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COMSTAMT, 3S$0.
OmSTAHGB Uf 326.
Faiblesse de l'Empire. — La faiblesse de l'empire augmenta eacore malgré les efforts que firent plusieurs empereurs pour le défendre. Parmi les peuples voisins qui y avaient été reçus, on mit pris des soldats, des ministres d'Etat, des généraux. Il fmtt qne les Romains voulurent se servir de ces Rarbares pour léprimer avec leur secours les autres étrangers qui viendraient les attaquer; mais Tincorporation de ces peuples guerriers denit devenir fatale à un Etat dont la constitution intérieure n'avait plus de force. L'empereur VaUns (378> avait permis à ne horde très-nombreuse de Goths, qui avaient été chassés par leiHoos de leurs demeures en Pannonie (Hongrie), de s'éta- Urdans la Thrace. Ces peuples ne se contentant pas des terres oui leur avaient été assignées, il fallut bientôt leur faire la gwrre. Les Romains éprouvèrent une terrible défaite, dans laquelle l'empereur perdit lui-même la vie (378)*
Théobose le Grand retarda encore par sa valeur la chute de
Tempire ; maïs il loi porta un coup fatal en le partageiint vers la fin de ses jours entre ses deu^ fils, Arcadius et Honorius. Le premier eut Tempire d'Orient, et le second celui d'Occident (355).
Invasion des Barbares. — Les peuples du nord profitèrent de la désorganisation générale. Des essaims innombrables de Quades, de Vandales, de Sarmates, dÂlains, de Saxons, de Gèpides , dHérules , d Allemands , de Bourguignons s'ébranlèrent et passèrent le Rhin ; les habitants de Mayence, réfugiés dans leurs églises , furent égorgés au pied des autels ; Wormê , après une vigoureuse résistance, devint la victime de leur fureur; Spire, Strasbourg, Rheims, Ârras, Amiens , Tournai^ les villes des Pays-Bas y celles des provinces de Lyon et de Narbonne, de la Novempopulanie et de la Septimanie, fureil renversées de fond en comble.
Au moment où les tribus germaniques ravageaient ainsi FElurope occidentale, les révolutions sanglantes qui eurent lieu à Textrémité orientale de l'Asie amenèrent les événements qoi mirent fin à Tempire d'occident. De même que les peuples de TAsie et de la Grèce furent subjugués par les Romains dontils connaissaient à peine le nom, et que les autels des divinités furent renversés par quelques pécheurs appartenant à une peuplade méprisée de leurs voisins, de même aussi la Ville éternelle succomba sous les coups d'une nation dont les premiers empereurs romains ignoraient resistence.
Lecture. — Saint Jérôme. — Isidore de Séville. — Tacite , Mœurs des Germains.
Ëgltse.
Les pasteurs chrétiens sentaient depuis longtemps la nécessité de remédier aux désordres qui venaient de temps à autre s^introduirt dans radministration de l'Église , d'appeler la réforme sur les abus , cTe répondre aux points de doctrine qui pouvaient embarrasser les fidèles, et de faire comparaître à un tribunal composé d*évéques ceux qui s'écartaient /les dogmes primitifs ; telles furent les causes qui nécessitèrent les assemblées ou conciles , qu*on a toujours regardés comme les nerfs du corps de V Église.
CONCILES. -~ On appeUe concile la réunion de plusieurs ecclésiastiques à Teffet de décider un point religieux : un concile universel se nomme œcuménique.
Le premier concile fut celui de Jérusalem (50), tenu par les Apôtres pour fixer les rapports du cliristianisme avec Tanclenne alliance; il exempta des cérémonies prescrites aux Juifs par la loi de Moïse les Gentils qui embrassaient rÉYaogile.
L*ïgfise compte <|ualre principaux conciles , que $aint Grégoire le Grand ei saint Isidore comparent aux quatre grands fleuves du Paradis terrestre : le Phison^ le Gikon , le T^i'i^re et VEuphrate; ce loot:
!• L*an 535, le concile de Nicée^ qui dura deux mois et dou2e Jours* il 7 avait trois cent dix huit évêques. Osius, évêquede Cordoue, y assista comme légat du pape Sylvestre. L*empereur Constantin le présida ; on dressa dans ce concile le symbole de Nicfie. L*objet de h réunion était l'hérésie du prêtre jirius , qui s'était élevé contre la dîTinité de Jésus-Christ. Arius et ses partisans furent condamnés.
9" L*an 581, le concile général de Constanlinople sous Tempire de Théodose le Grand et le pontificat de saint Damase. Le but de la réunion était de rappeler au sein de rÉgiise les schismatiques ; on d'7 réussit pas.
8»L*aD431, te concile général d'Éphèse. Il s^ trouva plus de deux Bille évêques. Saint Cyrille d'Alexandrie le présida pour le pape Céleslinl^^. La Sainte- Vierge y fut déclarée mère de Dieu, et Ton coDdamna Neslorius^ évêque de Constanlinople.
4* L'an 451, te concile de Chalcédoine. On y condamna Eulychès ft Z>î6score, évéque d'Alexandrie , qui soutenaient qu'il n'y avait en Jésos-christ qu'une seule nature. On excommimia Eutychès^ et IHotoore fut chassé de son siège. Le pape saint Léon avait convoqué cecoocile.
Parmi les autres conciles, nous en citerons six qui tiennent à l'histoire de l'Europe.
>L'an 1511, le concile général de Vienne^ en France, assemblé par ordre de Clément V, Les deux patriarches d'An lioche et d'Alexandrie, trois cents évêques, trois rois, Philippe If^, roi de France; ^(fouarf///, roi d'Angleterre; Jacques II, roi d'Aragon, y assistaient. Ony parla particulièrement des erreurs et des crimes des templiers et dei béguardSf d'une expédition dans la Terre-Sainte, de la réformalioQdes mœurs du clergé et de la nécessité d'établir dans les universités des professeurs pour enseigner les langues orientales. ,
2«L'an 1414 , le concile général de Constance , en Allemagne. Il Ait assemblé par les soins de Sigismond ^ pour anathématiser les bMesde ff^iclef et de Jean Huss , et pour éteindre, en déposant trois antipapes, les schismes qui déchiraient PÉglise depuis trente-sept ans. On y comptait quatre patriarches , quarante-sept archevêques , soixante évêques, cinq cent soixante -quatre abbés et docteurs. Jean ^^wn^ chancelier de l'Université de Paris, y assista ; Jean Huss ei iiràme de Prague furent brûlés vifs , après avoir été convaincus de Inrs erreurs. Martin V approuva tous les décrets qu'on y fit en B^re de foi : mais les papes ont toujours rejeté le décret qui ensei. fiittqoe le concile universel tient son autorité immédiatement de iéius-Christ, et que les souverains pontifes sont eux-mêmes obligée de s'y soumettre.
9* L'an 1451, le concile général de Bâle , yille sur le Rhin , entre b Suisse et PAUemagne, sous Eugène If^^Sigistnondélàai empereur
Il rui atiemblé k Toccasion des troubles de Bobène au rajet de b eommunion tout les deux espèces. Le concile accorda aux Bobénini Tusage du calice» pourvu qu'ils o*iniprouvassent pas TactioadecaB qui ne communieraient que sous une espèce. On confirma dama concile le décret fait à Constance sur la supériorité du concile udessus du pape, et Pon fit des décrets pour la réformation de PEgliie.
4» L*an 1440, le concile de Bourges, On y rédigea la pragmtique sanction, c'est-à-dire une suite de règlements sur la discipiiK ecclésiastique ; cette ordonnance rétablit le droit des élections qoeb confusion des siècles passés avait ôté aux églises particulières et as chapitres. Le cpncordat fait à Boulogne, en 1515 , entre Xéoald François /"', abolit la pragmatique.
5* L*an 1513 y le concile de LatraUf où présida le pape JulaH puis Léon X. Maximiiien était alors empereur d'Allemaçne. ft concile dura cinq ans ; il y avait quinze cardinaux et près de qoit» vingts archevêques et évéques. II fut assemblé , 1» afin d*enûédf une espèce de schisme naissant ; 2* pour terminer plusieurs diffet» qui existaient entre le pape Jules II et Louis X.II , roi de FraiM 50 pour réformer le clergé. On arrêta dans ce concile qu*oa f^ij guerre à Sélim^ empereur des Turcs ; on nomma pour cbeftdectt' expédition l'empereur Maximiiien /«'et François l^^^ roideFnH^ La mort de Maximiiien , et Vhérésie de Luther^ qui causa de gr»s troubles en Allemagne, firent échouer ce projet.
6» L'an 1545, le concile de Trente. Ce concile dura près de» huit ans , depuis 1545 jusqu'en 1563 , sous cinq papes : PauX uU Jules nu Marcel II , Paul J^, Pie V^ sous le règne de Cfts* Quitta et de Ferdinand, empereurs d'Allemagne. Il fut convoqué p^ condamner les erreurs des Luthériens , et pour la réfonnsUai^ mœurs ecclésiastiques.
Dans les anciens monuments , les termes de concile ou de sf** sont pris indifTéremment l'un pour Fautre.
Dans l'ancienne alliance , figure de la nouvelle , c'était le Sei^ lui-même qui avait ordonné l'érection d'un tribunal supfW conctVe, formé de soixante et dix sénateurs, avec le pouvoir so^^ d'interpréter la loi, d'en fixer le sens, de résoudre toutes lesdiflM relatives à la religion. Le législateur des chrétiens voulut étenditf usage à son Eglise; Il a dit : « En quelque lieu que se trouvent di « ou trois personnes rassemblées en mon nom, je m*y troafcr^ • milieu d'elles. » Tous les Pères grecs et latins ont vu dans ces v l'origine de l'institution des conciles.
Tableau synoptique des conciles»
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LxcTDRi. — Histoire de l* Église, par Fleury.
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