‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologieChapitre 145 sur 299 · Plexus intra-rachidikns · texte numérisé non relu

Plexus intra-rachidikns

Toute la face interne du canal l'achidien est tapissée par un plexus veineux très développé, surtout à la partie antérieure. Les veines qui le constituent on pris à tort le nom de sinus rachidiens ; elles ne sont pas creusées dans l'épaisseuï de la dure-mère, mais situées entre cette memhrane et la face interne des vertèbres.

A la face antérieure du canal existent deux troncs veineux pi incipaux qui en occupent toute la longueur, veines longitudinales antérieures. Ces troncs veineux communiquent au niveau de chaque trou de conjugaison avec le plexus extrarachidien, et reçoivent au niveau de la partie moyenne de chaque corps vertébral une branche transvei'sale qui les fait communiquer l'un avec l'autre. Deux autres troncs longitudinaux, moins développés que les précédents, sont situés sur la face interne de la moitié post érieure du canal rachidien ; ils communiquent entre eux comme les précédents par des branches transversales, et avec les veines tongitudinales antérieures par des branches latérales.

Chaque vertèbre contient dans son intérieur une ou plusieurs veines diploïques, anastomosées entre elles et venant s'ouvrir dans les branches transversales de réunion des veines longitudinales antérieures. Elles sortent de la vertèbre par le trou que l'on trouve toujours sur la face postérieure du corps de celle-ci, au-devant du grand ligament vertébral antérieur. C'est à la présence de ces veines qu'est due la disposition festonnée de ce ligament. Les veines longitudinales antérieures s'anastomosent en haut avec la veine condylienne antérieure, qui passe par le trou de ce nom et s'ouvre dans la jugulaire interne.

Veines spinales

Divisées en spinales antérieures et spinales postérieures, elles forment un plexus à mailles irrégulières, qui occupe toute la longueur des deux faces de la moelle; elles émettent des veinules qui se dirigent de chaque côté entre les racines nerveuses antérieures et postérieures pour gagner le trou de conjugaison et se jeter dans les plexus extra-rachidiens.

ARTICLE IV. - VEINE CAVE INFÉRIEURE (fig. 102, 26)

La veine cave inférieure est formée par la réunion de toutes les veines sousdiaphragmatiques, soit qu'elles s'y ouvrent directement, soit qu'elles y arrivent indirectement par le système de la veine porte et les veines sus-hépatiques. Elle naît de la réunion des deux veines iliaques primitives, au-devant et un peu à droite de l'articulation de la quatrième avec la cinquième vertèbre lombaire, remonte verticalement, s'incline un peu à droite au-dessous du foie, dont elle parcourt le sillon du bord postérieur, traverse l'ouverture spéciale que lui présente le centre phrénique, et immédiatement au-dessus se recourbe poui' s'ouvrir verticalement dans l'oreillette droite. Son calibre s'accroît beaucoup au-dessous du diaphragme, d'abord par l'adjonction des veines rénales et plus haut par celles des veines hépatiques. On a signalé un cas dans lequel la veine iliaque primitive droite se portait en dedans, croisait l'artère iliaque primitive gauche, et formait, avec la veine de ce côté, la veine cave inférieure qui, alors, se trouvait placée à gauche de l'aorte jusque près de l'artère rénale gauche, où elle reprenait sa place normale.

DES VEINES EN PARTICULIER

La veine cave intérieure est en rapport : en avant, au niveau de son origine, avec l'artère iliaque primitive droite, qui la croise à angle, puis avec le mésentère, avec le bord postérieur de l'hiatus de Winslow, avec la troisième portion du duodénum, qui passe perpendiculairement au-devant d'elle, avec la tète du pancréas et avec la gouttière du bord postérieur du foie; en arrière, avec la colonne vertébrale, le pilier droit du diaphragme et les artères et veines lombaires du côté correspondant; en dehors, avec le bord interne et la face antérieure du psoas droit , en dedans, avec le corps des vertèbres lombaires, avec le réservoir de Pecquet et de nombreux ganglions lymphatiques, qui la séparent de l'aorte abdominale.

Outre le système de la veine porte qui lui vient par les veines sus-hépatiques, la veine cave inférieure reçoit successivement de bas en haut :

l» La veine sacrée moyenne, qui tantôt s'y ouvre directement et tantôt s'abouche dans l'iliaque primitive gauche.

2° Les veines lombaires, dont des branches s'ouvrent à angle droit dans la veine cave, tandis que d'autres constituent la veine lombaire ascendante, origine des veines azygos et demi-azygos.

:(» La veine spermatique droite (fig. 192, 27) (tandis que la gauche s'ouvre dans la veine rénale gauche). Les veines spermatiques chez l'homme naissent du testicule et de l'épididyme par des branches très déliées. Elles forment un plexus remarquable, plexus spermatique, situé en dehors et en arrière de l'albuginée, se réunissent en cinq ou six troncs anastomosés entre eux, qui remontent le long de l'artère spermatique au-devant du canal déférent, forment avec ces conduits le cordon spermatique, et arrivent à l'anneau du grand oblique. Elles traversent alors le canal inguinal, pénètrent dans l'abdomen, se réunissent plus ou moins en deux ou trois troncs, rarement en un seul, remontent à peu près verticalement, et s'ouvrent, celles du côté droit dans la veine cave, celles du côté gauche dans la veine rénale. Ces dernières passent en arrière de l'S du côlon. Dans l'abdomen, les deux ou trois troncs qui constituent les veines spermatiques de chaque côté s'anastomosent fréquemment entre eux par des branches transversales et forment le plexus pampiniforme.

De même que les artères spermatiques, les veines qui les accompagnent croisent, dans l'abdomen, à angle aigu la face antérieure des artères iliaques externes.

Chez la femme, les veines utéro-ovariennes suivent exactement les artères coi'respondantes, se dirigent en dehors et en haut et se comportent comme les spermatiques chez l'homme.

4° Les veines rénales ou émulgentes. — Elles sont très volumineuses et se dirigent transversalement et un peu en haut. La veine cave inférieure étant située à droite du plan médian, la veine rénale gauche est plus longue que sa congénère du côté droit, et croise perpendiculairement la face antérieure de l'aorte immédiatement au-dessous des artères rénales (fig. 192).

Ces veines naissent du bord concave du rein par deux ou trois branches, qui se réunissent bientôt. Elles reçoivent les veines capsulaires inférieures et des veinules qui tirent leur origine de l'enveloppe adipeuse du rein. La veine rénale gauche reçoit en outre la veine spermatique de ce côté.

5° Les veines capsulaires moyennes. — Elles suivent le trajet de leurs artères, sont plus volumineuses qu'elles et s'ouvrent dans la veine cave ; celle du côté gauche se termine quelquefois dans la veine rénale.

ANGÉIOLOGIE

6» Les veines diaphragmatiques inférieures, — Ces veines accompagnent les artères de même nom et reçoivent les veines capsulaires supérieures.

Veine porte

Préparation. — Ouvrir les parois abdominales, rejeter le paquet intestinal vers le côté gauphe, inciser avec précaution le feuillet du mésentère au-devant du pancréas, passer une sonde cannelée sous le tronc de la veine porte, ouvrir cette veine et injecter d'abord du côté du foie, puis du côté des intestins, ce qui est facile à cause de l'absence des valvules.

Les veines du canal intestinal, celles de la rate et du pancréas se réunissent toutes en un tronc, la veine porte, qui se rend au sillon transverse du foie, se divise à la manière d'une artère, et se continue par des capillaires avec les branches d'origine des veines sus-hépatiques, qui viennent aboutir à la veine cave inférieure immédiatement au-dessous du diaphragme.

Grande veine mésaraïque ou veine mésentérique supérieure. — Cette veine suit exactement le trajet et la distribution de l'artère mésentérique supérieure. Comme ce dernier vaisseau, elle passe entre la troisième portion du duodénum, dont elle croise la face antérieure, et le pancréas, en arrière duquel elle se réunit à la veine splénique, après avoir reçu des veinules pancréatiques et duodénales ainsi que la veine gastro-épiploïque droite.

Petite veine mésaraïque ou veine mésentérique inférieure. — Elle tire son origine des parois du gros intestin et des plexus hémorrhoïdaux, accompagne l'artère mésentérique inférieure et ses branches dans tout leur trajet, se place ensuite sur le côté gauche des vertèbres lombaires, s'engage sous le pancréas, et vient s'ouvrir dans la veine splénique à peu de distance de sa réunion avec la grande mésaraïque.

Les plexus hémorrhoïdaux embrassent l'extrémité inférieure du rectum jusqu'à l'anus ; ils sont formés par les veines hémorrhoïdales supérieures, moyennes et inférieures, qui communiquent largement ensemble et se jettent, les premières dans la petite mésaraïque, les secondes dans l'hypogastrique, et les dernières dans la honteuse interne.

Au pourtour de l'anus, il existe des réseaux extra et intra-musculaires qui communiquent ensemble et constituent ainsi des anastomoses entre le système de la veine porte et celui de la veine cave inférieure. Les plexus hémorrhoïdaux communiquent, du reste, directement ou indirectement avec tous les plexus si nombreux et si compliqués que l'on trouve dans le petit bassin.

Veine splénique ou liénale. — La veine splénique nait de la rate par autant de branches que l'artère splénique en fournit à cette glande vasculaire sanguine. Elle suit le trajet de l'artère, mais sans en imiter les flexuosités, et s'unit à la grande mésaraïque au niveau de la face postérieure de la tète du pancréas. Elle reçoit les vasa breviora, la veine gastro-épiploïque gauche, la petite mésaraïque, et souvent la veine coronaire stomachique, qui d'autres fois se jette dans le tronc de la veine porte.

Le tronc de la veine porte, né de l'union de la veine splénique avec la grande mésaraïque, se dirige un peu obliquement de bas en haut et de gauche à droite, en croisant à angle aigu la veine cave inférieure, et arrive au sillon transverse du foie, oià il se divise en deux branches. La veine porte répond: en arrière, au bord antérieur de l'hiatus de Winslov*^ ; en avant, à la tête du pancréas, à la deuxième portion du duodénum, au canal cholédoque et à l'artère hépatique. Elle reçoit dans son trajet la veine pylorique et plus haut la veine cystique.

DES VEINES EN PARTICULIER

Les deux branches de division de la veine porte sont situées dans le sillon transverse du foie ; elles s'éloignent du tronc originel à angle droit, de manière à simuler un canal unique horizontal, qui a reçu le nom de sinus de la veine 13 porte. La branche droite est plus courte

et plus volumineuse que la gauche.

Toutes deux pénètrent dans le lobe correspondant du foie, accompagnées des branches de l'artère hépatique et

Fig. 234. — Rapports de la veine parle, des canaux Fig. 23S. — Schéma de l'hiatus de Winslow et de cholédoque, pancréatique et de l'artère hépatique au l'invagination du péritoine dans l'arriére-caniveaa du sillon transverse du foie (*). vité ('*).

des canaux biliaires, se divisent et se subdivisent dans l'organe et arrivent ainsi jusqu'aux acini, qu'elles entourent plus ou moins, pour se continuer, par des veinules intra-lobulaires,avec les veines sus-hépatiques (voir Foie).

Veines sus-hépatiques.

Préparation. — On peut les injecter soit ijar la veine porte au moyen d'une injection très pénétrante, soit par la veine cave supérieure en remplissant l'oreillette droite et le ventricule, après avoir eu la précaution de lier l'artère pulmonaire.

Elles proviennent des lobules du foie et ramènent à la veine cave le sang de la veine porte et celui de l'artère hépatique. Leurs rameaux et branches se réunissent en deux ou trois troncs très volumineux, qui s'ouvrent dans la veine cave inférieure immédiatement au-dessous de l'ouverture du diaphragme.

Pour l'étude de la disposition des ramuscules des veines hépatiques et de la veine porte dans l'intimité du parenchyme glandulaire, nous renvoyons à la Splanchnologie.

SajDpey a décrit un certain nombre de veines portes accessoires qui méritent d'être mentionnées. Elles se réunissent en petits troncs, qui se divisent à leur tour dans le foie et aboutissent aux veines «is-hépatiques.

1° Un groupe formé de veinules de la petite coui-bure de l'estomac ; elles cheminent dans l'épiploon gastro-hépatique.

2° Des veinules venues du fond de la vésicule biliaire ; elles sont très petites, assez nombreuses et indépendantes de la veine cystique.

(*) I) Aorte. — 2) Tronc cœliaque. — 3) Coronaire slomacliique. — 4) Splénique. — 5) Hc'patique. '

6) Mésentérique supérieure. — 7) Tronc de la veine porte. — 8) Mésaraïque. — S) Veine splénique. 10)

Canal cholédoque. — U) Canal de Wirsung. — 12) Vésicule biliaire et canal cystique. — 13 et 14) Canaux hépatiques.

(") 1) Veine cave inférieure. — 2) Tronc de la veine porte. — 3) Artère hépatique. — 4) Canal cholédoque. (La (lèche indique l'espace laissé libre entre le paquet vasculaire situé eu avant et la veine cave.)

ANGÉIOLOGIE

3" Un groupe situé entre les deux feuillets du ligament suspenseur du foie; il vient de la partie médiane du diaphragme. Par leurs radicules, les veinules de ce groupe communiquent avec les veines diaphragmatiques, et par leurs divisions terminales avec les ramuscules de la veine porte.

4° Un dernier groupe, situé comme le précédent, entre les deux fenillets du ligament suspenseur, tirant son origine de la partie sus-ombilicale de la paroi antérieure de l'abdomen. Ces veinules nombreuses communiquent à leur origine avec les veines épigastriques, mammaires internes et tégumenteuses abdominales. Elles se terminent les unes dans les lobules du foie, les autres dans la branche gauche de la veine porte.

Les veinules de ces deux derniers groupes constituent donc deux anastomoses entre le système de la veine porte et celui des veines périphériques.

^ I. — Veine iliaque primitive (fig. 192)

Préparation. — On les remplit toujours par les veines superficielles du membre inférieur. Pour les mettre à découvert, on se sert du même procédé que pour les artères iliaques.

Elle naît de la réunion des veines iliaque externe et hypogastrique. En s'unissant angulairement à celle du côté opposé au-devant de l'articulation de la quatrième avec la cinquième vertèbre lombaire, la veine iliaque primitive donne naissance à la veine cave inférieure. Cette dernière est située non pas sur la ligne médiane des corps vertébraux, mais un peu à droite; il en résulte que le trajet à parcourir par la veine iliaque primitive gauche est plus long que celui de la droite, et que de plus la direction de la première difTère de celle de la seconde. La veine iliaque primitive droite se dirige un peu obliquement en haut et en dedans, et reste toujours parallèle à l'artère correspondante, en arrière de laquelle elle est placée. La veine iliaque primitive gauche, beaucoup plus oblique que la précédente, longe le bord postérieur et interne de l'artère de son côté, elle passe ensuite au-dessous et en arrière de celle du côté opposé pour se réunir à la veine iliaque primitive droite.

L Veine iliaque interne ou veine iiypogastrique

Préparalion. — La même que pour l'artère hypogastrique et ses branches.

La veine hypogastrique suit l'artère de ce nom; son tronc est unique, mais chaque branche artérielle est accompagnée de deux veines. Il existe donc des veines obturatrices, ischiatiques, fessières, iléo-lombaires, sacrées latérales; mais il est à observer qu'il n'y a pas de veines ombilicales correspondantes aux artères. Nous verrons, dans la partie de cet ouvrage réservée à l'Embryologie, que la veine ombilicale se rend au foie ; après la naissance, elle se transforme en un cordon fdjreux.

Les veines qui accompagnent les branches intra-pelviennes viscérales de l'artère hypogastrique forment des plexus remarquables autour des organes dont elles émanent.

Veines hémorrhoïdales moyennes. — Au nombre de quatre ou cinq, elles font partie des plexus hémorrhoïdaux, et s'anastomosent entre elles et avec les veines hémorrhoïdales supérieures et inférieures.

Veines vésicales. — Elles sont très nombreuses et ne suivent pas exactement le trajet des artères. Ces veines descendent du sommet de la vessie et enlacent ce réservoir de leurs anastomoses multiples. Vers le bas-fond et le col, leur disposition flexueuse devient encore plus apparente, les mailles qu'elles forment

DES VEINES EN PARTICULIER

sont très serrées, et il en résulte un vaste plexus qui entoure le col et le bas-fond de la vessie, la prostate et les vésicules séminales. Il a été divisé en plexus vésical, plexus prostatique, plexus spermatique. Tous ces plexus communiquent entre eux, avec les plexus hémorrhoïtlaux en arrière, et latéralement avec les veines obturatrice, ischiatique et honteuse interne.

Ils reçoivent en avant les veines des enveloppes du pénis et des corps caverneux, et se terminent en arrière par plusieurs troncs qui se jettent dans les veines hypogastriques.

Ces plexus communiquent chez la femme avec les plexus vaginal et utérin.

Veines vaginales. — Elles naissent du pourtour du vagin, sont très multipliées et forment, de chaque côté des parois de ce canal, un plexus très serré, que l'on ^désigne sous le nom de bulbe du vagin; il est beaucoup plus développé en bas et en avant qu'en haut et en arrière. 11 reçoit en avant des veines des grandes et des petites lèvres, en haut des veines qui l'unissent au petit plexus clitoridien et au plexus vésical, et en arrière d'autres vaisseaux qui le font communiquer avec les plexus hémori hoïdaux. Les veines vaginales se jettent dans la veine hypogastrique en suivant les artères vaginales.

Veines utérines. — Nées dans les couches sous-muqueuse et sous-péritonéale de l'utérus, elles forment sur les bords de la matrice un plexus très remarquable situé entre les deux feuillets du ligament large. Ce plexus reçoit, en outre, les veinules émanées de l'ovaire et de la trompe ; il émet en haut des branches qui vont constituer les veines uiéro-ovariennes, et plus bas des rameaux qui forment les veines utérines proprement dites. Ces dernières suivent le trajet des artères utérines, mais ne présentent pas de flexuosités; elles se jettent dans la veine iliaque interne. Toutes les veines de l'utérus acquièrent un développement considérable pendant la grossesse. On les voit se prolonger par des rameaux multiples entre les fibres musculaires de la matrice, les plus volumineuses sont celles qui correspondent à l'insertion du placenta. Dans l'épaisseur de l'organe elles sont alors dilatées de distance en distance sous forme d'ampoules qui prennent le nom de sinus utérins.

Veine honteuse interne. — Sauf les veines émanées de la verge, toutes les branches qui constituent la veine honteuse interne suivent le trajet des branches artérielles. 11 existe donc des veines hémorrhoidales inférieures, qui font partie des plexus hémorrhoïdaux, des veines bulbeuses, qui viennent du bulbe de l'urèthre, des veines ipérinéales superficielles. Elles forment par leur réunion le tronc de la veine honteuse interne.

Les veines du pénis doivent être divisées en veines superficielles ou cutanées et veines profondes ou caverneuses. Les premières émanent du prépuce et de la peau de la verge; elles se dirigent d'avant en arrière, se réunissent en un ou deux troncs, qui, arrivés à la racine de l'organe, se recourbent en dehors pour aller s'ouvrir dans les branches de la saphène interne. Les veines profondes émanent du gland, se portent vers la base de cet appendice, lui constituent une sorte de couronne veineuse et se réunissent sur le dos de la verge pour former un tronc, la veine dorsale du pénis, qui chemine entre les deux artères dorsales.. Cette veine reçoit latéralement des veines assez nombreuses, qui partent de la face inférieure de la gouttière des corps caverneux et de la portion spongieuse de l'urèthre, se dirigent en dehors, puis en haut en entourant le pénis {veines circonflexes de Kohlrausch) et viennent se jeter dans la veine dorsale.

ANGÉIOLOGIE

La veine dorsale de la verge traverse le ligament suspenseur et vient s'ouvrir dans les plexus vésico-prostatiques.

De l'angle de réunion des corps caverneux partent encore d'autres veines volumineuses qui passent immédiatement au-dessous de la sympliyse pubienne et s'ouvrent également dans les plexus vésico-prostatiques.

Les veines superficielles de la verge et la veine dorsale communiquent toujours facilement à leur origine par des branches qui traversent l'enveloppe fibreuse du pénis.

Page 1