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HOMOLOGIE DES OS DU MEMBRE SUPÉRIEUR ET DU MEMBRE INFÉRIEUR

Les membres supérieurs et inférieurs, formés sur le même type et constitués par la réunion d'os homologues, n'en présentent pas moins des dilTérences résultant de la diversité de leurs fonctions.

Aux membres supérieurs, tout est sacrifié à la mobilité ; aux membres inférieurs, au contraire, c'est la solidité qui domine, tandis que la mobilité est restreinte comme étendue et comme direction. Ces différences se caractérisent surtout aux deux extrémités des membres, dans la ceinture osseuse (épaule ou bassin), qui les rattache au tronc, et dans l'appendice multiple (main ou pied), qui les termine. Une revue rapide fera saisir ces ditîérences. Tandis que l'omoplate, allégée le plus possible de substance osseuse, est suspendue librement au tronc par la clavicule, et communique ainsi au bras qu'elle supporte la double mobilité de l'omoplate sur la clavicule et de la clavicule sur le sternum, le bassin constitue avec le sacrum une ceinture volumineuse, invariable, immobile, fournissant un point d'attache solide aux membres inférieurs ; tandis que la tête de l'humérus déborde de tous côtés la cavité glénoïde si superficiellement excavée et acquiert ainsi un facilité extrême de déplacement dans tous les sens, la tête du fémur est enfoncée dans l'excavation profonde de la cavité cotyloïde et perd au profit de la solidité une grande étendue de mouvement; tandis qu'à l'avant-bras le radius tourne autour du cubitus en entraînant la main en pronation ou en supination, à Beaunis et Bouciiaro. 8

OSTÉOLOGIE

la jambe les deux os correspondants fortement articulés constituent un tout à peu près immobile. La main enfin, lâchement unie au radius, présente au plus haut point cette prédominance de la mobilité sur la résistance ; ses trois segments, carpe, métacarpe, doigts, augmentent successivement de longueur; les os du carpe, excessivement réduits, sont disposés sur deux rangées et^ dans chaque rangée, placés côte à côte, et le premier métacarpien, par sa mobilité sur le trapèze, permet les mouvements d'opposition du pouce. Le pied, au contraire, pris dans la mortaise tibio-péronière, comme dans un étau, voit ses trois segments, tarse, métatarse, orteils, diminuer de longueur d'arrière en avant ; non seulement la partie servant à la résistance, le tarse, a pris un développement extrême, mais les os de la première rangée, réduits à trois au lieu de quatre, comme au carpe, ont subi des déplacements spéciaux ayant tous pour résultat la solidité ; un seul d'entre eux, l'astragale, s'articule avec les os de la jambe, et transmet le poids du corps au reste du pied formant voûte pour résister à la pression ; enfin le premier métatarsien, perdant le mouvement d'opposition, devient parallèle aux autres et constitue avec le calcanéum un des principaux points d'appui du pied sur le sol.

HEMBRE SDPËRIEIIII

HEM BUE INFERIEDR

Pouce.

Gros orteil.

Carpe :

Trapèze.

Trapézoïde.

Grand os (moins la tète).

Os crochu.

Scaplioïde.

Semi-lunaire et tète du grand os,

Pyramidal.

Pisitorme.

Tarse :

Premier cunéiforme.

Deuxième cunéiforme.

Troisième cunéiforme.

Cuboïde.

Scaphoïde.

Astragale.

(ialcanéum (partie antérieure). Calcanéum (partie postérieure).

Avant-bras :

Jambe :

Cubitus (moins la grande cavité sigmoïde et

l'olécrâne).

Grande cavité sigmoïde du cuijitus.

Olécrâne.

Radius.

Péroné (l'apophyse styloïde représente l'apophyse corouoide du cubitus).

Tubérosités externe et antérieure du tibia. Rotule.

Tibia (moins la tubérosité externe et la fubérosité antérieure).

Humérus

Fémur :

Condyle.

Trochlée.

Condyle externe.

Surface rotulienne ou condyle externe.

Épaule :

Bassin (moins le sacrum) :

Omoplate.

Cavité gléuoïde.

Bord axillaire.

Bord spinal.

Échancrure coracoïdienne.

Angle inférieur.

Fosse sous-scapulaire. Fosses sus- et sous-épineuses.

Épine et acromion.

Apophyse coracoïde.

Clavicule.

Os iliaque (moins le pubis).

Cavité cotyloïde.

Bord antérieur.

Crète iliaque.

Echancrure ischiatique.

Epine iliaque antéro-supérieure.

Fosse iliaque interne.

Pas de représentant.

Ischion.

Pubis.

Ces ditiérences n'empêchent cependant pas de retrouver les homologies des os du membre supérieur et du membre inférieur ; mais, pour les retrouver, il faut partir d'un point incontestable, qui permette ensuite, grâce à leurs connexions, de préciser dans chaque membre les os correspondants ; ce point incontestable, c'est l'homologie du gros orteil et du pouce. Il faut dans cette comparaison faire la part de la torsion de l'humérus

APPAREIL HYOÏDIEN

et supposer l'huiiiérus détordu rectiligne comme le fémur; on retrouve alors facilement les parties correspondantes. Le tableau ci-dessus (v. page 114) place en regard les os homologues des membres supérieur et inférieur.

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