‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 270 sur 303 · I. Tbonc · texte numérisé non relu

I. Tbonc

Le tronc se divise en tête, cou et tronc proprement dit.

La tête comprend le crâne et la face. Elle mesure à peu près le huitième de la hauteur totale du corps. Salvage la partageait en cinq parties égales par quaü’e lignes transversales passant : 1“ entre les deux arcades dentaires ; 20 au niveau des pommettes au devant du plancher de l’orbite ; 3° par les arcades orbitaires ; A.° par les bosses frontales. La tête est plus petite chez la femme. Son volume présente du reste des variations individuelles assez considérables et peut dans certains cas descendre aux proportions les plus exiguës (microcéphalie). Les différences de forme ne sont pas moins remarquables et tiennent en grande partie à la forme même de la boîte crânienne. Les différences de races ont été vues p. 72 et 73.

Les rapports de volume du crâne et de la face sont sujets à varier, et il semble même y avoir entre ces deux parties de la tête une sorte d’antagonisme, qui se rencontre non seulement dans la série animale, mais encore chez l’homme.

A. Crâne. — 11 a la forme d’un ovoïde à grand axe antéro-postérieur, dont la grosse extrémité correspond à l’occiput. Cet ovoïde est plus ou moins comprimé latéralement, delà la distinction des 'crânes en brachycéphales et dolichocéphales (voy. p. 79). Le sommet du crâne, vertex, est plus ou moins proéminent et peut, dans certaines races ou chez quelques individus, s’élever en forme de cône ou de pyramide. Il se divise en quatre régions : le front, les tempes et la calotte crânienne ou région occipito-mastoïdienne.

1“ Le front, bombé, droit ou fuyant, est plus ou moins haut suivant les sujets ; il présente sur la ligne médiane une dépression verticale, qui aboutit en bas à une saillie surmontant la racine du nez, glabelle , et enhautse perd dans la bosse frontale médiane, quand elle existe. Sur les côtés s’élèvent les bosses frontales latérales, séparées des arcades sourcilières par une rainure transversale.

2» La tempe (région temporo-pariétàle), couverte par les cheveux en haut et en arrière, correspond à la fosse temporale et au muscle du même nom ; légèrement déprimée en avant et en bas où elle est nettement limitée du côté de la région frontale et de la pommette, elle est convexe dans le reste de son étendue et se continue insensiblement avec la région suivante.

^^Ijorégion occipito-mastoïdienne (calotte crânienne), recouverte par les cheveux, présente de chaque côté les bosses pariétales et se moule du reste sur la forme même des parties osseuses sous-jacentes.

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B. Face. — Elle comprend : sur la ligne médiane les régions nasale, buccale etmentonnière; sur les parties latérales, la région oculaire (sourcils, paupières, etc.), les joues, la région parotidienne et l’oreille. Les régions nasale, buccale, oculaire et auriculaire ont été décrites en splanchnologie o\x avec les organes des sens.

1. Le menton, limité du côté delà lèvre inférieure par une rainure transversale, couvert de poils chez l’homme, fait à la partie inférieure de la face une saillie variable suivant la forme même de la mâchoire inférieure et l’ernhonpoint du sujet. On y remarque souvent sur la ligne médiane une petite dépression plus marquée dans l’élévation de la lèvre inférieure.

2o Les joues sont séparées par un sillon oblique plus ou moins profond, sillon nasolabial, de l’aile du nez et de la région buccale. En haut elles s’étendent jusqu’au contour inférieur de l’orbite, marqué chez les personnes grasses par un sillon qui les sépare de la paupière inférieure, en bas jusqu’au bord inférieur de la mâchoire, en arrière jusqu’au bord postérieur de sa branche montante. Molles et dépressibles dans leur partie antérieure, qui répond à la cavité buccale, elles accusent dans le reste de leur étendue les plans solides osseux ou musculaires sous-jacents, en haut et en arrière la saillie de la pommette, en arrière le plan quadrilatère du masséter, en bas le bord inférieur de la mâchoire.

3. La région parotidienne, située entre la saillie de l’apophyse mastoïde et celle du masséter, se réduit à une gouttière verticale plus ou moins profonde, qui en haut se continue avec la rainure séparant la face interne du pavillon de l’oreille des parties latérales du crâne, et se perd en bas dans la gouttière carotidienne du cou.

2° Cou

La longueur du cou, dans la position droite de la tête, mesurée du menton au milieu de la fourchette du sternum, peut être évaluée au quart de la longueur antérieure du reste du tronc. Il peut être court, et comme enfoncé entre les épaules (constitution apoplectique), allongé au contraire si les épaules sont tombantes et les côtes supérieures abaissées (constitution phthisique). La circonférence, à la hauteur du larynx, est d’environ 0““,38. Son volume est susceptible du reste de variations périodiques, du moins chez la femme (menstruation, grossesse), variations dues en grande partie au corps thyroïde. Chez l’homme, à cause des saillies du cartilage thyroïde en avant, des sterne-mastoïdiens sur les côtés, le cou a la forme d’un prisme triangulaire à angles mousses. Chez la femme au contraire il est plus mince, presque cylindrique dans sa partie moyenne et présente parfois en avant, dans la région sous-hyoïdienne, un pli transversal, collier de Vénus. Le cou comprend quatre régions : une région postérieure, la nuque, une région antérieure et deux régions latérales.

1° Nuque. — La nuque, limitée en dehors par le bord externe des trapèzes, s’étend en haut jusqu’à la ligne courbe occipitale supérieure, en bas jusqu’à la saillie de la vertèbre proéminente, en s’élargissant considérablement pour se continuer avec le dos et les épaules. Forte, courte, droite chez l’homme (Hercule Farnèse), elle décrit chez la femme une courbe onduleuse, qui en bas se continue insensiblement avec la courbure dorsale. Elle présente en haut sur la ligne médiane une fossette, limitée par les bords internes des grands complexus recouverts par les trapèzes.

2® Région antérieure du cou. — Cette région, limitée de chaque côté par la saillie des sterno-mastoïdiens, a, lorsque la tête est renversée, la forme d’un losange. 1“ La partie supérieure du losange, région sus-hydidienne, devient presque horizontale dans la position droite de la tête et présente alors chez les personnes chargées d’embonpoint la saillie qui constitue le double menton. 2» La région sous-hyoïdienne, qui forme la partie inférieure du losange, oiTre sur la ligne médiane la saillie, plus prononcée chez l’homme, du cartilage thyroïde, saillie qui en bas s’arrondit au niveau du corps thyroïde

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pour aboutir au-dessus du sternum à une dépression, creux sus-sternal. La partie médiane et antérieure du cou est séparée de chaque côté de la saillie latérale du sternomastoïdien par une gouttière oblique (gouttière ou région carotidienne), qui en haut se continue avec le creux parotidien.

30 Régions latérales du cou. — Elles présentent en avant la saillie oblique du sternomastoïdien, divisée en bas en deux saillies secondaires interceptant une petite fossette. En arrière de cette saillie est une dépression, creux sus-claviculaire, plus prononcée pendant les inspirations profondes, et qui peut alors être parcourue par une corde oblique due à la tension du ventre postérieur de l’omo-hyoïdien. Enfin, la base des régions latérales du cou est formée par la clavicule, dont la courbure en S est toujours visible, quel que soit l’embonpoint, et qui délimite le cou du côté du thorax et de l’épaule.

Le tronc se compose de trois parties : le thorax, l’abdomen et le bassin.

A. Thorax (buste, poitrine). — Le thorax (regio corporis perpétua mobilis) & la forme d’une pyramide quadrangulaire à base supérieure un peu comprimée d’arrière en avant. Cette forme, inverse de celle que présente la cage thoracique dépouillée des parties molles, est due à la présence du scapulum et des parties molles. La circonférence, prise sur un homme de quarante ans, mesure 0“ ,95 au-dessous de l'aisselle, 0"',90 au niveau du mamelon, O"", 88 au niveau de l’extrémité sternale du cartilage de la sixième côte (Luschka). Son diamètre transversal est de0'’’,28 entre la huitième et la neuvième côte ; son diamètre antéro-postérieur maximum (au niveau de la base de l’appendice xiphoïde) est de 0m,20 (Sappey). Le côté droit du thorax est en général plus volumineux que le côté gauche. Du reste l’axe du thorax ne se continue pas ordinairement en ligne droite avec l’axe de l’abdomen ; en effet, une ligne allant du milieu do la fourchette sternale au milieu de l’appendice xiphoïde, fait avec une autre ligne allant de cet appendice à la symphyse, un angle obtus ouvert à droite.

Les différences sexuelles du thorax sont très prononcées, indépendamment même du volume des glandes mammaires, chez la femme. Chez elle tous les diamètres sont plus faibles que chez l’homme, mais principalement le diamètre transversal ; le maximum du diamètre antéro-postérieur, au lieu de correspondre à la base de l’appendice xiphoïde, répond au milieu du sternum, qui présente une courbure antérieure allant se perdre vers les épaules. 11 a en outre une position presque verticale et non plus inclinée comme chez l'homme. 11 résulte de ces modifications que la poitrine acquiert une forme plus arrondie et comme en baril.

Le thorax se divise en une région antérieure, deux régions latérales et une région postérieure.

1“ Région antérieure du thorax. — Elle comprend plusieurs régions secondaires. 1) Sur la ligne médiane, la région sternale, qui va du creux sus-sternal au creux épigastrique, et présente, au niveau de la réunion du corps et de la poignée du sternum, un angle saillant, angle sternal, qui répond à l’articulation de la deuxième paire costale. 2) Sur les côtés, la région mammaire (voy. Mamelle), séparée de la clavicule par une dépression transversale, creux sous-claviculaire, et se continuant en bas par larégion sous-mammaire avec les parties antéro-latérales de l’abdomen.

2“ Région latérale du thorax. — Cette région, continue en haut avec le creux axillaire, a, lorsque le bras est relevé, la forme d’un triangle allongé, dont le sommet arrondi se trouve a l’aisselle, et dont la base se continue, sans ligne de démarcation, avec les parois latérales de l’abdomen.

3® Région thoracique postérieure ou dos. — Le dos, dont la courbe supérieure se prolonge insensiblement chez la femme dans la courbure de la nuque, se divise en une région médiane ou spinale et deux régions latérales. 1) La région spinale représente

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une gouttière médiane, plus profonde chez la femme, et au fond de laquelle se dessinent plus ou moins les saillies arrondies des apophyses épineuses et même, chez les sujets très amaigris, les ligaments surépineux. Cette gouttière est limitée de chaque côté par le relief des muscles des gouttières vertébrales. 2) Les régions latérales sont convexes dans leur partie sous-scapulaire et ne présentent rien de particulier. La partie scapulaire au contraire, région scapulaire, se moule sur l’omoplate et se meut avec elle, de sorte qu’elle offre de gi’andes variétés de configuration. A l’état de repos, le bras pendant le long du corps, le scapulum s’étend de la deuxième à la septième ou huitième côte, et son angle extérieur est à 0"',09 de la ligne médiane. Cet angle et le bord spinal de l’omoplate sont en général bien dessinés sous la peau, surtout chez les personnes maigres (épaules en ailes). La région scapulaire est ordinairement divisée en deux versants inégaux par la saillie oblique de l’épine. Au niveau de l’origine de l’épine se trouve habituellement une petite fossette qui correspond à l’insertion aponévrotique du trapèze.

B. Abdomen ou rentre. — L’abdomen est compris entre le bord inférieur de la cage thoracique et le bord supérieur du bassin. 11 est donc plus large en arrière et surtout en avant que sur les côtés, où sa hauteur est mesurée par la distance qui sépare la douzième côte de la crête iliaque (0“,06 à 0“',09), distancejplus considérable chez la femme que chez l’homme.

1° La paroi antérieure, ventre proprement dit, est un peu bombée et présente sur la ligne médiane un sillon, qui va du creux épigastrique à l’ombilic et qui répond à la ligne blanche; il manque ordinairement dans la partie sous-ombilicale. De chaque côté se voient le relief des muscles droits et les sillons transversaux dus à leurs intersections fibreuses. Au-dessous de l’ombilic le ventre reste saillant jusqu’au pubis, au niveau duquel il subit une dépression remplacée quelquefois par un pli transversal à concavité supérieure. Cette région antérieure est séparée des régions latérales par deux sillons latéraux situés le long du bord externe des muscles droits.

2" La région postérieure, reins ou lombes, est quadrilatère et se continue en haut avec le dos, en bas avec la région fessière, dont la sépare en dehors la saillie de la crête iliaque, en dedans un méplat correspondant à la dernière vertèbre lombaire. Elle présente, comme le dos, le sillon médian des apophyses épineuses et les deux saillies latérales des muscles vertébraux, limitées en dehors par un sillon à convexité externe.

3» hearégions latérales ou flancs, convexes d’avant en arrière, sont concaves de haut en bas chez les personnes maigres, droites ou même convexes chez les gens chargés d’embonpoint. Elles sont [limitées du côté de la hanche par un relief très prononcé formé par la crête iliaque et l’insertion à cette crête des muscles larges de l’abdomen.

L’abdomen offre des différences sexuelles assez remarquables : il est plus long chez la femme, plus saillant en avant, et plus large en bas qu’en haut. La grossesse chez la femme, l’embonpoint dans les deux sexes, amènent des modifications considérables dans le volume et dans la forme du ventre.

Pour la description des viscères contenus dans la cavité abdominale, cette Cavité a été divisée en trois zones par deux plans transversaux (fig. 385), passant le premier (AA) par l’extrémité des deux dernières côtes, le second (BB) par les épines iliaques supérieures. Ces trois zones ont été elles-mêmes subdivisées chacune en trois régions secondaires par deux plans verticaux, passant par les épines iliaques antérieures et supérieures (CC).

1“ La zone supérieure ou épigastrique comprend : 1) sur la ligne médiane Vépigastre (E) et sur les parties latérales les hypochondres (D, F).

2® La zone moyenne ou mésogastrique comprend la région ombilicale (G) et latéralement les régions lombaires ou flancs (H, I).

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3“ La ;:one inférieure ou hypogastrique se compose de Vhypogaslre (M) et des régions iliaques (K, L).

G. Bassin. — Le bassin, assez mal délimité du côté du tronc et des membres inférieurs, présente des différences sexuelles importantes. Chez la femme, il est plus volumineux, plus large, et au-dessus de la saillie des trochanters il s’arrondit brusquement pour se continuer avec les parties latérales de l'abdomen, tandis qu’en bas et latéralement il se perd insensiblement dans la courbure de la cuisse. Son inclinaison peut être assez îorte (taille cambrée), et même exagérée, comme dans certaines races (ensellure). Le bassin se divise en cinq régions : une région antérieure, deux régions latérales, une région postérieure et une région inférieure.

1. La région antérieure étroite région pubienne, forme une saillie couverte de poils, qui chez la femme porte le nom de mont de Vénus {pénil chez l’homme), et se continue chez elle avec la saillie cunéiforme des grandes lèvres.

2. La région postérieure présente les deux saülies des fesses, séparées par une rainure profonde, triangulaire, large en haut, étroite en bas (région sacro-coccygienne). Dans quelques races (sud de l’Afrique), il se fait chez les femmes, après la première grossesse, une accumulation considérable de graisse sur le grand fessier (stéatopygie).

3. Les régions latérales ou hanches, abruptes chez l’homme, arrondies chez la femme, ont leur partie la plus saillante au niveau du grand trochanter ; une dépression plus ou moins profonde, due au tendon du grand fessier, sépare cette saillie do la partie latérale de la fesse.

4. l&région inférieure ou périnéale, réduite à une simple rainure dans le rapprochement des cuisses, peut se diviser en deux régions secondaires : une postérieure ou anale et une antérieure ou uro-génitale, qui correspond aux organes génitaux externes et diffère essentiellement chez l’homme et chez la femme. Chez la femme, le périnée proprement dit, ou l’intervalle qui existe entre l’anus et la vulve, a une longueur de 0'",023 environ.

U. Membres

Les membres supérieurs et inférieurs se composent d’un nombre égal de segments,

(•) A A, B B, G G. Plans divisant la cavité abdominale en régions. — E. Épigastre. — D, F. Hypochondres. — G. Région ombilicale. — H, I. Wancs. — M. Hypogastre. — N, O. Régions inguinales. — K. L. Régions iliaques. — b b) Limite entre la poitrine et l’abdomen. — c g) Angle épigastrique. — e) Situation de l’estomac. — fj Situation du pylore. — h) Rate. — y ht) Côlon. — m) S iliaque. —

de l’intestin grêle. — (D’après Littré et Robin, Dictionnaire de Médecine).

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et par suite on les divise en un nombre égal de régions secondaires. De ces régions, les unes correspondent au corps même des divers segments qui constituent le membre (ex. : cuisse et bras, jambe et avant-bras^; les autres à l'articulation de ces segments entre eux (genou et coude, cou-de-pied et poignet) ou avec le tronc (hanche et épaule). Les premières ne changent de forme que par suite des variations des contractions et des saillies musculaires ; les secondes éprouvent de plus les changements de position des parties qui les constituent. La mobilité domine dans les membres supérieurs, la solidité dans les inférieurs.

A. Membre supérieur. — Quand il pend librement le long du corps, le membre supérieur descend un peu au-dessous du milieu de la cuisse. Dans cette position, la main est dans une situation intermédiaire à la pronation et à la supination. Le bras se divise en plusieurs régions secondaires: épaule, creux axillaire, bras, coude, avant-bras, poignet et main.

1“ Vépaule correspond à la face externe du deltoïde, sur lequel elle se moule exactement. En haut elle présente les saillies de l’extrémité externe de la clavicule et de l’acromion ; en avant et en dedans elle se continue par la dépression sous -claviculaire avec la paroi thoracique antérieure. En arrière elle se perd insensiblement dans la région scapulaire postérieure, sauf chez les sujets maigres, où les saillies osseuses sont fortement accusées.

2“ Aiselle ou creux axillaire. — Réduite à une simple gouttière dans le rapprochement du bras contre le tronc, l’aisselle forme dans l’abduction du bras une cavité triangulaire nettement limitée en avant et en arrière, dont la base s’appuie sur la poitrine.

3» Le bras a la forme d’un cylindre un peu aplati de dehors en dedans; cet aplatissement est dû à deux sillons situés l’un en dedans, l’autre en dehors de la saillie du biceps. Le premier, sillon bicipital interne, descend de l’aisselle vers le pli du coude; le second, sillon bicipital externe, part de la dépression triangulaire qui répond à l’insertion du deltoïde, et aboutit de même au pli du bras. La région postérieure du bras présente la saillie du triceps, et dans sa moitié inférieure un méplat allongé qui s’étend jusqu’au coude et qui est dû à la présence du tendon du triceps.

4“ Le coude se divise en deux régions secondaires : une antérieure ou pli du bras, l’autre postérieure ou coude, 1. Le pli du bras (saignée) offre chez l’homme une dépression triangulaire en fer de lance, dont les deux branches supérieures se continuent avec les deux sillons bicipitaux interne et externe, et dont la branche inférieure se perd sur l’avant-bras. Cette dépression est limitée par trois saillies : une médiane, saillie du biceps, deux latérales, l’une externe due au grand supinateur, l’autre interne aux muscles épitrochléens. Chez les femmes grasses, le creux du coude se réduit à un pli demi-circulaire embrassant la saillie du biceps. Les veines du pli du coude et surtout la médiane basilique sont souvent apparentes à travers la peau. 2. Le coude change de forme dans l'extension et dans la flexion. Dans l’extension, les saillies osseuses sont à peine indiquées ; dans la flexion, au contraire, elles se dessinent fortement sous la peau. Le sommet du coude est constitué parl’olécrâne, dont la saillie tout à fait sous cutanée s’élève ou s’abaisse avec les mouvements de l’avant-bras. En dedans et en dehors se trouvent deux saillies immobiles : l’une interne, due à l’épitrochlée et qui ne disparaît jamais complètement ; l’autre externe, arrondie, due à l’épicondyle et aux muscles épicondyliens. Deux dépressions, l’une interne, comblée souvent par la graisse, l'autre externe, séparent ces deux saillies de l’olécrâne. L'olécrâne est plus rapproché de l’épitrochlée que de l’épicondyle. Au-dessous et en arrière de l’épicondyle se trouve une dépression constante, fossette du coude, qui n’est jamais comblée par la graisse et qui est surtout prononcée au moment de l’extension. En avant de cette fossette se rencontre la masse épaisse constituée par les insertions supérieures des muscles épicondyliens.

5“ L’auant-’Èras, plus long chez l’homme, a la forme d’un cône tronqué à base supérieure, aplati d’avant en arrière. Sa face antérieure est renflée en haut et divisée

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chez les sujets vigoureux par un sillon médian, qui se continue avec la dépression triangulaire du pli du bras. Sa moitié inférieure, plus déprimée, présente deux sillons longitudinaux, entre lesquels est comprise la saillie formée par les muscles épitrochléens, saillie au côté externe de laquelle les tendons du grand et du petit palmaire se dessinent comme des cordes au-dessous de la peau, surtout pendant la flexion de la main. La face postérieure de l’avant-bras, plus régulièrement convexe, offre à sa partie interne la saillie allongée du cubitus et du cubital postérieur, et plus en dehors un plan longitudinal assez uniforme, dans lequel apparaissent chez les individus vigoureux, au moment de leur contraction, les saillies des muscles et spécialement de l’extenseur propre du petit doigt, de l’extenseur commun et en bas des long abducteur et court extenseur du pouce. Le bord externe de l’avant-bras est arrondi, mousse; le bord interne constitue un plan triangulaire à base supérieure, qui répond au cubital antérieur.

6° Le poignet, comprimé d’avant en arrière, a deux faces et deux bords. Sa face antérieure est séparée de la paume de la main par un pli transversal correspondant à l’interligne articulaire des deux rangées du carpe. Deux autres plis cutanés moins prononcés répondent : l’un à l’articulation radio-carpienne ; l’autre, très inconstant, à la partie supérieure de la région. 11 présente, de dedans en dehors, la saillie du tendon du cubital antérieur, une rainure étroite, la saillie épaisse du fléchisseur superficiel, les cordes tendineuses du petit et du grand palmaire, le sillon qui répond à l’artère radiale et, tout à fait en dehors, le bord antérieur de l’apophyse styloide du radius. Sa face postérieure, mal délimitée du côté de l’avant-bras et de la main, offre une convexité générale un peu aplatie, à la partie interne de laquelle se voit la saillie quelquefois très prononcée de l’extrémité inférieure du cubitus. Le bord externe est arrondi et séparé du bord cubital de la main par une dépression sensible. Le bord interne présente en arrière le commencement d’une fossette qui se dirige vers la racine du pouce, tabatière anatomique, limitée en dehors par la saillie des tendons du long abducteur et du court extenseur du pouce, en dedans par celle du long extenseur du pouce.

7" La main comprend la main proprement dite et les doigts. Sa longueur, véritable unité de mesure du corps humain, égale le quart de la longueur totale du membre supérieur h). Sa forme, très variable suivant les individus, peut être rattachée à deux types fondamentaux : le type masculin, dans lequel les diamètres transversaux sont relativement plus forts, et le type féminin, dans lequel ces diamètres se réduisent au minimum (2).

e) La main proprement dite a la forme d’un carré irrégulier, un peu moins largo que long, et présente une face palmaire et. une face dorsale. 1“ La face palmaire, paume de la main, est déprimée dans son milieu, creux palmaire i ce creux est limité en dedans par une saillie oblongue, qui longe le bord cubital de la main, éminence hypothenar; en dehors par une saillie triangulaire, éminence ihénar, située à la racine du pouce dont elle suit les mouvements et séparée du creux palmaire par un sillon demi-circulaire, pli du pouce ; vers les racines des doigts, la paume de la main se soulève et offre au-dessus de la commissure des quatre derniers doigts trois éminences arrondies, plus sensibles dans le rapprochement et l’extension des doigts et dues à des paquets adipeux. La paume de la main est parcourue par quatre sillons, dont l’ensemble trace un M majuscule à base interne ; le jambage externe de l’M est formé par le pli du pouce, le jambage interne par un pli,pfî des doigts, qui va du boz’d cubital de la main à la commissure de l’index et du médius ; les deux autres, beaucoup moins constants,

U) Elle égale aussi la distance existant entre l'extrémité des dents incisives de la mâchoire supérieure et le vertex; — la longueur delà tête depuis la protubérance occipitale externe jusqu'à la racine du nez; — la distance du milieu de la fourchette sternale à l'acromion; — le tiers de la hauteur du rachis (non compris le sacrum).

(2) Carus (SymboUk der menschlichen Gestalt) divise les mains en quatre types: l» la main élémentaire; 2” la main motrice (type masculin); 3' la main sensible (type féminin), et 4* la main pyschique.

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vont l’un, sillon oblique, du bord radial de la iiiain vers l’hypothéuar ; l’autre, sillon longitudinal, de la racine du médius vers la partie interne dn poignet. Les papilles de la paume de la main sont disposées en séries linéaires régulières, qui partent des commissures des doigts et du bord radial de la main pour aller se porter au bord cubital et vers le poignet ; sur le thénar, elles sont concentriques au pli du pouce ; à la racine des doigts, elles s’écartent pour constituer des croix analogues à celles des lignes d’implantation des poils; un tourbillon se trouve en général enti'e l’annulaire et l’auriculaire. 2» Le dos de la main, convexe, entrecoupé de sillons superficiels circonscrivant de.s losanges à gi’and axe transversal, présente une partie externe, mobile, formée par le métacarpien du pouce et sur laquelle viennent so réunir les cordes tendineuses des long etcourt extenseurs du pouce, et une partie interne qui répond aux quatre derniers métacarpiens, et est soulevée par les saillies des tendons extenseurs ; sur son bord externe se voit la saillie oblongue du premier interosseux dorsal. Les deux parties sont réunies par une commissure cutanée étendue, qui permet les mouvements du pouce. Quand la main est fermée, cette face dorsale se termine par les quatre éminences de la tête des métacarpiens séparées jiar trois échancrures plus profondes en dehors ; quand la main est ouverte, ces échancrures sont remplacées par trois gouttières obliques, qui s'enfoncent profondément enti’e les doigts, gouttières interdigitales.

(b) Les doigts se composent de trois phalanges, sauf pour le pouce, qui n’en a que deux. Leur longueur est inégale ; le médius est le plus long ; le pouce n’atteint pas la deuxième phalange de l’index: l’index arrive à peine à la racine de l’ongle du médius; l’annulaire atteint le milieu de l’ongle du médius; le petit doigt arrive à la base de la troisième phalange de l’annulaire. 1“ Du côté palmaire, les doigts paraissant moins longs que du côté dorsal, à cause de la présence des commissures interdigitales; ils sont séparés de la paume de la main par plusieurs plis cutanés. Des plis analogues se trouvent au niveau des articulations des phalanges ; pour l’articulation moyenne, on en trouve en général deux, dont le postérieur est le plus constant et répond à la jointure ; pour l’articulation de la seconde et de la troisième phalange, on en trouve un seul, situé un peu au-dessus de l’interligne. Sur la face palmaire des doigts, les lignes papillaires présentent la même disposition régulière qu’à la paume de la main, disposition qui est surtout remarquable pour la dernière phalange; on voit, en effet, à sa partîe centrale une sorte de tourbillon elliptique, l’ouverture est dirigée en général en dedans, au moins pour les trois derniers doigts ; 2» du côté dorsal, les plis articulaires sont ordinairement au nombre de trois pour chaque jointure et prononcés surtout pour l’articulation moyenne, où ils forment une ellipse dans l’extension des phalanges. La dernière phalange supporte l’ongle.

B. Membre inférieur. — Sa longueur, relativement moindre chez la femme, est d’un cinquième plus grande que celle du membre supérieur. 11 comprend la hanche (déjà décrite à propos du tronc), le pli de l’aine, la cuisse, le genou, la jambe, le coude-pied et le pied.

1“ Pli de Vaine. — 11 se réduit, au point de vue exclusif de l’anatomie des formes et abstraction faite de l'anatomie chirurgicale, à une simple dépression linéaire séparant la cuisse de l’abdomen et répondant au ligament de Fallope.

2» Cuisse. — Conique et arrondie chez la femme, la cuisse est prismatique et triangulaire chez l’homme dans ses trois quarts supérieurs. Sa face antérieure décrit une grande courbure convexe en avant et en dehors, à laquelle succède un méplat triangulaire qui s’étend jusqu’à la rotule, méplat limité en dedans et en dehors par les saillies du vaste interne et du vaste externe. La face postérieure de la cuisse est assez régulièrement cylindrique. La surface externe de la cuisse, un peu aplatie d’avant en arrière, se continue insensiblement en avant avec la courbure de la face antérieure ; en arrière, elle est séparée de la région postérieure par un sillon profond, qui se perd en bas en dehors du genou. Vue de profil, sa courbe forme chez la femme une grande ligne, qui se continue avec celle de la hanche jusqu’à la taille. La face interne de la cuisse pré-

DD CORPS HUMAIN EN GÉNÉRAL

sente à sa partie supérieure une dépression triangulaire, limitée en bas et en dehors par la saillie oblique du couturier ; au-dessous de cette saillie se trouve le relief du vaste interne, arrondi à sa partie inférieure, tandis qu’il se termine en pointe à son extrémité supérieure.

3“ Genou. — 11 a une forme quadraiigulaire et peut être divisé en quatre régions ou faces : 1“ La face antérieure présente de haut en bas : la saillie triangulaire de la rotule, le soulèvement dû au tendon rotulien oblique en bas et en dehors, et surtout au paquet graisseux sous-jacent, qui le déborde en dedans et en dehors, et enfin la tubérosité antérieure dû tibia, qui semble terminer inférieurement le soulèvement triangulaire du peloton graisseux et du tendon rotulien. La saillie du genou est bien plus prononcée dans la demi-fiexion que dans la flexion ou l’extension complète. 2“ La face postérieure du genou ou crewa; du jarret, à peu près complètement effacée dans l’extension, est limitée en dedans et en dehors par les tendons des muscles postérieurs de la cuisse. 3» La surface externe du genou, assez profondément déprimée, présente en arrière et en haut la saillie du tendon du biceps et plus en avant celle de l’aponévrose fémorale et du condj le externe du fémur, en arrière et en bas le relief de la tête du péroné et celui de la tubérosité externe du tibia. 4“ La surface externe, assez fortement renflée, offre en arrière la saillie du condyle interne du fémur et du vaste interne, séparée de la rotule par une dépression assez profonde, et plus bas la saillie de la tubérosité interne du tibia.

4“ Jambe. — Volumineuse en haut, déplus en plus mince en bas, elle a trois faces et trois bords. Le bord antérieur, d’abord déprimé au-dessous de la saillie de la tubérosité antérieure du tibia, s’arrondit ensuite chez les sujets bien musclés, et se recourbe en dedans dans son tiers inférieur pour se porter vers la malléole interne. Les deux autres bords sont arrondis et mousses. La face interne de la jambe est étroite et aplatie ou très légèrement bombée. La face externe, assez uniformément convexe, présente chez les sujets très musclés les saillies des muscles antérieurs et des péroniers latéraux. La face postérieure de la jambe, large et renflée dans sa moitié supérieure, où elle constitue le mollet, s’aplatit ensuite en se rétrécissant dans la direction du tendon d’Achille. Les deux jumeaux forment sur le mollet deux reliefs séparés en bas par une dépression triangulaire, à base inférieure, qui se continue jusqu’au talon en s’arrondissant de dehors en dedans.

5» Le cou-de-pied,^ qui réunit angulairement le pied avec la jambe, peut être divisé en quatre régions : une antérieure, une postérieure et deux latérales. La région antérieure, convexe de dedans en dehors, concave de haut en bas, présente les saillies tendineuses des muscle? antérieurs de la jambe et surtout au côté interne, celle du jambier antérieur. La région postérieure est constituée par la saillie du tendon d’ .-Achille qui s'élargit en haut pour se continuer avec la partie postérieure de la jambe, et en bas pour s’attacher au talon. De chaque côté de ce tendon se trouvent deux gouttièi’es, gouttières malléolaires, qui les séparent des malléoles. Du côté externe se voit la malléole externe, qui descend un travers de doigt plus bas que l’interne, et dont l’extrémité se détache nettement de la partie externe du talon, grâce à la présence de la gouttière sous-malléolaire. La malléole interne, plus large que l’externe, descend moins bas que cette dernière, son sommet tronqué est circonscrit par la gouttière sous-malléolaire interne.

6“ Pied. — Le pied, d’une longueur de 0™, 27 environ chez l’homme, un peu moins long chez la femme, se divise en deux parties, le pied proprement dit et les orteils. La face plantaire du pied et des orteils offre des lignes papillaires régulières, analogues à celles de la main.

a) Le pied proprement dit a la forme d’une voûte surbaissée, qui s’élargit notablement à sa partie antérieure et présente une face dorsale, une face plantaire et deux bords. 1“ La face dorsale, ou dos du pied, rattachée par sa partie postérieure au coude-pied, est convexe, plus bombée au côté interne, et inclinée en pente douce au contraire en avant et en dehors. On y remarque en dedans la saillie du tendon du jambier

BeAÜ.NIS et BoüCHi

962 DU CORPS HUMAIN EN GENERAL

antérieur et au côté externe de celui-ci celle de l’extenseur propre du pouce, en dehors le tendon du péronier antérieur souvent à peine apparent, au milieu les tendons de l’extenseur commun ; enfin tout à fait en arrière et en dehors se trouve la saillie du pédieux. 2“ La plante du pied est excavée dans sa partie médiane, et surtout à son bord interne, pour constituer la voûte plantaire. Cette excavation est limitée en arrière par la saillie du talon, en avant par un coussinet situé au niveau delà tète des métatarsiens, coussinet épais et renflé au niveau du gros orteil, aminci au contraire en allant vers le cinquième et se continuant souvent le long du bord externe du pied jusqu’au coussinet, qui forme la saillie du talon ; d’autres fois le bord externe du pied est tout à fait détaché du sol. 3“ Le bord interne du pied, très épais en arrière, se renfle au niveau de l’apophyse du scaphoïde en avant de la malléole et au niveau de l’articulation du gros orteil. Le bord externe, moins large et moins épais que l’interne, repose en général sur le sol par toute sa surface et se renfle au niveau de l'apophyse du cinquième métatarsien. Les deux bords et la plante du pied se réunissent en arrière pour constituer la saillie du talon, saillie sur laquelle vient se perdre le tendon d’Achille, et qui déborde plus ou moins en arrière ; elle est très proéminente chez les nègres.

b) Les orteils naissent de l’extrémité digitale du pied suivant une ligne oblique en dehors et en arrière et légèrement convexe en avant. Le premier orteil est beaucoup plus volumineux que les autres. Les trois premiers ont à peu près une longueur égale ; le quatrième est un peu moins long ; le cinquième est sensiblement plus court que les autres et atteint à peine le niveau de la première phalange du gros orteil. Sauf le pouce, les orteils se recourbent en bas et vont toucher le sol par leur extrémité libre et élargie. Leur base est rattachée à la face plantaire par une commissure ou repli cutané, situé beaucoup en avant de leur articulation métatarsienne (*).

§ II — Proportions du corps humain

La taille moyenne de l’homme peut être évaluée à 1“>, 67. Le tableau suivant, emprunté à Krause, donne les mesures du corps humain et de ses principales parties chez l’homme et chez la femme ; ces mesures sont exprimées en fractions de mètre.

Iiomine. feninie

Hauteur du corps . . l’,737 1",629

Du vertex à l’extrémilé du coccyx . 0 ,875 0 ,848

Du vertex à l’ombilic . 0 ,692 0 ,651

Tête

Hauteur de la tête, partie antérieure . 0*,217 0",203

— partie postérieure . 0 ,152 0 ,135

Longueur de la tête de l'occiput au front . 0 ,203 0 ,190

Largeur du crâne, diamètre temporal . 0 ,142 0 ,128

Périmètre horizontal du crâne . 0 ,610 Q >h70

Hauteur du visage de la racine du nez au menton. . . 0 ,116 0 ,101

Largeur au niveau de la pommette . O ,116 0 ,101

Largeur en avant des oreilles . 0 ,149 0 ,116

Épaisseur, de la pointe du nez â l'oreille . 0 ,108 0 ,108

Cou

Hauteur de la partie antérieure du cou . 0'',t08 O^lOl

Hauteur de la nuque . 0 ,116 0 ,108

Largeur du cou . 0 ,108 0 ,101

Épaisseur . 0 ,108 0 ,101

Circonférence . 0 ,339 0 ,325

Poitrine

Hauteur de la région sternale . 0",190 0",176

Hauteur de la partie latérale du thorax . 0 ,352 0 ,319

Largeur entre les épaules . 0 ,420 0 ,346

Largeur au niveau du creux axillaire . 0 ,257 0 ,237

(i) Voy. Gerdy, Anatomie des formes extérieures, Paris, 1829.

DU CORPS HUMAIN EN GÉNÉRAL 963

hommf. femme.

Hauteur de la partie dorsale à partir de la proéminente. 0 ,298 0 ,298

Largeur du dos avec les épaules . 0 ,339 0 ,319

Ventre

Hauteur de la paroi antérieure . 0*,312 0’,339

Distance du creux épigastrique à l’ombilic . 0 ,176 0 ,176

Distance de l’ombilic au pubis . 0 ,13) 0 ,132

Membre supérieur

Longueur du bras . 0'',325 0 ,298

Largeur du bras . 0 ,095 0 ,088

Epaisseur du bras . 0 ,088 0 ,081

Circonférence du bras . 0 .285 0 ,257

Longueur de l’avant-bras . 0 ,271 0 ,244

Son épaisseur à son extrémité supérieure . 0 ,081 0 ,074

Sa circonférence . 0 ,271 0 ,244

Son épaisseur à son extrémité inférieure . U ,054 0 ,047

Sa circonférence . 0 ,190 0 ,176

Longueur de la main . 0 ,196 0 ,176

Largeur de la main . 0 ,108 0 ,095

Membre inférieur

Hauteur de la hanche . 0 ,244 0 ,217

Longueur de la cuisse du pli de l’aine au genou. . . . ' 0 ,475 0 ,400

Sa circonférence supérieure . 0 ,515 0 ,488

Sa circonférence inférieure . 0 ,339 0 ,319

Longueur de la jambe du genou au talon . 0 ,488 0 ,414

Circonférence du mollet . 0 ,366 0 ,339

Longueur du pied . 0 ,257 0 ,230

En prenant comme unité la hauteur totale du corps == 1000, on a les proportions suivantes pour les différentes parties (Quételet) :

liomme.

Hauleur totale du corps . lüOO

Têle . 135

Du vertex à l’arcade orbitaire . .59

De la clavicule au mamelon . 105

Distance des deux mamelons . 116

Du vertex à la clavicule. ... . 172

Distance des deux cavités axillaires . 176

Diaméire de la main . 53

Diamèire de l'avant-bras . 37

Distance de l’ombilic à la rotule . 318

Distance de la rotule au sol . 280

Hauteur des malléoles . 63

Distance du périnée au sol . 475

Distance du sommet de l’épaule à la racine de la main. .... 341

Longueur du pied . 154

Distance du vertex à la base du nez. . . 96

Diamètre du pied au dessus des orteils . 57

Distance du coude à la racine de la main . 145

Le poids de l’homme peut être évalué en moyenne à 03 kilogrammes, celui de la femme à 54. Le poids de la tête est environ le quatorzième, le poids du tronc le tiers du poids total du corps. Les deux extrémités supérieures avec les épaules en font le sixième, les deux extrémités inférieures avec la hanche les trois septièmes (*).

tt) Voy. sur les proportions du corps humain : Zeising, Neue Lehre von den Proportionen des menschlichen Kôrper. Leipzig, 1854. — Harless, Bandbuch der plastischen Anatomie. Stuttgard, 1858. — F. Liharzick, Das Quadrat die Grundlage aller Proportionalitüt in der Natur, und das Quadrat aus der Zahl Sieben, die Uridée des menschlichen Kôrper baues. Wien, 1865. — Quételet, Anthropométrie: Paris, 1871.

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