‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 39 sur 162 · ARMÉE DES TROYENS · texte numérisé non relu

ARMÉE DES TROYENS

COHVANDÉB PAU HECTOB , F(LS DB PRTAH.

Principaux peuples.

Troyens , /,

n;irdaniens

Zéléens, au pied du mont Ida . <

Mystens ,

Phrygien.^

Paphiagoniens

Cariens

Les Lyciens .............

Les Thraces. . . . ,.

Chefs.

Hector, fils de Priam, Enée,fils d'Anchise et de Vénus.

Pandarus, fils de Lycaon»

Chromés.

Ascagne et Phorcis.

Pylamènes.

Nastès.

Sarpédon et Glaucua.

Pyrotts et Acaraas.

ivHxaéHiB était fille d*Agamemnoii et de Glytemnestre. Avant Ia guerre de Troie, Voracle ordonna «ju^eUe fût sacriâée : la rable di

A i3« SIÈCLB.

qu'au moment où le grand prélre allait rimmoler,eHe fut enlevée par Diane sous la forme d^une biche, et transportée en Tauride, dans le lemple de cette déesse. Agamemnon périt à son tour par les ordres de Glytemnestre. Oresle, son fils , vengea celte mort sur sa mère. Poursuivi par les remords, il erra de pays en pays , et arriva en Tauride avec Pylade , son ami le plus cher. Iphigénie , que ses fonctions de prêlresse obligeaient de les immoler, les reconnut, et leur sauva la vie.

ACBiiLB, héros grec, se distingua dans la guerre de Troie, et périt de la main de Paris. Il était fils de Thétis et de Pelée, roi de la Phthioiide. 11 fut élevé par le centaure Chiron qui, pour lui donner de la force , le nourrit de la moelle des bêles fauves. 11 se signala par les plus grands exploits au siège de Troie. Un affront que lui avait fait Agamemnon le décida à se retirer dans sa tente ; il avait résolu de ne plus combatlre ; mais la mort de Patrocle, son ami , lui fit reprendre les armes. Il tua Hector, et, dans sa fureur, le vainqueur Iratna trois fois, autour de Troie , son corps attaché par les pieds à son char. Les Grecs déposèrent ses cendres au promontoire de Sfgée, et lui rendirent les honneurs divins.

sirÉi:, héros troyen, était fils d^Anchise et gendre de Priam par Creuse êa femme; après la ruine de sa patrie, il alla fonder, sur les côtes de l'Italie, la ville de Lavinium. Après la prise de Troie, les princes grecs se dispersèrent , Tiiisuffisaiice de leurs connaissances nautiques les égara sur les mers ; les débris de leurs flottes , jetés sur différentes plages , étendent les communications entre les hommes , et portent au loin les lumières* Nous donnerons son voyage d'après TEnéide.

Après avoir construit une flotte de vingt vaisseaux , et côtoyé la Thrace^ une partie de la Grèce , il relâcha en Epire , où il trouva Hélénus qui lui prédit la suite des destinées qui lui étaient réservées. Après avoir essuyé plusieurs tempêtes, il aborda en Afrique ^ et fut reçu à Carthage par Didon, que Vénus disposa en sa faveur. Aimé de cette princesse, ce héros s'oublia quelque temps dans les délices de ramour ; mais Mercure vint l'arracher à ce piège que la haine de Junon avait tendu à sa gloire ; et de la Sicile, où rappelait la célébration des jeux funèbres en Thonneur (yjnchise, mort dans cette île Tannée précédente , il arriva en Italie, consulta la sibylle, descendit aux enftirs , vil dans les champs Elysées le héros troyen et son pèi e , dont il apprit sa destinée et celte de sa poslérité. Revenu des enfers, il vint camper sur les bords du Tibre où CxHle changea ses vaisseaux en nymphes.

Là, raccomplisseroent de deux oracles l'avertit que ses courses étaient terminées. Le premier fut la nécessité de manger les tables , annoncées par la prédiction des Harpies j et le deuxième , Tapparition d*uue laie qui mit bas trente petits, dont le nombre désignait la durée de la ville que les dieux lui ordonnaient de bâtir. Latinus, prévenu par un oracle, accueillit favorablement le héros étranger; mais la violence de Turnua rompit îa paix qui venait d'être jurée , et entraîna le vieux monarque dans une guerre ^ui finit par la mort de Turnus.

Enè%^ après Pavolr tué en eombat singulier, épousa lavinie, fille de ùalinuSf et fonda la ville de Lavînium, que les Romains regardaient comme le berceau de leur empire.

* Après quatre années d*un règne paisible , les Rulules, ligués avec les JBiruriens, recommencèrent la guerre. Il se livra une sanglante bataille, à la suite de laquelle Enée disparut , noyé, dit on , dans le Numicus , à rage de trente-huit ans; mais cette tin ne paraissant pas Uftsez noble , on répandit le bruit que f^énus Tavail enlevé au ciel , après avoir lavé son corps dans les eaux du fleuve. On lui éleva un monument sur les bords du Numicus , et les Romains Thonorèrent sous le nom de Jupiter Indigèle.

LBCTiiiiB. — L* Enéide, — Pausanias. — Ovide. — Justin» — Voyages historiques : f^ofaqed'Enéeà tracer (Enéide).

troTAttE o'VLTsas. — Ulysse était un célèbre roi dMlliaque, fils de Laérte et d*Anliclée. Il épousa Pénélope, fille A"tcariu$ , eut pour elle l'amour le plus tendre et s*en vit récompensé par une fidélité qui est passée en proverbe. 11 en eut un fils nommé Télémaque. Au siège de Troie , il rendit de grands services aux Grecs par sa prudence et ses artifices ; il reçut en récompense les armes d* Achille que lui disputait Ajax.

Uix^se eut de grandes aventures , qui sont le sujet de VOd^sée d'Homère Une tempête le jeta d'abord sur les côtes des Ciconiens , peuple de Tàrace, où il perdit plusieurs de ses compagnons; de là il fut porté aux rivages des Lotophages, en Afrique, où quelques-uns de tes gens Tabandonnèrent. Les vents le conduisirent ensuite sur les terres des Çyclopeg , en Sicile , où il courut les plus grands dangers. l)e Sicile il alla chez Eole , roi des Vents ; de là chez les Lestrigons , où il vit périr onze de ses vaisseaux , et avec le seul qui lui restait il se rendit dans Tile d'OEa, chez Circé^ avec laquelle il demeura un an ; de là il se rendit aux enfers , pour y consulter Pâme de Tiréstas sur sa destinée. Il échappa aux charmes de Circé et des Sirènes , évita les gouffres de Charybde et de Scylla ; mais une nouvelle tempête fit périr son vaisseau et tous ses compagnons^; i( se sauva dans Pile de Calxp90,vL Je demeurai là, tous les jours, dit- il avec celte déesse, Il sept années entières, arrosant de mes larmes, les habits immortels « qu'elle me donnait. Enfin la huitième année , par ordre exprès de « Jupiter, elle me renvoya sur un radeau. » Il eut bien de la peine à gagner PUe des Phéaciens^ d'où, avec le secours du roi Jlcinoûs, il aborda enfin à Pile d'Ithaque après une absence de vingt ans.

Comme plusieurs princes de ses voisins , qui le croyaient mort , s'étalent rendus maîtres chez lui , et dissipaient son bien , il fut obligé d*avoir recours au déguisement pour les surprendre. Homère dit que: u Minerve, pour le rendre méconnaissable à tous les yeux, le toucha

• de sa yerge et qu'aussitôt la peau d'Ulysse devint ridée , ses beaux m cheveux blonds disparurent, ses yeux vifs et pleins de fèu ne paru- « rent plus que des yeux éteints; en un mot , ce ne fut plus £/?r«s0 , « mais un Vieillard accablé d'années , hideux à voir, et couvert de « vieux baillons enfumés. La déesse lui mit à la main un gros bâton,

• H siK so« épaule» uqq besace toute rapiécée , qui j attachée avec un*

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« corde , lui pendait jutqu^à la moilié du corps. » Ce fui eit cel étfMpage que le roi à' Ithaque se rendit à sod palais.

TéÙmaque fut le premi(^r à qui soa père se découvrit; comme ils se trouvaient seuls ensemble , Minerve toucha Ulysse de sa ^er&e d*or ; dans le moment , il se irouva couvert de ses beaux habits ^ el recouvra sa belle taille , sa bonne raine et »a première beauté ; s<Mt teint devint animé , ses yeux brillants et pleins de fou , ses jaucrtf arrondies , et sa léle fui couverte de ses beaux cheveux. TéléiDi<|ue , <4pnné de la métamorphose, saisi de^crainteet de respect, n^ose levier les yeux sur lui , de peur que ce ne soiluu dieu ; Vljrsse le rassure en Tembrassant et 1 appelant du doux nom de fils. Ils prennent ensenible des mesures pour se défaire de leurs ennemis , et Minet^ce remeCi à. Ulysse son premier di^guisement.

A la porte de son palais il est reconna par un chien , dit Homère , qu'il avait laissé en parlant pour Troie, et <}ui meurt de joie d*avalr revu son maître.

Uljrsse entretient Pénélope sans en élre connu ; il lui fait une fausse histoire, et lui dit qu'il a reçu Ulysse chez lui, en Crète, comme il allait à Troie ^ «t rassure qu'Ulysse sera bientôt de retour. Pénélope lui raconte à son tour comment elle a passé sa vie , depuis le départ de son mari , dans les larmes et dans la douleur de ne pa^ revoir son cher époux. Elle lui dit qu'elle ne peut plus éluder les poursuites de s^ amants; qu'elle leur a proposé pour le lendemain., par Pinspiratioa de Minerve , Pexercice de tirer la bague avec Tare iPUfysse , et qu*eU<î a promis d'épouser celui qui viendraii à bout de tendre cel arc» Ulysse approuve celte résolution , espérant y trouver un moyen de se veni^er des {toursuivants. Tous , en eifet, avaient accepté la proposition de la reine; mais ils essayent en vain de tendre l'arc. Ulysse, après eux , demande qu'il lui soit permis d'éprouver ses forces ; il bande l*arc trè»aisément, et en même Umps il tire sur les poursuivants, qu'il tue l'un après l'autre , aidé de son fils et de deux fidèles domestiques , aux* quels il s'était découvert.

Ce héros régna ensuite paisiblement dans son ile jusqu^à ce que Télégone^ qu'il avait eu de Ciroé, le tua sans le comiaître* On dit qu après sa mort il regut les honneur» héroï'|ues, et qu'il eut même un oracle en Eiolie,

Carie de la Grèce à cette époqus, avec le voyage des Grées*

Lecture. — Les plus beaux passages de VJliaJe et de VjOdyssée'^ de V Enéide; de Tàlèviaque; la tragédie û^IphiQénie en Aulide, par Racine,

nÉSLLTATS» UC LA CULAUB DB TAOIE.

Le résultat le plus important de la guerre de Troie , dont il faut lire les détails dans ilomére, fut la créatiof* d'un esprit national général qui, dans une expédition de dix ans de durée faite en commun, et dans ua pays aussi éloigné, dut nécessairement naître d'un pareil succèSi et i|ui ne put être «lUièrcmciii étûati malisfé toutes les dissen*

tS*^ SIÈCLt. 8tf

tffOM et (eut les démêlés. C*esl depuis TexpédHion contre Troie que kn Hellènes se considérèrent comme formant un seul peuple.

La Grèce alors était divisée en plusieurs petits Etats, dont Argos et Xycènes étaient les plus puissants. On remarquait dans tous des chefs héréditaires ou princes de tribus, qui conduisaient les armées pendant la guerre el rendaient la justice pendant la paix , et dont la considération , plus ou moins grande , dépendait uniquement de leurs qualités plus ou moins éminenies, «t surtout de leur valeur guerrière.

La nation grecque» comme on le voit dans Homère, était adonnée à rentretien des bestiaux , à Tagricullure et à la guerre, et avait fait déjà quelques progrès dans la navigation.

Ce(*endant après celte grande expédition , qui coûta , dit-on , huit cent mille hommes aux Grecs et six cent mille aux Troyens , les Hellènes , épuisés sans doute, ne firent aucune guerre remarquable au dehors , et tombèrent dans un état de repos ]usqu*au 9« siècle , c'està-dire jusqu*à Lycurgue*

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