CHAPITRE II
ARTIGULATIONS DU CRANE.
- 12 Butures du crâne. :
On trouve pour ces articulations une substance fibreuse ‘(improprement appelée cartilage sutural), interposée entre les surfaces osseuses en contact et renforcée par le périoste qui se continue d'un os sur l'autre. Entre l'oceipital et le corps du sphénoïde cette substance est du véritable c ilage, qui disparait de très-bonne heure par la soudure des deux os. trou déchiré antérieur est comblé par du tissu connectif, dont la partie ure sous forme de lame membraneuse s'étend de l'occipital aux grande: ailes du sphénoïde, en passant sur Le sommet du rocher et en contractant d adhérences avec la partie euse de la trompe d'Eur On trouve encore d'autres ligaments, qui servent en général à compléter des trous où des can
osseux.
2e a ro-maxillatre.
C'est une articulation à ménisque du genre des articulations condyliennes
Surfaces articulaires, — Le condyle du maxillaire inférieur, dont le grand axe presque transversal est dirigé un peu en avant et en dehors, présenté une faeette elliptique fortement convexe d'arrière en avant, qui empiéte plus sur la face antérieure que sur la face postérieure, Du côté du tempo une arface convexe d'une courbure de 0,01 de rayon, formée par la rarne transverse de l'apophyse zygematique et se continuant en arrière avec la partie térieure concave de la cavité glénoïde. Une très-mince couche de cartilage recouvre ces surfaces.
Les surfaces osseuses ne sont pas en contact immédiat ; elles sont séparé parun ménisque fibreux qui divise l'articulation en deux articulations distinctes ; ee ménisque est elliptique, à grand diamètre transversal ; ses deux faces con= caves se moulent sur les deux courbures convexes de la racine transverse et du condÿle; sa partie médiane plus mince est quelquefois percée d’un orif
Symoviales, — La capsule synoviale adhérant cireulairement aux bords du ménisque, il y a en réalité deux synoviales distinctes: la supérieure, plus lâche, s'attache en avant au bord antérieur de la racine transverse, en arrière Aa partie la plus profonde de la exvité glénoïde en avant de la seissure de er, en dehors au tubereule externe de l'apophyse zygomatique , en dedans de la suture sphéno-temporale un peu en dehors de l'épine du sphénoïde ; ÿ sère aux bords de la facelte du condyle ; sa partie antérieure donne attache, ainsi que le ménisque, à un faisceau du pté soïdien externe. Les deux synoviales s’attachent en outre aux bords du ménisque.
Tout l'espace compris entre la partie postérieure de l'articulation et la paroi antérieure du conduit auditif est rempli pa se molle élastique, riche en veines, comprimée ou di ivant les mouvements de la mâchoire,
une ma
Ligaments. — Hs sont au nombre de trois : 1° un Ligament latéral externe fort, qui va obliquement en bas et en arrière du tubereule externe de l'apo= phyée zygomatique à la partie externe du col du condyle ; un ligument latéral interne, qui nait de l'épine sde et de la partie voisine de l'écaille du temporal et se divise en deux faisceaux, l'un postérieur plus court allant à la partie interne du col du condyle, l'autre antérieur plus long allant à l'épine dentaire (ligament sphéno-mazillaire); entre les deux passe l'artère maxillaire interne ; 3° le ligament atylo-mazillaire, allant de l'apophyse styloïde à l'angle de la mâchoire.
Mécgnisime, — L'articulation temporo-maxillaire constitue en réalité quatre artinctes: deux supérieures, deux inférieures, qui forment par leur réunion, à cause de la dépendance des deux moitiés du maxillaire inférieur, une articulation conjuguée double.
Dans l'articulation supérieure (ménisque et racine transverse), le ménisque représente la partie mobile; il se meut, en entrainant avec lui le condyle de la mâéhoire, autour d'un axe transversal commun aux deux articulations de droite et de gauche et qui passerait à peu près au point d'insertion supéricur du ligament latéral extérne.
150 ARTIROLOGIE.
Dans l'articulation inférieure (condyle et ménisque), le ménisque représente ln partie fixe , el le condyle roule autour d'un axe transversal commun, aux deux articulations de droite et de gauche et répondant à peu près à l'insertion inférieure du ligament latéral externe.
Les mouvements de totalité de la mâchoire sont de trois espèces : 1° abaissement et élévation; 2% mouvement en avant et en arrière ; 3 mouvements de latéralité. Dans les deux premiers mouvements le mécanisme est identique dans les articulations de droite et de gauche.
4° Abaissement et élévation (ouverture et occlusion de la bouche). — Dans l'abaissement il y a deux mouvements distincts, pouvant se passer en deux temps succes sifs ou en un seul temps; supposons-les d'abord se passant en deux temps successifs.
Premier temps (Fig. 38, A). Le mouvement se passe dans l'articulation supérieure, le ménisque se porte d'arrière en ; en entrafnant avec lui le condyle et toute la mâchoire inférieure; il n'y a aucun mouvement dans l'articulation inférieure; la mâchoire est projetée en avant et s'abaisse en totalité de toute la distance verticale existant entre le niveau du fond de la cavité glénoïde et le niveau inférieur de la racine transverse, de façon qu'il y a un léger écartement des mâchoires. Ô
ense
Fig 38. — Mécanisme de l'articulation lemporo-mazillaire, fgure sehémalique ().
Deuxième temps (B). Le mouvement se passe dans Varticulation inférieure; le condyle ; une fois arrivé avec le ménisque sous la racine transverse ; tourne autour de son axe, tandis que le ménisque reste immobile, d'où abaissement du maxillaire,
Ges deux mouvements, au lieu de se faire en deux temps et successivement peuvent se faire en un seul temps et simultanément; dans ce cas, en même lemps
ARTIGULATIONS DE THORANX A5!
que le ménisque est entraîné en avant dans l'articulation supérieure, le condyle subit un double mouvement : un mouvement de translation , dans lequel il suit Le ménisque, et un mouvement de rotation autour de l'axe de l'articulation inférieure, par lequel la mâchoire est abaissée (1).
L'abaissement est limité par la résistance des ligaments et surtout du ligament latéral externe. ‘
Dans l'élévation les phénomènes inverses se passent.
2e Mouvements en avant et en arrière (projection et rétrogradation). — Soit par exemple le mouvement en avant; ce mouvement est identique au premier temps du mouvement d'abaissement, auquel il n'y a qu'à se reporter (A). Ce mouvement peut se borner à et par conséquent se passer exclusivement dans l'arliculation supérieure, ou être suivi d'un léger mouvement d'élévation se passant dans l'articulation inférieure et destiné à rétablir Le contact des maxillaires qui se sont écartés dans le premier temps.
Mouvements de latéralité, — Dans ce cas, les mouvements différent dans les articulations de droite et de gauche. D'un côté les mouvements se passent comme dans la projection en avant, c'est-à-dire que le condyle se porte sous la racine transverse ; de l'autre côté le condyle reste enfoncé dans la cavité glénoïde et ne fait que tourner autour d’un axe vertical et pivoter sur lui-même pour permettre les mouvements du condyle opposé. Dans ces mouvements, qui ont pour résultat un frottement des mokires supérieures contre les inférieures , ordinairement chacun des condyles ser alternativement de pivot à celui du côté opposé.
Muscles moteurs. — 49 Abaissement. — Digastrique , muscles sous-hyoïdiens ; peaucier.
2 Élévation. — Massèter, temporal , ptérygoïdien interne.
3° Mouvement en avant, — Plérygoïdien externe.
49 Mouvement en arrière. — Digastrique.
5° Mouvements de latéralité, — Ptérygoïdiens interne el externe et digastrique.
3e Ligamente de lon hyoïdl
L'os hyoïde est rattaché à l'apophyse styloïde par un ligament stylo-hyoidien arrondi, jaunâtre, très-riche en fibres élastiques , et allant de l'apophyse styloïde aux petites cornes. On trouve souvent dans son épaisseur deux ou trois petits noyaux cartilagineux arrondis.