‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 142 sur 382 · ARTÈRES · texte numérisé non relu

ARTÈRES

DEUXIEME SECTION

DES ARTÈRES

Préparation des arlères. — Pour étudier Le système artéricl on a recours aux injections de matière solidifiable. Les injections sont ou générales ou partielles, suivant les préparations que l'on se propose d'obtenir. Les injections poussées par les gros irones donnent en général de meilleurs résultats que celles qui so font par les artères de moyen calibre.

Quand l'on veut faire une injection générale et que l'on désire remplir Les branches les plus fines des vaisseaux il faut préalablement échaufer lo sujet en le plongeant pendant deux à trois heures dans un bain. Après l'en avoir retiré, un ouvre la enge thoracique en syant soin de détacher les carilages aussi près du sternum que possible, à cause du voisinage de l'artère mammaire interne il est Facile alors, soit de luxer la partie supérieure de cet as dans ses articulations claviculaires, soit do le seier en travers au-dessus de l'articulation de sa pre

ère pièce avec la seconde. Par l'ouverture ainsi oblenue, on pénétre dans la poitrine; on recherche l'aorte et on l'sole. On ouvre ce vaisseau, el dans son intérieur on fit pénétrer un tube métallique, qu'il faut avoir soin de fixer solidement au moyen de plusieurs tours de fl. 11 faut se sersir dans ces injections do tubes dont l'ouverture est aussi grande que possible pour éviter le refroidissement. Une bonne précaution consiste à ehautfer au préalale le tube métal lique. L'on peut encore obtenir uno bonne injection générale en faisant pénétrer le liquide par l'une des carotides primitives, et de préférence celle du côlé gauche. Le seul inconvénient qui enrésule est de perdre ainsi une certaine quantité de matière à injection, qui pénètre dans le cœur en forçant les valvules sigmoïdes de l'aorle.

A1 est nécessaire, quand on fait uno injection partele, de choisir de préférence a plus grosse artère de Ia région. Une précaution qui ne saurait tre trop recommandée, consisl à lier au préalable tous les trones arériels qui de cette région s'étendent au loin. C'est ainsi que, pour obtenir une injection parfaite des artères du tronc, il est indispensable de ler d'abord les caratides, les sous-clavières et les crurales: tout l'fort lendra alors à faire pénétrer le liquide dans les branches de l'aorte descendante. Nous reviendrons sur tous ces détails que l'expérience enseigne du reste à tous ceux qui fréquentent assidüment les amphithéätres.

Pour faire une bonne injection 1 faut, avant tout, préparer Ia matière coagulable. 11 est d'usage de se servir d'un mélange de sui et de eire, coloré par du vermillon pour les artères et par du bleu de Prasse pour les veines. Plus a quantité de cire est grande, plus l'injection devient cassante; s au contraire le sui est employé seul, elle est trop molle. Une proportion un peu fo de cette dernière substance rend l'injection plus pénétrante. On augmente encore celle propriété de pénétration en injectant à l'avance dans les vaisseaux une petile quantité d'essence de Lérébenthine. Le liquide obtenu par la fusion du mélange de cire et de suif dot être assez chaud pour que sa Muidité soit parfaite, sans cependant être buullant. Dans ce dernier cas il + aurait uno véritable eoction des parois vasculaires; elles pourraient mème être désorganisées livrer passage au liquide, qui +6 répandrait dans les tissus anibiants. La seringue préalable ment chaufée sera chargée de liquide on en expulsera l'air qui pourrait y avoir pénétré, et l'injection sera poussée par la canule placée dans le vaisseau. Le premier efut sera énergiquez dés que l'on sentira une résistance, la pression devra diminuer et s'exercer ensuite d'unc manière constante jusqu'à ce que le piston soit repouscé par la pression intérieure. La seringue sera reirée et la eanule fermée par un bouchon en bois préparé d'avance; si, au contrairo, on se sert d'une canule à robinet, il suffira de fermer celui-ci jusqu'au complet refroidissement.

Si l'on veut obtenir des injections très-fines, eomme celles destinées à l'étude de la dis- {ribution vasculaire dans l'intimité des organes. on se sert de liquides froids, de vernis à l'alcool, d'essence de térébenthine, que l'on colore avec du vermillon.

Pour préparer une artère, il eonvient de isoler des parties voisines, surlout des veines qui l'entourent; faut avoir soin de vider ces dernières avant de les sectionner, sans cela Le sang tacherait a préparation et en rendrait l'étnde difeile. Quant aux muscles el aux nerfs

est important de les ménager pour se rendre compte de leurs rapports avec les arlères,

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Autant que possible il faut préparer les arlres en allant du tronc vers les rameaux ; quefois cependant, pour les vaisseaux profonds il est opportun de suivre une marche inverse et de commencer par disséquer les branches. En loule circonstance il est avantageux de préparer toutes les divisions collatérales et terminales d'un vaisseau, l'on aura ainsi sous les yeux une vue d'ensemble qui restera facilement gravée dans la mémoire.

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