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GOLONNE VERTÉBRALE EN GÉ

NÉRAL. 0

La colonne vertébrale, considérée dans son ensemble, os et ligaments , se compose de deux pyramides ädossées par leurs bases , l'une supérieure , constituée par les vingt-quatre vraies vertèbres, l'autre inférieure , occupant seu lemient le cinquième de la hauteur totale et comprenant le sacrum et le cocey

Direction. — La colonne supérieure repose sur le saerum de façon qu'une ligne verticale ; passant par l'apophyse odontoïde de l'axis, tombe à peu près sur le corps de la dernière verlèbre lombaire. Il y a, du reste, à ce sujet des variétés individuelles très-grandes , et chez. le même individu, des variations tenant à des conditions diverses (voy. Fig. 36).

Courbures. — La colonne vertébrale n'est pas rectiligne ; elle présente des courbures antéro-postérieures , au nombre de quatre, qui changent altern tivement de côté et correspondent à chacune des régions du rachis; deux de ces courbures ont leur convexité dirigée en avant ; ce sont celles des régioi cervicale et lombaire; c'est l'inverse pour les deux autres, Le passage d'une courbure à la suivante se fait d’une façon graduée, sauf à la réunion de la cinquième vertèbre lombaire et du sacrum , où une inflexion brusque donne naissance à un angle saillant en avant appelé promontoire.

ARTIGULATIONS DE LA GOLONNE VERTÉHRALE. 143

Les points culminants de ces courhures sont - la quatrième vertèbre cervicale, la septième dorsale, la troisième lombaire et la quatrième vertèbre sacrée ; ces courbures, à peine marquées chez le nouveau-né (Fig. 36, G), sont dues en partie à la configuration même des os (forme en coin à base postérieure des vertèbres dorsales, courbure du sacrum), et en partie à l'action musculaire. 11 y a une certaing solidarité entre ces courbures ; quand l’une d'elles s'exagère, celles de sens opposé s'exagèrent aussi de façon à rétablir l'équilibre du rachis et à maintenir sa verticalité (courbures de compensation).

Fig. 36.

courbure de la colonne vertébrale dans dicerses conditions 1%).

Outre ces courbures antéro-postérieures, on a décrit une courbure latérale, attribuée par Bichat à la prédominance d'action des muscles du côté droit et à l'inclinaison habituelle du côté opposé pour rétablir l'équilibre. Cette courbure aurait sa coneavité à gauche, au niveau des troisième , quatrième et cinquième vertèbres dorsales; mais c'est plutôt une simple dépression due à la présence de l'aorte, car elle n'est pas transposée chez les gauchers, et elle l'est, a cone, dans le cas de transposition des viscères.

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44 ARTHROLOGIE.

Dimensions. — I faut distinguer, dans les dimensions du rachis, la longueur mesurée par une ligne qui passerait par les centres des disques el des corps en suivant les sinuosités de la colonne, et la hauteur ou la distance existant entre son sommet et la ligne horizontale menée par l'extrémité du coccyx. La longueur, peu variable suivant les individus, est en moyenne de 0,75. La hauteur qui, à longueur égale, peut varier d'après le degré des courbures, est en moyenne de 0,67, qui se subdivisent de la façon suivante : cou, 0n,108; dos , 0,27 ; lombes, 0,168 ; sacrum et coccyx, 0194. Le milieu de la hauteur totale correspond à la onzième vertébre dorsale. Une station prolongée peut amener dans la hauteur du rachis une diminution de quelques millimètres tenant et à l'augmentation des courbures , et à l'aplatissement des disques intervertébraux.

Les disques forment environ le quart de la longueur totale du rachis; ces rapports de longueur des disques et des corps vertébraux , importants pour la flexibilité de l'ensemble, varient du reste suivant les diverses régions ; au cou ils forment un peu plus du quart de la longueur des corps vertébraux ; au dos le septiè aux lombes un peu plus du tiers.

Description. — La colonne vertébrale se compose en réalité de deux pau ties : 1e une colonne pleine, continue, ostéo-fibreuse, élastique, constituée par la superposition des corps et des disques vertébraux; ® un canal formé par la série des ares vertébraux, les ligaments jaunes et la face postérieure des corps; canal qui loge la moelle dans son intérieur et &e hérisse à l'extérieur d'apophyses servant à des articulations ou à des insertions musculaires. Au point de vue descriptif on peut étudier d'abord sa configuration extérieure, puis le canal rachidien. Le sacrum et le coccyx seront décrits avec le bas

a. Configuration extérieure.

4° En avant, le rachis a l'aspect d'une colonne plane au cou, cylindri dans le reste de son étendue, noueuse à cause de la saillie des disques intervertébraux ; celte colonne, abstraction faite de l'atlas, s'élargit de haut en bas jusqu'au sacrum; cependant cetle augmentation de volume ne se fait pas uniformément ; elle est interrompue par une sorte de rétrécissement, marqué surtout au niveau de la cinquième vertèbre dorsale.

2 Sur les fuces latérales on trouve, d'avant en arrière : 4e les faces latérales des corps ; les trous de conjugaison, séparés par les pédicules et augmentant en général de diamètre de haut en bas; 3 la série des apophyses lransverses, situées, au cou, sur les côtés du corps et du pédicule, au dos, en arrière du pédicule, et se replaçant aux lombes sur le côté des corps, de façon que la courbe formée par la série de ces apophyses se porte fortement en arrière dans la région dorsale. Mais si on examine plus attentivement cette ligne des apophyses transverses, surtout sur un rachis articulé avec les côtes, on voit qu'on peut la subdiviser en deux séries : l'une, antérieure ou costale, située sur les côtés des corps, en avant des trous de conjugaison, et constituée de haut en bas par les branches antérieures des apophyses transverses cervicales, les côtes et les apophyses costiformes lombaires ; l'autre, postérieure où transversaire, située derrière la précédente et en arrière des trous de conjugaison et formée par la branche postérieure des apophyses transverses cervi-

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ces, les apophyseé transverses dorsales et les lubereules apophysaires des

vertèbres lombaires

3e La face postérieure présente sur la ligne médiane la crête sinueuse des apophyses épineuses surmontée par le ligament surépineux. Cette crête la divise en deux gouflières, gouttières vertébrale, limitées en dehors par les apophyses ransverses et dont le fond est constitué par les lames et plus en dehors par les apophyses articulaires et la face postérieure des apophyses transverses, Ces gouttières, larges au cou, se rétrécissent au dos et s'élargissent de nouveau aux lombes, où elles sont divisées en deux par la saillie des apophyses artienlaires ; enfin elles se rétrécissent de haut en bas de chaque côté de la crète « crée, en présentant l'ouverture des trous sacrés postérieurs. Elles logent les muscles spinaux postérieurs.

b. Canal rertébral,

11 s'étend depuis l'anneau de l’atlas jusqu'à la première vertèbre coccygienne Fig. 7). Sa forme dépend de la forme des trous rachidiens ; triangulaire au cou, il est arrondi au dos, redevient lriangulaire aux lombes, prend au sacrum la forme d'un croissant à concavité antérieure, pour se terminer en pointe au cuccyx. Son calibre varie avec la mobilité du rachis; il est plus large dans les régions les plus mobiles (cou et lombes), plus étroit par contre au dos. A l’état sec, il présente en arrière des fentes transversales situées entre les ares postérieurs des vertèbres; ces fentes, sauf la première (entre l'occipital et l'atlas), sont divisées par les’ apopl iculaires en trois ouvertures secondaires, deux latérales, trous de conjugaison, une médiane, fissure intér-vertébrale, semi-lunaire au eou, triangulaire aux lombes ; lrès-abordables dans ces deux régions, à cause de l’horizontalité des apophyses épineuses, tout à fait couvertes au contraire au dos, à cause de l'obliquité de ces mêmes apophyses, ces fissures intervertébrales sont fermées à l'état frais par les ligaments jaunes ; au sacrum, elles n'existent plus et sont comblées par une masse osseuse, sauf quelquefois à l'extrémité inférieure.

Chez la femme la colonne vertébrale est un peu moins longue, les apophyses transverses thoraciques plus déjetées en arrière ; la partie lombaire est plu longue (pour le.sacrum, voy. le bassin). Chez le vieillard le rachis s'incurve en avant.

Mécanisme du rachis.

Le rachis forme au point de vue anatomique l'axe et comme le centre du squelette ; au point de vue fonctionnel, il représente à la fois une colonne élastique et mobile protecteur pour la moelle épinière.

icité du rachis est en raison directe de la hauteur des disques par rapport à la hauteur des corps: grâce à cette élasticité, il amortit comme un ressort les chocs, qui sans cela se transmeltraient avec toute leur intensité, soit à la tête qu'il supporte, soit à la moelle qu'il loge dans son intérieur.

La mobilité du rachis dépend aussi de la hauteur des disques; si cette seule cause état en jeu, ces disques formant le tiers de la colonne lombaire, Le quart de la colonne cervicale le septième de la colonne dorsale, la région la plus mobile serait Ja région lombaire, et cependant elle ne vient qu'en deuxième ligne et après la résion cervicale, C'est qu'un autre élément intervient : la configuration des apaphyses

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articulaires, et à ce point devue les apophyses articulaires cervicales, par leur inclimaison à 45° et par la laxité de leur capsule, se prêtent à des mouvements qu'arrètent la direction verticale et l'engrènement des apophyses articulaires lombai

Avant d'étudier les mouvements du rachis, il faut étudier son état d'équilibre dans Vimmobilité, tel qu'il se rencontre par exemple dans la station.

Équilibre du rachis. — Le poids des viscères, qu'on peut considérer comme suspendus à la face antérieure du rachis, lend continuellement à lincliner en avant; contre cette force continue luttent des puissances continues élastiques, non suscepübles par conséquent de se fatiguer comme des muscles; c'est d'une part le noyau du disque intervertébral, qui par son élasticité repousse l'un de l'autre les corps des vertèbres voisines ; ce sont d'autre part les ligaments jaunes, qui tendent à rapprocher les apophyses épineuses et par suite favorisent cet écartement des corps. Le rachis se trouve ainsi maintenu dans la rectitude et les muscles n'ont plus à agir. que dans des cas spéciaux.

Mouvements du rachis.

Les mouvements partiels, presque insaisissables d'une vertébre sur une autre, arrivent en se totalisant à produire des mouvements assez étendus de la colonne vertébrale.

Le rachis peut exécuter trois sortes de mouvements autour de trois axes prin paux : 1° autour d'un axe transversal (flexion el extension); 2 autour d’un axe antéropostérieur (inclinaison latérale) ; de autour d’un axe vertical (torsion ou rotation).

49 Mouvements autour d'un are transversal ; flerion et extension. — Vans ce mouvement l'axe de rotation passe à peu près transversalement par le noyau des disques ; dans la flexion, les apophyses articulaires supérieures glissent de bas en haut sur les inférieures en s’en écartant en bas; celles de la région cervicale par la direction de leurs facettes favorisent ce mouvement d'ascension ; cette flexion est limitée par la résistance à la traction des ligaments surépineux et des ligaments jaunes, et par la résistance à la pression du noyau des disques, enfin par la configuration même des facettes articulaires , surtout à la région lombaire. Dans l'extension l'inverse a lieu, et sa limite plus facilement atteinte se trouve dans la résistance de l'anneau fibreux des disques intervertébraux. L'excursion totale de ce mouvement est d'environ un angle droit, et la région cervicale ÿ prend la plus grande part.

2+ Mouvements autour d'un axe antéro-postérieur ; inclinaison latérale. — Cet axe passe par le noyau des disques et est perpendiculaire à un plan qui joindrait les faceltBs des apophyses articulaires de droite et de gauche de la vertèbre correspondante. Cet axe varie done d'une région à l'autre : horizontal aux lombes, où les apophyses articulaires sont verticales , il s'incline de plus en plus en avant et en bas À mesure qu'on remonte vers la région cervicale, à cause de l'obliquité des apophyses articulaires qui se rapprochent de plus en plus de l'horizontale. IL en résulte que l'inclinaison latérale existe à peu près seule et sans mélange aux lombes; mi qu'à mesure qu'on monte, il vient s'y ajouter un mouvement de torsion de la colunne vertébrale, sensible surtout au cou, et grâce auquel en même temps que le rachis 'incline d'un côté, les corps vertébraux tournent leur face antérieure du même €

Ge mouvement d'inclinaison latérale est limité, outre la résistance des ligaments, par la direction verticale des facettes articulaires de la région lombaire et d'une partie de la région dorsale,

3% Mouvements autour d'un axe vertical; torsion ou rotation. — Ils accompagnent à peu près invariablement l'inclinaison latérale, de façon que ces deux genres de mouvements, théoriquement isolables, sont ey réalité confondus dans la nature.

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