans la dépression du sommet du rocher et recouvre les nerfs pétreux superfleiels.il a la forme d’un croissant dont le grand axe est oblique d’arrière en avant et de dehors en dedans ; il est aplati et en rapport, varôïe!^montrant7eJ^dmxd^rm^

par sa face supérieure avec la dure-mère, verticale et horizontale, de la grosse porqui le recouvre ; par sa face inférieure trijumeau, d’apres suiiing (■).

avec une lamelle fibreuse qui dépend également de cette membrane ménin gienne ; par son bord postérieur ou concave il reçoit le tronc de la grosse portion du trijumeau (fig. 211, 1) ; par son bord antérieur ou convexe il émet trois branches : ophthalmique de Willis, maxillaire supérieur, maxillaire intérieur ; à celte dernière vient se joindre la portion motrice du trijumeau (nerf masticateur) qui lui est exclusivement destinée et qui s’y unit intimement.

Le ganglion de Casser reçoit par sa face profonde quelques filets du sympa-

l*)l) Moelle allongée. - 2) Pédoncule cérébral. - 3) Pont de Varole. - é) Valvule de Vieussens.- 3) Plancher du quatrième ventricule. — 6) Partie verticale des racines de la grosse portion du trijumeau. — 7) Coude de ces racines. — 8) Leur partie horizontale. — 9) Substance grise du plancher du quatrième ventricule. — 10) Fibres qui en partent et qui vont rejoindre la grosse portion du trijumeau. — 11) Noyau supérieur du trijumeau (portion motrice). — 12) Racines de cette portion qui en partent. — 13) Quelques fibres du pathétique entourées de cellules nerveuses. — 1 4) Fibres appartenant aux racines de l’auditif.

NKVROLOGŒ

tique et émet, par sa face externe ou supérieure, des filets méningiens, décrits par Gruveilhier. Ils suivent l’artère méninirée moyenne et se rendent à la dure-mère, qui tapisse les fosses latérales moyennes de la cavité crânienne.

Ce ganglion a un aspect réticulé; il est formé, comme tous les ganglions, paides fibres nerveuses unies à des cellules nerveuses, bipolaires pour la plupart, comprises dans un stroma connectif,

§ I — Première branche du trijumeau Nerf ophthalmique de Willis

Préparation, — Pour le nerf ophthalmique de Willis et pour tout les nerfs de l'orbite, nous recommandons les deux préparations suivantes : 1» pour les nerfs superficiels ou susmusculaires (frontal, lacrymal, pathétique), enlever le cerveau avec précaution, en ayant soin de laisser aussi longs qne possible les troncs nerveux et de les couper au plus prés de leur origine apparente. Ouvrir la cavité orbitaire par sa face supérieure à l'aide de la gouge et du maillet ; amincir, par le même moyen, autant que possible, la partie externe de l'apophyse d'Ingrassias; diviser alors le périoste orbitaire avec précaution et préparer les branches nerveuses en enlevant avec de grands ménagements le tissu graisseux de l’orbite. Cette préparation permet aussi de voir le rameau orbitaire.

2® Pour les nerfs sous-musculaires (nasal, oculo-moteurs commun et externe, ainsi que poulie ganglion), il est plus aisé de faire sauter la paroi externe de l'orbite, après avoir incisé les parties molles et scié l'apophyse zygomatique. On sectionne le muscle droit externe vers son milieu, et sur sa partie postérieure on trouve la terminaison de l'oculo-moteur externe. On procède alors avec la plus grande attention à la recherche des nerfs ciliaires et du ganglion ophthalmique, ainsi que des branches afférentes. On use des mêmes précautions pour la préparation du nerf nasal et des branches de l’oculo-moteur commun. Pour le rameau ethmoïdal, on le poursuit dans son canal osseux jusqu'au côté de l'apophyse crista-galli, et l'on réserve l’étude de ses branches terminales jusqu’au moment où l'on préparera les nerfs de la cavité nasale. Pour terminer et complété^ la préparation, il faut étudier la disposition cl les anastomoses dans le sinus caverneux et dans la paroi externe de ce sinus.

La branche ophthalmique de Willis naît de l’extrémité antéro-interne du ganglion de Uasser (fig. ‘311), se dirige un peu obliquement en haut, en avant et en dedans, pénètre dans l’épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux à l’union du tiers postérieur avec les deux tiers antérieurs de cette lame fibreuse.

l’extrémité de celle-ci le nerf se divise entrois rameaux : lacrymal, frontal, nasal, qui pénètrent isolément dans l’orbite, en passant par la fente sphéno'idale.Dansce trajet, il croise à angle très aigu les nerfs oculo-moteurs commun <-t externe situés en dedans de lui, tandis que le pathétique occupe son côté supérieur et lui est parallèle (fig. 211,2,3).

Le nerf ophthalmique de Willis reçoit des filets sympathiques, qui lui viennent du plexus caverneux, et fournit des anastomoses au pathétique (voyez plus haut) et aux nerfs oculo-moteurs commun et externe; ces derniers partent de l’ophthalmique au niveau de l’origine du rameau nasal.

1" Xerf lacrymal. — Il pénètre dans l’orbite par la pai tie la plus élevée et la plus étroite de la feifie sphénoïdale, se place entre le hord supérieur du muscle droit externe et le périoste (fig. 211, 6), se dirige en avant et en dehors vers la glande lacrymale, qu’il traverse en lui abandonnant un grand nombre de rameaux (fig. 211, 13), et vient enfin se terminer dans la paupière supérieure à l’union de son tiers externe avec ses deux tiers internes (fig. 211. 12). Les rameaux palpébraux du nerf lacrymal sont destinés, les uns à la con-

(1) Pour la dUlribulion des nerfs crâniens on fera bien de consulter les figures schématiques qui se trouvent dans Beannis, Physiologie.

NERFS ENCÉPHALIQUES OU CRANIENS

jonctive palpébrale, les autres aux téguments de la paupière supérieure, et les derniers à la peau de la partie antérieure de la tempe, à laquelle ils se distri buent en contournant l’apophyse orbitaire externe.

Avant de pénétrer dans la glande lacrymale ou dans son projet intraglandu laire, le nerf lacrymal fournit un rameau (fig. 211, 14) qui va s’anastomoser avec le rameau orbitaire du nerf maxillaire supérieur, en formant une arcade à concavité postérieure. Ce rameau a été décrit sous le nom de rameau temporomalaire; mais, comme l’a fait remarquer L. Hirschfeld, les divisions temporale et malaire qu’il fournit appartiennent non au fllet anastomotique du lacry mal, mais bien au rameau orbitaire du maxillaire supéi’ieur, avec lequel nous les décrirons.

Nous avons déjà signalé plus haut le rameau anastomotique, que le nerf ophthalmique de Willis envoie au pathétique, et nous avons dit que ce rameau ne fait que s’accoler momentanément à ce dernier pour s’en détacher bientôt et aboutir au lacrymal, qui semble naître aussi par deux racines venues l’une de l’ophthalmique, l’autre du pathétique.

2® Nerf frontal. — Ge nerf continue le trajet primitif du nerf ophthalmique. pénètre dans l’orbite par la partie moyenne de la fente sphénoïdale, se place entre le muscle releveur de la paupière supérieure et le périoste, se dirige en avant et se partage vers le tiers antérieur de la cavité orbitaire en deux rameaux, frontal interne, frontal externe.

Frontal interne (û". 211, 10). — Ge rameau se dirige un peu en dedans, passe entre le trou sus-orbitaire et la poulie du grand oblique, fournit des rameaux à la partie interne de la paupière supérieure (peau et muqueuse), à la peau de la racine du nez, à la muqueuse des sinus frontaux. Il se réfléchit ensuite à angle droit, remonte en se plaçant entre le muscle frontal et le périoste et s’épuise en filaments qui traversent les fibres musculaires pour aboutir à la peau de la partie moyenne du front.

Frontal externe. — Plus volumineux que le précédent, il se porte directe ment en avant (fig. 211, 11) vers le trou sus -orbitaire, par lequel il passe, fournit quelques rameaux très grêles à la peau et à la muqueuse de la partie moyenne de la paupière supérieure et se réfléchit comme le précédent à angle droit (fig. 212, 4). Il chemine ensuite vers le muscle frontal et le périoste, traverse le muscle et se répand dans la peau du front et de la partie médiane et antérieure du cuir chevelu (fig. 221, 15). Quelques-uns de ses filets vont à l’os frontal.

Il n’est pas rare de voir le nerf frontal, au lieu de se diviser en deux branches seulement, émettre une troisième division, le nerf sus -troehléateur d'Arnold. qui passe par la poulie du grand oblique et fournit des rameaux nasaux et frontaux (fig. 211, ü).

Avant sa bifurcation, le nerf frontal fournit souvent une anastomose très grêle qui se porte en dedans et en avant pour s’unir au nasal externe, en passant au-dessus ou au-dessous du muscle grand oblique.

.2° Nerf nasal. — Né dans la paroi externe du sinus caverneux, le nerf nasal se porte en avant, pénètre dans l’orbite par la partie la plus large de la fente sphéno’idale entre les deux tendons du muscle droit externe, change de direction et se dirige en dedans et en avant, en croisant la face supérieure du nerf optique, ainsi que la face inférieure du muscle droit supérieur (fig. 212,5),

NÉVROLOSIE

IL se place ensuite dans l’espace celluleux qui sépare le grand oblique du droit interne, reprend bientôt sa direction postéro-antérieure et se divise au niveau du trou orbitaire interne en deux rameaux, nasal externe et nasal interne (flg. 211, 7). On remarquera que le nasal ne pénètre pas dans l’orbite entre les muscles et le périoste comme le frontal et le lacrymal, mais bien au-dessous des muscles supérieurs, de même que les oculo-moteurs commun et externe. Son trajet intra-orbitaire assez compliqué présente : 1° une direction postéroantérieure rectiligne; 2® une direction oblique de dehors en dedans ; 3® une nouvelle direction postéro-antérieure.

Fia. 211. — yerfs saper/ictets de Porbite (frontal, lacrymal et pathétique)

Le nasal externe continue le trajet du nerf nasal, longe le bord du muscle droit interne, sort de l’orbite en passant au dessous de la poulie du grand oblique et se divise en rameaux destinés à la paupière supérieure, à la conjonctive qui la double, au sac lacrymal, aux conduits lacrymaux, à la caroncule, aux téguments de la racine du nez et de la région intersourcilière.

(') 1) Ganglion de Gasser. — 2) Nerf oculo-moteur commun. — 5) Nerf frontal. — 6) Nerf lacrymal. — 7) Nerf nasal. — 8) Br sus-trochléateur. - 10) Nerf frontal interne. — 11) Nerf fro cutanées du lacrymal. — i: ) Branches que ce nerf fournit à

3) Nerf pathétique. — 4) Nerf optique. ^ iche ethmoïdale du nerf nasal. — 9) Nerf ’ ;al externe. - 12) Branches tern ' ‘

i glande lacrymale. - 14) Filet a

NERFS ENCÉPHALIQUES OU CRANIENS 605

Le nasal interne, rameau ethmoïdal, passe par le trou orbitaire antérieur, gagne la lame criblée de l’ethmoïde (flg. 211, 8) et le côté latéral de l’ apophyse crista-galli, passe par un orifice elliptique qui se trouve à ce niveau et pénètre dans les fosses nasales, où il se divise en rameau interne et rameau externe. Le premier est destiné à la muqueuse de la partie antérieure de la cloison (fig. 214, 1), et fournit un rameau dit naso-lombaire, qui traverse le tissu fibreux situé entre le cartilage latéral et le bord inférieur de l’os propre du nez, et s'épuise en filaments destinés aux téguments du lobule du nez

(flg. 221).

Fig. 212. — Nerfs profonds de Vorhite (oculo-moieurs commun et extern^, et ganglion ophthalmique) {').

Dans son trajet intra- orbitaire, le nerf nasal fournit : 1® un rameau long et grêle, qui forme la racine sensitive du ganglion ophthalmique (fig. 212,8) ; 2“ des rameaux ciliaires directs, qui se confondent avec les nerfs ciliaires venus du ganglion et qui se rendent à l'œil avec ces derniers.

Le ganglion ophthalmique est un petit rendement rougeâtre, lenticulaire, composé, comme les ganglions sympathiques, de fibres et de cellules uniet multipolaires. Il se trouve au côté externe du nerf optique, à l’union de son tiers postérieur avec ses deux tiers antérieurs, perdu au milieu de la graisse

(•) 1) Nerf optique. — i) Nerf oculo-inoleur Oommun — 3) Nerf oculo-moleur externe. — 4) Nerf frontal. — 5) Nerf nasal. — 6) Ganglion oplithalmique. — 7) Racine courte et grosse ou motrice. — 8) Racine longue et grêle ou sensitive. — Racine sympathique. — 10) Nerfs ciliaires.

NÉYKOLOGIE

OOG

du fond de l’orbite. Il est aplati transversalement et d’un petit volume. Sa forme est généralement celle d’un petit rectangle (flg. 212, 6).

Par ses angles et son côté postérieur, il reçoit trois racines dites afférentes. La première, racine sensitive, est un rameau long et grêle, qui part du nerf nasal et aboutit à l’angle postéro-supérieur du ganglion (flg, 212, 8). La seconde, racine motrice, est un cordon court et gros, qui pénètre dans l’angle postéro-inférieur. Elle provient du rameau que l’oculo moteur commun fournit au muscle du petit oblique (flg. 212, 7). La troisième, racine végétative ou sympathique, aborde le ganglion par le milieu de sa face postérieure (flg. 212, U) ; elle part du plexus caverneux et chemine entre les nerfs oculo-moteurs commun et externe. Des angles antérieurs du ganglion ophthalmique partent deux faisceaux composés chacun de huit à dix filaments nerveux, qui forment les uns le bord externe et supérieur, les autres le bord externe et inférieur du nerf optique. Ces filets sont connus sous le nom de nerfs ciliaires (flg. 212, lÜ) ; ils se joignent à leurs homonymes venus directement du nerf nasal, fra- A orsent la sclérotique, cheminent entre cette membrane et la choroïde et se terminent dans le muscle ciliaire, l’iris et la conjonctive oculaire.

Tiedemann a décrit un rameau très fln, qui part du ganglion et accompagne l'artère centrale de la rétine dans son trajet à travers Taxe longitudinal du nerf optique. Ce filet joue probablement le rôle de nerf vaso-moteur, par rapport à cette artériole.

1% II ^ Deuxième branche du trijumeau Nerf maxillaire supérieur

Préparation. — Nous supposerons le cerveau enlevé. Attaquer le Irou grand rond par 1 a iîouge et le maillet, de manière à l'élargir, diviser les téguments par une ligne verticale tombant sur la partie moyenne de l'apophyse zygomatique et préparer sur ces lambeaux les rameaux temporo malaires, que l’on trouvera en recherchant dès l’abord l’ouverture externe de leurs canaux osseux. Détacher alors l’apophyse zygomatique à ses deux extrémités, la rejeter en bas avec le massèter, qui y restera adhérent. Enlever les muscles ptérygoidiens à leurs insertions sur l’apophyse de ce nom ; désarticuler le maxillaire supérieur à son passage dans le sommet de la fosse zygomatique, ainsi que les tilets qu’il donne*au ganglion de Meckel.

Poursuivre alors les nerfs dentaires postérieurs dans leurs canaux osseux à l'aide d'une gouge très fine. Chercher le maxillaire supérieur dans le canal sous-orbitaire, préparer son ïameau dentaire antérieur, et enfin le nerf sous-orbitaire avec toutes ses divisions.

Pour les branches du ganglion de Meckel, il faut les étudier sur une tète sciée dans son milieu par une coupe antéro postérieure verticale, en ayant soin de laisser la cloison adhérente au côté sur lequel on n’étudie pas le ganglion. Ouvrir les canaux palatins postérieurs et préparer les trois nerfs de ce nom, puis les branches destinées aux cornets et aux méats. Attaquer alors le canal vidien à la base de l'apophyse ptérygoïde et poursuivre le nerf de ce nom jusqu'à l’hiatus de Fallope d’une part, et jusqu’au plexus caverneux de l’autre. Poursuivre avec de très grandes précautions le nerf pharyngien de Bock, dans le conduit ptérygopalatin, et enfin terminer par la cloison des fosses nasales (restée adhérente au côté opposé), sur laquelle on trouvera la branche interne du nerf sphéno-palatiii.

Le nerf maxillaire supérieur, branche moyenne de division du ganglion de üasser (flg. 213, 1), se dirige directement en avant dans un dédoublement de la dure-mère vers le trou grand rond, qu’il traverse. Arrivé dans la fente .sphéno-maxillaire, il se porte un peu en dehors, gagne la gouttière sous-orbitaire dans laquelle il se place et dont il suit la direction oblique de dehors en dedans et d’arrière en avant. Il sort enfin par le trou sous-orbitaire (flg. 213, 6) et se divise en un pinceau de fibres placé.e.s entre le muscle canin et la face

NERFS ENCKFHALIQOES OU CRANIENS (}07

postérieure de l’élévateur propre de la lèvre avec des libres du nerf facial (lig. 221, 14). Le nerf maxillaire supérieur fournit :

elles

s’anastomosent

1° Au sortir du trou grand rond, le rameau orbitaire, qui chemine d’abord dans le tissu graisseux de la fosse sphéno-maxillaire, pénètre dans l’orbite par la fente du même nom, longe la paroi externe de la cavité orbitaire, reçoit le filet que lui envoie le lacrymal (flg. 211, 14) et arrive jusqu’à la partie la plus externe de la paupière supérieure. Vers la partie antérieure de la fosse sphéno-maxillaire il émet le rameau temporo-malaire, qui se divise , lui-même en filet malaire et en filet temporal ; le premier traverse le trou nialaire et se répand dans la peau de la pommette, tandis que le filet temporal gagne la fosse temporale, s’anastomose avec le nerf temporal profond antérieur, perfore l’aponévrose et se perd dans la peau de la partie antérieure de cette région.

2" I)ans la fosse sphéno-maxillaire, des filets sensitifs destinés au ganglion de Meckel (flg. 213, 3); nous les décrirons avec ce ganglion.

3“ Avant de s’engager dans le canal sous-orbitaire, les rameaux dentaires postérieurs , au nombre de deux ou trois ; ils pénètrent dans les trous dentaires postérieurs, cheminent dans l’intérieur du conduit osseux (fig. 213, 4) et s’anastomosent avec des rameaux du dentaire antérieur pour former un petit plexus (fig, 213, 5), duquel pailent des filets destinés à chacune des racines des dents molaires grosses et petites, des filets alvéolaires, des filets gingivaux et enfin des divisions très fines pour la muqueuse du sinus maxillaire.

4“ A la partie antérieure du canal sous-orbitaire, le rameau dentaire anté rieur (fig, 213, 7), qui se dirige en dedans, eu avant et en bas dans un canal osseux creusé dans la paroi antérieure du sinus maxillaire. Ce rameau fournit

lO 1) Nerf niaxillalre «upàricur. — 2) Rameau orbitaire. — 3) Rameaux qu’il fournit au ganglion de Meokel. — 4) Nerfs dentaires supérieurs et postérieurs. — 5) Anastomose des dentaires postérieurs et

NÉVROLOGIE

des divisions aux incisives et à la canine, des filets osseux et alvéolaires et d’autres qui s’anastomosent avec les dentaires postérieurs. On en voit aussi un ou deux qui remontent, à travers l’os, vers le canal nasal, à la muqueuse duquel ils sont destinés.

5“ A sa sortie du trou sous-orbitaire, les rameaux sous- orbitaires (fig. 221, 14), qui se séparent en un pinceau de filets nerveux anastomosés et entrecroisés avec ceux du facial. Ces filets terminaux vont en haut à la peau et à la muqueuse de la paupière inférieure, en bas à la peau et à la muqueuse de la lèvre supérieure, en dedans à la peau et à la muqueuse de l’aile du nez.

Ganglion sphéno-palatin ou de Meckel

Ce petit ganglion, d’une couleur rougeâtre, du volume d’une lentille, se trouve dans la fosse ptérygo-maxillaire, au-devant du trou vidien, en dehors du trousphéno palatin (fig. 214, 2). Il reçoit trois racines. La racine sensi-

Kig. 214. — Ganglion île Meckel. — Nerfs palatins et nerfs des cornets des fossrs nasales fl.

tive est formée par plusieurs filets, qui descendent de haut en bas du tronc du maxillaire supérieur (fig. 213, 3). La racine motrice est constituée par le grand nerf pétreux superficiel, qui vient du facial, avec lequel nous l’étudierons. La racine sympathique, d’une couleur grisâtre, vient du filet carotidien du ganglion cervical supérieur. Ces deux dernières racines se réunissent dans le canal ptérygoïdien et ne forment plus qu’un seul rameau nerveux, le nerf vidien (fig. 214, 3), qui aborde le ganglion de Meckel par sa face postérieure.

Les branches efférentes du ganglion sont divisées en postérieure, inférieure et antérieure.

La branche postérieure, nerf pharyngien de Bock, gagne le canal ptérygo palatin en accompagnant l’artère de ce nom, et se distribue à la partie supérieure de la muqueuse du pharynx, à celle de la trompe d’Eustache et à celle de la partie supérieure de l’ouverture postérieure des fosses nasales.

Les branches inférieures, nerfs palatins, sont au nombre de trois : l’un, grand nerf palatin (fig. 214, 6), traverse le canal palatin postérieur, fournit un rameau à la muqueuse du cornet inférieur et des méats moyen et inférieur (fig. 214, 5), arrive au trou palatin postérieur, se réfléchit presque à angle

C) t) Filet externe du rameau ethmoïdal du nasal. — 2) Ganglion de Meckel. — 3) Nerf vidien. — 4) Branches du cornet moyen. — 5) Branches du cornet inférieur. — 61 Grand nerf palatin. — 7) Nerfs palatins postérieur et moyen. — 8) Rameau carotidien. - ( D'après Arnold.)

NERFS ENCÉPHALIQUES OU CRANIENS droit d’arrière en avant sur la voûte du palais et se distribue à la muqueuse de cette voûte et à celle des gencives Le deuxième, nerf -palatin moyen; descend d’ordinaire dans un canal osseux situé en arrière du précédent (fig. 214, 7,) et se termine dans la muqueuse du voile du palais. Le troisième, nerf palatin postérieur, parcourt aussi un canalicule osseux qni lui est propre, et se distribue à la muqueuse qui tapisse les deux faces du voile et aux muscles Jiéristaphylin interne etpalato-staphylin.

La branche antérieure àn nerf spliéno-palatin, traverse le trou

sphéno-palatin et arrive dans les fosses nasales, où il se divise en deux branches. La branche externe fournit des filets nombreux destinés à la muqueuse de la partie postérieure des cornets supérieur et moyen, ainsi qu’à celle du

Fig. 215. - Serf naso-palatin. Rameaux carotidiens du ganglion cervical supérieur (').

méat supérieur (fig. 214, 4). La branche interne, nerf naso-palatin, est destinée à la cloison. Ce nerf se porte en bas et en avant et gagne le conduit palatin antérieur, où il rejoint celui du côté opposé, pour se perdre en filaments très grêles dans la muqueuse de la paitie médiane la plus antérieure de la voûte palatine. H. Gloquet avait cru trouver un ganglion dans l’intérieur de ce conduit osseux, au niveau du point do jonction des deux nerfs naso-palatins.

§ III — Troisième branche du trijumeau Nerf maxillaire inférieur

Préparation. — Le cerveau étant enlevé, diviser la lêle sur la ligne médiane antéro-postérieure. Agrandir le Irou ovale et voir la réunion de la portion motrice du trijumeau avec le nerf maxillaire inférieur. Inciser alors les parties molles depuis la tempe jusqu’au niveau de l’angle de la mâchoire ; rechercher au-devant du conduit auditif externe le nerf temporal sui)erflciel et le préparer. Sectionner l’apophyse zygomatique à ses deux extrémités et la renverser en bas avec le masséter, sur la face postérieure duquel ou trouvera le nerf massétérin. Faire alors les sections de l’os maxillaire inférieur que nous avons recommandées pour l’artére dentaire inférieure, et préparer le nerf du même nom avec ses rameaux den-

palatin. -- 4) Hameau carotidien du sympathique. —5) Sa division en rameaux carotidiens interne et externe. — 6) Anastomose du sympathique avec le ganglion d’Andersch et le ganglion jugulaire. — 7j Plexus caverneux. — (D’après Arnold).

Beaunis et

Bolchaku

NÉVROLOGIE

laires et ses rameaux menlonniers. Le tendon du muscle temporal est déjà sectionné; détacher ce muscle de ses adhérences à la face profonde de la fosse temporale et poursuivre les nerfs temporaux profonds. Chercher le buccal entre les deux faisceaux du muscle ptérygoïdien externe, et le passage du lingual entre les deux muscles dé ce nom. Détacher alors l'os de la mâchoire inférieure, et les attaches du buccinateur ainsi que celles des ptérygoïdiens, à cet os, et poursuivre le nerf lingual avec les filets du ganglion sous-maxillaire. — Reprendre la préparation par la face interne et chercher avec les plus grandes précautions le ganglion optique, que l'on trouvera appliqué contre la face interne du nerf maxillaire inférieur, immédiatement au-dessous du trou ovale, et terminer par la dissection délicate des branches de ce ganglion et du nerf du muscle ptérygoïdien interne.

Le nerf maxillaire inférieur est formé par la réunion de la troisième divi sion du ganglion de Gasser avec la petite portion du trijumeau (portion motrice). Cette dernière, désignée encore sous le nom de nerf masticateur, ne pénètre pas dans le ganglion, ce qui la fait ressembler aux racines antérieures des nerfs rachidiens. Le maxillaire inférieur sort du crâne par le trou ovale et se divise presque aussitôt en sept rameaux (*>.

1“ Nerf temporal profond moyen. — Cette branche se porte d’abord directement en avant entre le ptérygoïdien externe et l’os, remonte ensuite presque à angle droit (flg. 216, 7) entre le muscle temporal et la paroi osseuse, et se partage en deux branches, dont les divisions successives se perdent dans la portion moyenne du muscle temporal.

2“ Nerf massétérin. — 11 passe au-dessus du bord supérieur du ptérygoïdien externe, entre ce muscle et la paroi supérieure de la fosse zygomatique, se dirige ensuite en bas et en dehors (fig. 216, 1), passe dans l’échancrure sigmoïde de l’os de la mâchoire inférieure et aborde la face profonde du muscle masséter auquel il est destiné.

Ce nerf fournit dans son trajet :

a^Le nerf temporal profond piostérieur, qui liait au niveau du bord supérieur du muscle ptérygoïdien externe (fig. 216, 9), se porte aussitôt en haut entre le muscle temporal et l’os et se distribue à la partie postérieure de ce muscle, en s’anastomosant par quelques filets avec le temporal profond moyen ;

b) Des ramuscules articulaires pour l’articulation temporo-maxillaire.

3“ Nerf buccal. — Aussitôt après son origine, ce nerf se porte en avant et passe entre les deux faisceaux du ptérygoïdien externe (fig. 216, 4) ; puis il se dirige en bas et en avant entre le masséter et le buccinateur, s’applique sur la face externe de ce dernier muscle, se divise en rameaux nombreux, qui s’anastomosent avec des filets du facial un peu en arrière et au-dessous du point où le canal de Sténon traverse le buceinateur, et va enfin se perdre dans la muqueuse buccale et la peau de la joue (fig. 221 , 13).

Le buccal fournit :

a) Entre h s deux faisceaux du ptérygoïdien externe, des filets destinés à ce muscle ;

b) Le nerf temporal profond antérieur (fig. 216, 8) qui se dirige presque

(U On a beaucoup discuté pour savoir si la portion motrice et la portion sensitive sont simplement accolées ou intimement unies l’une à l’autre. Cette question nous semble peu importante, puisque nous savons aujourd’hui que tout rameau moteur doit contenir normalement quelques filets sensitifs, et que, de plus, les anastomoses nerveuses ne sont jamais que des accolements de filets indépendants, sans soudure réelle autre que celle du tissu connectif qui les enveloppe.

NERFS ENCÉPHALIQUES OU CRANIENS

Fig. '216. — Divisions du maxillaire inférieur (nerf massèterm^ temporaux profonds^ buccal^ dentaire inférieur) {*).

5° Nerf auriculo temporal ou temporal superficiel. — Il naît d’ordinaire par deux ou trois branches, entre lesquelles passe l’artère méningée moyenne (flg. 218) ; ces branches se réunissent et forment un tronc nerveux qui con-

f) 1) Nerf massétèrin. —2) Nerf dentaire inférieur. — 3) Nerf lingual. —4) Nerf buccal. — 5) Brandies mentonnières du dentaire. — 6) Rameau mylo-hyoïdien du même nerf. — 7) Nerf temporal profond moyen. — 8) Nerf temporal profond antérieur. — 9) Nerf temporal profond postérieur. — 10) Canal de Sténou sectionné.

verticalement en haut entre les fibres du muscle crotaphyte et la paroi osseuse, et se divise en filets destinés à la partie antérieure de ce muscle. Il en est quelques-uns qui s’unissent au filet temporal venu du rameau orbitaire, du maxillaire supérieur et qui traversent l’aponévrose temporale au voisinage de l’apo physe orbitaire externe pour se terminer en s’anastomosant avec des ramuscules du facial.

4“ Nerf du muscle ptérygo'idien interne. — Ce rameau, très grêle, semble provenir du ganglion otique, auquel il s’accole (fîg. 218, 7), se porte en bas et en dehors, entre le péristaphylin externe et le ptérygoïdien interne, et se termine dans ce dernier muscle. Longet pense qu’il fournit un rameau au muscle péristaphylin externe.

XÉVR0L06IE

tourne le col du condyle. Ce tronc fournit d’abord un ou deux rameaux anastomotiques à la branche supérieure du facial, à laquelle ils s’unissent au niveau du bord postérieur du masséter (fi". 321, 6). Puis l’auriculo-temporal se coude à angle droit, remonte entre le pavillon de l’oreille et la base de l'apopbyse zjgomatigue (fig. 221, 5), et se termine dans la peau de la région temporale et dans la partie latérale du cuir chevelu.

Le nerf temporal superficiel émet dans son trajet :

a) Des filets -parotidiens;

h) Des rameaux auriculaires antérieurs^ qui se distribuent à la peau du lobule et de la partie antérieure du pavillon, ainsi qu’à celle qui tapisse la moitié extérieure du conduit auditif externe;

c) Des filets articulaires, à l’articulation temporo -maxillaire.

6“ Nerf dentaire inférieur. — Ce nerf, d’un volume assez considérable, sc dirige d’abord de haut en bas entre les deux ptérygoïdiens, puis entre le ptérygo’idien interne et la branche do la mâchoire, et pénètre dans le canal dentaire qu’il parcourt. Dans son trajet intra-osseux il fournit vdes filets à chaque racine des dents molaires, aux gencives et aux alvéoles (fig. 216, 2). Arrivé au niveau du trou mentonnier, il se divise en deux branches : l’une petite, rameau incisif, qui continue le trajet primitif du nerf dentaire, chemine dans un petit canal osseux spécial et s’épuise en filets destinés aux dents canines et incisives; la seconde branche, ner f mentonnier , sort parle trou de ce nom et se partage en un pinceau de filaments situés au-dessous du muscle carré (fig. 210, 5). Ces filets terminaux s’anastomosent avec des divisions du facial (fig. 221, 11, 12) et vont aboutir à la peau et à la muqueuse de la lèvre inférieure.

Peu après son origine, le nerf dentaire inférieur donne une'petite branche anastomotique au nerf lingual (fig. 217). Avant de pénétrer dans le canal den taire, il fournit un rameau remarquable, nerf mylo-hyoïdien (fig. 216, 0), qui se porte en bas en longeant la gouttière mylo-hyo’idienne, située sur la face interne de l’os maxillaire inférieur, et vient se terminer dans le muscle mylo-hyoïdien (fig. 217, 10) et dans le ventre antérieur du digastrique. Sappey décrit un filet qui partirait de ce nerf, ne ferait que traverser le muscle mylo-byo’idien et irait s’accoler au nerf lingual.

1° Nerf lingual. — Plus volumineux encore que le précédent, le nerf lingual se porte d’abord en bas, entre le ptérygoidien externe et le pharynx, puis entre les deux ptérygoïdiens, se place entre le ptérygoïdien interne et la branche de la mâchoire (fig. 216, 3), chemine au-dessous de la muqueuse qui tapisse le plancher et la bouche et arrive à la langue. 11 décrit ainsi une courbure à concavité antéro-supérieure (fig. 217, 9). Dans la dernière partie de son trajet, le nerf lingual est en rapport : en dedans avec le canal de Warthon, qu’il croise plus tard en passant au-dessous de lui, et avec le muscle hyo-glosse; en bas avec la glande sous-maxillaire et le muscle mylo-hyoïdien ; plus en avant le nerf chemine entre les muscles lingual et génio-glosso. 11 se termine par des filets nombreux, dirigés de bas en haut, qui viennent aboutir à la glande de Nuhn et à la muqueuse des deux tiers antérieurs de la langue; on peut les poursuivre jusqu’à la pointe de l’organe. Ces filets portent des rendements ganglionnaires presque microscopiques. Un très grand nombre d’entre eux s’anastomosent en arcades, sur la face externe du muscle hyo-glosse, avec des filets semblables venus du nerf grand hypoglosse (fig. 217, 15 et 223).

NERFS ENCÉPHALIQUES OU CRANIENS 613

Le nerf lingual, au naoment où il se trouve en rapport avec la face supérieure de la glande sous-maxillaire, donne plusieurs rameaux destinés au ganglion sous-maxillaire. Plus loin il en fournit d’autres, qui se perdent dans la glande sublinguale.

Auprès de son origine, il reçoit l’anastomose que lui envoie le nerf dentaire inférieur : au niveau du bord postérieur du muscle ptérygoïdien interne l’on voit la corde du tympan s’accoler à son tronc (flg. 217, 7).

Fio. 21*. —Scrflingua', ganghon sous-m^xitlaire, corde du tympan et rameau digastrique du facial (•).

Ganglion sous -maxillaire. — Ce petit ganglion ovoïde, rougeâtre, est situé sur la face externe de la glande sous-maxillaire, au-dessous du nerf lingual (fig. 217. 11). 11 reçoit :

a) Des filets sensitifs qui proviennent de ce nerf ;

b) Un filet moteur assez volumineux, qui lui est fourni par la corde du tympan (ce rameau se détache du lingual à quelque distance au -dessus du ganglion) ;

c) Et enfin une racine végétative, qui vient des filets sympathiques accompagnant l’artère faciale.

(•) La glande sous-niaxillaire a été détachée et rejetée en bas pour montrer les branches du ganglion

— t) Ganglion de Casser. — 21 Facial dans l'aqueduc. — 3) Grand pétreux superliclel. — 4) Auriculo-

du rameau mjlo-hyoïdicn. — 7) Corde du tympan. — 8) Rameau du digastrique et du stylo-hyoïdien.

— 9) Lingual. - 10) Rameau mylo-hyoïdien à sa terminaison. - 11) Ganglion sous-maxillaire avec ses branches aft'èrentes et efférentes. — 12) Rameaux de la glande sublinguale. — 13) Canal de Wartbon se recourbant et passant au-dessus du lingual. — 14) Grand hypoglosse. — 15) Anastomose des rameaux terminaux du grand hypoglosse et du lingual.

614 NÉVROI.OGIE

Le ganglion sous-maxillaire émetdes rameaux assez nombreux, qui se terminent dans la glande de ce nom. Cl. Bernard a décrit un filet qui, partant de ce ganglion, se dirige en arrière et remonte jusqu’à la base du crâne en se distribuant aux glaiidules pharyngiennes.

Quant au ganglion sublingual, décrit par Blandin et admis par beaucoup d’auteurs, son existence nous a paru peu constante, et il nous a semblé au contraire que les filets destinés à la glande sublinguale proviennent directement du lingual sans se renfler en ganglion (flg. 217, 12).

Ganglion otique ou d'Apnold

Ce ganglion est un petit corps rougeâtre situé sur la face interne du nerf maxillaire inférieur, à très peu de distance au-dessous du tronc ovale, en dehors du musclé péristaphylin externe (flg. 218, 3). Il reçoit trois espèces de racines : les motrices lui viennent du nerf masticateur (portion motrice du trijumeau) et du facial par l’intermédiaire du petit pétreux superficiel (fig. 218, 4) ; les sensitives tirent leur origine du glosso-pharyngien par le petit pétreux profond

Fig. 218 - Ganglion oliqut (d'apri'S Arnold) (*).

(branche du rameau de Jacoîison) et du nerf auriculo-temporal (?); enfin les racines végétatives émanent des rameaux sympathiques qui longent l’artère méningée moyenne.

Le ganglion otique émet : 1“ un rameau destiné au péristaphylin externe (flg. 218, 6); 20 un rameau qui, par un ti’ajet rétrograde, va au muscle du marteau (fig. 218, 5). On voit aussi quelquefois un filet émané du ganglion otique se diriger en bas pour s’anastomoser avec la corde du tympan.

A la suite de ses expériences physiologiques, et par voie d’e'xclusion. Cl. Bernard a été amené à conclure à l’existence de filets partis du ganglion otique et destinés à la glande parotide. Ces filets n’ont pu être démontrés ana-

NERFS ENCÉPHALIQUES OU CRANIENS 615

Usages du trijumeau. — Par sa portion sensitive, ce nerf tientsous sa dépendance la sensibilité générale de la face, du front, de la rçgion temporale, des muqueuses buccale, nasale, oculaire, de celle du voile du palais et de la voûte palatine.

Par sa portion motrice, il excite des mouvements des muscles élévateurs, abaisseurs de la mâchoire et triturateurs, des muscles péristaphylins interne et externe, et paJato-staphylins. Par ses ganglions, il régularise la circulation des parties innervées; par le ganglion ophthalmique, il préside aux contrac-, lions involontaires du muscle ciliaire, et par le ganglion otique, d’après le professeur du Collège de France, il influerait sur la sécrétion parotidienne. Le nerf lingual préside non seulement à la sensibilité générale de la langue, mais encore à la faculté gustative des deux tiers antérieurs de l’organe.

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