‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 2)Chapitre 88 sur 303 · I. Muscles superficiels Sterno-mastoldien (t'ii · texte numérisé non relu

I. Muscles superficiels Sterno-mastoldien (t'ii

Ce muscle, épais, rectangulaire, contourne en spirale les parties latérales et antérieures du cou ; il se compose de deux faisceaux réunis à leur partie supérieure.

Le faisceau interne ou sternal (3), plus considérable, s’insère par un tendon aplati à lApartiesupérieure de la face antérieure dusternum (flg. 16, A); le faisceau externe ou claviculaire (2) s’attache au tiers interne de la face supérieure de la clavicule (fig. 18, B) par des libres aponévrotiques, et vase réunir au précédent, qu’il recouvre en partie ; la division en deux faisceaux subsiste quelquefois jusque près de l’apophyse masto'ido. Ces deux faisceaux sont séparés en bas par un interstice celluleux de largeur v'ariable. Les insertions supérieures se font à la moitié antérieure de la face externe de Vapo physe mastoïde et aux deux tiers externes de la ligne courbe occipitale supérieure, par des fibres aponévrotiques entre-croisées avec celles du splénius (fig. 14, MM'; fig. 13, D). Le faisceau sternal va à l’apophyse mastoïde ; le faisceau claviculaire se porte à la fois à l’occipital (partie superficielle) et à l’apophyse masto’ide (partie profonde).

D’après les recherches de Maubrac, de Bordeaux, le slerno-mastoïdien serait ordinairement composé de quatre faisceaux, le sterno-masto’idien proprement dit, le sternooccipital et le clé'ido-occipital (plan superficiel) et le cléido-mastoïdien (plan profond).

Rapports. — Ce muscle est renfermé dans une gaine aponévrotique, et quand cette gaine n’est pas incisée, ces bords sont tendus par l’aponévrose et il recouvre une plus grande partie des organes sous-jacents ; mais une fois la gaine incisée et le muscle disséqué, il se rétrécit dans son milieu, et ses deux bords deviennent concaves au lieu de rester rectilignes. Les rapports de ce muscle sont très importants. Couvert par le peaucier, l’aponévrose, la veine jugulaire externe et le plexus cervical superficiel, il recouvre les muscles soushyo’idiens, la partie supérieure des muscles digastrique, splénius, angulaire, scalènes, la veine jugulaire interne, l’artère carotide interne, l’anse de l’hypoglosse, leplexus cervical profond et les nerfs pneumo-gastrique, grand sympathique et spinal. Son bord postérieur forme le côté antérieur d’un triangle dont le trapèze forme le côté postérieur et la clavicule la base, triangle sus- claviculaire. Son bord antérieur, saillant sous la peau, surtout en bas, constitue avec celui du côté opposé un triangle à sommet inférieur. Le nerf spinal traverse son faisceau claviculaire.

Rerfs. — Il est innervé parle spinal et la branche antérieure du troisième nerfs cer-

Action. — 11 incline la tête de son côlp et fait tourner la face du côté opposé; cette action appartient presque exclusivement au faisceau sternal. Quand il se contracte avec celui du côté opposé, son insertion supérieure se trouvant en arrière de l’axe de rotation de l’articulation occipito-atloïdienne, il est très faiblement extenseur de la tête et non pas fléchisseur, comme le prétendent quelques auteurs ; seulement cette insertion se trouvant à peu de distance de cet axe, il suffit que la tête ait été préalablement fléchie par d’autres muscles (muscles prévertébraux), pour que son insertion, se déplaçant, devienne antérieure à cet axe et pour qu’il devienne fléchisseur. 11 est, en outre, fléchisseur de la partie cervicale du rachis. Quand son point fixe est à la tête, il peut, par son faisceau sternal, élever le thorax ou le fixer et favoriser l’inspiration, par son faisceau claviculaire soulever le clavicule et l’épaule.

MYOLOGIE

MUSCLES DU COU

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