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II. — Cristallin (fig. 4i4, 2Gj

Le cristallin est une lentille biconvexe, à bords mousses, à courbures à peu près sphériques. La face postérieure, plus convexe, a un rayon de courbure de 0",006, tandis que celui de rantérieui'e est de 0"',010. Son axe (distance du centre des deux faces) a O^jOOi sur le cadavre et est un peu moindre sur le vivant. Son diamètre équatorial est de O'OjOOg à 0",010.

Sa transparence disparaît après la mort par l'altération de son noyau central, qui s'opacilie. Sa consistance augrnente de la périphérie au centre, où il présente un noyau assez dur.

Le cristallin se compose d'une enveloppe, capsule cristalline ou cristalloide, et d'une substance propre. La capsule est une membrane transparente, très élastique, s'enroulant sur elle-même par ses bords et soudée intimement en arrière à l'hyalo'ide. Tant que cette capsule est intacte, le cristallin est élastique et résiste à la pression; mais dès qu'elle est ouverte, on voit sortir quelques gouttes de li(iuide [humeur Je Morgagni), et si l'incision est assez grande, le cristallin luimême sort par la plus légère pression. On a aloi'S une substance molle, sauf le noyau central, et qui par la pression se laisse diviser en segments (ordinairement au nombre de trois) et en grumeaux stratifiés.

(i) Pour les rapports de la rélino avec les noyaux centraux du cerveau et la couche corticale, voyez Nerf optique).

[^) Quand on croyait l'iris complètement isolé du cristallin, la signification du terme chambre postérieure était tout à fait différente, et ce terme répondait à une erreur anatomique. Mais on a tort de nier complètement l'existence d'une chambre postérieure; cette chambre existe réellement, mais seulement dans le sens indiqué plus haut.

ORGANES DES SENS

Structure. — Capsule cristalline. — Elle est amorphe, plus épaisse du double à sa paroi antérieure et recouverte à sa face interne par une couche simple de cellules hexagonales, qui sont à peine visibles sur la paroi postérieure.

Substance du cristallin. — Elle est composée de fibres prismaticiues aplaties, qui, sur une coupe, ont la forme de rectangles dont les petits côtés se terminent en angles aigus. Les bords de ces fibres sont dentelés, de sorte que leur adhérence est plus grande suivant leurs bords que suivant leurs faces ; de là l'aptitude du cristallin à se laisser diviser en lamelles concentriques. La direction de ces fibres varie dans les divers points du cristallin ; dans Taxe du noyau elles sont antéro-postérieures ; puis, à mesure qu'elles s'écartent de cet axe, elles marchent dans les plans méridiens du cristallin, mais en décrivant une courbe d'autant plus forte qu'elles sont plus superficielles. Les fibres situées tout à fait à la surface vont d'une face à l'autre du cristallin en contournant son bord mousse. Mais ces fibres ne partent pas d'un pôle pour aboutir à l'autre. En effet, du noyau partent trois plans radiés coupant le cristallin en trois tranches ou segments (quelquefois plus). Ces plans sont constitués par une substance amorphe, qui se coagule et s'opacifie par l'ébullition, et paraît alors sur les deux faces du cristallin sous forme d'une étoile à trois rayons (ou plus), partant d'un pôle pour se diriger vers les bords de la lentille. Ces trois rayons figurent sur la face antérieure un x renversé, et sur la face postérieure un Y droit. C'est à ces rayons et à ces plans que viennent se terminer les fibres du cristallin. Les rayons superficiels peuvent atteindre le nombre de six à neuf chez l'adulte.

Entre l'épithélium capsulaire et la substance propre du cristallin se trouvent deux ou trois couches de cellules sphériques, qui se liquéfient après la mort et donnent l'humeur de Morgagni (Morel).

Le cristallin ne contient chez l'adulte ni vaisseaux ni nerfs.

Le cristallin est fixé en place par l'hyaloïde (voyez plus bas).

§ m. — Corps vitré (fîg. 444, 29)

Le corps vitré est une sphère transparente, creusée en avant d'une fossette qui reçoit le cristallin. Il se compose d'une substance gélatiniforme, homogène, filante, contenue dans une membrane d'enveloppe d'une minceur très grande et d'une transparence parfaite, membrane hyaloide.

Structure. — 1» La substance du corps vitré [Inimeur vitrée) paraît être une masse homogène," en réalité il est constitué par du tissu connectif muqueux embryonnaire analogue à la gelée de Wharton du cordon ombilical.

ïo Hyaloide. — C'est une membrane amorphe qui, d'après certains anatomistes, enverrait des cloisons fines dans l'intérieur de l'humeur vitrée. Le corps vitré ne contient chez l'adulte ni vaisseaux ni nerfs.

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