‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 322 sur 382 · DÉVELOPPEMENT LES OS EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT LES OS EN GÉNÉRAL

Les us, au point de vue de le suivant qu'ils sont précédés ou non par un c:

Le p groupe comprend tous les os du squelette, à l'exception des us de La voûte et des parties latérales du érâne, qui constituent le deuxième groupe , et sont encore os seconduir

se diviser en deux groupes ,

Îles. L'ossi

neuse , ont toutes leurs parties esse par l'apparition dans les parties profondes. du cartil re, dé calcaires, centres où points d'ossification , qui s'agrandissent peu à peu et finissent la surface di ae jusqu'au niveau du périchondre , qui alors d! vient périoste. De ces points d'ossification les uns paraissent de très-bonne heure , points prünitifs, dans les parties centrales des os (diaphyses des os longs, centre des os courts), €t la plupart d'entre eux ont défi paru dans le cours de fatale ; les autres, points complémentaires ou épiphysaires (Fig. 361, 5), apparai sent beaucoup plus tard, soit dans les épiphyses des os longs, soit au niveau des hyses ou des bords des os courts et pla se montrent guère pour la plu la naissance et même pour beaucoup d'entre eux qu'au moment de points d'essilieation épiphysaires se développent, du reste, comme

peu à peu Ja surface de Los; mais tant que lacerois-

apo part qu'apr puberté. Ci

e fait, les différentes pièces osseuses qui dérivent de ces ponts “ossification restent distinctes et séparées par une mince lamelle cartilagineuse , qui ne disparait que lorsque l'accroissement de l'os est complet et permet la soudure «le ses différentes pièces.

L'aceroissement des os se fait, une fois tout 1 filage temporaire envahi par l'ossification , par l'apyn n successive de nouvelles couches osseuses entre le oste et l'os récemment formé. Dans le corps des os. at, à cause de la formation dur

longs ; cet aceroiss

anal médullaire, présente des caractères spéciaux et peut être divisé en rois processus qui se produisent Simultanément : accroissement en longueur, accroisse-

ment en épaisseur, formation du canal. médulla 1° L'aceroissement en longrewr se fait exclusivement aux dépens des couches cartilagineuses qui séparent l'épiphyse de la diaphyse, couches cartilagineuses qui osent successivement entre l'épiphyse et la couche cartilagineuse récemment ossifiée. L'accroissement en artie médiane de l'os et ne se fait qu'aux deux extrémités de la diaphyse; 2 l'accroissement en épaisseur à lieu par l'ossification de couches sous-périostiques, qui se déposent suc au-dessous du périoste entre lui et la couche uvellement ossifiée ; 3e la formation du canal médullaire est due à une résorption des parties osseuses pro fondes; cette résorption marche parallélement avec la formation des nouvelles couches osseuses qui se dépo= sent à l'extérieur, de façon que Le corps de l'os, d'abord plein, se creuse d'une grande cavité centrale.

B. Développement des os secondaires. — Ces os se forment et s’aceroissent aux dépens d'un blastème. mou non cartilagineux. Ce blastème se renouvelle à mesure qu'il s'ussifie, d'abord aux extrémités de l'os, puis sur loute sa superficie. Un point osseux, en général unique, parait dans ce blastème et s'étend peu à peu par des irabécules constituant une sorte de réseau osseux. Tous les 05 secondaires sont des os plâts, et leur accroiserment se fait soit en surface , soit en épaisseur, L'accroissement eù surface $e fait par l'extension de plus’en plus grande du point osseux primitif, qui pousse des lamelles osseuses radiées; bien visibles par oxemple sur un pariétal de nouveau-né. L'

se fait aux dépens de couches de nouvelle formation , qui fient successivemen

Fémur d'un enfantde 2 semaines, 2 d'après Kelliker(®.

cote

t de

Gorde dorsale. = La première trace du systè dorsale. Cest un cordon cylindrique, aminci sa partie postéricure et qui s'étend de la partie céphaliqu

à la partie, en

2) Conl mire. 3) Substance spongiense de si 225) Point d'ndiatin de Fépiphyse.

apart de a dis

3 dessous du canal médullaire. Elle se compose d'une gaine (Fig. 363, 1, 3) et d'un axe de cellules embrsonnaires. De chaque côté de la corde région du cou deux lames quadrangulaires, comme ce sont les plaques protovertébrales où protavertébres, qui répondent à là première vertébre cervicale future. 1 s'en ajoute successivement derriéro elle de nanvelles paires (Fig, 362, 7) jusque dans la partie caudale de l'embryon. Les prolovertébres en se dévelop pant (protowertébres proprement dites, voy. p. 051) enlourent peu à peu la corde dorsale (gaine externe de le corde) et le canal médullaire (membrane réunissante supérieure), en constituant l'ébauche des ares vertéx. Bientôt toutes ces parties se soudent entre elles ; et il en résulte une colomne vertébrale membranense continue, rappelant la colonne vertébrale des eyclostomes et représentant un double anal, dont l'antérieur enveloppe Ia corde dorsale et le postérieur la moelle. Cette colonne vertébrale membrancuse se segmente eusuite pour former les vertébres persistantes, qui deennent en. même lemps cartilagineuses. Mais cotte segmentation présente ceci de remarquable qu'elle ne respond pas à là segmentation des protovertébres originaires: en effet, chaque protovertébre prend part à la formation de deux vertébres persistantes, et se divise en deux moitiés : ue antérieure, qui constituera la moitié inférieure d'unc vertébre persistante; une vestérieure, qui constituera la moitié supérieure de la PES sertèbre persistante située immédiatement en dessous nbrgon de 45 à 18 jours, de la précédente et le disque intervertébral. Ainsi 5, d'apres Coste la Fig. 363, représente la moitié supérieure de la re persistante et la moitié postérieure

ansparente

de la protovertéln Draux et des à la partie post des vertèbres persistan vieument ensuite inférieurs (1 La le commence à deven lagineuse de la sixième ième semaine, et déjà & Ja huitième, semaine tons les corps vertébraux sont car= ineux, tandis que les ares conservent encore l'état membraneux, de façon que la moelle et les ganglions spinaux ne sont recouverts que par la membrane réunis sante supérieure. À mesure que les corps vertébraux deviennent eartilagineux ; La corde dorsale s'atrophie peu à peu, sauf dans les intervalles des corps, où elle former le noyau des disques intersertébraux,, Au troisième mois, les ares eau tila sont soudés dans la région dorsale, tandis que dans les régions cérvicale, soudure cartilagineuse n'est achevée qu'au quatrième. mois. cartilagineux manque pour les vertébres coecy état cartilagineux les vertèbres sont pourvues de toutes les apophyses qu'elles présenteront à l'état osseux,

‘alone vertélh

es eu

saements n'ont pu encore être suivis que sur l'embryon du poulet.

(2 1 An

L'oxsification de la colonne vertébrale commence à la fin du deuxième où au come

mencement du troisième mois 14 points osseux primitifs : un pour le corps,

deux pour les ares, Le point osseux du corps, quelquefois double à son origine , s&

forme dans le voisinage de la corde dorsale; Les points osseux des ares se développent là base des apophyses transverses ; jnts osseux dont le développement est

Aris-rapide, envahissent très-vite lout le cartilage (quatrième ou cinquième mois), à

l'exception d'une lamelle mince qui sépare lés ares des corps et de toute l'apophyse

épineuse, qui est e à la naissance, de Façon que les à

auoique trés-rapproëhés, ne sont pas encore sou

dés à cette époque ; cette soudure £e fait pendant

la première année; celles des ares aux corps,

de la troisième à Ian s points.

osseux primitifs paraissent d'abord dans la partie *

moyenne de la colonne vertébrale ; de Ha l'ossi-

fication gagne le reste du rachis, d'abord de

aut en baë jusqu'an sacrum, puis de bas en

aut jusqu'à V'aflas. La soudure des points prie“

its entre eux se fait, au contraire, de bas en 4

haut, de la je vers la région cer

s osseux,

jon sac

L'ossificätion des vertébrés est complétée par: des points complémentaires, dont les uns sont constants, Les autres variables suivant les gions. Les premiers consistent en deux lamvs minces qui recouvrent les faces inférieure et supérieure des corps vertébraux et paraissent de Ke quatore & quinte ans; elles sont comparables pq tite de tacolone ertérate aux épiphyses des os longs. De quinze à seize ie des se ans parnissent des points osseux épiphysaires d'aprés Remak €

pour les apophyses transverses, dont ils forment le sommet; de seize à dix-sept ans pour les apoyhyses épinenses articulaires des vertébres lombaires, et quelquefois celles des autres tbereules apophysaires présentent aussi de scie à dix-sept ans des joints osseux complémentaires, La soudure des points épiphysaires se fait à dix-huit ans pour les apophyses transverses et articulaires; de dix-neuf à vingt ans pour les apophyses épinenses; les Jumelles épiphysaires des corps vertébraux se soudent les der. nières,, de vingt à vingt-cinq ans, époque où le développement de la colonne ve brale est termi

Les apophyses ions, et les

DÉVELOPPEMENT DE QUELQUES VERTÉDRES FN PAuTIGULTER, — 1° Aflas, L'atlas n'a ane deux points primitifs Hatéraux correspondant aux points osseux des ares des autres vertèbres et paraissant à la même époque. Le point primitif correspondant au eorps de l'atias reste distinct de ceîte vertébre et se soude à l'axis pour constituer l'apophyse odontoïde. Dans la ssance parait un point compl

ntaire pour l'arc antéri osseux postérieur de latlas se forme dans la troisième année; la soudure des points latéraux au point de l'are à lieu de à la sixième.

is présente quatre points osseux primitifs : deux latéraux qui px me jour, un pour le corps qui sé forme plus tard (Firiquième mois de la vie intra-utérine), et presque immédiatement après, celui de l'apophyse odontoïde, d'abord double, représentant du point médian de l'atlas, eb qui existe base de l'apophyse, Les points latéraux se soudent entre eux en arrière dans la . deuxième année; dans la troisième 6o se fait In soudure des ares au corps et du corps à l'apophyse odontoïde. Les points épiphysaires de l'axis sor les mêmes que ceux des autres vertèbres, Saif un point épiphysaire qui paraît à dieux ans au sommet de l'apoyhyse odontoïde et se soude dans Ja douzième ann » Sepiitwie rertébre cervicale. — a branche antérieure de son apophyse transparaît au sixième mois de-la vie fotale

verse présente un noyau osseux spécial , qui et ne se soude au reste que dans la quatrième année. H peut persister à l'état indépendant et former une côte cervicale,

Sacriem. — Le sacrum se compose de cinq vertébres. Chaque vertëbre sacré

ajoutent pour les trois p leurs apophyses Lrans re vertèbre sacrée dan

eloppe par trois points osseux primitifs, aûxqu es des points additionnels pour la partie antérieure 4 erses élargies, Les points médians parissent pour a pren le les points lat ne les points.

els du sixième au huitième mois ; puis successivement l'ossfication envahi les autres vertibres de haut en has, de facon que tous les points primitifs exjstent à a fn de la vie fustale. Chaque verntôbre sacrée présente, en outre, des points épiphysaires qui se développent de dix à treize ans pour les lamelles épiphysaires des corps, de quinze à seize ans pour les, points des apophyses épineuses. Le corps et les arcs se soudent dans la deu a cinquième vertébre sa

en remontant jusqu'à Ia prem re où celte soudun ans. La soudure des épiphyses se fait trés-vite après leur apparition,

restent indépendantes et séparées par des disques

usqu'à la dix-huitième année; à cette époque la soudure s'opère de et nest jamais complète avant vingt-cing'ans, Cette union débute par les lames, pour se terminer par le eorps des vertèbres. De dix-huit à vingt ans parait sur chaque fac latérale du saerum une lamelle épiphysaire, qui répond à la facette auriculaire et qui se soude au corps de los de vingt à vingt-cinq ans. — I se compose de quatre el quelquefois de cinq pièces, qui prései un point osseux primitif médian et deux lamelles épiphysaires : l'une supérieure, l'autre inférieure, Le point osseux primitif de la premiére vertébre coc eygienné se montre à peu près à l'époque de La naissance, celui de la seconde de ing à dix ans , celui de la troisième de dix à qui quinze à Vingt. Les points épiphysaires paraissent dourième année. 1 soudure des vertébres coceygiennes se fait de bas en haut et débute vers la trei année; à vingt-cinq où trente ans la première pière n'est souvent pas encore soudée reste de l'os.

Gocey tent chacun

SQUES INTERVERTÉERAUX, — Les disques intervertébraux sont formés. par la corde dorsale, qui se développe dans l'intervalle des corps des vertè bres. Chez le nouveau-16, chaquo disque est occupé par une cavité centrale piriforme remplie par une masse gélatiniforme de cellules provenant des eellules de Ia corde dorsale, Chez l'enfant de neuf ans, le disque a la même structure que chez l'adulte. Des restes de la corde dorsale se retrouvent aussi dans le ligament suspenseur de l'apovhyse odontoïde (faisceau postérieur), qui a la signification d'un disque intervertéhr: par lequel la corde dorsale se continue jusqu'à l'occipital. Le ligament (ransverse 0 l'articulation atloïdo-odontoidienne se forme aux dépens de la partie postérieu

la masse re, qui contribue à former-l'apophyse ad Farc antérieur de l'atlas, masse cartilagineuse qni représente

DéxerorrEt EX GÉNÉRAL. — Au troisième mois, la colonne vertébrale est fusiforme et a une longueur de 0,07 à 0,08; au quatrième, elle atteint 0,08 à 0,10 et constitue la moïtié de la longueur totale du futus. Au ciriquième mois, elle a 042 et présente une largeur plus uniforme. Au septième moîs , elle a 0,15 et forme un peu plus du tiers de la longueur du corps. Au huitième mois, elle a 0,16 et 0,18 au neuvième. Au moment de la naissance la colonne vertébrale est presque rectiligne (Fig. 36, G); le sacrum est moins incurvé , et l'angle sacro-vertébral, qui commence à se prononce fatale, est moins prononcé que cher l'adulte. Le eanal vertébral présente un trèsgrand développement eu égard au reste du rachis ; tandis que toutes les apophh de la deuxième année et des années suivantes, les courbur se dessinent et elle acquiert la forme qu'elle a chez l'adulte. Chez le vieillard , pe de l'affiblissement musculaire ticité des disques et des ligaes, le rachis s'incurve en avant ct, dans l'extrême vieillesse, on peut les vertèbres se souder entre elles, Cette soudure est très-fréquente entre le sacrum et le coceyx.

2° Développement du erûne,

Le crâne est d'abord membraneux ; puis eartilagineux (partiellement), puis osseux

Le crâne membraneux primordial se forme aux dépens du blastème (lames pr tuvertébrales), entourant l'extrémité à

térieure dle la corde dorsale, qui s'a jusque dans Ia région occupée ultérieurement par la selle turcique. Ces lames protosales, dans la région céphalique, ne présentent aucune segmentation et ne se divisent pas en protovertèbres. Elles entourent l'extrémité antérieure de la «

en constituant la base du crâne, et s'accroissent aussi du côté dorsal pour enfer le cerveau; on a ainsi une sorte de capsule membraneuse (erdne membraneur jori- 1), qui enveloppe l'encéphale, sur lequel il se moule et qui se développe peu à peu pour former les os du crâne et de la face.

La base du crâne présente en avant une sorte de plaque épaissie, d'où partent deux prolongements, piliers latéraux du eräne de Rathke, qui se dirigent en avant et interceptent une ouverture, ouverture pituitaire, fermée en partie par une mince membrane plier moyen du evdue, qu: d'après Reichen, représentera Le dos de la selle turcique et, d'après Kelliker, l'ébauche de la tente du cervelet

mord

Grêne cartilaginens primordial, — Le crâne membraneux ne tarde pas transformer en cartilage, mais seulement dans la région de a base du crâne, land que la voûte et les parties latérales conservent l'état membraneux, Cette transforma tion est déjà très-avancée au deuxième mois eL out à fait achevée au troisième. À cet état le crâne cartilagineux comprend l'occipital , la plus grande partie du sphénoïd îe rocher, la partie mastoïdienne du temporal, l'ethmoïde et la cloison du nez.

Ossification des os du crâne. — Le crâne cartilagineux primordial ne s'ossilie pe en entier; une partie s'atrophie et disparait par les progrès du développement ; l'autre reste à l'état cartilagineux et constitue les parties cartilagineuses persistantes de l'adulte (eartilages du nez, articulations ete.). La partie membrancuse du crâne primordial se recouvre à sa face externe de lamelles osseuses (os secondaires), qui s'unissent entre eux et avec les os qui proviennent du cartilage de la base du crâne.

4e Occipital. — L'occipital s'ossi sent, un dans la liennes, un (d'abord double) dans la p

à la fin du troisième mois par e basilaire, deux dans les ré ny ie cérébelleuse de l'évaille. À ces quatre

points s'en ajoute un cinquième, qui ne provient pas du cartilage primordial et forme a partie supérieure de l'écaille appartenant par suite aux os secondaires, Ge point osseux se soude assez vite an point inférieur de l'écaille, mais à Ja naissance on encore sur les bords de l'écaille deux petites fissures résultant de leur rêucomplète. La soudure des points condyliens et de l'écaille commence dans La où la deuxième année, celle des condyles et do la partie basilaire dans

Aroisième, et à la cinquième ou sixième année Îa soudure des différentes pièces est achevée et loccipital ne forme plus qu'un seul os, On retrouve encore chez le nou veau-né des restes de la corde dorsale dans la partie basilai

2 Sphénoïde. — Le sphénoïde est d'abord divisé en deux os : le sph ur avec les grandes ailes, et le sphénoïde antérieur avec les petites ailes.

Le sphénoïde postérieur commence à s'ossifler au troisième mois par six points osseux : deux pour le corps, qui se réunissent très-vite en un seul, un de chaque côté, pour l'origine du sillon earotidien et de l'apophyér clinoïde moyenne , un de chaque côté pour les grandes ailes et l'aile externe de l'apophyse ptérygoide. L'aile interne de l'apophyse plérysoïde appartient aux os secondaires et provient du maxillaire supérieur. Le point du corps et les points earotidiens se soudent dans la seconde moitié de la vie fétale, ainsi que les deux lamelles des apophyses ptéregoïdes; chez le nouveau-né les grandes ailes sont distinctes du corps, et le dos de la selle, le livus et les apophyses clinoïdes postérieures sont encore cartilagineuses. La sou dure des grandes ailes au corps se fait dans le cours de la première année

Le sphénoïde antérieur s'ossifie aussi au troisième mois par deux points qui para sent dans les petites ailes en dehors du trou optique, et par deux points pour le corps, qui se forment un peu plus tard. La soudure de ces quatre points se fait au sixième mois de la vie fatale. À la naissance, le sphénoïde antérieur et Le sphénoïd postérieur sont encore séparés par une lamelle cartilagineuse incomplète, très mince, qui s'unit en avant au rostrum encore cartilagineux à c oque , €L par

cloison des fosses nasales. Le cornet de Bertin se forme six à huit mois après la naissance par un point osseux qui ne dérive pas de cartilage préexistant. Les sinus sphénoïdaux commencent à se former dans la vie futale. Le sphénoïde se soude habituellement à l'occipital à partir de la deuxième année.

3e Ethmoïde, — Lethmoïde se développe par six points d'ossification. Les quatre premiers, qui paraissent pendant Ia vie fwtale , se forment au cinquième mois pour les masses latérales (lame papyracée), au neuvième pour le cornet inférieur. À la naissance, l'os se compose de deux labyrinthes et des deux cornets; le reste esL en core cartilagineux, Dans la première année paraissent deux points osseux à la base de l'apophyse crista-galli et de ces points l'ossification s'étend vers celte apophyse et la lame perpendiculaire. La soudure des différentes pièces se fait de la cinquième à la sixième année (*).

le pos= té

C0) Venrksss cnauexwes. — En se basant sur le développement, on peut comparer Le erâne aux vertèbres, el admettre quatre verébres erhniennes, qui sont, d'arière en avant, Ia verlébre occipi= tale, Les deux vertèbres sphénoïdales postérieure el antérieure, eu la vertébre elhmotdale. 4 Vertèbre occipitate, — Elle répond en entier à l'occipital; le corps est formé par l'apophyse re l'are Vertébral par Les parties condsliennes et la partie inférieure de l'écaille, Les condyles pal représentent les apoplyses articulaires inférieures, les apophyses jugulaires, les apo= physes transverses, l'écaille, lapophyse épineuse. Les trous de conjugaison sont represeutés Par les Leous déchirés postérieurs el condyliens antérieurs.

2 Verfèdre sphénoïdale postérieure (rertèbre pariétale d'Owcen).— Le corps est formé par le corps au sphenonde postérieur, l'arc vertébral par les grandes ailes el les pariélaur, L'apophyse mastoide qui se soude plus tard au temporal, représente l'apophyse tra sivement développe, est formée par es pariétaux. Les trous de « fes, sont représentés par les canaux qui Inissent passer Le nerf facial et les deux premiéres branches a riumeau, L'appareil hoïdien avec Fapophyse Aloe est ne dépendance de cette verébre

DÉVELOPPEMENT DES ORGANT

4 Temporal. — Son développement sera vu avec celui de l'organe de l'ouie. 5 Frontal. — Le frontal présente deux points d'ossification, qui paraissent du cinquantième au soixantième jour, au niveau des arcades orbitaires, L'os se compose d'abord de deux moitiés ; qui ne s'unissent complétement sur la ligne médiane que dans la deuxième année. Les sinus frontaux commencent à se former dès la troisième année. La suture médiane reste souvent marquée jusque dans l'âge adulte.

6° Pariétal.

vers le cinquanti

11 se développe par un seul point d'ossifie ame jour de la vie fœtale.

ation central, qui paraît

DÉVELOPPEMENT DU CRANE EN GÉNÉRAL. — Le crâne ne se développe pas uniformément dans loutes ses parties. Dans les premiers, temps, l'accroissement porte surtout sur a partie sphéno-oceipitale, qui, jusqu'à la fin du deuxième mois, forme à peu près à elle seule la base du erâne ; à partir de cette époque, la partie ethmoï: dale se développe rapidement, et dans la deuxième moitié de la vie fatale son développement est même plus rapide que celui de la partie postérieure, Pendant la vie intra-utérine , les os de la base du crâne sont séparés par du cartilage intercalaire , tandis que ceux de la voûte le sont par des espaces memibraneux plus où moins larges, suivant la période de la vie fatale, espaces dus à ce que les bords des 0 voisins n'arrivent pas au contact. Les bords de ces os présentent de petites den. telures fines qui ne sont que les extrémités des rayons osseux partant du point central d'ossification. Ces dentelures finissent par se rapprocher el par s'engrener avec elles des os voisins pour constituer les sutures crâniennes, sauf en certains endroits correspondant aux anyles de plusieurs os; là ces espaces membraneux persistent et constituent ce qu'on appelle les fontanclles, Ces fontanelles sont chez le nouveau-né au nombre de six : 1° une supérieure et antérieure losangique, à la réunion du frontal et des pariétaux ; 2e une postérieure et supérieure, triangulaire à la réunion de l'occipital el des pariétaux; 3 une latérale antérieure, paire, allongée, limitée en avant par le frontal, en haut par le pariétal, en bas et en arrière par le te poral; 4 une latérale et postérieure, paire ; irrégulière, entre le temporal, l'oeci- Pital et le pariétal.

A la naissance, la région parictale a, comparativement aux autres régions , le plus grand développement. À cetle époque, le erâne présente les dimensions suivantes :

Diamètre antéro-postérieur (de la racine du nez à la protübérance occipitale ex-

fn en PA en eve ete LME 0,120 Diamètre transversal (d’une bosse pariétale à l'autre) . . . . . . 0v,090 Diamètre vertical. . . . . Late (tu te 0 5 en (00000)

Après la naissance, le crâne se développe rapidement , surtout la voûte, au moins dans les premiers temps. Peu à peu les fontanelles disparaissent , les latérales et la postérieure dans la pren ée, l'antérieure et supérieure dans la troisième et quelquefois plus Lt.

3° lertèbre sphénoïdale antérieure (rerlèbre frontale d'Owen). — Le corps est formé par le corps da sphénoïde antérieur: Les lames par les petites ailes; l'apophyse épineuse, trés modiflee, par le frontal; l'apophyse transverse par l'apophyse orbiaire externe. Les Lrous de conjugaison sont reréseulés par La fente sphénotdate.

4» Vertèbre ethmoïdale (vertèbre nasale d'Owen). — Celle-ci, presque méconnaissable el encure lus Lransformée que les précédentes, présente une Lelle déviation du Uype vertébral qu'il est à peu prés impossible d'y retrouver chez l'homme les différentes parties des verlébres. Le corps est représente par l'apophyse erista-gall et la lame perpendiculaire de l'ethmoïde, el, d'après Owen, par le voter. Müller a trouvé sur des embryons des restes de la corde dorsale jusque près de l'apophrse erista-gall et a pu la suivrqà travers l'apophyse basitaire de l'occpital et le curps des deux. spl nordes.

97 EMRRYOLOGIE ET M

LOPPEMENT DE L'HOMME,

A pate de quarante à quarante-cinq ans (plus tt dans la race nègre, d'après Gratiolet), les sutures s'ossifient el les os du crâne se soudent entre eux de façon à former dans Ja vieillesse une capsule osseuse continue. En même temps les 0s de la face s'atrophient el s'amineissent (1); les canaux du diploë s'élargissent el commu iquen£ avec ceux des üs Vuisins,

2e Développement des os de In Face et don arcs pharynglense

Tous les os de la face, à l'exception des cornets inférieur secondaires et se développentaux dépens des deux premit de chaque côté de la ligne mé

eldu: vomer, sont des os s ares pharyngiens situés ae et d'un prolongement médian ou bourgeon frontal.

AnGS PHARYAGIENS ET PENTES MMARYNGIENES (1). — Les ares pharyngiens, au nombre de quatre de claque côté, sont les prolongements qui partent de la région antérieure de la conte dorsale en avant des protovertèbres, et se développent à la facon d’une côte dans la paroi ventrale du corps de l'embryon pour se souder en avant sur la ligne médiane, Ces ares interceptent des fentes transversales, fentes vharymgieunes (au nombre de trois), qui mênent dans a cavité pharyngienne, Nous allons suivre successivement Le développement de ces ares pharyngiens.

DES Face d'un embryon de 15 à 19 jours, d'après Coste (r.

1) L'amoindrissement des os de La voûte des vieillards et un fait dé {aire souvent un épaississement.

1) On les appelle encore ares eüsrérau et fentes vivcérales, ares branchiaux ek fenles branchiates

x; on Lrouve au cou

RER ANG PHARVNGIES, — Cet are parait vers le qualorrime jour (Fig. 3), se développe aux dépens de La base du crâne dans la région du sphénoïde antérieur et se soude três-vile à celui du côté oppo moment (Fig. 362) la tête est terminée en avant par un prolongement, bourgeon frontal, qui vrovient à la fois de la voûte et de la base du erâne et qui surmonté le premier are Vharyngion (Fig. 364,1). Entre le bourgeon et le premier arc pharyngien se trouve une dépression , première trace de la envité buccale. Les changements ultérieurs portent sur ces trois parties : bourgeon frontal, dépression buccale et premier are pharyngien.

La dépression bucrale se creuse de plus en plus et présente bientôt la forme d'un cul-de-sut, qui s'ouvre à l'extérieur par une fente transversale el dont le fond n'est séparé du cul-de-sac intestinal antérieur (cavité eéphalo-pharyngienne) que par une mince membrane, Gelte membrane elle-même disparait plus tar et la boucle com munique alors librement avec le pharynx.

Le bourgeon frontal, d'abord simple, se divise ensuite en deux parties latérales , honrgeons frontaur latéranr, Sur chacun de res derniers se trouve une dépression, fosselte olfactive (Fig, 36 en dehors par deux prolonge-

Le DÉVELOPPEMENT DE PR

Fig. 006. Hip, 207.

Füre d'un embryon de 35 jours à Face d'un enbryun de 40 jours, d'après Coste (. d'aprés Coste (99).

fossettes , d'abord rondes, de profondeur. En

ments, bourgeons nusaux interue (2) el ectevne. Ces viennent bientôt ovales, en même temps qu'elles acquièrent pl dehors du Lourgeon nasal externe, entre lui et le bourgeon ma: trouve un sillon, sillon luerymal, qui former plus tard le dirigé obliquement vers lil. Un autre sillon, sillon nusul, mène olfactive à l'entrée de la cavité buccale.

— 5) Bourgeon mad Pnfriete, — 3) Bouche, — 9) Mets atéraes de I voûte

972 FMBRYOLOGIE ET. DÉVELOPPEN

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