EN AL
Pour les rameaux et les ramuseules, la régularité d'origine, de direction et de volume est encore beaucoup moins grande ; non-seulement ces divisions secondaires ettertiaires ne se correspondent pas toujours chez deux individus, mais elles diffèrent quelquefois chez le même sujet d'un eûté du corps à l'antre.
Les divisions artérielles ne sont pas régulièrement dichotomiques ; en effet, chaque trone générateur fournit des branches collatérates et des branches terminales. Les premières, d'ordinaire beaucoup plus gréles, sont destinées à nourrir les organes voisins; les secondes, plus volumineuses , continuent la direction du tronc et vont au loin jouer le même rôle par rapport à d'autres organes.
Les artères partent du tronc suivant des angles différents; tantôt l'angle est aigu, est la disposition la plus habituelle et la plus favorable à la cireulation ; tantôt l'angle est droit, comme pour les artères rénales, par exemple; d'autres fois même l'angle est obus, et alors le cours du sang est récurrent, comme dans les infercostales ar. tiques
Si l'on vient à ouvrir une artère, comme l'iliaque primitive par exemple, au niveau de la bifureation du tronc aortique, on trouve dans son intérieur, au point de division , un repli en forme de croissant, auquel a été donné le nom d'éperon. La con-
e vers le cœur quand l'angle de séparation est aigu, et les extrémités quand cetangle est obus. Inséré par sa base sur le point de bifur ation du vaisseau , l'épéron s’avance en s'amineissant dans l'intérieur du tronc générateur et joue le même rôle quelles doubles plans inclinés placés au devant des archies d'un pont et destinés à rompre le courant.
ur le vivant ; les artères sont cylindriques. Sur le cadavre, au contraire, alors qu'elles sont intactes elles sont aplaties : mais dès qu'on vient à les inciser et à permettre l'introduction de l'air dans leur intérieur, on les voit aussitôt reprendre la forme cylindrique.
Les vaisseaux artériels sont trè» ièrement calibrés, de telle sorte que jamais dans l'état physiologique elles ne présentent ni dilatation ni étranglement. Gette règle subit qu'une seule exception : c'est pour la curotide primitive, qui présente au niveau de sa bifurcation un renflement assez prononcé , connu sous 16 nom de sus de la curotide. Sappey croit que cette dilatation est toujours due à une altération sénile; je l'ai trouvée chez des jeunes sujets, dont les vaisseaux artériels ne présentaient aucune dégénérescence pathologique. Béclard a dit que les vertébrates, les rénales et les spléniques S'élargissent en s'éloignant du cœur. Richet n'a jamais pu retrouver cette disposition qui, si j'en crois mes propres recherches, doit être tout à fait anormale.
En général, les artères affectent une direction droite et rectiligne; mais si l'organe auquel elles se rendent est d'une structure délicate, si le choc trop énergique de Ja colonne liquide peut lui être nuisible, elles s’'incurvent et deviennent flexueuses. Les artères présentent encore celte disposition lorsqu'elles se trouvent dans des parties dont les mouvements sont nombreux et étendus, où dont le volume est sujet à des variations considérables , comme les labiales, les utérines. Quand un petit nombre de trones artériels doivent fournir des vaisseaux à des organes trèsétendus, soit en volume soît en superficie, on les voit affecter des directions parti-
elles s’incurvent, leurs branches se réunissent, se divisent de nouveau, ent encore et finissent ainsi par fournir un grand nombre de rameaux qui atteignent les limites les plus extrêmes des organes. Cest ainsi que se distribuent la plupart des artères des viscères abdominaux et en particulier les artères mésentériques.
Beaucoup d'artères, qui normalement sont rectilignes , présentent chez les lards un très-grand nombre de flexuosités; elles sont dues à l'altération des parois et à la perte de l'élastiité des vaisseaux.
376 as
Par leur situation profonde, les art 1 protégées contre les causes sulnérantes. Malgaigne a fait remarquer qu'aux membres on trouve cependant des vaisseaux artériels très-superfciels. 11 insiste surtout sur la fémorale qui, au pli de 'aine, m'est recouverte que par la peau et les aponévroses. Je ferai obse chez les quadrupèdes la rurale est très-eflicacement protégée par toute l' du membre postérieur. I en serait de même chez l'homme s'il marchait à quatre pattes. La nature a fait de lui un bipède ; mais au lieu de modifier pour eela toute l'économie de son corps, elle s'est bornée à quelques changements nécessaires à sa nouvelle destination. C'est donc à la station bipède qu'est due la situation superfiielle de l'artère fémorale dans l'espèce humaine. 11 en est de même pour la sous-clavière dans le triangle sus-claviculaire. Chez le quadrupède elle est difficile à atteindre et est protégée par la direction de la tête et la disposition des épaules, qui font saillie en avant; chez l'homme, elle est superficielle et le devient d'autant plus que par leur propre poids les extrémités supérieures tendent à tomber en bas et à élargir ainsi le triangle sus-clavieulaire,
Dans les membres, les artères tendent toujours à se rapprocher du sens de la flexion des articulations. Or, comme dans les membres le sens de ce mouvement est toujours alterne et opposé (ainsi la euisse se fléchit en avant, le genou en arrière, le pied en avant, les orteils en arrière), il en résulte que le vaisseau artériel décrit un trajet spiroïde autour des os au lieu de leur être parallèle. Cette disposition est surtout remarquable pour l'artère ernrale. Ce trajef des vaisseaux artéricls est en rapport avec la protection que la mature semble vouloir leur dans le sens de a flexion , ils évitent toutes les causes d'élongation qui leur seraient funestes et, d'autre part, dans la flexion, ils s'éloignent d'autant plus de toutes Le causes vulnérantes que le mouvement est plus prononcé. C'est précisément là la position que prennent instinctivement les membres à l'approche de tout danger extérieur.
Rapports généraux des artères.
1 profondément sitnées; iL est sec Les 08; habituellement elles ins aise, Quelqu
Ainsi que nous l'avons rare néanmoins de les trouver en rapport en sont séparées par une conche musculaire plus où m pendant elles eroisent ou contournent des pie radiale), disposition que les chirurgiens ont utilisée pour Ia compression de ces vais” seaux pendant les opérations ; de même que les méderins ont m tion de l'artère radiale au poignet pour l'exploration du pouls.
Ghaque fois qu'une artère est en contact immédiat avec un os, son passage & ette surface dure y laisse une empreinte plus ou moins profonde, On a dit que cette dépression est due à un travail de résorption du tissu osseux sous l'influence des battements vasculaires,
D'autres fois les artères sont si terne dans le rocher). C'est là tion de cette
Au voisinage des renflements art nombre de rameaux assez volumin
uées dans dé vrais canaux osseux (la carotide in ne disposition partieul e la distrib au dans une boîte osseuse.
res, Jes artères fournissent toujours u , qui, se réunissant, s'anastomosant les u avec Îes autres, forment un cercle arlérel/autour de Ia jointure. C'est à un besoin de calorification que répond cette disposition. En effet, autour des articles, surtout dans le sens de l'extension, les os sont presque à découvert sous la peau (genou, coude); les masses musculaires ont fait place à des tendons, à des bandes fibreuses ; l'articulation est peu protégée, les causes de refroidissement très-nombreuses. Le développement du système artériel à ce niveau, jouant alors le rôle d'un calorifére à liquide chaud, vient obvier à ce désavantage naturel.
‘est à la même cause qu'il faut attribuer les branches nombreuses que fournissent les vaisseaux artériels vers l'extrémité des membres quand les os se multiplient et que le squelette se segmente.
Les artères, il semble presque inutile de le dire, cheminent dans les interstices musculaires; leurs rapports avec ces agents actifs de la locomotion sont donc des plus importants. Tous les gros vaisseaux artériels côtoient un muscle auquel ils sont plus ou moins parallèles et que Cruvcilhier a désigné sous le nom de muscle satel= lite, Le sterno-mastoïdien est le satellite de la carotide, Le biceps celui de l'hun rale. Mais comme dans les membres les masses musculaires des régions opposées sont toujours séparées par des plans aponévrotiques qui leur fournissent des surfaces d'insertion et que , ainsi que nous l'avons fait remarquer plus haut, les artères tendant toujours à se placer dans le sens de la flexion, sont obligées de contourner le membre, il faut que dans ce cas particulier les vaisseaux traversent les plans aponévrotiques de séparation. L'exemple le plus frappant que l'on puisse en citer est celui de la crurale, qui, passant de la région antérieure ou d'extension à la région postérieure ou de flexion, franchit un plan aponévrotique. Pour éviter toute traction , toute gène circulatoire qu'auraîent pu amener les alternatives de contraction et de relachement des fibres musculaires, la nature a établi des espèces de ponts fibreux au-dessous desquels passe le vaisseau. Les fibres musculaires insérées à co niveau viennent elles à se contracter, elles ne pourront qu'élargir l'anneau au lieu de le Ge simple artifice empêche tout arrêt cireulatoire. IL en est de même si, à d'être insérés par leurs extrémités sur des os et de former ainsi des arcades ostéofibreuses les anneaux sont complets et constitués exclusivement par des aponévroses. L'action musculaire ne pourra que les élargir et fneliter le cours du sang.
Les aponévroses forment des gaines destinées à isoler les muscles et surtout les groupes de muscles synergiques. Elles fournissent en outre presque toujours des dédoublements, qui embrassent dans une loge spéciale l'artère et la veine. Tantôt le nerf est compris dans cette même loge, comme le nerf pneumo-gastrique au cou , tantôt et plus fréquemment il est situé dans une gaine spéciale.
Toutes les artêres un peu volumineuses sont situées au-dessous des aponévroses d'enveloppe des membres; c'est là un point à noter pour le chirurgien. 11 est bon de savoir cependant que dans quelques cas d'anomalies on peut trouver des artères situées superfciellement; dans les cas de division prématurée do l'artére humérale, par exemple, l'on voit souvent la cubitale cheminer au-dessous de Ia peau, où elle manifeste sa présence par ses battements. Nous nous sommes demandé fréquemment pourquoi c'était ce tronc situé normalement plus profondément que la radiale, qui devenait superficiel et non pas cette dernière, Nous n'avons aueune bonne raison à en donner, nous aimons done mieux nous abster
Réunies aux veines et quelquefois aux nerfs dans une même gaîne aponévrotique , les artères forment avec sceau connu en anatomie chirurgicale sous le nom de paquet v ‘est au moyen d'un tissu connectif lâche non infiltré de graisse que s'établit l'union entre ces cordons. Chez le vieillard, par suite de l'élongation et de Ia dureté des paroïs artérielles, ee tissu connect lache finit par se lasser, s’'épaissir et former une espèce de membrane quasi-séreuse, dans laquelle se ment le vaisseau,
Les veines suivent en général la même direction que les artères. Au tronc, à la racine des membres, à la tte, il n'existe qu'un seul tronc veineux satellite du vaisseau artériel. Aux sem rieurs des membres il y en a Lonjours deux. On a cherché à trouver des lois générales pour exprimer les rapports de ces vaisseaux entre eux. Toutes celles qui ont & ulées par Serres et par Malgaïgne sont soumises à lant d'exceptions qu'il n'y a plus lieu d'en tenir compte. Nous reviendrons sur ce sujet en parlant du système veineux.
378 ANGÉIOLOG
Au tronc on peut dire que, pour les plus gros vaisseaux, le eëté droit du corps est
; uche au système artériel. Nous nous empressons de faire observer que nous ne généralisons pas, que nous ne voulons dire autre chose que ceci : c'est que les veines caves sont à droite, tandis que la erosse de l'aorte se dirige à gauche, et que l'avrte descendante occupe également corps. Il résulte de cette disposition que les branches artérielles qui se gauche à droite sont toutes plus longues que celles qui sont desti gauche du tronc.
Lorsque les artères ne sont accompagnées que d'une seule veine, elles sont en général situées plus profondément que celle-ci et, comme le fait remarquer fort justement Sappoy , «les grosses artères passant sur Le côté interne de l'axe des membres «dans le trajet spiroïde qu'elles décrivent autour de cet axe, on voit que les veines «adjacentes ne peuvent être superficielles sans se placer à leur côté interne. » Quand
veines satellites accompagnent une artère, cette dernière est toujours situé entre les deux et est d'ordinaire enlacée par les branches de communication qu'elles s'envoient réciproquement.
Les nerfs cérébro-rachidiens ont des rapports moins intimes avec les artères; quoique cependant ils affectent une direction générale analogue à celle de ces va seaux; leur trajet est toujours beaucoup plus rectiligne que celui de ces derniers; aussi les croisent-ils souvent (médian au bras). Les nerfs sont plus superficiels qu les artères et que les veines ; de telle sorte que l'on trouve, en général , de la peau vers la profondeur : 1° le nerf, 2 la veine, 3 l'artère. Dans les segments inférieurs des membres tavant-bras, jambe) les nerfs sont toujours, par rapport à l'axe du membre, en dehors des artères.
Quant aux nerfs sympathiques, ils accompagnent directement les vaisseaux, qu'ils enlacent de leurs anastomoses et avec lesquels ils gagnent la profondeur des arganes 11 semble démontré aujourd'hui que la plus grande partie de ces filets nerveux sont destinés à agir sur les vaisseaux eux-mêmes. Ce sont les nerfs vaso-moteurs.
Plus on s'éloigne du centre cireulatoire, plus les organes sont exposés aux causes de réfrigération, pl les artères fournissent des branches multipliées qui en-
loppent les parties d’un réseau vasculaire. Voyez les nombreuses ramifications artérielles qui entourent les oreilles, le nez, les mains les pieds etc.; elles se trouvent là surtout dans un but de calorification.
Le volume des artères qui pénètrent un organe est en rapport avec l'activité de
organe; de plus, la distribution des ramuseules art arie suivant l'organe , de telle sorte que par les progrès de l'histologie l'on pourra peut-être plus tard reconnaître un tissu à la simple inspection de la disposition de ses vaisseaux.
Les artères communiquent très-fréquemment entre elles; c'est à ces cormmuni tions que l'on a donné le nom d'anastomoses. Elles permettent l'arrivée du sang dans un organe par voie détournée et indirecte, quand par une eause quelconque la voie directe est interrompue {‘). Ges voies collatérales ont fes sous diffé rents noms, d'après la manière dont se fait la commun
4° Anastomoses par inosculation, — Ce sont celles dans lesquell branches s'unissent bout à bout. On leur a encore dom arcades en considération de l'union en arcade des artères coliques. Cependant les anastomoses par inoseulation ne se font pas tou les branches externes de la mammaire externe s'unissent bout à bout avec les iutercostales sans présenter cette disposition, Ce genre d’anastomoses olfre une facilité remarquable à
deux grosses le nom d'anustomoses par
€) C'est ainsi que l'on explique un grand nombre d'anomalies artériclles, Que, par exemple, pour une cause quelconque ; le tronc de l'oburnirice soit chez le ftus frappé d'un arrêt de développement, l'anastomose de l'épigastrique avec celle artère se développera, et alors l'oblu rafrice semblera maltre de l'épigastrique et non pas de l'liaque interne
la cireulation collatérale. Les arcades se trouvent surtout dans le mésentère sont très-nombreuses , ce qui tient à la né une quantité de sang , comparativement mi
où elles
sité de répartir sur une grande surface
ie, amenée par un pédicule assez étroit, 2e Anastomoses par convergence ou à angle plus ou moins aigu. — Deux branches
se rejoignent deux à deux et en forment une troisième unique ; ainsi les deux verté-
brales s'unissent et forment le tre basilaire. I est assez difficile de s'expliquer
cette particularité, qui semble être propre aux centres nerveux; nous la retrouvons a effèt dans l'artère spinale antérieure.
3° Anastomoses par communication transversale. — Entre deux artères situées à peu de distance l'une de l'autre el à peu près parallèles, s'étend un tronc transversal perpendiculaire à ces deux vaisseaux (1) (cérébrales antérieures ct communi cante antérieure).
4 Nous adopterons une dernière classe d'anastomoses, que Sappey propose d'appeler mixte ou composée. C'est celle dans laquelle une branche artérielle se di deux rameaux, qui vont communiquer l'un avec un rameau situé au-dessus avec un rameau situé au-dessous, Supposez ainsi quatre vaisseaux situés autour d'un organe arrondi, il résullera de ces anastomoses un cercle artériel (cercle arté riel de l'iris).
On comprendra facilement qu'en combinant ces différentes espèces d'anastomoses, il sera possible de former autant de variétés qu'on le voudra.
Pour les membres, les voies collatérales ainsi formées établissent di tions entre les vaisseaux du segment supérieur et ceux du segment in la connaissance de cette disposition anatomique que la chirurgie doit la conquête de l'hémostasie par les ligatures. 11 se produit alors ce que nous avons supposé se pro duire pour les cas d'anomalie d'origine de l'obturatrice. Les anaslomoses s'é gissent par l'afflux du sang, etla vie du membre est entretenue, Nous avons dit que les troncs vasculaires des membres se placent toujours du côté de la flexion; chose remarquable, les voies collatérales, au contraire, sont en général situées du côté de extension
communiea-
Les anastomoses permettent, nous l'avons va, d'arrêter le coi s que pour cela la vitalité du membre soit compromk toute médaille a son revers, ce sont elles aussi qui font souvent Le désespoir des chi- Furgiens par la facilité avec laquelle elles raménent l'hémorrhagie dans les cas de blessures artérielles, surtout à l'avant-bras et à la main
Les artères se terminent par des capillaires, qui eux-mêmes donnent naissance aux veines, Les capillaires sont des vaisseaux innombrables el. mieroscopiques qui font partie de la trame intime de nos issus ; nous n'avons pas à nous en occuper ici.
dusang dans un 3 mais comme
Dans les organes caverneux et érectiles, le mode de terminaison des artères n'est pas le même que dans les autres tissus. Elles fournissent des ramuscules qui se recourbent, s'enroulent en ire-bouchon, et de leurs extrémités partent un grand nombre de vaisseaux microscopiques qui s’abouchent dans des sinus veineux. Ce sont les artères hélicines décrites d'abord par Müller et étudiées ensuite par Kôlliker.
Structure des artères.
Les éléments anatomiques qui entrent dans la composition intime des vaisseaux tériels ne sont bien connus que depuis les progrès de l'histologie. En 4850 encore appey niait résolument la prés nts musculaires dans ces vaisseaux, et
) L'on ne saurait trop admirer combien la mature a multiplié les sources de la circulation cérébrale et combien elle a accumulé les communications entre les vaisseaux de ce centre important.
ne voulait voir dans leur tunique moyenne que des fibres élastiques. « Voyez, dit-il, «ce tronçon dé e déposé au musée Orfila. Lei la nature à «pris soin d'amplifier elle-même le tissu artériel, comme si elle eût voulu nous éviter «les erreurs et les incertitudes qui s’attachent à l'emploi des. instruments gro «sants. Eh bien! ces fibres muscul ÿ «sont-elles enfin visibles? Non, elles sont plus latentes que jamais.» Rien de plus concluant au premier abord; seulement si Sappey n'a pas trouvé les éléments contactiles, c'est qu'il les a cherchés où ils n'existent pas. 11 est probable que dans la nouvelle édition que cet anatomiste est occupé à livrer au public médical, cette erreur aura disparu.
Une tunique externe formée de tissu conjonctif et de fibres élastiques , — une tunique moyenne constituée par du tissu musculaire lisse mêlé à une plus ou m quantité de fibres élastiques, — une tunique interne , à base fondament aussi et limitée en dedans par un épithélium : telle est la composition géi parois artérielles.
IOLOGIE.
Reprenons maintenant chacune de ces couches et étudions la en détail. urs légérement plissée dans le
unique à
sens longitudin lisse. La couche
ite vers la lumière du vaisseau est constituée au niveau de leur noyau volumineux ; au-dessous ave «un feuillet amorphe ;, de nature élastique, percé xariables de forme et de diamètre et contenant une
«de nombreuses ouvertures {rè
seau (1); » c'est la lame fenétrée, En dehors d'elle existe une troisième couche de la tun rne, beaucoup plus grande que les deux précédentes; elle est formée de fibres élastiques dirigées dans le sens de la longueur du vaisseau. Dans les artères d’un certain volume l'on trouve immédiatement au-dessous de l'épithélium , des couches d'un tissu particulier, formées de lamelles pâles à noyaux allongés pa
les à l'axe du vaisseau (dans les grosses artères ces noyaux disparaissent). Kælliker: ur donne le nom de dames striées. Henle et, après lui, Remak les ont considérées mme formées d'épithéin Nous nous demandons pourquoi, 1 en est ainsi, les cellules épithéliales vivantes sor s de la surface re que celles qui ont déjà accompli leur évolution.’
9 La tunique moyenne, de beaucoup la plus épaisse et la plus importante des tuniques artérielles, est jaune dans les gros vaisseaux, et rougeätre dans eeux d'un calibre inférieur. Elle varie d rières que l'on considère. Dans celles qui mesurent un milli re, on la trouve presque exclusivement constituée par des fibres-cellules musculaires transversalement di et formant plusieurs couches concentriques. Si l'on examine au contraire d
x plus volumineux , les éléments contractiles se mélent à des fibres de tissu. élastique transversalement disposées par couches régulières entre les fibres-cellules et anastomosées de manière à former des réseaux, En remontant vers les artères d'un volume plus considérable encore, la fibre musculaire continue à disparaitre , et du otides et Les iliaques, par exemple, elle n'entre plus que pour un tiers dans la constitution de la tunique moyenne. Dans l'aorte , les flbres-cellules sont trèsrares et ont eédé la place à l'élément élastique.
Dans les artérioles, qui ne mesurent que 4/20 à 1/30 de millimètre la fibre-cellule est remplacée par des espèces de fseaux trés-courts qui, d'après Morel, ai «que dans ces vaisseaux le Lissu musculaire persiste à l'état embryon
€) Morel et Villemin, Traité élémentaire d'histologie humaine ; normale et pathologique. 2° édition. l'aris 1864.
3% La tunique externe se compose d'une couche d'épaisseur variable de tissu con jonctif entremlé de fibres élastiques fines. Cette lame est plus dense dans la partie qui confine à la tunique moyenne ; les couches externes se perdent en général insensiblement dans le tissu cellulaire ambiant.
En se rapprochant des capillaires, toutes ces tuniques tendent à disparaitre. C'est abord l'élément élastique dont on ne retrouve plus aucune trace ; puis, à son tour, l'élément musculaire fait défaut, et enfin il ne reste plus qu'une seule membrane amorphe offrant quelque ressemblance avec le sarcolemme des muscles striés, dans laquelle se trouvent fixés des noyaux ovales dont le nombre diminue avec Le diamètre de ces petits vaisseaux. Ces noyaux sont-ils de nature contractile ? Les expériences physiologiques semblent le démontrer.
Il ne faudrait pas croire que la proportion des différents éléments constitutifs des artères ne dépende que du calibre de ces vaisseaux, autrement dit que deux artères d'un même calibre prises dans n'importe quelle région soient identiques par leur structur
M. le docteur Gimbert, dans un travail fort intéressant, s" de ce sujet 11). Le rôle phy seaux artériels paraît modifier leur structure et leur texture
Nous allons exposer aussi rapidement que possible les conclusions auxquelles ect anatomiste est arrivé.
La tunique moyenne des artères varie d'épaisseur suivant les diférentes régions d'une manière quelquefois assez brusque. De plus, l'épaisseur de cette tunique étant la même dans deux artères différentes de même calibre, ses éléments constitutifs, fibres musculaires lisses et fibres élastiques, peuvent varier de proportions.
La tunique externe présente des modifications analogues: tantôt son épaisseur augmente, tantôt elle diminue dans des artères de même calibre; tantôt les fibres con nectives qui entrent dans sa structure l'emportent en proportion sur les fibres tiques, et réciproquement.
Gimbert divise le système artériel, au point de vue de sa texture, en groupes : 1e norte; 2 artères des membres; 3e de la face; 4 des organes cè 5e des viscères et des parois splanchniques.
Dans les artères des membres les modifications de texture des tuniques se font une manière lente et insensible, surtout au membre supérieur.
IL faut remarquer cependant que c'est au niveau de l'anneau des adducteurs que la tunique externe de la fémorale contient la proportion la plus considérable de
quelquefois, mais pas toujours paraitdes bifurcations.
Dans les artères de la face, la faciale surtout, aussitôt apr nique moyenne possäde une grande richesse en fibres musculaires lisses; ments tendent bientôt à disparaître, et déjà au niveau des coronaires labiales ils sont en grande partie remplacés par les fibres élastiques. La tunique externe con tient également un grand nombre de fibres de cette nature.
Dans les artères cérébrales, comme le dit l'auteur, tout converge vers une seule propriété, la contractilité. La tunique moyenne est très-museulaire, et les artérioles elles-mêmes conservent très-longtemps cette richesse en éléments contractiles.
Les artères des organes et des parois splanchniques sont trés-remarquables; l'épaisseur de leur tunique moyenne varie beaucoup, mais ellé est toujours inf celle de l'aorte dont elles proviennent. Ainsi, dans le tronc cæliaque elle est de
(5) Gimbert, Mémoire sur la structure et la lelure des arlères (Journai de l'anatomie et de la physiologie du professeur Ch, Robin, numéros de septembre et de novembre 145).
382 ANGÉIOLOGIE.
Omn,16 et dans l'aorte de Ou*,77; mais dans la splénique elle augmente et est de 0,2; ln honteuse interne, quoique d'un calibre plus petit que la mésentérique, possède une tunique moyenne plus épaisse que celle-ci, ete. La tunique externe de
res est très-épaisse el surlout trôs-riche en éléments élastiques. On dirait est l'élasticité qui doit l'emporter sur la contractiité. l
Dans certains organes : le cerveau (Ch. Robin), la rate (His), les capillaires’ art riels sont entourés d'une sorte de gaine accessoire distante de 4 à 3 centièmes de nillimètre du vaisseau et contenant un liquide avec des noyaux et des granulations. Nous reviendrons sur cette disposition en nous oceupant des Iymphatiques.
Les artères reçoivent elles-mêmes des v nourriciers, connus sous le nom de vasa vasorun. Ces ramuseules, capillaires presque toujours, pro-
ment, soit des vaisseaux voisins, soit du tronc même de l'artère à laquelle ils sont destinées. Dans ee dernier cas «ils abandonnent le vaisseau d'origine cet ny reviennent qu'après avoir acquis leur indépen- «dance. » Quoi qu'il en soit les rasa easortom rampent d'abord dans le tissu cellulaire ambiant pour aboutir enfin à a tanique externe des artères. Ils s'y distribuent, d'aprés Gimbert, en formant d'abord réseau superficiel circonserivant des mailles rement quadrilatères ou ovales, mais non circulaires, comme le dit Ka:liker, et un réseau profond à mailles plus étroites. Dans celle dernière partie de leur trajet les capillaires sont flexueux et prennent une forme hélicoïde comparable à celle des artères hélicines des corps caverneux (Gimbert), Cette forme serait en rapport, d'après lui, avec les efforts incssants de distension et de retrait que subissent ces tissus.»
Les rasa rasorum se terminent ils dans la tunique externe, ou pénètrent-ils dans les tuniques moyenne et interne ? Pour Bichat et Henle ils arrivent jusqu'à la face interne de la tunique moyenne; pour Karlliker et Morel ils n'atteignent que la face externe de cette tunique. Weber, Robin et Gimbert soutiennent, au contraire, qu'ils ne dépassent jamais la tunique externe.
Quant aux nerfs, ils constituent les nerfs vaso-mo-
Fig-112— Coupe transersalé fours, Luschka prétend avoir vu leurs terminaisons dune arière collalérate des doigts arriver jusque dans la tunique interne ; nous semble
(apres Gien jt plus probable qu'ils n'attcignent que la membrane contractile, avec laquelle il est évident qu'ils doivent avoir des rapports, ee que démontre la Fig. 112. Nous reviendrons, au reste, sur ce sujet dans le livre cinquième, qui traitera de la Névrologie. Pour les petites artérioles et les capillaires, le tronc nerveux vaso-moleur est Loujours en rapport de grosseur avee le calibre de ces vaisseaux; il les suit, sed mme eux et chemin Loujours appliqué sur leur tunique externe, qui lui sert de soutien.
Ta
1 642, 2,2) Ce vaisseaux ana {2 À Tunique ter coupe de drax ve
ni
Dans la Fig. 113, empruntée au trava tomoses des capillaires artériels, le partent de nouveaux filets, qui se pointe. Ils sont alors réduits à lé
il de Gimbert, on voit , au niveau dés anas-
nerfs se renfler en ganglions (G), desquels fpandent sur les capillaires el se terminent en de fibres de Remak isolées (R).
Fig-Nerfs 113, — veso-moleurs accompagnant les capilaires de la muqueuse palatine de la grenouille (d'après Gimbert (*)