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gitudinaux, se trouve le lohe carré ou éminence forte antérieure (6) ; en arrière du sillon transverse est le lohe de Spigel, éminence- porte postérieure (7), rattachée au lobe droit du foie par un pont de substance hépatique qui interrompt le sillon longitudinal droit. La face inférieure du foie peut offrir en outre des incisures plus ou moins profondes {rimæ cæcæ) et quelquefois des lobes accessoires.
G. Le bord antérieur est mince et tranchant et offre deux échancrures correspondant aux deux extrémités antérieures des deux sillons longitudinaux,
D. Le bord postérieur, très épais, mousse, arrondi, donne attache au ligament coronaire. Au niveau du lobe de Spigel il est creusé d’une échancrure, quelquefois convertie en canal complet, et qui loge la veine cave inférieure.
E. Uextrémité droite est mousse et arrondie.
F. Y! extrémité gauche est mince et triangulaire.
he poids moyen du foie est de 1,400 à 1,500 grammes; ce poids varie du reste suivant l’état de réplétion de ses vaisseaux. Son poids spécifique, comparé à celui de l’eau, est comme 15 est à 10. Sa surface est lisse partout où il est revêtu par le péritoine, grenue dans les endroits où il en est dépourvu. Cette surface a une couleur rouge brun, plus ou moins foncée, et présente un aspect marbré dû aux lobules hépatiques.
Rapports (fig. 271). — Les trois quarts de la masse du foie (lobe droit, lobe de Spigel, lobe carré) sont situés dans la moitié droite de l’abdomen. Sa face convexe répond à la concavité du diaphragme, sur laquelle elle se moule exactement ; son point culminant remonte, dans Y expiration complète, comme sur le cadavre, presque à la hauteur de la quatrième côte. Sa face inférieure, inclinée en bas et en avant, recouvre à droite la capsule surrénale, le tiers supérieur du rein droit et la courbure droite du côlon ; le lobe de Spigel, situé à droite du cardia à la hauteur de la douzième vertèbre dorsale, répond au pilier droit du diaphragme ; le lobe carré répond à la première partie du duodénum, et l’extrémité gauche recouvre une partie de la face antérieure de l'estomac. Le bord inférieur, oblique en haut et à gauche, va du cartilage de la huitième côte droite à celui de la septième côte gauche, et masque la petite courbure de l’estomac.
Conformation intérieure. — Le foie est enveloppé par une membrane fibreuse très mince, capsule de Glisson, recouverte par le péritoine, sauf au niveau des sillons de la face inférieure et des parties qui donnent attache à des replis péritonéaux. De sa face profonde partent des tractus celluleux fins
SPLANCHNOLOGIE
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pénétrant dans la substance hépatique, dont on peut cependant la détacher facilement. Au niveau du sillon transverse, elle accompagne les divisions de la veine porte, de l’artère hépatique et des canaux hépatiques, en leur fournissant des gaines qui sont très adhérentes au tissu du foie, et rattachées au contraire aux parois des vaisseaux qu’elles contiennent par un tissu cellulaire très lâche.
Le foie a une consistance très' ferme, mais il se laisse déchirer très facilement. Sa cassure est grenue, et par la déchirure il se laisse diviser en granulations, lobules hépatiques^ ayant une longueur de O™, 004 à O"*, 006, supportées comme des feuilles sur une tige par de fines ramifications vasculaires, Peines hépatiques interlobulaires. La partie centrale et la partie périphérique du lobule n’ont pas habituellement la même coloration ; d’ordinaire la partie centrale est rouge sombre et la partie périphérique jaune clair ; et il en résulte un aspect marbré, visible à l’extérieur, et caractérisé pâr des granulations sombres, circonscrites par des lignes réticulées jaune clair; au centre de chaque granulation sombre se voit un point plus foncé qui correspond àla veine hépatique intralobulaire. D’autres fois au contraire, c’est la partie centrale qui est claire et la partie corticale foncée ; cet aspect est dû alors à la congestion des rameaux de la veine porte qui occupent la périphérie du lobule.
Les coupes pratiquées sur le foie dans différentes directions montrent deux ordres de vaisseaux; les uns restent béants et adhèrent par leurs parois au tissu hépatique : ce sont les veines hépatiques ; les autres s’affaissent : ce sont les branches de la veine porte ; cette apparence est due à la présence de a capsule de Glisson sur les dernières, à son absence sur les autres.
Structure. — Le fôie se composant d’une accumulation de lobules, il suffit de connaître la structure d’un lobule hépatique pour connaître la structure du foie. Chaque
Fig. 272. — Coupe d'un lobule hépatique t').
(*) VH) Veine hépatique intralobuhiire. — VP) Branche interlobulaire de la veine porte. — R) Mailles du réseau capillaire du lobule. — C) Cellules hépatiques. — B) Canalicules biliaires. — b) Leur origine dans le lobule — (D’après Cl. Bernard).
SPI.ANCHNOLOGIE
lobule comprend : 1“ une substance propre constituée par les cellules hépatiques ; 2o des conduits excréteurs, canalicules biliaires; 3“ des vaisseaux aflerents, veine porte et artère hépatique ; ko un réseau capillaire; 5° une veine efférente, veine hépatique;
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6" des lymphatiques; 7“ du tissu connectif. Ces divers éléments ont la disposition générale suivante (fig, 272). Les cellules hépatiques forment une sorte de réseau dans toute l’étendue du lobule, réseau situé dans les mailles des capillaires sanguins; les vaisseaux afférents, veine porte et artère hépatique, sont situés à la périphérie du lobule, ainsi que les canalicules biliaires ; la veine hépatique, au contraire, est centrale ; cette disposition se voit bien sur les coupes transversales portant sur le centre d’un lobule.
1® Cellules hépatiques. — Ces cellules sont interposées dans les mailles du réseau capillaire du lobule et forment ainsi un réseau plein enchevêtré étroitement avec ce réseau capillaire; sur une coupe transversale elles sont rangées suivant une direction radiée de la périphérie au centre. Ces cellules isolées sont arrondies ou polygonales, d’un diamètre moyen de et contiennent, outre un noyau arrondi, une. masse molle
finement granulée et des molécules graisseuses. Ce contenu se comporte avec l’acide nitrique comme la matière colorante de la bile. Par une alimentation grasse, ces cellules
(<) Schiff considérait ces granulations comme de l’amidon animal. Bock et Hoffmann ont prouvé que la matière glycogène se trouve à l'état diffus dans les cellules hépatiques.
(*) t) Veine hépatique intralobulaire. — 2) Veine porte. — 3, 4; Réseau capillaire du lobule. — 5, 6; Gaines lymphatiques entourant les capillaires du réseau. — 7) Artère hépatique. — 8| Ses branches se réunissant au reseau capillaire du lobule. — 9) Trabécules connectives. — 10) Canalieule biliaire interlobulaire. —Il) Canalieule biliaire intralobulaire. — 13, 13) Réseau des canalicules biliaires capillaires distendu par Tinjection. — 14) Cellules hépatiques séparées les unes des autres par l’injection des canalicules biliaires capillaires. — 15) Cellules hépatiques dans la partie du lobule ou Tinjection
SPLANCHNOLOGIE
deviennent granuleuses et plus foncées. L’existence d’une membrane d’enveloppe sur les cellules hépatiques est douteuse.
2“ Canalicules biliaires (6g. 272, B). — Les canalicules biliaires paraissent naître de la partie périphérique des lobules hépatiques par de petits culs-de-sac (b) qu’on ne peut suivre très profondément dans l’intérieur du lobule. On verra plus bas quel est leur mode d’origine réel. Ces culs-de-sac se jettent dans les canalicules (B) de O™”, 02, à 0“"",03, canalicules biliaires interlobulaires, qui marchent autour des lobules avec les branches de la veine porte et de l’artère hépatique. Ces canalicules forment, en se réunissant à ceux des lobules voisins, les conduits hépatiques, dont le trajet sera décrit plus loin. Les canalicules biliaires intra et interlobulaires sont constitués par une membrane propre amorphe, et un épithélium polygonal dont les cellules sont beaucoup plus petites que les celllules hépatiques.
Origines des canalicules biliaires et rapports de ces canalicules avec les cellules hépatiques. — Cette question, une des plus difficiles de l’histologie, est aujourd’hui tranchée définitivement. Si on fait une injection fine dans les conduits hépatiques, on voit (fig. 273), non seulement que l’injection pénètre dans les culs-de-sac delà périphérie du lobule, mais qu’elle pénètre plus profondément dans l’intérieur du lobule entre les cellules hépatiques; il en résulte un réseau canaliculé très fin (fig. 273, 12), dont les mailles polygonales circonscrivent les cellules hépatiques. On a donc là un véritable réseau de canalicules biliaires capillaires, occupant toute l’épaisseur du lobule et indépendant du réseau capillaii-e sanguin. Ces canalicules paraissent avoir une paroi propre, niée cependant par quelques auteurs ; d’après les recherches de Legros, confirmées par Asp, cette paroi serait constituée par des cellules épithéliales aplaties, analogues à celles des capillaires sanguins et bien visibles par les injections de nitrate d'argent.
3“ Vaisseaux afférents. — a) Veine porte (fig. 273, 2). Arrivées dans les espaces interlobulaires, les branches de la veine porte, veines interlobulaires, circonscrivent le lobule et se distribuent de telle façon qu’une branche veineuse terminale se distribue à plusieurs lobules et qu’un seul lobule reçoit des rameaux de plusieurs veines interlobulaires qui ne s’anastomosent pas entre elles. Ces rameaux vont former le réseau capillaire des lobules.
b) Artère hépatique (fig. 273, 7). — Une partie des branches terminales de l’artère hépatique fournit aussi des rameaux qui pénètrent dans les lobules et contribuent à la formation du réseau capillaire.
4“ Le réseau capillaire du lobule hépatique (fig. 273, R) est enchevêtré dans les mailles du réseau des cellules hépatiques, de manière qu’une maille de ce réseau ne contient guère plus de deux à quatre cellules hépatiques. Les capillaires qui le constituent sont assez larges et ont 0""",011, à 0“‘“',009 de diamètre. La direction de ces capillaires est en général rayonnée de la périphérie au centres. Les capillaires sanguins ne paraissent pas être en contact immédiat avec les canalicules biliaires capillaires et en être séparés par l’épaisseur d’une cellule hépatique.
5" Veine hépatique (fig. 272, VH). — Les branches d’origine des veines hépatiques naissent au centre même de chaque lobule du réseau capillaire formé par la veine porte et l'artère hépatique (veines intralobulaires). Leur diamètre est dé 0'"“',027 à 0““',Ü7. 11 ne part jamais d’un lobule qu’une seule veine intralobulaire.
&> Lymphatiques (fig. 273, 5). — Les capillaires du lobule hépatique sont entourés d'une, gaine lymphatique analogue à celle qui a été décrite autour des capillaires du cerveau. La paroi externe de cette gaine répond aux cellules hépatiques et au tissu connectif interstitiel et les sépare de la paroi des capillaires sanguins.
7“ Tissu connectif. — Le tissu connectif interstitiel du lobule est à peine apparent et se réduit à quelques trabécules fines (fig. 273, 9), confondues et soudées en grande partie avec la gaine lymphatique des capillaires sanguins. Entre les lobules, le tissu connectif est aussi très peu développé chez l’homme et se continue avec les cloisons qui
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partent de la face profonde de la capsule de Glisson et avec les prolongements de cette capsule qui accompagnent les branches de la veine porte.
Appareil excréteur. — Cet appareil se compose : 1“ des canaux biliaires, s’abouchant dans le canal hépatique; 2" d’un réservoir, la vésicule biliaire, pourvu d’un canal excréteur, canal cystique ; 3° d’un canal commun, canal cholédoque, formé par la réunion des deux canaux cystique et hépatique.
1° Canaux biliaires et canalhépathique. — Des canalicules biliaires interlobulaires partent des conduits, canaux biliaires, qui prennent un calibre de plus en plus considérable à mesure qu’ils reçoivent de nouvelles branches. Ges canaux aboutissent enfin à deux conduits de 0"',004 à O^jOOS de diamètre, l’un droit, l’autre gauche, qui sortent du sillon transverse, en avant de la veine porte, et forment alors le canal hépatique (fig. 270, 11). Ce canal, long de Ü"’,02, sur une largeur de O^OOô, se réunit bientôt au canal cystique pour former le canal cholédoque. Si on ouvre les canaux biliaires et le canal hépatique, on trouve sur leur face interne des dépressions ou fossettes, disséminées sans ordre pour le canal hépatique, disposées, au contraire, en deux séries linéaires pour les deux branches et pour les gros canaux biliaires. On retrouve ces fossettes jusque sur les branches de 0"’'",8 de diamètre. Ges fossettes donnent à ces conduits l’aspect d’un crible. Des anastomoses, niées par plusieurs anatomistes, existent entre les conduits interlobulaires.
Les canalicules biliaires les plus fins se composent d’un épithélium cylindrique simple et d’une membrane fibreuse. Dans les canaux plus volumineux et dans le canal hépatique, cette tunique connective est plus épaisse, et sa couche interne est constituée par un réseau serré de fibres élastiques fines.
Le canal hépatique présente des glandes en grappe, lenticulaires, s’ouvrant à la surface de la muqueuse par des orifices ponctués. Ces glandes en 'grappe se rencontrent aussi dans les ramifications des canaux biliaires et jusque sur des rameaux de O™™,?, mais elles diminuent à mesure qu’on se rapproche des lobules. Ce sont de petites dépressions en cul-de-sac isolées ou par groupes et rattachées à la paroi du canal par un pédicule étroit. Elles sont quelquefois tellement nombreuses qu’elles cachent complètement les parois du canal qui les supporte. C’est à ces glandes, autour desquelles se distribue un réseau capillaire très serré provenant de l’artère hépatique, que plusieurs auteurs attribuent la sécrétion de la bile, ce qui s’accorderait avec leur nombre extraordinaire, et avec ce fait qu’elles manquent dans la vésicule biliaire ; mais, d’autre part, leur variété qui s’accorde peu avec la constance de la sécrétion biliaire leur développement en rapport avec celui 'des cellules hépatiques (elles sont l'udimentaires dans les vasa aberrantia), parlent contre cette hypothèse, en dehors des idées émises plus haut à propos des fonctions du lobule hépatique. Elles nous paraissent plutôt être en rapport avec la résorption des parties liquides de la bile.
Vasa aberrantia. — Le tissu connectif qui se trouve au niveau du ligament triangulaire gauche du foie, du sillon antéro-postérieur et de la veine cave inférieure, présente des canaux biliaires qui ne sont pas entourés par de la substance hépatique. Ces canaux, vasa aberrantia, commencent par des culs-de-sac légèrement renflés et ont la même structure que les canalicules biliaires ordinaires; seulement leurs glandes sont moins développées. Leur signification est encore indécise; cependant ils paraissent tenir au mode de développement de la glande comme les casa aberrantia du testicule.
2“ Vésicule biliaire. — La vésicule biliaire (fig. 270, 9) est située dans la fossette antérieure du sillon longitudinal droit et maintenue dans sa position par le péritoine, qui ne recouvre ordinairement que la moitié ou les deux tiers de sa surface. Elle est pyriforme et présente : 1° un fond tourné vers le bord
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antérieur du foie qu’il déborde et qui répond à l’union des cartilages des huitième et neuvième côtes droites ; 2° un corps, et 3" un col recourbé en S et séparé du corps et du canal cystique par des étranglements. Sa capacité moyenne est de 30 grammes de liquide. La vésicule biliaire peut manquer dans quelques cas d’anomalie.
Le canal cystique (flg. 270, 10), qui fait suite au col de la vésicule, est situé dans l’épiploon gastro-hépatique ; il se dirige en bas et à gauche, et après un trajet de 0'",03 va se réunir à angle aigu au canal hépatique. 11 est un peu moins volumineux que ce dernier.
L’épaisseur des parois de la vésicule est de O"*, 001 à 0'",002. A l’intérieur, sa muqueuse, d’une couleur gris pâle à l’état normal, est ordinairement colorée sur le cadavre en jaune ou en vert par la bile. Elle offre des plis très fins et nombreux, qui dessinent à sa surface un treillis élégant et ne disparaissent pas parla distension. Ce treillis disparaît dans le canal cystique; mais en revanche on y trouve des plis transversaux et obliques valvulaires, en nombre variable ; un repli plus considérable, valvule de Ileister, simple ou double, transversal ou spiralé, sépare le canal cystique du col de la vésicule.
La vésicule biliaire comprend de dedans on dehors les tuniques suivantes : 1“ un épithélium foi mé par une couche simple de cellules épithéliales cylindriques très allongées et présentant à leur face libre un rebord épaissi et strié comme celui des cellules cylindriques de l’intestin grêle; 2“ le derme de la muqueuse, formé de couches alternatives de tissu connectif et de fibres lisses entre-croisées, qui constituent près du col une sorte de sphincter', 3" une tunique /îèmfse rattachant le vésicule au tissu hépatique eu au péritoine ; c’est dans cette couche que Luschka a trouvé des tubes en cæcum anastomosés qui sont probablement des restes de l’état foetal ; 4“ la tunique péritonéale sur la face libre de la vésicule. Le canal cystique a la structure du canal hépatique. On trouve dans la vésicule quelqucs glandes en grappe.
3“ Canal cholédoque. — Ce canal, constitué par la réunion des canaux cystiques et hépatique, semble plutôt continuer ce dernier, dont il a le calibre. Il se dirige en bas, à droite et en arrière dans l’épaisseur de l’épiploon gastro-hépatique, en avant de la veine porte, passe en arriére du duodénum, puis entre sa deuxième- portion et le pancréas; après un trajet de 0"', 06 en moyenne, il s’accole au canal pancréatique, traverse obliquement avec lui les parois du duodénum dans une longueur de 0"',015 et vient s’ouvrir sur l’ampoule de Vater, à la partie inférieure et interne de la deuxième portion. Le canal cholédoque ne présente à son intérieur ni plis ni valvules, mais une très grande quantité de fossettes analogues à celles du canal hépatique. A la réunion des canaux cystique et hépatique, la muqueuse de ces conduits forme une sorte à'éperon plus ou moins long, faisant saillie du côté du canal cholédoque.
Ce canal a la même structure que le canal hépatique. Des fibres lisses sont admises par plusieurs anatomistes dans les canaux cholédoque et cystique.
Vaisseaux et nerfs. — Id artère hépatique, très grêle eu égard au volume du foie, est située dans le sillon transverse, en arrière de la veine porte (flg. 270, 19). Ses divisions accompagnent les branches de la veine porte avec les canaux biliaires. Outre les rameaux lobulaire?, déjà vus à propos des lobules hépatiques, l’artère hépatique fournit : 1“ des rameaux excessivement nombreux aux parois et aux glandes des canalicules biliaires, rameaux canaliculaires ; 2» des rameaux flexueux à la séreuse, rameaux capsulaires, anastomosés avec les vaisseaux voisins (artères mammaires, phréniques, etc.) ; 3» des rameaux aux parois de la veine porte, rameaux vasculaires.
La veine porte, après sa division en deux hranehes dans le sillon transverse, se rami-
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Fig. 274. - Vaisseaux du foie (*).
Les ydm%hépatiques ou sus-hépatiques (fig. §74, VH) naissent des veines centrales intralobulaires et forment deux troncs, l’un droit, l’autre gauche, qui se jettent dans la veine cave inférieure au niveau du bord postérieur du foie ; leur trajet extra-hépatique est donc à peu pi’ès nul. Leur direction antéro-postérieure et surtout leur béance et leur adhérence au tissu du foie, due à l’absence de la capsule de Glisson, font distinguer leurs branches de celles de la veine porte. En outre leur ramificatioii n’est pas dichotomique et régulière; les gros troncs reçoivent des rameaux de tout calibre, ce qui donne à leur surface interne un aspect particulier. Quelques petites veines hépatiques s’ouvrent isolément dans la partie de la veine cave accolée au foie. Les veines hépatiques reçoivent, outre^les veines intralobulaires, une partie des veines provenant du réseau qui entoure les canalicules biliaires et leurs glandes; l’autre partie va se ramifier dans les lobules (Luschka) .
Les lymphatiques se divisent en superficiels et profonds. Ceux-ci, partis du réseau lymphatique intralobulaire décrit avec les lobules, suivent le trajet des veines interlobulaires et des branches de la veine porte pour arriver avec elles au sillon transverse.
Les nerfs proviennent du pneumq-gastrique et surtout du grand sympathique (plexus coeliaque) ; quelques filets viennent des nerfs spinaux ; phrénique droit (plexus diaphrag-
(*) VP) Tronc de la veine porte coupée à son entrée dans le foie. — VP' VP ') Ses branches droite ctgauche. — VH) Veines hépatiques. — VC) Veine cave inférieure. — F) Vésicule biliaire. — CH) Conduits hépatiques — a) Artère hépatique. — (D’après Cl. Bernard).
fie dichotomiquement dans le tissu du foie (fig. 274, VP), accompagnée par le prolongement de la capsule de Glisson. La direction transversale de ses branches et leur affaissement après la section les font distinguer immédiatement des veines hépatiques. Elles n’ont pas de valvules. Leurs rameaux de terminaison, veines interlobulaires, ont été décrites avec les lobules hépatiques. Sappey a décrit, sous le nom de veines portes accessoires, cinq groupes de veinules provenant : 1“ de l’épiploon gastro-hépatique et de la petite courbure de l’estomac ; 2“ du fond de la vésicule biliaire ; S» des parois de la veine porte, des canaux biliaires et de la capsule de Glisson (?) ; 4» du diaphragme par le ligament suspenseur ; 5® de la paroi abdominale antérieure par le même ligament. Toutes ces veinules iraient se jeter dans le réseau capillaire des lobules les plus voisins.
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Sa forme, comparée à celle d’un marteau, est caractéristique ; allongé dans le sens transversal, il est un peu aplati d’avant en arrière et se divise en trois portions, une tête, un corps et une queue. 1® La tête, située à son extrémité droite, est renflée et présente un lobe supérieur soudé au duodénum, et un lobe inférieur muni souvent d’un prolongement (petit pancréas) qui constitue avec le corps une gouttière pour la veine mésentérique supérieure. 2® Le corps est prismatique et offre trois faces, une antérieure, convexe, une supérieure et une inférieure, creusées toutes les deux d’un sillon, la première pour l’artère, la deuxième pour la veine splénique; les angles qui limitent ces faces sont arrondis et pourvus quelquefois de saillies lobulées.
(•) 1) Duodénum. — 2) Canal cholédoque. — 3, 4) Canal pancréatique. — Accolement des deux canaux pour pénétrer dans le duodénum. — 0) Anastomose du grand canal pancréatique et du 7) Canal pancréatique accessoire.
matique) et nerfs splanchniques (plexus cœliaque). Ils accompagnent les branches^de l’artère hépatique et de la veine porte par des ramifications plexiformes dépourvues de ganglions (Kolliker). D’après M. Nesterowsky, ils se termineraient en réseaux entourant les capillaires et n’auraient aucune connexion avec les cellules hépatiques. Pflüger, au contraire, lestait aboutir aux cellules hépatiques.
§ IV — Pancréas
Le pancréas (flg. 275) est une glande en grappe étendue transversalement dans la cavité abdominale, derrière l’estomac, entre la rate et le duodénum (flg. 271, 53).
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La /on^rMew»’ de la glande est environ 0"',15 à 0"',16. Son poids est de 70 grammes. Sa consistance est plus ferme que celle des glandes salivaires. Sa couleur est blanc grisâtre et devient un peu rose au moment de la sécrétion.
Rapports (fig. 271). — La partie antérieure du pancréas, tapissée par le péritoine, répond à l’estomac, dont le sépare l’arrière-cavité des épiploons. Sa tête est logée dans la concavité du duodénum et creusée en arrière d’une gouttière pourle canal cholédoque, qui se trouve plus bas entouré par la substance glandulaire. Le corps est appliqué contre la colonne vertébrale à la hauteur de la première et de la deuxième vertèbre lombaire. A gauche, sa queue répond au rein gauche et à la rate. Ses rapports avec le péritoine seront étudiés à propos de cé dernier.
Structure. — Le pancréas est une glande en grappe tout à fait comparable aux glandes salivaires. Les vésicules glandulaires ou acini, larges de 0'""’,03, se groupent et constituent des lobules de la grosseur d’un grain de millet, et la réunion de ces lobules constitue des lobes plus facilement isolables que ceux des glandes salivaires.
Fig. 276. — Conduits pancréoliques chez l'homme, vue antérieure (*).
Les culs-de-sac glandulaires sont tapissés par des cellules cubiques qui présentent deux zones : 1“ une zone interne, granuleuse ; une zone externe, homogène, hyaline; le noyau se trouve à la limite des deux zones. Dans la première période de la digestion, la zone externe s’agrandit aux dépens de la zone interne ; puis quand la digestion est terminée et que la sécrétion cesse, la zone externe se réduit de plus en plus (Heidenhain).
Les cellules glandulaires des acini sont comme le foie, séparées par un réseau de canalicules sécréteurs capillaires continus avec les canaux excréteurs (Langerhans, Saviotti).
Les conduits excréteurs des lobes aboutissent à un canal excréteur commun, canal pancréatique ow. de Wirsung (fig. 275, 3), qui parcourt la glande dans toute son étendue de la queue à la tête. Dans ce trajet, il est situé dans l’axe
(*) a) Face interne du duodénum. — v) Abouchement du grand canal pancréatique. — bj Canal cholédoque. — c) Canal pancréatique. — fj Petit canal pancréatique. — dj Son abouchement dans le duodénum. — ej Canal accessoire s’abouchant dans le petit canal. — (D’après Cl. Bernard.)
Bsaunis et Bouchabd 49
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même du pancréas et entouré par conséquent de tous côtés par la substance glandulaire; au niveau de la tête il acquiert le calibre d’une petite plume d’oie. A ce moment, il s’infléchit en bas (flg. 276, c), s’accole au canal cholédoque situé au-dessus de lui et traverse avec lui la paroi postéro -interne du duodénum pour s’ouvrir dans son intérieur.
L’embouchure des deux canaux cholédoque et pancréatique se fait ordinairement dans une sorte d’ampoule, ampoule de Vater (fig. 277 et 278). Cette
(•) V) Canal cholédoque. — h) Son embouchure dans l'ampoule de Vater. — f) Canal pancréatique.
— i) Son embouchure dans l’ampoule de Vater. — a) Replis muqueux valvulaires existant dans l'ampoule. — h) Pli do Vater. - l) Intestin. — (D’après Cl. Bernard.)
(**•) V. Canal cholédoque.— hj Son embouchure dans l’ampoule de Vater.— i) Canal pancréatique. — j) Son embouchure dans l’ampoule. — o) 'Ampoule de Vater. — m^lPli de Vater. — oj Pli supérieur. — l, h) Intestin. — (D’après Cl. Bernard.)
(***) lij Ouverture du canal cholédoque. — i) Ouverture du canal pancréatique qui forme l’ampoule-
— kj Pli de Vater. - o) Repli transversal supérieur. — l) Intestin. — (D’après Cl. Bernard).
(■"* *) V') Canal cholédoque. — i') Canal pancréatique. — j) Son embouchure. — i) Ampoule de Vater avec ses plis valvulaires. — h) Pli de Vater. — o) Pli transversal supérieur. — l, m) Intestin. — (D’après Cl. Bernard).
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ampoule, située à la partie interne et postérieurè de la seconde partie du duodénum, a une longueur de 0™, 007 à 0"',008. Les deux canaux s’ouvrent à sa
partie supérieure, le canal cholédoque en avant et au-dessus du canal pancréatique; un repli en éperon sépare les deux orifices ; l’orifice même de l’ampoule est elliptique, et de son angle inférieur part un repli vertical, pli de Vater (flg. 277, k). Un repli transversal de la muqueuse (fig. 278, o) recouvre la partie supérieure del’ampoule. On trouve quelquefois une autre disposition, dont les figurés 279 et 280 peuvent donner une idéesans qu’il soit besoin d’une description spéciale.
Lepancréasprésente constamment, outre le canal de Wirsung, un canal accessoire, canal azygos (fig.
276, f), limité à la tête delà glande. Ce canal embranché sur le canal principal par
(■) d) Intestin. — c, e) Canal pancréatique supérieur. — g) Son embouchure. — D C inférieur. — i) Son embouchure avec le canal cholédoque. — h) Pli de V entre les deux conduits. — (D’après Cl. Bernard).
d) Anastomose
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son extrémité gauche, s’ouvre par son extrémité droitedans le duodénum àprès de 0"',02 environ au-dessus de l’ampoule de Vater. Il représente en réalité un deuxième canal (flg. 275, 7), supérieur au canal de Wirsung, et réuni à ce dernier par une anâstomose qui peut devenir considérable. On observe quelquefois une inversion dans le volume des deux conduits supérieur et inférieur (fig. 281). Parfois le canal supérieur se termine en cul-de-sac près de l’intestin.
Vaisseaux et nerfs. — Les artères du pancréas (fig. 282) viennent des artères hépatique (pancréatico-duodénale de la gastro-épiploïque droite), splénique et mésentérique supérieure. Les veines vont dans les veines splénique et mésaraïque supérieure. Les lymphatiques se rendent à de petits ganglions situés le long de l’artère splénique et à la racine de la mésentérique supérieure. Les nerfs viennent du plexus solaire et suiven les artères.