CAUSES. — DÉVELOPPEMENT. - CONSÉQUENCES
Grèce.
Les Messéniens avaient mis à leur tête le célèbre Ârîstoniène, doué des plus rares talents militaires. Ce général, après de grands succès, s'introduit dans Sparte pendant la nuit; il attache à la porte du temple de Minerve un bouclier dont rinscriplion désignait que c'était un présent des dépouilles des Spartiates, consacré à la déesse par Aristomène. Sparte , indignée de cette in* suite, et suivant les conseils de Foracle, demanda aux Athéniens Tyrtée^ poète célèbre, dont les dehors étaient communs et repoussants; mais dont le talent était sublime. A peine arrivé, Tyrtée récite aux soldats des vers qui ne respirent que la gloire et le mépris de la mort. Son enthousiasme se communique aux Spartiates : on vole au combat, et les Messéniens, renfermés dans la ville dira, sont obligés de se rendre, après avoir été trahis une deuxième fois par Aristocrate. Une partie de ce peuple demeure en Arcadie ; les autres vont s'établir à Zancle, en SlcilOt el lui donnent leur nom.
Lecturb. — Rollin. — Jnacharsis,
Dragon a Athènes. — Les Athéniens, sentant la nécessité d*uu code de lois, chargèrent de ce soin Farchonte Dracon, citoyen recommandable par ses vertus; mais d'une sévérité extrême : il fit des lois dont la rigueur révolta. L'assassin, le sacrilège et le citoyen convaincu d'oisiveté, étaient également punis de mort. On disait que c sa législation était écrite avec du sang. » On commença d'abord par adoucir ses lois ; bientôt cette condescendance mena à la licence et à l'impunité. Selon finit heureusement cette anarchie. Dracon se vit contraint de se retirer à ?]gine (gotfe Saronique).
FBILOaOPBia.
COUP D'OSIL SUR LXS PROGRtS DE LA CIVILISATION AU SEPTIÈME SIÈCLE
Au milieu des scènes sanglantes qui remplissent les annales de A*auUquité , il est consolant d'étudier l'histoire sous le rapport d« !•
ei¥fli«ation. ArrîTés au th« siècle avant J. C, noua eniroii» daBS une époque où les faits relatifs aax progrès de rhumanité se pressent en abondance. La division du travail appliquée à des études plus sérienaes , va nous oflFrir un q»ectaclt plus Imlraolif et plus laqtoaant.
A la tête de ce mouveMent intellectuel, on voit figurer les *ept saçes, qui traduisirent en formules sentencieuses les notions instructives de la morale. On a dit qu'ils se sont réunis quelquefois dans un même lieu pour se communiquer leurs lumières et s'occuper des intérêts de l'humanité : cela seul sufiBrait pour caractériser l'époque où ils ont vécu. Leur saj^esse n'eut rien de spéculatif; la curiosilé devait chercher d'abord à démêler les rapports de l*homnie et du cKoyeii avec ses sembla/bles : aussi des sept personnages qui se livrèrent alors à celte recherche, y en eut-il quatre qui turent réformateurs ou. maiifistrats de leurs patries respectives. Tels lurent SôHn, à Aibènes; J*illacus, à Mitylène ; Clèohule, à Lindus (Ile de Rhodes); PéfiOfuTiv, à Corintbe. Les autres étaient Ckilùn de Lacédéfloone, Epimènidê éa Crète, Anaeharnis de Scylhie.
r.a poésie s'associa à ce nouveau genre de gloire ; elle revêtit de ^es charmes àei sentences détadiées qui reniermaient des vérités importanles. Ce genre de sentence fut appelé gmomiquê (sentence). Les plus célèbres sont Tkéognis de Mégare<, ^o/on d'Athènes, «^ JCérwphon de Colophon ; Esope de Piiry{^ donnait 4es mêmes Icqom en prose en faisant parler les animaux*
Ters le même temps Vkittêoire se détache de la poésie) et prend enfin une forme régulière et appropriée à son but. Les premières compositlcMia en ce genre furent appelées iogo^aphiet; les Penique» de Denis de Milet méritent d'être signalées comme le premier essai d*lûsloire contemporaine. Cadmuê de Milet, Z>ef^a ée Samôe^ surtout Hécatée de Milet, dont le voyage autour du monde est célèbre sous le nom de Pétiégèsef hâtèrent le progrès de la science historique. Bientôt les travaux se multiplièrent ,- Charon de Latn$aque écrivit l'histoire de Perse et celle des Cretois; Xantus, celle des l^ydiena ; ifjrppis de Rbegium , celle de Sicile; Hérodole allait paraître.
l.a géographie^ Va$lronomie et la physique ne restèrent pas en arrière de ce mouvement. Les voyages de Thaïes de Milet amenèrent de précieuses découvertes.
l,a philosophie dégagea la religion de cette multitude innombrable de fM^ihes sous lesquels elle était étouffée. TfuUès fut le fondateur de Vécole ionienne, que l'on peut r^'garder comme la première école de liberté philosophique, jinasimandre, son disciple, développa les aBemea doctrines. Sous Anaximène, ceUe école décline. P/thagore, avec des idées plus élevées . fit servir la philosophie à l'amélioration morale des peuples. JCénop/iane chercha à donner aux connaissances humaines un fondement inébranlable, en parlant de celle de Dieu et de aea principaux attributs. Parméoide et Zenon , ses disciples t ses successeurs ^ marchèreiit sur ses traces : l^un en «joutant aux prûi-
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cipes du maître, Tautre en les défendant ; les matériaux d*un nouTé édifice philosophique étaient livrés au génie de Socrate.
« Il est curieux , dit M> Cousin , d*assister à la naissance de U c philosophie religieuse ; elle ne fait encore que bégayer sur ce^ «t redoutables problèmes ; mais c*est le devoir de Pami de rhumanité « de saluer avec respect la, première apparition du raisonnemeol. •
JTadée.
ao&opBs&HB ST jiTDiTR. ^ Holophcme , général d*Assaradon , roi d*Assyrie, marcha contre les Juifs, quMl voulait réduire. Il 8*avance vers Béthulie, ravageant les pays qu'il parcourt, et entreprend le siège de cette ville. Les habitants , réduits à la dernière extrémité , étaient sur le point de se rendre , lorsque Judith , veuve inspirée de Dieu , conçut le projet de sauver sa patrie : elle se para magnifiquement, sortit de la ville et s*introduisit auprès d'Holophf^rne. Après avoir soupe avec lui , elle se saisit de son sabre et le tua, £lle rentra en triomphe dans la ville, qui fut aussitôt délivrée.
PRI8B os JÉRUSALEM. — La cruauté ou la faiblesse des rois de Juda attira bieqlôt sur cette ville les malheurs les plus grands ; et cependant les hommes inspirés de Dieu leur prédirent la ruine des deux royaumes, si le peuple hébreu ne changeait pas de conduite. Ces prophètes , à la voix sublime, exhortaient à la repenlance et assuraient l'accomplissement des promesses de Dieu. Ils furent peu écoutés, mais leurs écrits servirent à conserver la pureté de la religion au milieu de la corruption du peuple. On compte seize prophètes principaux : quatre grands et douze petits.
Les quatre grands sont: Isaïe; — Jérémiei — Daniel; — Ezè* ehieL
Les douze petits sont : Osie\ — Joël; — Jhdias\ — Janas ; — Mickée; — Jmos; — Nahumf — Hahacuc; — Sopkonie; — Aggée} Zacharie ; — Malachie.
Nabuctiodonosor prit et emmena captif le roi Joachira. Alors com« mença la captivité des Hébreux, qui dura soixante et dix ans. Joachim cependant remonta sur le trône moyennant un tribut qu'il devait payer. S^étant révolté , il fut vaincu de nouveau et mis à mort. Un troisième siège eut lieu sous Jéchonias, fils de Joachim. Nabopolassar, roi du second empire d'Assyrie, qui avait réuni le royaume de Ninive 9é celui de Babylone en 625, étendit beaucoup son empire par la conquête de la Syrie et d'autres pays. Mais le roi d'Assyrie fut puni de' son orgueil insensé ; Dieu le fit tomber dans une espèce de démence qui dura sept ans. BàWiasar, appelé aussi Labxnit, le dernier des sucdesseurs de Nabuchodonosor II, vit passer son empire sous la domination des Perses (536).
Lbctcrb. — Histoire iainle.
.TRAVAIL. — Notice sur les prophètes.
I , 7* SitCLE. IIS
Rome.
us RORACS8 BT MSB GV&IACE8. — Tullus Hostiliu» 86 montra toi différent du caractère de son prédécesseur. Issu d*un transfuge iTAIbe, il fut choisi par le sénat, qui le jugea digne de seconder ses rua politiques, dans un moment où se répandait sourdement le bruit foe Rome étant une colonie d'Âlbe, elle ne devait pas s*écarter des lois et des usages de la ville mère. » En effet, Tullus HostUius ra- Dima Pancien esprit militaire des Romains. Ceux-ci prirent les armes contre la Tille d'Albe, qui leur disputait la prééminence. Cette ville ebobit trots guerriers pour terminer cette querelle. Rome ^envoya les trois frères Horaces contre les trois frères Curiaces ; deux des Horacés sBccombèrent, mais le dernier employa la ruse d'une fuile apparente ; divisant ainsi s^s adversaires et revenant tout à coup sur ses pas, il les vainquit sans peine, et Rome fut déclarée victorieuse. Le jeune Horace leniit son triomphe par le meurtre de sa sœur Camille, il est condamné à mort ; mais en ayant appelé au peuple, et diaprés un nouveau jugement , il est contraint de passer sous le poteau de sa sœur xiororiufn tigillum)» Cet appel au peuple devint dans la suite un tfroit. Albe est détruite et ses habitants réunis à la cité romaine. On donna le titre de sénateurs aux principaux Albains, tels que les Jules, les Servitîens, etc. On leur laissa A tous la jouissance de leurs biens, et on leur céda en toute propriété une portion de terre sur le mont Cœliits. C^est alors que commence Punilé du pouvoir romain; car, jusque-là, AlheèidM regardée comme la métropole des cultes latins. La destruction d'Aibe forme une époque mémorable dans l'histoire des premiers siècles de Rome ; elle caractérise la politique du sénal, car celte cité existait depuis plus de cinq cents ans, et la sagesse de ses maximes l'avait rendue l'arbitre de l'Italie.
TuUns meurt frappé de la foudre (639), après 35 ans de règne, et Jtncuê Martius, petit-fils de Numa, lui succède. Ce prince protège les institutions religieuses et l'agriculiure ; il combat avec succès les UiUns, les Fidenaies, les Sabins, les réiens et les Folsques ; il msutue les Féciaux j fait^ le premier usage des mine5, exploite les mines dont il distribue le produit au peuple, étend enfin la domina * tion de Rome Jusqu'à la mer, par la construction du port d'Ostie. Ce regoe heureux dure vingt- quatre ans (614).
LxcTURK. — La tragédie des Horaces, par P. Corneille,
TARQuiv , cinquième roi de Rome, était fils de Démarate, Corin- Uiten, de la famille des Bacchiades, qui, chassé de Corinthe (603), se rtfugia chez les Etrusques, avec lesquels il faisait un grand commerce, et devint lucumon ou chef de la ville de Tarquinies ; son fils en prit le surnom de Tarquin, La même politique qui avait élevé Tijilius présida à Télection de cette dynastie grecque étrusque. Des services ■tndus, un esprit souple exercé dans les affaires, et plus encore sa baine couire les Etrusques, furent les titres de Tarquin. Tanaquil, ta femme, Tavait déterminé à s'établir à Rome , en lui prophétisant ¥\\ y porterait le diadème ; en effet, ses manières insinuantes et sci
i1« !• SIÈCLE.
graiides richesses lui avaient acquis uv» si grand crédit que le roi An- CU4 Martius le nomma, en mourant, tuteur de ses enfants. Hais trop ambitieux pour se contenter de ce titre, il écarta btentèt les Jeuaes gens, et se fil décerner la couronne. Il fit oublier son usurpalioi» par sa douceur, sa modération, et par les améli«rations qu'il apporta dan« legoinrerfifment. 1» Il créa cent nouveaux sénateurs ; 2oilfilconUriilre les murs de Rome et des aqueducs souterrains ; 3* il introduisit Tusaipe des faisceaux de verges qu*on liait autour des bâches des roagislrau , les robes des rois et des augures, les chaises d^voire des sénateurs, avec les anneaux et les ornements des chevaliers. Enfin il rendit Rome res^ectablp à ses voisins, par ses victoires sur les Latins et l€s Sabins; et là plus grande preuve de sa politique , c'est que de Ta vis de son conseil il accorda la paix aux Elmsqueg vaincus, à des conditions très -modérées; il {«'ur laissa la liberté, leurs lois, leurs biens, leurs coutumes, pourvu qu'ils reconnussent la souveraineté du peuple romain. Tarquin, après avoir fait déblayer le sommet du roontTarpéien l>our ériger un temple à Jupiter Capitolin, bâtit un cirque, embellit Rome et l'appropria par la construetion d^égouts, qu'on voit encore aujourd'hui, et qui sont si magnifiques que Rome n'en rougit pas, dit Bossuel {HisUUniv,)^ même quand elle se vit maîtresse du monde. Il fut assassiné par les enfanls d'Ancu's Martius (578).
vsABsatATiQiys, l'un des douze rois d'Egypte, comme nous ravon8 vu dans k siècle précédent, parvint à se rendre seul maître de TEgypte. Des Orec4i cariens, qu'une tempête avait jetés sur les côtes de ses Etals, lui furent Irès-uliies pour satisfaire sa vengeance et son ambition, il marcha contre les Syriens et prit Azoth. Celte ville ne se rendit qu'après un siège de vingi-neuf ans : c'est le plus long dont riijstoire ancienne fasse mention.
NÉcBAo, fils de Psammétique, créa en Egypte une grande puissauce maritime. Il commença un canal de communication entre le Nil et la mer Rouge; on dit que, par se^ ordres, des navigateurs phéniciens, partis de la mer Rouge, firent le tour de l'Afrique, et se trouvèrent k l'embouchure du Nil trois ans après leur départ. Néchao marcha contre les Babyloniensn et défit en passant l'armée des Juir's; mais lui-même fut défait en 606 par Nabuchodonosor^ roi de Babylone. Psammis, son fils, lui succéda sans éclat en 601 ; mais, sous son petit-fils .4priès, il y eut en Egypte des événements remarquables. Les Cyrènéenê battirent les Égyp(iens,.qui se révoltèrent contre leur roi, le déposèrent, et ui donnërenl pour successeur Jmasis,
médie.
^TiiXAiix:* — yanarchlela plus complète fut la conséquence' du gouvernement introduit par J rbacès é-ans le nouveau royaume de Médie. Déjocès (710), homme du peuple, fut nommé roi, mit de Tordie dans le gouvernement et civilisa ses sujets à demi sauvages. — fhraorles, fils et successeur de Déjocès , avait été vaincu et mis à
Bort par Nabiichodonasor l^, roi de Babylone. Cyaxare I«', so(S filt^ vmihit lerenger ; il ravagea la Médie , assiégea Ninive, et allait s'en rendre maître, lorsqu*il fut obligé de tourner ses armes contre les SeyUm, quil ehassa. Après celle expédition , il revint à Ninive, qu*il détruisit de fond en comble.
Assyrie.
riw 90 &OTAUMB »B BABTLOifB. — Le Foyaume de B^bylohe élaitdécliiré par des guerres intestines ; les Ninivites formaient depuis loDCfiemps le projet de le soumettre; ils y parvinrent; le ror Assa^ fli^ofi s'empara de Babylone et réunit les Babyloniens aux Ninivites, €0711. Mais le royaume de Ninive devait succomber à son tour sous les Babyloniens. Babylone obéissait depuis trente-six ans à des gouverneurs dépendants du prince de Ninive, lorsque Nattopolassar, Tun d'eux, te révolte contre Sarac, roi de Nintve, méprisable par sa mollesse; soutenu par Astyage, roi des Mèdes, il prend Ninive, la détruit et force Sarac à se donner la mort. Dès lors les deux empires furent Tiunis, et Babylone en fut la capitale.
imuiB. — Les Babyionienêj daus les Esquisses historiqtêes.