‹ Nouveaux éléments d'histoire générale rédigés sur un plan méthodique entièrement neufChapitre 26 sur 166 · Les chaudes montagnes de Nigritie · texte numérisé non relu

Les chaudes montagnes de Nigritie

2. Montagnes de la [Lune, chaîne du milieu ' de l'Afrique et de la brûlante Ethiopie.

S 3. Montagnes du pays I ' des Namaquois. j

A. Montagnes de la Nou- J Telle-Hollande.

Les Cimbres, les Goths, les Suèves, les Teutons, les Alains, les Francs, les Normands, les Danois, les Saxons; c'est de là que paraissent descendre tous les Européens.

Peuples de la Moscovie, de l'Ukraine, de la Pologne, de la Turquie, enfin toutes les générations scythes, esclavones, vandales, sarmates, illyriques et tartares,qui ont inondé successivement l'Europe orientale.

Les familles arabes, israélites, syriennes, persanes ; ensuite les mauresques, les barbaresques et les maroquiues.

Les familles indiennes et mongoles répandues jusqu'au Gange, au Malabar et à la côte de Coromandel.

Familles polaires de Samoïèdes, de Tu'n- ; gouses, des Jàkutes, d'Ostiacks; elles se sont i étendues vers l'orient jusqu'au Kamtchatka : I vers l'occident elles ont peuplé la Laponie et

le Groenland, le Labrador avec le pays des

Esquimaux dans l'Amérique.

Les hordes K almoukes, Mongoles, Eleuthes qui étendent huis vastes rameaux dans toute l'Asie septentrionale.

[ Blongols orientaux et septentrionaux, Ma- I lais, Chinois, Siamois, Japonais, etc.

i Peuples du Pérou et du "Yucatan, du Mexique, de la Louisiane, et de la Californie.

Brésiliens, Paraguays, Chiliens, etleshabitants dis terres magellaniques.

\ Nombreuses colonies de la mer du Sud i jusqu'à la Nouvelle-Zélande et Madagascar.

Peuples occidentaux de l'Afrique, familles • de nègres proprement dits.

Race bottentote.

Les habitants de la Nouvelle-Hollande et les Papous.

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Observations sur le tabïeau des grandes familles,

Les grandes familles primitives paraissent avoir eu , dans le principe, des foyers d'où elles se sont disséminées et reproduites de proche en proche par des augmentations successives de populations. Ces foyers de propagation peuvent se reconnaître à la beauté et à la perfection: corporelle de chaque famille qui les représente , et , comme le genreli humain s'est dispersé par des colonies , il est naturel de croire qu'il as suivi d'abord les terres, avant de s'exposer à l'inconstance des eaux et à un océan inconnu.

Ainsi , les familles humaines paraissent avoir établi leurs foyers primitifs près des élévations du globe , et de là elles se sont écoulées , comme les fleuves des montagnes, jusqu'aux extrémités des terres et aux rivages des mers.

C'est dans les pays de montagnes que l'espèce est plus florissante, plus libre et plus féconde : c'est la patrie première du genre humain ; c'est de là que coule sans cesse le flot des générations : c'est du sein des montagnes que sortent les conquérants et les colonies, pour descendre dans les plaines fertiles.

Considérons, de plus, que chacun de ces foyers est le centre d'une langue-mère , d'où sont écoulés différents idiomes ou dialectes. Par exemple , le point central et originaire de la famille celtique, qui est placé au nord, a répandu la langue germanique partout où les peuples de ces contrées se sont établis.

Si la France, l'Italie et l'Espagne ne parlent pas aujourd'hui la langue teutonique, c'est parce que la langue latine a prévalu et a modifié considérablement la première. Mais avant les conquêtes des Romains et l'introduction du latin dans l'Europe australe , le langage des Celtes et des Ibériens ressemblait à celui des Helvétiens , des Germains et des autres peuples teutons.

Il en est de même de la famille esclavone , dont on entend la langue depuis le golfe de Venise jusqu'aux extrémités de la Russie, quoiqu'elle subisse plusieurs dialectes. Les langues d'Orient, comme celle des Arabes, des Syriens, des Phéniciens, des Persans, des Malais, des Juifs, etc., ne sont que les divers idiomes d'une langue-mère, Y araméen. Non-seulement la forme du corps et le langage présentent des traits communs dans chacune de ces grandes familles humaines , mais les mœurs, les usages, les coutumes et les idées religieuses semblent indiquer aussi une source commune pour chacune d'elles, quoiqu'une foule de circonstances aient beaucoup modifié les accessoires. Il nous paraît donc probable que chaque race humaine a des points ou des foyers d'où sont sorties les diverses familles que nous trouvons répandues aujourd'hui sur la terre.

Lecture : Histoire naturelle de Buffon — Histoire naturelle de Viiey ; — Esquisses littéraires de l'auteur.

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Observations préliminaires sur la formation des premières

Sociétés.

Le déluge, cet incontestable bouleversement du globe, est l'expression d'une idée morale, d'une idée de châtiment.

Quand la colère céleste s'est apaisée , la terre est sèche , et on peut l'habiter, mais les forêts sont immenses et les bêtes monstrueuses; la première leçon de sociabilité est dans l'alliance qu'il faut former contre les lions et les tigres. Qu'un jour il se montre un homme dont l'œil soit plus sûr , la vigilance plus active , ses semblables se réunissent autour de lui, et le nomment leur chef. Cet homme sera Nemrod, puissant chasseur devant le Seigneur, qui commença à être puissant sur la terre. Nemrod est l'expression de la vie de chasseur, ce premier état de l'humanité qui commence toutes les sociétés, et qui est la base de son droit naturel. L'homme réfléchit ; il ne détruisit plus les bêtes qui pouvaient lui être utiles, il les apprivoisa, il devint pasteur.

Bientôt commença cette centralisation , principe de toute, société et de tout gouvernement. Tout se réunit, se groupa autour de l'homme. La famille devint tribu, et posséda, pour se transporter d'un lieu dans un autre, un chariot informe traîné par des animaux. La matière et la vie étaient vaincues. La civilisation commençait. On trouve aussi l'idée d'un Dieu chez tous ces peuples primitifs ; elle précède la société , ou du moins elle naît avec elle. Ces premières notions de la religion ont pris naissance dans l'Orient, qui a été le berceau de l'homme, et se sont propagées dans les autres contrées du globe.

Lecture i Histoire universelle de Bossuet.

Origine présumée des américains.

Bien que la plupart des' géologues modernes regardent les Américains comme autochthones, nous devons rapporter l'opinion du savant M. de Humboldt, qui insiste sur les analogies qu'offrent ces peuples avec les Mongols , et avec d'autres peuples de l'Asie centrale ; il trouve que plus on étudie les races , les langues , les traditions , les coutumes , plus il y a lieu de croire que les habitants du Nouveau-Monde viennent de l'Asie orientale.

Lecture : Vue des Cordillières et monuments des peuples indigènes d'Amérique.

La vie nomade appela quelques changements. L'homme soupçonne que la terre est susceptible de culture : il devient agriculteur. Les relations se multiplient et améliorent l'organisation sociale. Le tempe-

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rament physique est moins despotique, il y a moins de fatigue, et dèsîors moins d'intempérance. Enfin , la vie agricole donne des notions de droit particulier, bientôt suivi de droit publie; la famille, ou le gouvernement patriarcal, renferme donc le germe du gouvernement politique; l'autorité paternelle est reconnue insuffisante : il faut quelqu'un qui explique la loi. La loi est également imposée à tous, et les différentes familles sont confondues dans une vaste unité. Voilà le peuple, le chef, le roi.

L«cî5ire : Dans les Esquisses historiques de l'auteur, les gouvernements, les langues, les religions, etc., et tout ce qui a rapport aux premières sociétés. — Dans les Esquisses littéraires de l'auteur, la formation des langues et le tableau des littératuies anciennes et modernes.

Observation.

Kous ne savons rien sur les premiers peuples ; il est certain qu'ils ne restent pas dans l'inaction ; mais le temps a voilé une grande partie de leur histoire. Comment se reconnaître dans cet obscur dédale? Il m'a semblé raisonnable de rejeter toutes ces traditions poétiques, tous ces faits douteux, et d'offrir à mes jeunes lecteurs la succession des peuples, en leur faisant observer que la certitude des faits ne commence qu'au neuvième siècle, pour l'histoire profane.

Première fkilte.

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