LIL. MUSCLES INTRA-THORAGIQUES
Préparation. — Pour voir Le riangulaire du sternum, il faut détacher la paroi antérieure du Aborax en seiant les ces au voisinage des cartilages costaux comme dans la Fig. 72. On êtudiera en mème temps Les insertions supérieures el antérieures du trausverse de l'abdomen, Pour le diaphragme, 1 fut ouvrir la exvité abdominale et enlever lous les viscères qu'elle eantent, Cette ablaton doit tre faite avec précaution, surtout au niveau du bord postérieur du foie, où on est obligé de couper la veine-cave inférieure, car le moindre trou fat au diaphragme pro-
{9 Consulter sur cete question : Hamberger, De resplralionis mechanismo el uru genuino. Dis. lene 1748. — Haller, Elementa phyriologiæ. — Freudelenbers ; Diss. de slerai corlarunque in respi ralione vera genuinaque motus ration. Gælling. 1779. — Budge, Leber die Wirkung der M. nler costales (Arehie fur physiol. Heilkunde. 1857). — Sclæmaker, Ueber die Wirkung der M. inlercos- Lales (Arehiv. für die hollændiseh. Beltræge. 18). — Kaster, Ueber die Wirkung der Respiralionsmuskeln, namerdlich der M. infercoslales (Archie. für die hollændischen Beitrage, 1860). — Beumnler, Beobachfungen und Gerchichliches über die Wirkung der Zwischenrippenmutkeln. Dis. Erlangen 1860. — Merkel. Anlhropophonik. 2 éd. 1963. — Melssner, dans les années {RS el suis. du Berichl über die Fortachrille der Anatomie und Physiologie de Henle el Meissner.
MYOLOGIE.
isement. L'œsophage et Ia veine-cave inférieure doivent être liés et incisés audessous de la ligature. Ceci fait, il n'y a plus qu'à enlever le péritoine à l'aide des pinces à dissection el du manche du scalpel.
20 Frlangulaire du stornum (Fig. 7, 5).
Ce muscle, situé à la face interne de la paroï thoracique antérieure, nait de l'extrémité interne des cartilages costaux des quatrième, cinquième , sirième et septième côtes, des parties attenantes de la face postérieure du sternum
Fig. 72. — Triangulaire du sfernum (
et des bords de la moitié supérieure de l'appendice æiphoïde du sternum. De là il se rend par des faisceaux distincts à l'extrémité externe des cartilages costawr des sirième, cinquième, quatrième, troisième et quelquefois deuxième côtes.
Nerfs. — 1 est innervé par des hranches des nerfs intercostaux. Action. — Il abaisse les cartilages costaux et conconrt à l'expiration.
MUSGLES DU THORAX. 249
2° Diaphragme (Fig. 7.
Le diaphragme constitue une cloison séparant la cavité thoracique de la cavité abdominale, I a la forme d'une voûte dont la coneavité regarde en bas el en avant, el se compose d'ane partie périphérique, ascendante, à peu près verti= cale, et d'une partie centrale, qui représente le point culminant de la voûte.
La partie centrale est aponévrotique (centre phrénique); elle n'est pas horizontale, mais son plan s'incline à gauche et en avant, et l'inclinaison est telle que la partie postérieure du centre phrénique est à 0,03 au-dessus de l'antérieure. Sur les côtés il remonte plus haut à droite qu'à gauche et dans l'expiration (ou sur le cadavre) son point culminant se trouve à droite et répond à un plan horizontal passqnt par l'échancrure sternale du cinquième carlilage costal.
Fig 7
Diaphragme, face inférieure {» .
La partie périphérique, musculaire, s’insère en bas au pourtour de l'ouverture inférieure du thorax et va rejoindre la partie centrale; très-courte en avant, où elle répond à l'échancrure antérieure de la paroi thoracique, elle est
25 MYOLOGIE
beaucoup plus haute en arrière et sur les côtés. Elle constitue avec la paroi interne du thorax et les muscles intercostaux nn espace très-étroit en bas au niveau de la partie inférieure du thorax, et qui s'élargit en haut, espace dans lequel sont reçus le cul-de-sac de la plèvre el le bord inférieur des poumons. La plèvre ne pénètre pas jusqu'à la partie inférieure de cet espace; elle s'arrète à un ne hauteur, et dans tout le reste de son étendue le diaphragme est immédiatement accolé aux parois thoraciques, dontle sépare seulement un tissu cellulaire lâche.
4e Centre phrénique.
Ge centre, d'où les fibres musculaires rayonnent vers tous les points de l'ouverture inférieure du thorax, a la forme d’un triangle à angles arrondis et à base tournée en arrière, et présente trois lobes ou folioles (ce qui l'a fait comparer à une feuille de trèfle, trèfle aponévrotique); le lobe antérieur où moyen (Fig. 73, 6), court et large, est un peu incliné à gauche; le gauche (7) est le plus petit; le droit (8) est plus large et souvent aussi plus long. Entre le lobe droit et le lobe moyen est une ouverture aponévrotique quadrangulaire ou arrondie (10) pour le passage de la veine-cave inférieure; des adhérences fibreuses rattachent les parois de la veine aux bords de cet orifice, Le centre phrénique se compose de fibres antéro-posté croisées par d'autres fibres transversales tour de orifice de la veine-cav
leures disposées en éventail ;
isibles surtout au-
ursilignes
% Partie musculaire ou périphérique.
On peut diviser les fibres musculaires allant de l'ouverture thoracique inférieure à la périphérie du centre phrénique, en fibres vertébrales, fibres sternales et fibres costales.
A. Finnes venrévnates. — Ces fibres naissent : 1° du corps des troisième et quatrième vertèbres lombaires (piliers du diaphragme) ; 2 de deux arcades aponévrotiques, sous lesquelles passent le psoas et le carré des Tombe
2) Piliers du diaphragme (3). — Ces piliers, au nombre de deux, naissent par des fibres tendineuses continues au ligament vertébral antérieur de la face antérieure du corps des troisième et quatrième vertébres lombaires (Fig. 16, K), le droit, plus rapproché de la ligne médiane est aussi plus long et plus épais ; chacun d'eux présente deux faces latérales et un bord antérieur saillant. À la hauteur du disque intervertébral de la douzième dorsale et de la première lombaire, les fibres internes restées tendineuses des deux piliers, se réunissent et circonscrivent ainsi un orifice elliptique aponévrolique, orifice aortique (13), par lequel passent l'aorte et le canal thoracique. Les fibres musculaires continuent leur trajet, puis plus haut elles s’entre-croisent et limitent ainsi une nouvelle ouverture à bords musculaires , qui lisse passer l'œsophage et les nerfs pneumo-gas (2). En dehors des piliers se trouve souvent un pelit faisceau, pilier accessoire, variable comme disposition et naissant de la partie latérale de la deuxième vertèbre lombaire; entre lui et la face externe du pilier principal de son côté se trouve une fente allongée, quelquefois double (14, 15, 16), où passent les grands et souvent les petits nerfs