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CHAPITRE PREMIER

COLONNE VERTEBRALE

La colonne vertébrale se compose de vingt-neuf os: vingt-quatre vertèbres, le sacrum et quatre pièces constituant le coccyx. Les vingt-quatre vertèbres sont appelées encore vraies vertèbres par opposition avec les fausses vertèbres, qui, par leur soudure, constituent le sacrum, par leur réunion, le coccyx.

Elles se divisent, suivant les régions qu'elles occupent, en sept cervicales, douze dorsales et cinq lombaires; mais tjuelle que soit leur région, elles présentent des caractères communs qui doivent èli'e décrits avant leurs caractères distinctifs.

Chaque vertèbre présente à sa partie antérieure un renflement massif, corps de la vertèbre (fig. 7, 1), dont les faces supérieure et inférieure, un peu excavées, correspondent au corps des vertèbres voisines; la circonférence du corps est un peu concave de haut en bas dans ses trois quarts antérieurs, où elle constitue les faces antérieure et latérale, dans le quart postérieur elle est comme tronquée, et circonscrit, avec un demi-anneau, arc vertébral, situé en arrière du corps, un orifice ou trou ■ueriéômi donnant passage à la moelle épinière et à ses enveloppes. De l'arc vertébral partent des appendices divergents, un médian postérieur, apophyse épineuse (fig. 7, 2) ; deux latéraux, apophyses transverses (fig. 7, 3) ; enlin, deux ascendants, apophyses articulaires supérieures (fig. 7, 5), et deux descendants, apophyses articulaires inférieures (fig. 7, 6), destinés à s'articuler avec les apophyses de même nom des vertèbres voisines. L'arc vertébral est réuni au corps par une partie rétrécie, pédicule (fig. 7, 4), présentant deux échancrures, une supéi'ieure et une inférieure, qui forment, avec les échancrures des pédicules situés immédiatement au-dessus ou au-dessous, des trous, trous de conjugaison , pour le passage des nerfs émanant de la moelle. On appelle lames les parties latéi'ales de l'arc vertébral intermédiaires à l'apophyse épineuse et au pédicule.

§ II. — Caractères distinctifs des diverses régions

Comme caractère général, on trouve une augmentation de volume de haut en bas, augmentation (]ui porte surtout sur les corps et les apophyses épineuses. Les caractères distinctifs spéciaux à chaque région s'effacent en partie à la limite de deux régions, pour faire place à des caractères de transition (t).

(1) On peut dire que la dernière cervii-;ile et la dernière dorsale apparliennent par la moitié supérieure à la région située au-dessus et par leur moitié inférieure à la région située au-dessous d'elles.

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