CAVITÉS NASALES
3“ Bans le méat moyen se trouve à la partie supérieure et antérieure une fente pour les cellules ethmoïdales antérieures; au-dessus de cette fente est une gouttière oblique en haut et en avant, concave supérieurement, dans laquelle s’ouvrent : à la partie supérieure, le sinus frontal par un orifice circulaire; à la partie inférieure et postérieure, le sinus maxillaire par une fente allongée. On trouve souvent pour le sinus maxillaire un deuxième orifice au niveau du bord adhérent du cornet inférieur;
4® Bans le méat inférieur s’ouvre le canal nasal ;
5® Sur le 'plancher des fosses nasales, en avant et de chaque côté de la cloison, sont les orifices supérieurs des conduits incisifs qui s’ouvrent sur la voûte palatine par un orifice simple, quelquefois oblitéré.
Structure de la muqueuse pituitaire. — La muqueuse pituitaire présente des caractères très différents, suivant qu’on considère la région où se distribue le nerf olfactif, région ol/acfice, et le reste des fosses nasales, région respiratoire. Les différences sont bien plus marquées chez les animaux que chez l’homme.
A. Région respiratoire. — 1“ La pituitaire des fosses nasales a une épaisseur considérable qui, sur les cornets inférieur et moyen, atteint 0"',004. L’épithélium est stratifié, sauf sur les endroits où la muqueuse recouvre des cartilages et sur la partie antérieure du cornet et du méat inférieur, où il est pavimenteux stratifié. Le courant de l’épithélium vibratile est dirigé vers le pharynx. La muqueuse possède des glandes en grappes très nombreuses, jusqu’à 150 par centimètre carré sur certains points et à forme très allongée (glandes en épi de Sappey). Elle présente, en outre, un réseau veineux tellement développé qu’il lui donne, surtout sur le cornet inférieur, un aspect caverneux.
2® Bans les sinus, la muqueuse est bien moins épaisse (0™,002) et soudée intimement au périoste. Son épithélium est vibratile et son courant dirigé vers les orifices de communication. Les glandes y sont rares et très clair- semées.
B. Région olfactice. — Cette région se distingue par sa couleur jaune brunâtre, à peine sensible chez l’homme, et par la mollesse de sa muqueuse, qui s’altère avec une très grande rapidité après la mort.
Son épithélium, plus épais que celui de la région respiratoire, se compose d’une couche superficielle de cellules cylindriques, dépourvues de cils vibratiles et sous lesquelles on trouve des cellules de nature probablement nerveuse, cellules olfactives.
1® Cellules épithéliales cylindriques. — Elles sont très allongées et vers la profondeur poussent des prolongements ramifiés, qui se perdent dans le üssu connectif sousépithélial ; elles contiennent un noyau et des granulations pigmentaires.
2“ Cellules olfactives. — Celles-ci, situées plus profondément, sont des cellules ovoïdes, bipolaires, dont le noyau vésiculaire est intimement accolé à la paroi. Elles ont deux prolongements : l'un, inférieur, très fin, variqueux, s’enfonce dans la profondeur pour se mettre probablement en connexion avec une fibrille nerveuse terminale; l’autre, supérieur, plus large, homogène, se dirige vers la surface libre en passant entre les cellules épithéliales cylindriques et se termine chez les amphibies et les oiseaux par un pinceau de cils allongés mobiles ou immobiles. Ces cils n’existent pas chez l’homme.
Les glandes de la région olfactive sont, chez les animaux, des glandes en tubes spéciales, glandes de Bowman, dont le canal excréteur est très étroit. Chez l’homme, on trouve une forme intermédiaire entre les glandes de Bowman et les glandes en grappe du reste de la muqueuse. Elles contiennent des cellules glandulaires et des granulations pigmentaires.
ORGANES DES SENS
Vaisseaux et nerfs de la pituitaire. — Les artères viennent de la maxillaire interne (sphéno-palatine, sous-orbitaire et alvéolaire) et de l’opthalmique (ethmoïdales antérieures et postérieures et frontales pour les sinus frontaux). Les veines vont, les antérieures à la veine faciale, les supérieures au trou borgne et au sinus longitudinal supérieur, les postérieures dans la veine sphéno-palatine. Les lymphatiques, niés par Sappey, sont cependant admis par la plupart des anatomistes. Les nerfs de sensibilité générale viennent de la branche ophthalmique de Willis et du maxillaire supérieur. Quant aux nerfs olfactifs, leur terminaison est encore inconnue. Tout ce qu’on sait, c’est qu’ils sont composés de fibres pâles constituées par un paquet de fibrilles variqueuses, qui probablement entrent en connexion avec les cellules olfactives.
QUATRIÈME SECTION