OBSERVATIONS SUR SÉMIRAMIS
Les historiens tant anciens que modernes ne sont d'accord ni sur les exploits , ni sur Pépoque de Sémiramis ; les uns font vivre cet(e princesse dans le 30* siècle (Diodore, Ctésias, Justin , Eusèbe); les autres dans le 13« (Miot); Hérodote dans le 8« et Volney dans le 6«. — Peut-être pourrait-on admettre plusieurs Ninus et plusieurs Sémiramis. Quoi qu'il en soit , nous devons avertir nos jeunes lecteurs de Tobscurilé qui règne dans la chronologie des souverains de Bahylone. Si notre opinion n'était pas si faible, nous soutiendrions la version d*Hérodote qui fait Sémiramis contemporaine de Nabonassar , dont Vère, époque aujourd'hui certaine, commence en 747; elle serait donc antérieure de 45 ans A la première ruine de Nmive. Ce serait alors seulement (fu'elle aurait exécuté, soit comme reine, soit comme régente, les travaux que son génie, son goût pour les grandes choses, et surtout sa politique ont dû lui faire entreprendre. Quant à Nitocris, dont parle Hérodote, et qui régnait sous la minorité d'un Labynète II, sous lequel, suivant Thistorien grec» Cyrus s'empara de Babyjone. les bt^ioiieos n*en fiint aucune menliou.
Grèce.
iVACHus, égypUen ou Phénicien d*ori^ine, vint «^établir avec une colonie dans le pays appelé depuis Jrgolide, et régna sur des peuples sauvages. Ses fils et ses petits-fils, nomniés Inachides, firent plusieurs fondations.
!• Phobonbb , son fils , rassembla les peuples dans une ville qu^il nomma Phoronique.
S» Argos, son arrière-pelit-fils , changea le nom de Phoronique en celui d^Argos , et appela la contrée Ârgolide.
8« Ephyre, sa sœur, fonda Corintlie.
4<* Phêgéb, son fils, bâtit Phèges en Arcadie.
5» fiÉLASGDs, son petit-fils, fonda , en 1883 , le royaume d*Arcadie ; il apprit aux Arcadiens à se vêtir de peaux de sangliers, à se bâtir des cabanes, et à se nourrir de glands au lieu de feuilles d'arbres. Il émigra en Thessalie avec les Arcadiens, qui prirent le nom de Pélasges.
fio Spartds ou Spartor , son petit- fils, jette les premiers fondements de Sparte en 1710.
7» Mtcênéos, son arrière-petit-fils, pa* Sparton , son père , donna naissance à Mycène, en 1884.
8» Ltgaon , fils de Pélasgus , bâtit la ville de Lxcosure, et y éleva un autel à Jupiter, auquel il commença à sacrifier des vie* imes humaines : c'est pour cela que les poêles le font métamorphoser en loup.
9<> lo, sa fille, que des marchands phéniciens enlevèrent et emmenèrent en Egypte , où sa bonté la rendit digne d^Osiris , surnommé Jupiter, ce qui donna lieu à Tépisode de la Fable.
lOo Danaûs, Tun de ses descendants, qui s'établit à Argos {voir le 16« siècle) ; comme il était fils de Bel us l'Egyptien, il fut le chef do la famille des rois Bélidea.
li« Acrisius , petit-fils de Lyncée, dont la fille Danaé épousa Fersée. {Voyez le 1 4« siècle.)
12o Mégapenthe, fille de Prétus, arrière-peti(-fii.<t de Danaû^ ; il est le chef de la troisième maison d'Jrgos, nommée Prétide.
13* AGÉifOR, arrière-petit-fils dUnachus , et fondateur des Pliénl* ciens. {Voyez le 17« siècle.)
Lkctorb. — Précii hiêtorigue, de MM. Poirson et Cayx*
i9« SIÈCLE.
19« SIÈCf.E,
EVÉN£MEMTII«
cAisca. — 1835. Premiers peaplei de la Grèce. — Les Pélasges. — Fondation de Sicyone, parÉgialée.
ÉavPTB. — Propagation de la philosophie égyptienne chei les Grecs et chez les Hébreux.
steoivvEATBs. — 1850. Invention des caractères d'écriture» attribuée aux SidoMem»
DÉVELOPPEMENT
Grèce.
Les Piîlasges. — Les fables inventées par les Grecs sur les hommes qui les premiers habitèrent leur pays, n'offrent à Tesprit rien qui puisse le satisfaire. Observons, seulement, que le souvenir d'un déluge s'était coAServë chez eux. Il parait que Javan^ fils de Japhet, fut le père des familles qui vinrent s'établir dans la Grèce , an temps de la dispersion des peuples.
Ces peuples paraissent être issus des Thraces , nation consi* dérable dont le pays s*étendait du nord de la Grèce au nord du PonUEuœin. Ainsi , c'est par terre et non par mer que les Pélasges seraient venus dans l'Occident. Les descendants de Javan , établis dans la Grèce , portèrent longtemps le nom de PéUuges; ils vivaient errants dans les forêts (comme aujourd'hui les sauvages de TÂmérique ) ; ils se nourrissaient du prodoit de leur pèche, de fruits champêtres qu'ils disputaient aux aninoaux. Nous ne connaissons rien de leur histoire, de leurs mœurs ni de leur religion.
Ces peuples primitifs restèrent pendant plusieurs siècles dans cet état d'ignorance et de grossièreté. Pendant ce temps les sciences et les arts se formaient dans l'Orient, et surtout dans les Indes, en Phénicie et en Egypte.
Diverses colonies, sorties de ces deux derniers pays principalement, abordèrent de différents côtés dans la Grèce. Elles communiquèrent par degrés leurs connaissances aux habitants du pays , et parvinrent enfin à les civiliseir. Ces colonies asiatiques
50 ly^ SIECLE.
et égypûennes'n 'étaient, dans le commencement , que des troapes d'aTeniuriers, ayant chacune leurs chefs pour se défendre.
Attirées par la beauté du climat, par la fertilité de la terre et la facilité de former des habitations, elles Tinrent s'établir en Grèce. Tout prouve qu'elles prirent paisiblement possession du pays. Ces colons employèrent la douceur, les bienfaits et la confiance pour s'attacher les Pélasges, auxquels ils communiquèrent les sciences et les arts qui étaient cultivés dans leur patrie. Us bâtirent des villes qu'ils ornèrent , et attirèrent les indigènes qu'ils finirent par civiliser, en leur faisant embrasser des lois sages et la religion symbolique de l'Orient.
Du côté du sud étaient venus l'agriculture et les arts; du côté du nord , par THellespont, des croyances religieuses avaient été apportées ; alors à l'adoration muette des Pélasges ils sub* stituèrent un culte plus expressif et plus rationnel. Là , comme en Orient , ce fut l'imagination qui entra d'abord en exercice.
Ce fut ainsi que les peuples primitifs de l'Occident et les nouvelles colonies orientales se trouvèrent unis par tous les liens civils et religieux qui attachent les hommes. Ils ne formèrent plus qu'une seule nation , la nation grecque.
Suivant Hérodote , il se détacha des Pélasges un corps de peuple sous le nom d'Hellènes ; les premiers restèrent dans la barbarie , les seconds se civilisèrent : les Pélasges furent toujours considérés comme la tige des Jonièris; les Hellènes, comme celle des Doriens; les Athéniens ne voulaient pas se dire Ioniens ( f'o^. le 16* siècle). Quant à leur langue , elle paraissait venir du sanscrit. Ces peuples avaient emprunté l'écriture des Asiatiques occidentaux, en conservant néanmoins l'usage de tracer les caractères de gauche d droite comme les Indiens , au lieu de prendre celui des Arabes, des Égyptiens, des Phéniciens, de droite d gauche. Le mot Pélasges^ suivant les uns, signifie Dieu, venant de theos, dont le radical est le mot sanscrit theoura, dit M. Âdelung ; et suivant les autres il serait synonyme de pre* mier habitant , du grec pellas, vieux , et gaia^ terre.
On croit que le royaume de Sicyone ( Péloponèse) fut le pre* mier formé en Grèce, et on lui donne pour roi Ëgialée ; mais ces commencements sont trop obscurs pour s'y arrêter. Ce pays ne devint célèbre qu'à l'époque de la ligue achéenne.
Lectdrs. — Histoire ancienne de RoUin. — Origine des Lois , des Sciences et des Jrts, du T, Goguet. — • Lecture dans Pausaoîas ti dans Hérodote. 1
lÉgfpie.
Philosophie égyptienne. — On croit remarquer qu'à celle époqoe les Hébreux et les Grecs ont ouvert avec les Égyptiens leurs premières relations. Joseph et les patriarches hébreux, d'ane part, et les Pélasges, de Tauire, ont cherché des asiles en É^pte. Les Hébreux éiaient alors de simples pasteurs arabes, et les Pélasges, des Scythes, qui étaient venus s'établir sur un sol rajeuni par quelques révolutions du globe. Les uns et les autres étaient des peuples nouveaux, tandis que déjà les Chaldéensy les Sidoniens, ei les Ègyptiertf, étaient ou astronomes, ou navigateurs, ou philosophes, et savants dans la théologie, la morale, la politique, la guerre, le commerce maritime, etc. C/est par suite de ces communications, et pendant leur séjour en Egypte, que les Hébreux et les Grecs puisent ensemble leurs premières connaissances.
Les Grecs donnent à leur culle le génie des peuples occidentaux, c'est-à-dire qu'ils mêlent aux fdées des Egyptiens celles de Slaves et des Druides. Ainsi les Hébreux auront une idée plus pure, plus vraie de la Divinité, les Grecs la symbolileront dans tout ce qui Irappcra leurs sens; ceux-ci seront panthéistes, ceux-là déistes.
Lecture. — Du Polilhéisme, par Tauteur.
•ÉVÉNEMENTS
GstCE. — 4764. Déluge d'Ogygès. — Egypte. — 172 j. Naissance de
Moïse. — Culte de Sérapis.
Découvertes. — Épimélhëe in vente VaH défaire des vases de terre» —
Uespérus invente les règles du jardinage.
DÉVELOPPEMENT
I Egypte.
IloïsE. — Après la mort de Joseph, les Israélites devenus
puissants excitèrent la jalousie des Égyptiens qui, pour détruire
I leur race, exercèrent sur eux les plus violentes persecuiion» :
il les occupèrent à bâtir les villes de PUhom et Ramessès, ainsi
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qu'à d'auirea travaux très rudes* Ces moyens ne suffirent pas ; le pharaon Âménophis^à qui, dit l'Écriture, Joseph était inconnu, ordonna qu'on fit mourir tous les enfants mâles de ce peuple. Moïse Tenait de naître à Tanis, d'Amram et de Jocabed , de la iribu deLévi. Sa mère le tint caché pendant trois mois; mais craignant enfin d*être découverte , elle le mit dans une corbeille et Texposa ainsi sur le Nil. Il fut sauvé par Thermutts , fille da roi , qui le donna à nourrir à Jocabed elle-même. Devenu grand, Moïse fut adopté par la princesse et élevé dans le palais de Piiaraon.
€rèee.
Déluge d'Ogtgês — Ogygès, venu des pays orientaux, Scyihe-Cimmérien d'origine, était roi de TÂltique et de la Béotie. On rapporte que, dans son temps, une inondation i submergea ses Ëiats;elle fut causée sans doute par le débordement du lac Gopaîs. Les historiens ne sont pas d'accord sur cet I événement. Ce qu'il y a de certain , c'est qu'au temps de Sylla 1*' siècle) , on célébrait encore à Athènes une fête qui rappelait cet événement.