‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 183 sur 382 · NERVEUX · texte numérisé non relu

NERVEUX

Quoi qu'il en soit, la névroglie est beaucoup plus épaisse vers la face interne des cordons postérieurs, au niveau du sillon médian postérieur; elle forme là une espèce de masse triangulaire, à base périphérique, remarquable par la finesse des éléments qui la traversent, cordoh cunéiforme de Goll. La commissure grise paraît être formée presque exclusivement de névroglie. La commissure antérieure, au contraire, se compose de deux parties : l'une, superficielle, appartient à la névroglie et à l'enveloppe de la moelle; l'autre, profonde, n'est formée que de fibres nerveuses. Pour Kalliker, Funke etc., les cornes antérieures contiennent moitié de névroglie, un quart de fibres nerveuses et un quart de cellules nerveuses; les cornes postérieures, au contraire, renferment beaucoup plus de névroglie, surtout dans la substance gélatineuse de Rolando.

La substance blanche de la moelle est formée uniquement de fibres nerveuses et de névroglie. Ges fibres sont dépourvues de myéline (moelle nerveuse) et sont réduites aux cylindres de l'axe.

La substance griso présente, outre des fibres analogues, un grand nombre de cellules nerveuses, variables de dimensions, suivant le lieu où on les examine. Elles sont grosses dans les cornes antérieures, beaucoup plus petites au cont les cornes postérieures, ct de plus, ainsi que l'a démontré Gratiolet, le volume des cellules des cornes antérieutes est en rapport avec le volunte des nerfs qui en partent, «e qui fait qu'elles sont plus volumineuses dans les renflements lombaire et cervical (t). Toutes ces cellules émettent des prolongements de nombre variable, chez l'homme de quatre à dix. Ces prolongements se subdivisent eux-mêmes et n'ont jamais d'extrémité libre; ils se continuent toujours soit avec les racines des nerfs, soit avec les cordons de in moelle, soit en s'anastomosant avec d'autres cellules plus éloignées.

Les cellules nerveuses de la moelle ne sont pas disséminées dans la substance grise; elles y sont disposées par agrégals, par petites masses, formant ce que Stl- Jing a appelé les noyaux des nerfs. Ces noyaux, à leur tour, sont tous disposés en colonnes verticales d'épaisseur variable. Ces colonnes sont au nombre de deux dans les cornes antérieures : l’une en avant et en dedans, l'autre un peu plus en arrière et en dehors. Ce sont les colonnes cellulaires, antérieure et latérale. Dans les cornes postérieures, ce groupement est plus compliqué. 11 existe d'abord un amas de cellules au niveau du point où la commissure grise rejoint les cornes postérieures,

ire dans

c'est la colonne résieuleuse postérieure de Clarke, noyau dorsal de Stilling. Ces

deux auteurs n'avaient constaté son existence qu'à la rézion dorsale ; c'est Schræder van der Kolk qui démontra qu'elle se trouve dans toute l'étendue de la moelle, quoi qu'elle y soit moins développée qu'entre les deux renflements. Plus en dehors et toujours dans la corne postérieure on voit un nouvel amas de cellules, dont le groupement est assez mal défini; il se prolonge jusqu'auprès de la substance gélatineuse et forme ainsi, dans toute la longueur de la moelle, une quatrième colonne cellulaire, colonne cellulaire postérieure.

Les colonnes postérieures sont entourées au niveau de leur extrémité d'une sub stance particulière, jaunâtre, molle, substance gélatineuse de Rolando, qui, comme le dit Luys, forme une espèce de V à sinus dirigé en dedans et en avant , dans l'intérieur duquel est comprise l'extrémité de la corne postérieure. Outre une grande

(On a voulu établir une liaison entre les dimensions des cellules nerveuses et leur rülé physiologique : assigner aux plus grosses un rôle de motricité, ct aux plus petites un rôle dé sensibilité. Dans l'état actuel de la selence, il ne saurait être attaché aucune valeur à cette h}po= Aèse, car bien que, en général, dans les cornes postérieures les cellules soient d'un petit volume, il est un certain nombre de ces éléments qui atteignent les dimensions de celles des cornes antérieures, Quant aux cellules sympathiques de Jacubovitsch, elles n'ont jamais pu être démontrées.

532 x quantité de névroglie, on y trouve des collules que Frommann rattache aux cellules nerveuses, au moins dans le renflement lombaire, dit-il, Luys admet que ces cellules sont dans toute l'étendue de l'axe spinal des éléments nerveux formant ainsi une nouvelle colonne vésiculeuse.

Des parties latérales de la substance grise partent des fibres qui ont aboutir dans la substance blanche; ce sont les fibres irradides de Stilling , que Schræder van der Kolk décrit sous le nom de fibres marginales et auxquelles il assigne un trajel ultérieur fort compliqu

ROLOGIE.

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