ARTICLE I. - OS DU CRANE EN PARTICULIER
PréparaLion. — Désarticulation des os du crâne. — Choisir Je crâne d'un sujet de quinze à vingt ;ins; laisser quelque temps la tête dans l'eau, puis séparer les os en se servant de pinces et des doigts, et en les ébranlant en introduisant un ciseau entre leurs bords contigus. Commen-
(') Il ne faut pas confondre ces sinus des os du crâne, qui sont remplis d'air sur le vivant, avec les canaux veineux de la dure-mère, appelés aussi sinus, et contenus dans les gouttières existant à la face interne des os du crâne.
(2) Le commençant fera bien, pour avoir une idée générale du crâne, avant d'étudier chacun des os en particulier, d'étudier d'abord le crâne considéré dans son ensemble.
OSTÉOLOGIE
oerpar les os nialaires, qui forment le principal point il'appui rte tout le système osseux; puis enlever les os nasaux, les unguis et successivement tous les autres os, en réservant pour la fin le frontal, le sphénoïde et l'ethmoïde. Cette préparation, qui demande beaucoup de patience et d'adresse, exige une connaissance approfondie des connexions des os du crâne. Un moyen plus simple de désarticuler les os du crâne est de remplir le crâne de haricots secs, de boucher le trou occipital, puis de placer la tête dans l'eau; les haricots se gonflent, et par leur pression excentrique font éclater le crâne et en disloquent les os; mais il y en a toujours quelques-uns de brisés : aussi ce moyen est-il à rejeter.
1^ Occipital (fig. 22, 23, 24, 25).
La face concave de l'os doit ùlre touniÉc on avant et en haut ; le grand trou doit être inférieur et dans un plan presque horizontal.
Cet os impair, médian, symétrique, est situé à la partie inférieure et postérieure du crâne qu'il rattache à la première vertèbre cervicale. II a la forme d'une calotte losangique présentant deux faces, Tune supérieure et interne concave, l'autre externe convexe, quatre bords et quatre angles ; il est percé d'un grand trou, trou occipital, qui fait communiquer la cavité crânienne avec le canal rachidien. En avant du trou occipital est le corps de l'os ou apophyse basilaire : en arrière est une lame large et mince, écaille de Voccipital; sur les côtés son! les parties condy Hennés, par lesquelles la tète appuie sur l'atlas.
A. Trou occipital {Foramen magnum) (fig. 23, i5 et 25, 48). — Ce trou, analogue des trous vertébraux, est elliptique et rétréci dans sa moitié antérieure ; son plus grand diamètre (0°',03) est antéro-postérieur. Ses points médians antérieur et postérieur portent en anthropologie les noms de basion et d'opisthion.
B. Corps ou partie basilaire (fig. 25, 38). — Il est l'analogue du corps des vertèbres ; il a la forme d'une apophyse quadrangulaire qui se dirige en avant et en haut en s'épaississant de plus en plus ; sa face supérieure présente une gouttière inclinée en bas et en arrière et aboutissant au trou occipital, gouttière basilaire (fig. 23, 20), et sur les côtés un demi-sillon qui, en se réunissant à un demi-sillon du temporal, forme une rigole qui loge le sinus pétreux inférieur. Sa face inférieure rugueuse constitue la voûte du pharynx et présente, à quelques millimètres en avant du trou occipital, un ttibercule médian, tubercule pharyngien, et quelquefois une crête transversale à laquelle s'attache l'aponévrose pharyngienne. Son extrémité antérieure s'articule avec le corps du sphénoïde, auquel elle se soude de très bonne heure (vingt ans) ; ce qui a fait décrire par quelques auteurs le sphénoïde et l'occipital comme un seul os, le sphéno-occipital. Ses bords latéraux s'articulent par juxtaposition avec le rocher.
C. Écaille. — Sa face externe convexe (lig. 25) offre à son centre une saillie, protubérance occipitale externe {inion des anlhropologistes) (44), d'où partent: 1° une crête verticale descendant vers la partie postérieure du trou occipital, crête occipitcde externe (45) ; 2° deux lignes rugueuses à concavité inférieure se portant transversalement en dehors vers les angles latéraux de l'os, Hr/nes courbes supérieures (46). Ces deux lignes courbes divisent l'écaillé en deux portions: l'ime supérieure lisse, correspondant à l'occiput ; l'autre inférieure rugueuse, cachée par les muscles de la nuque et servant à leur insertions ; celle-ci est divisée à son tour en deux parties par deux lignes courbes partant du milieu de la crête occipitale externe parallèlement aux lignes courbes supérieures et intermédiaires à ces lignes el au trou occipital; ce sont les lignes courbe
CRANE
inférieures (47). Sur sa face interne concave (fig. 23) on remarque la protubérance occipitale interne (-II) et la crête occipitale interne (22) qui correspondent à la protubérance et à la crête occipitales externes. Deux gouttières transversales, gouttière du sinus latéral (23), et une gouttière verticale, gouttière du sinus longitudinal, situées dans le prolongement de la crête occipitale interne, contribuent avec cette crête à diviser cette face interne en quatre fosses, qui logent, les supérieures les lobes postérieurs du cerveau, les inférieures le cervelet, fosses cérébrales et cérébelleuses. Les bords de l'écaillé sont dentelés et s'engrènent avec les bords correspondants des temporaux et des pariétaux.
D. Partie condylienne. — Sa face inférieure (fig. 25) présente sur les parties latérales du trou occipital, dont elle rétrécit la moitié antérieure, deux saillies oblongues, convexes ou condyles (xo'vSuXoç) (42), articulées avec les masses latérales de l'atlas; en dehors des condyles est une surface rugueuse, quadrilatère, s?(rfacc jugulaire (41) ; en arrière des condyles est une dépression avec un trou, trou condylien postérieur (43), par lequel passe une veine ; en avant se trouve l'orifice inférieur du canal condylien antérieur ou canal du nerf hypoglosse, qui passe au-dessus des condyles. Sa face supérieure (fig. 23) présente une large gouttière à concavité externe, terminaison de la gouttière du sinus latéral de l'écaillé (23), et dans cette gouttière l'orifice antérieur du trou condylien postérieur (18). Plus en dedans et sur les côtés des condyles se voit l'orifice interne du canal condylien antérieur (17). Les bords présentent une saillie correspondant à la surface jugulaire, apophyse jugulaire ; en arrière de cette apophyse le bord de l'os s'articule par juxtaposition avec la partie mastoïdienne du temporal, et se continue avec les bords de l'écaillé ; en avant de cette apophyse, entre elle et les bords de la partie basilaire de l'os, est une grande échancrure subdivisée quelquefois en deux par une saillie osseuse et qui forme avec une échancrure analogue du rocher le trou déchiré postérieur (fig. 23, 16 et fig. 23, 40).
Structure. — Il ne présente guère de tissu spongieux ordinaire que dans la moitié antérieure du corps et dans les parties condyliennes ; pour le reste, il a la structure habituelle des os plats du crânç.
Articulations. — Il s'articule avec six os : les temporaux, les pariétaux, le sphénoïde et l'atlas.
2° Sphénoïde (') (fig. 14 et f5).
Placer les deux apophyses bifurquées en bas, de façon qu'elles soient verticales et que le crochet de la bifurcation interne soit dirigé en arrière.
Cet os impair, très irrégulier, est situé à la partie inférieure du crâne, en avant de l'occipital, en arrière de l'ethmoïde. Il présente une partie centrale ou corps, d'où partent six prolongements ; quatre sont transversaux, deux supérieurs et antérieurs, petites ailes, deux inférieurs, grandes ailes; les deux autres sont verticaux et dirigés en bas, apophyses ptérygoides (jiTspu?, aile).
A. Corps. — On peut lui décrire six faces :
I" La face supérieure (fig. 14) présente trois étages appartenant aux trois régions correspondantes de la base du crâne : 1° l'antérieur, un peu excavé, dépression olfactive (1), s'articule en avant, par un bord dentelé et par une crête médiane
(') De (jçriv, coin.
OSTÉOLOGIE
plus ou moins saillante, avec la lame criblée de l'elhmoïde, et sur les côtés se continue sans interruption avec la face supérieure des petites ailes ; 2° l'étage moyen offre d'avant en arrière une gouttière transversale, gouttière optique (2), pour le chiasma des nerfs optiques, et qui aboutit au trou optique (18), puis une excavation profonde, selle turcique ou fosse pituitaire, pour la glande du même nom ; enfin une lamelle verticale quadrilatère, dos de la selle (12), qui présente à chacun de ses angles supérieurs une apophyse, apophyse dinoïde postérieure (■AkWr,, lit) (3), et sur ses bords latéraux deux échancrures : l'une, supérieure, laisse passer des nerfs; l'autre, inférieure, fait communiquer la gouttière du sinus pétreux inférieur avec la gouttière caverneuse. De chaque côté de la selle turcique est une gouttière antéro-postérieure, gouttière caverneuse, qui loge le sinus caverneux et offre souvent à sa partie antérieure une petite saillie, apophyse dinoïde moyenne, et à sa partie postérieure et externe une petite lamelle rejoignant la face supérieure du rocher, lingula; 3° l'étage postérieur, formé par la
Fig. 14. — Face supérieure du sphénoïde (*).
face postérieure du dos de la selle, se continue avec la gouttière basilaire de l'occipital par une surface inclinée, clivus Blumenbachii.
2° La face inférieure a la forme d'un sablier, étranglée qu'elle est par la partie supérieure et interne des apophyses ptérygoïdes, dont la sépare une rainure profonde oblique en avant et en dehors , trace de la séparation primitive du sphénoïde en deux parties; elle présente une crête médiane, bec du sphénoïde, très saillante en avant et recouverte par le vomer.
3° La face antérieure (fig. Ib) offre sur la ligne médiane une arête, crête sphénoïdale (3), continue avec le bec du sphénoïde et articulée avec la lame perpendiCu-
(*) 1) Dépression olfactive. — 2) Gouttière optiriue. — 3) Apophyse dinoïde postérieure. — 4) Apophyse d'Ingrassias. — 5) Apophyse cliuoïde antérieure. — 6) Trou grand rond. — 7) Bord externe des grandes ailes. — R) Épine du sphénoïde. — 0) Aile externe de l'apophyse ptérygoïdc. — in) Aile interne. — 11) Lame quadrilatère soudée avec l'occipital. — 12) Partie supérieure de cette lame ou dos de la selle. — !3) Trou ovale. — 14) Bord externe des grandes ailes. — 15) Face interne c ;s grandes ailes. — 16) Pailic articulée avec le frontal. — H) Fente sphénoïdale. — 18) Trou optique.
CRANE
laire de l'ethmoïde; de chaque côté une ouverture arrondie, orifice des sinus sphénoïdaux (4) ; plus en dehors une surface rugueuse, articulée en haut avec l'ethinoide, en bas avec le palatin. La partie inférieure de l'orifice du sinus sphénoïdal est fermée par une lamelle, cornet sphénoïdal ou de Bcrtin{VS) (/), primitivemenl distincte de l'os : c'est un triangle recourbé constituant une partie de la paroi inférieure et antérieure du sinus; son angle postérieur s'enfonce dans la i^ainure obli(iue qui sépare le corps du sphénoïde de la base des apophyses ptérygoïdes; l'angle externe s'accole à l'os palatin ; l'angle interne se dirige vers la crête sphénoidale, qu'il recouvre en s'unissant à celui du côté opposé.
4° La face pos^ériciH'e, ([uadrilatère, (ronquée, se soude de bonne heure à l'apophyse basilaire de l'occipital.
b° Les /'aces latérales donnent naissance par leur partie supérieure et antérieure [sphénoïde antérieur) aux petites ailes, par leur partie inférieure et postérieure
Fig. 13. — Face antérieure du sphénoïde (').
plus étendue {sphénoïde postérieur) et par un tronc commun, aux grandes ailes et aux apophyses ptérygoïdes.
B. Petites ailes ou apophyses d'Ingrassias (fig. 14, 4). — Elles naissent par deux racines: une supérieure, mince, continue à la dépression olfactive du corps de l'os, l'autre inférieure, plus épaisse ; entre les deux est un trou, trou optique (18) , qui fait suite à la gouttière optique. De là elles se portent horizontalement en dehors sous forme d'une lamelle très mince, étroite, apophyse ensiforme [ensis, épée), articulée avec la partie orbitaire de frontal. De leur base se détache en arrière une apophyse conique, apophyse clinoïde antérieure, qui quelquefois se
(') Pour bien voir le cornet de Berlin, il faut prendre un sphénoïde sur la tète d'un sujet de quinze à dix-huit ans.
(*) 1) Feute spliénoïdale. — 2) Partie des petites ailes articulée avec le frontal. — 3) Crète spliénoïdale. — 4) Orifice du sinus sphénoïdal. — S) Petites ailes. — 6) Partie de la face externe des grandes ailes appartenant à la fosse temporale. — 7) Partie appartenant à la fosse zygomatique. — 8) Epine de sphénoïde. — 9) Aile ex.terne de l'apophyse ptérygo'ide. — 10) Aile interne. — 11) Canal vidien. — • iî) Trou grand rond. — 13) Face rbitairedes grandes ailes. — 14) Trou petit rond. — 15) Cornet de Berlin.
OSTÉOLOGIE
soude à l'apophyse clinoïde moyenne, et forme un (rou par lequel passe l'artère carotide interne (fig. 23, 6).
C. Grandes ailes du sphénoïde. — Irrégulières, arquées, elles ont (rois faces. Jeux bords et deux extrémités. '
1° La face supérieure concave fait partie de l'étage moyen de la hase du crâne et présente près de sa jonction avec le corps trois orifices : un antérieur, trou grand rond (fig. Ib, 12) pour le nerf maxillaire supérieur, et deux postérieurs, le premier très grand, trou ovale (lîg. 23, 10), pour le nerf maxillaire inférieur ; le second, arrondi, très petit, situé en arrière et en dehors, trou petit rond ou sphénoépineux (fig. 15, 14), pour l'artère méningée moyenne. Entre les petites et les grandes ailes on trouve une fente allongée, large en dedans et en bas, étroite en dehors, fente sphénoidale (fig. 15, 1), faisant communiquer la cavité orbitaire et l'étage moyen de la base du crâne.
2° Les deux faces antérieures des grandes ailes sont séparées par une lamelle très saillante, très mince, articulée avec le bord interne de la face orbitaire de l'os malaire. La face externe, semi-lunaire, convexe, est divisée par une ligne rugueuse en deux portions: une supérieure, appartenant à la fosse temporale (fig. 15, 6) ; l'autre inférieure, appartenant à la fosse zygomatique (7) et se continuant insensiblement aA- ec la face externe de l'apophyse ptérygoïde ; on retrouve à son extrémité postérieure les trous ovale et petit rond; en arrière de ce dernier se détache une petite pointe osseuse, épine du aphénoide (8) . La face interne (13) jtetile, quadrilatère, lisse, fait partie de la paroi externe de l'orbite.
3° Des deux bords, Vexterne, concave, mince et taillé en biseau en avant, épais et dentelé en arrière, s'articule avec le temporal; V interne, convexe, s'articule par juxtaposition avec le bord antérieur du rocher en arrière du pédicule des grandes ailes ; en avant de ce pédicule, il forme d'abord le bord inférieur de la fente sphénoidale, puis s'élargit en une surface triangulaire rugueuse articulée avec le frontal.
D. Apophyses ptérygoïdes. — Ce sont deux apophyses bifurquées à leur sommet, naissant au-dessous de l'origine des grandes ailes et se portant en bas et un peu en avant. Elles se composent de deux lames soudées en haut, séparées en bas et appelées aile interne (fig. 15, 10) et aile externe (9); l'aile interne est plus étroite et se termine par un crochet dirigé en arrière et en dehors, et dans lequel glisse le tendon du muscle péristaphylin externe ; l'aile externe est plus étalée et plus large. Entre les deux ailes se trouve une excavation ouverte en arrière, fosse ptérygoïde (fig. 25, 12), complétée pour l'échancrure qui sépare le sommet des deux ailes par l'apophyse pyramidale du palatin. A la partie supérieure de cette fosse en dehors de la base de l'aile interne est une petite fossette, fossette scaphoïde (a/.atçr;, nacelle) (fig. 25, 16), où s'insère le muscle péristaphylin externe. En avant les deux lames sont réunies, et il en résulte une surface faisant partie de la fosse ptérygo-maxillaire. La face interne de l'apophyse ptérygoïde appartient à la paroi externe des fosses nasales et s'articule par juxtaposition avec la lame du palatin; la face externe appartient à la fosse zygomatique et se continue avec la face externe des grandes ailes. Si on examine la partie antérieure de l'apophyse ptérygoïde, on voit que sa base est percée de trois canaux, qui sont de dehors en dedans: 1° le trou grand rond; 2° le canal vvHen ou ptérygoïdien (fig. 15, 11), à direction antéro-postéi'ieure, où passe le nerf du même nom ; 3° un canal plus étroit et plus court, canal ptéry go-palatin. Plus en dedans est une gouttière obli-
CRANE
que, qui sépare lo corps de l'os de 'la base de l'apophyse plérygoïdo et marque la (race de la division primitive du sphénoïde en antérieur et postérieur.
Structure. — Dans le corps de l'os sont creusées deux cavités, sinus spliénoulaiix^ occupant une étendue variable et séparées par une cloison médiane verticale.
Articulations. — Le sphénoïde s'articule avec tous les os du crâne, les palatins, les os malaires et le vomer.
3° Ethmoïde (*) (fig. IG et 17).
Placer en haut et en avant l'apoplijse tj-iangulaiie verticale.
Cet os impair, situé dans l'échancrure du frontal, en avant du sphénoïde, forme une grande partie des parois supérieure et externe de la cloison des fosses nasales. 11 se compose de trois ]iarties: ime i)artie médiane liorizontale, lame criblée, et deux parties latérales, masses latérales ou labyrinthe.
A. Lame criblée (tig. 2.3,. 3).
— C'est une lame horizontale, mince, rectangulaire, jilus étroite dans le sens transversal et criblée de trous nombreux, disposés sur deux rangées ])our le passage des nerfs (dtactifs. De ses deux faces partent deux lames verticales, l'une ascendante, l'autre descendante, qui la croisent à angle droit. Le prolongement supérieur, apophyse cristagalli (fig. 16, 1 et fig. 23, 1), est triangulaire, à bord postérieur très incliné, à bord antérieur presque vertical;
ce dernier présente en bas deux petites saillies latérales s'unissant à des saillies correspondantes du frontal et circonscrivant avec elles un cul-de-sac, trou borgne (lig. 23, 2); de chaque côté de la base de l'apophyse crista-galli est une fente étroite traversant la lame criblée, fente du nerf ethmoïdal. Le prolongement inférieur de la lame criblée ou lame perpendiculaire de Vethmoïde (lig. 17, 1), est quadrilatère et fait partie de la cloison des fosses nasales ; son bord antérieur, continu avec le bord antérieur de l'apophyse crista-galli, s'articule avec l'épine nasale du frontal et des os propres du nez, son bord postérieur avec la crête du sphé-
{') De ri6(io;, crible.
(*) Apophyse crista-galli. — 2) Cellules ethmoïdales. — 3) Jonction de rapophyso unciforme avec le cornet inférieur, 4). — 5) Cornet moyen, — 6) Os planum. — 7) Cornet de Bertin appartenant au sphénoïde. — - S) Epine servant à former le trou borgne. — U) Lame perpendiculaire. — 10) Crociiet de l'apophyse unciforme.
16. — Face latérale gauche de Veihmoïde avec le cornet inf'h'ieur et le cornet de Bertin (*).
OSTÉOLOGIE
noïde, son bord inférieur avec le vomer en arrière et le cartilage de la cloison en avant ; sa base occupe toute la longueur de la lame criblée. Des quatre bords de la laine criblée, les deux latéraux supportent les masses latérales, l'antérieur s'articule avec le frontal, le postérieur avec le sphénoïde.
B. Masses latérales ou labyrinthe. — Elles sont irrégulièrement cuboïdes, et on peut y décrire six faces : 1° la face supérieure, située au niveau et en dehors de la lame criblée, présente des demi-cellules et des demi-gouttières, que complètent celles du frontal, cellules ethmoïdales (tig. 16, 2) et conduits orbitaires internes; 2° la face inférieure, par sa moitié postérieure rugueuse, s'articule avec le maxillaire supérieur; 3° la face externe lisse est constituée par une lamelle très mince, quadrilatère, os planum, lame papyracée (fig. 16, 6), qui ferme en dehors le labyrinthe et appartient à la paroi interne de l'orbite; cet os planum s'articule
en haut avec le frontal, en bas avec le maxillaire supérieur, en avant avec l'os unguis, en arrière avec le sphénoïde et le palatin ; 4" la face interne, irrégulière, présente dans sa moitié antérieure une surface creusée de sillons pour les nerfs olfactifs, plus en arrière, deux lames enroulées à convexité interne, adhérentes aux masses latérales par leur bord supérieur, libres par leur bord inférieur, repliées en dehors et en haut : ce sont les cornets, l'un supérieur (fig. 22, 22), plus petit, l'autre moyen (lig. 16, b et fig. 22, 23), plus volumineux ; entre eux est un espace appelé meut supérieur, dans lequel s'ouvre une partie des cellules ethmoïdales ; le cornet moyen s'articule en arrière avec l'os palatin ; 5° la face an- 2. térieure offre des demi-cavités fermées par l'os
Fig. i7. - Face inférieure de fethmoide {'). ""guis ; de Cette face on voit partir un prolongement irrégulier, apophyse unciforme luncus, crochet) (lig. 17, 4), qui se porte en bas et en arrière, au-dessous et en (leliors du cornet moyen, s'articule avec le cornet inférieur et concourt à rétrécir l'ouverture du sinus maxillaire ; 6° la face postérieure offre une surface articulée avec le sphénoïde et le palatin.
Structure. — Presque entièrement constitué par du tissu compact en lamelles très minces, il est creusé de cavités irrégulières, qui ont fait donner à ces masses latérales le nom de labyrinthe. Sur un ethmoïde désarticulé, ces cellules communiquent de toutes parts avec l'extérieur, sauf du côté de l'os planum; mais sur un crâne entier les os voisins complètent la fermeture, et toutes les cellules s'ouvrent directement ou indirectement à la face interne des masses latérales, soit au-dessus du cornet supérieur, soit entre lui et le cornet moyen, soit au-dessous de ce dernier. On peut les distinguer d'après leurs rapports avec les os voisins, en ethmoïdales, frontales, sphénoïdales, palatines et maxillaires.
Articulations. — 11 s'articule avec treize os : le frontal, le sphénoïde, l'unguis, le maxillaire supérieur, les cornets inférieurs, les os nasaux, les palatins, le vomer.
C) l) Lame perpendiculaire. — 2) Gouttières latérales présentant en avant les trous de la lame criblée. — 3) Cornet moyen. — 4) Apophyse unciforme.
CRANE
4° Frontal (lig. 22, 24, 26).
Placer cii avaul la face convexe, en bas la face la plus étroite, qui présente une (jchancrure médiane.
Cet os impair, en forme de coquille, est situé à la partie supérieure de la face et antérieure du crâne. Il se compose de deux portions: une supérieure verticale, partie frontale; Tautre inférieure horizontale; partie orbito-nasale.
A. Partie frontale. — 1° Sa face antérieure (fig. 26), convexe, bombée et verticale en bas, fuyante en haut, détermine la forme et la saillie du front. On y rencontre sur la ligne médiane des traces do la suture dos deux moitiés latérales do l'os primitivement distinctes, suture qui persiste quelquefois à l'état adulte, et en bas une éminence, bosse nasale (2), ([ui recouvre la racine du nez et est surmontée d'une large surface lisse, glabelle, dont le point médian s'appelle en anthropologie point sus-orbitaire ou ophryon. De chaque côté elle présente, dans sa partie moyenne, une saillie, bosse frontale (3), et à sa partie inférieure une nouvelle saillie oblongue, arcade sourciliére (4), correspondant à la partie interne du sourcil, et se continuant avec la bosse nasale médiane; plus en dehors se trouve une crête à convexité antérieure, très saillante en bas, et séparant de cette face une surface étroite qui fait partie de la fosse temporale, surface et crêtes temporales (9). 2° Sa face interne (fig. 22), concave, parsemée d'élévations {éminences mamillaires) , et de dépressions [impressions digitales), forme les fosses frontales et j-eçoit les lobes antérieurs du cerveau; sur la ligne médiane elle présente une gouttière, gouttière du sinus longitudinal, qui se continue en bas avec une crête, crête /'ro/ifa/e, aboutissant au cul-de-sac du trou borgne. 3° Son bord supérieur, courbe, dentelé, s'articule avec le bord antérieur des pariétaux, sauf dans la partie correspondant à la surface tem[)orale où il forme un biseau s'appliquant sur les grandes ailes du sphénoïde. 4° Intérieurement, cette partie verticale est séparée de la partie horizontale de l'os par deux saillies curvilignes, arcades orbitaires (fig. 26, 6), entre lesquelles est la bosse nasale.
B. Partie orbito-nasale. — Elle se divise en trois régions : une médiane, échancrée ou nasale, et deux latérales ou orbitaires : 1° La région nasale présente une échancrure médiane allongée d'arrière en avant, (jui reçoit l'ethmoïde; en avant de réchancrure est un prolongement, épine nasale supérieure, articulée en avant avec les os du nez, en arrière avec la lame perpendiculaire de l'ethmoïde, et sur les côtés de laquelle sont deux petites gouttières faisant partie des fosses nasales; entre l'épine nasale et la bosse nasale est une surface rugueuse articulée avec l'os nasal, et plus en dehors avec l'apophyse montante du maxillaire supérieur. Sur les côtés de l'échancrure nasale se trouvent deux gouttières interrompues par des cloisons transversales, plus profondes en avant, où elles communiquent avec les sinus frontaux ; elles s'articulent avec des gouttières analogues des masses latérales de l'ethmoïde, pour constituer les cellules ethmoïdales et les conduits orbitaires internes. 2° Les régions orbitaires sont formées par une lamelle osseuse très mince, séparant l'orbite de la cavité crânienne; elles sont triangulaires et présentent deux faces et trois bords. La face supérieure ou cérébrale, convexe, se continue avec la face interne de la partie frontale de l'os ; la face inférieure excavée forme la voûte de l'orbite; elle présente en dedans une petite dépression pour l'insertion de la poulie du muscle grand oblique de l'œil, en dehors, une fossette large, fossette lacrymale, qui loge la glande de ce nom. Des trois bords, Viiiterne,
OSTÉOLOGIE
contigu aux gout tières ethmoïdales, s'articule dans son quart antérieur saillant avec l'os unguis {apophyse orbitaire interne), dans ses trois quarts postérieurs avec l'os planuni de l'ethmoïde ; Vantérieur ou arcade orbitaire est mousse en dedans, où i! présente une échancrure et quelquefois un trou, échancrurc et trou sus-orbitaire (fig. 26, 7) ; il est tranchant et saillant en dehors, apophyse orbitaire externe, où il se réunit au postérieur pour former une apophyse, apophyse zygomatique, qui descend vers l'os de la pommette ; le bord postérieur dentelé est articulé, dans sa moitié interne, mince, avec les petites ailes du sphénoïde, dans sa moitié externe, épaisse et triangulaire, avec les grandes ailes.
Structure. — La voûte orbitaire est constituée par une simple lamelle de tissu compact très mince et très fragile. Au niveau de la bosse nasale l'os est creusé de deux cavités, sinus frontaux, séparées par une cloison verticale médiane et communiquant avec les demi-cellules antérieures des gouttières ethmoïdales. Leur capacité varie suivant les individus.
Articulations. — Le frontal s'articule avec douze os : les pariétaux, le sphénoïde, l'ethmoïde, les os unguis, les os nasaux, les os malaires, les maxillaires supérieurs.
5» Temporal (fig. 23, 24, 25).
Placer en haut la partie de l'os mince et trancliante, en avant et en dehors l'apophyse en forme de crochet.
Cet os pair, irrégulier, est situé dans la région inférieure et latérale du crâne et loge dans son épaisseur l'organe de l'audition. Il se divise en deux parties: une partie verticale ou temporale proprement dite, une partie ohlique, pyramidale, logeant l'organe de l'ouïe, partie auditive, pyramide ou rocher.
A. Partie temporale. — Elle présente dans sa moitié supérieure une lamelle mince, écaille du temporal (fig. 24, 13), et dans sa moitié inférieure deux masses osseuses, l'une postérieure, partie mastoïdienne, d'où part une apophyse conique verticale, apophyse masioide (fig. 24, 16); Tautre antérieure, p^î'^ie zygomatique, d'où naît une apophyse horizontale en forme de crochet dirigé en avant, apophyse zygomatique.
a. Écaille du temporal. — Elle possède : 1° une face externe, lisse, convexe ; 2° une face interne, concave, creusée d'un sillon transversal pour l'artère méningée moyenne ; 3° une demi-circonférence supérieure, articulée dans sa moitié postérieure taillée en hiseau interne avec le pariétal, dans sa moitié antérieure dentelée, plus épaisse, avec les grandes ailes du sphénoïde; 4° un bord inférieur horizontal, adhérant en avant à la partie zygomatique, en arrière à la partie mastoïdienne.
b. Partie mastoïdienne. — Terminée en bas par une apophyse saillante, apophyse mastoïde («.acre.';, mamelon) (fig. 24, 16), elle présente: 1° une face externe, convexe, rugueuse, séparée de la face externe de l'écaillé par une crête appartenant à la crête temporale ; 2° une face interne séparée de la face interne de l'écaillé par la base de la pyramide , et creusée d'une large gouttière à concavité postérieure faisant partie de la gouttière du sinus latéral ; 3° un bord postérieur , dentelé, articulé avec l'occipital, et près de lui un trou aboutissant à la gouttière du sinus latéral, trou mastoïdien (fig. 23 , 24) ; entre ce bord et le bord postérieur de l'écaillé est une échancrure qui reçoit l'angle postérieur et inférieur du pariétal, échancrure pariétale ; 4' une partie antérieure confondue avec la base de la pyra-
CRANE
mide. En dedans du sommet de l'apophyse mastoïde est une rainure profonde, rainure digastrique (fig. 25, 27), et, plus en dedans, une deuxième rainure plus ou moins marquée, sillon de Vartère occipitale.
c. Partie zygomatique ('). — A sa partie antérieure et inférieure, l'écaillé change de direction et se porte transversalement en dedans pour aller se réunir à la partie antérieure du rocher ; la trace de cette réunion se voit, à la face interne de l'os, sous forme d'une fente irrégulière, et à la face externe, sous forme d'une fente beaucoup plus prononcée, scissure de Glaser (fig. 25, 35) ; c'est en avant de cette scissure que nait, par deux branches ou racines saillantes, Vapophyse zygomatique ; entre ces deux racines est une excavation profonde, cavité glénoïde (-fXiivr,, petite cavité) (34), avec laquelle s'articule le condyle du maxillaire inférieur. Des deux racines, l'une transverse ou articulaire, convexe, est située en avant de la cavité glénoïde, avec laquelle elle se continue insensiblement; l'autre, racine antero-poslérieure , est située en dehors de cette cavité ; à la réunion des deux racines est un tubercule, tubercule zygomatique (36), pour l'insertion d'un ligament. Après sa naissance, l'apophyse zygomatique se porte en avant, en formant une sorte de crochet aplati transversalement ; entre sa base et la face externe de l'écaillé est une gouttière sur laquelle glisse le muscle temporal : par son sommet, taillé en biseau aux dépens de son bord inférieur, elle s'articule avec l'apophyse de même nom de l'os malaire. Entre la partie zygomatique, en avant, et la partie mastoïdienne, en arrière, est une échancrure convertie en trou par une lamelle osseuse, trou qui forme Vorifice du conduit auditif externe.
B. Pyramide ou rocher (fig. 22, 23, 24, 25). — Le rocher a la forme d'une pyramide à quatre pans, dirigée obliquement en avant et en dedans, et présentant quatre faces, quatre bords, une base et un sommet. 11 loge l'organe de l'audition et offre, dans les régions correspondantes aux parties profondes de cet organe, une dureté caractéristique, qui lui a valu les noms de rocher, apophyse pierreuse ou pétrée.
a. Face supérieure. — Elle présente en arrière et en dehors une saillie, saillie du canal demi-circulaire supérieur ; en avant de cette saillie, une ouverture, hiatus de Fallope (fig. 23, 14), d'où part un sillon dirigé en avant et en dedans parallèle au grand axe de la pyramide et aboutissant au canal de Fallope ; en dehors de ce sillon en est un autre, canal du petit nerf pétreux superficiel, qui conduit par deux branches dans la caisse du tympan et dans le canal de Fallope. A l'extrémité antérieure de cette face se trouve une dépression, fossette du nerf trijumeau. Entre l'hiatus de Fallope, en dedans, et la face interne de l'écaillé, en dehors, se voit une lamelle mince, qui forme le toit du tympan, tegmen tympani ; elle se soude à l'écaillé, mais on retrouve toujours la trace du lieu de réunion, sous forme d'une fente irrégulière, fissure pétro-squameuse; elle est très visible sur les temporaux de jeunes sujets.
b. Face postérieure (fig. 22, 12). — On y remarque un orifice très large qui mène dans un canal transversal de 0™,006 de long, trou et conduit auditifs internes (14) ; l'extrémité en cul-de-sac de ce canal est divisée en quatre fossettes par une crête horizontale et une crête verticale se croisant à angle droit ; la fossette supérieure et antérieure possède un seul orifice volumineux, orifice supérieur du canal de Fallope; les trois autres, par des orifices très petits et multiples, conduisent dans
{') De !;ûf<«)tJ-ï, tout corps transversal servant à en joindre deux autres. Beaunis et Bouchard.
OSTÉOLOGIE
l'oreille interne. En arrière du trou auditif interne se trouvent deux fentes, l'une supérieure, sans importance, l'autre inférieure, située plus en arrière, ouverture externe du canal du vestibule.
c. Face inférieure (fig. 25, 30). — Très irrégulière, déchiquetée, elle présente, en allant de l'apophyse mastoïde vers le sommet du rocher, une apophyse allongée, saillante, dirigée en bas et un peu en avant, apophyse styloïde (otùXoç, stylet) (28), et entre les deux un trou, trou stylo-mastoïdien (32), orifice inférieur du canal de Fallope. En dedans et en arrière de ce trou et de cette apophyse est une surface déprimée, rugueuse, articulée avec l'apophyse jugulaire de l'occipital. On trouve ensuite une fossette assez profonde, fosse de la veine jugulaire, présentant à sa partie externe l'orifice d'un petit conduit qui mène dans le canal de Fallope, conduit du rameau auriculaire du nerf pneumo-gastrique. Plus en dedans est l'orifice inférieur large du canal carotidien (31), et dans sa paroi postérieure l'ouverture d'un petit canal conduisant dans la caisse du tympan, canal tympano-carotidien ; &n dedans, une fossette triangulaire percée d'un trou, orifice du canal du limaçon; dans le triangle compris entre cette fossette, la' fosse jugulaire et le canal carotidien, et plus près de ce dernier, est un orifice très petit, orifice du canal du nerf de Jacobson, conduisant dans la caisse du tympan ; enfin, tout à fait près du sommet se trouve une surface irrégulière rugueuse.
d. Face antérieure. — On remarque dans sa moitié externe une lamelle quadrilatère primitivement distincte sous le nom de cercle tympanique ; elle complète en bas et en avant l'échancrure existant entre l'apophyse mastoïde en arrière et la partie zygomatique ou la cavité glénoïde en avant ; il en résulte un orifice évasé et un canal, orifice et conduit auditif externes (fig. 24, 17). Cette lamelle est située en avant de l'apophyse styloïde, qu'elle engaine par son bord inférieur sans y adhérer, ce qui lui a fait donner le nom àJapophyse vaginale (fig. 25, 29) ; elle est séparée de la cavité glénoïde par la scissure de Glaser, et forme en arrière pour cette cavité une sorte de paroi verticale non articulaire ; entre elle et le bord antérieur de l'apophyse mastoïde est une fissure, trace de la séparation primitive des deux pièces osseuses. En avant et en dedans de cette lamelle, le reste de la face antérieure est irrégulier et rugueux.
e. Bords. — 1° Le supérieur saillant présente la gouttière du sinus pétreux supérieur (fig. 23, 25); 2° Vinférieur est formé par le bord inférieur de l'apophyse vaginale ; 3° V antérieur se réunit à l'écaillé au niveau de la scissure de Glaser; il en l'ésulte un angle rentrant qui reçoit l'extrémité postérieure des grandes ailes du sphénoïde. A la pointe de l'angle rentrant s'ouvre un canal, canal musculutubaire, divisé en deux cloisons secondaires par une cloison osseuse quelquefois incomplète ; le canal supérieur est le conduit du muscle du marteau, l'inférieur est le conduit osseux de la trompe d'Eustache. Dans la cloison qui sépare le canal carotidien du conduit du muscle du marteau, marche un petit conduit particulier s'ouvrant en dedans sur la paroi antérieure du cànal carotidien, et en dehors, à la partie supérieure et interne delà caisse du tympan, canal du petit nerf pétreux profond; 4° le bord postérieur offre, de la base vers le sommet, une surface rugueuse articulée avec l'apophyse jugulaire de l'occipital, l'échancrure de la fosse jugulaire, une crête articulée quelquefois avec une crête analogue de l'occipital, l'échancrure de la fossette triangulaire de la face inférieure du rocher, enfin une surface rugueuse juxtaposée à l'occipital.
CRANE
f. Base. — Confondue en haut avec le reste de l'os, elle présente en bas rorlfice du conduit auditif interne.
g. Sommet. — Il est reçu dans l'angle rentrant formé par le sphénoïde et l'occipital, et présente l'orifice antérieur du canal carotidien.
Cavités et canaux creusés dans l'épaisseur du rocher. — L'intérieur du rocher est parcouru par une série de cavités allant du trou auditif externe au trou auditif interne et constituant, parleur réunion, les cavités auditives, qui contiennent les organes fondamentaux de l'audition. On trouve en outre dans le rocher une série de canaux vasculaires et nerveux qui méritent une description spéciale.
1. CAvrrÉs AUDITIVES. — Elles seront décrites avec les organes de l'ouïe.