GREC
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criminelle de la Crète, qui était fort sévère. Chez les Cretois comme chez les Spartiates, leurs imitateurs, les lois étaient orales et traditions
Mines était revêtu de la royauté, et cette dignité se conserva dan l'île jusqu'à Idoménée (1270); mais après ce prince elle fut abolie, et les iriij . ivernérent elles-mêmes ^ sans
toutefois renoncer aux institutions de Minos, qui lurent plus t;jnj revues et accréditées par Otwmacrite et Thaïes de Gor- /y//<", du temps de Pisistrate.
Minos appelait auprès de lui des artistes et des architectes étrangers; son règne est attesté par de nombreux monuments. Il périt dans un voyage maritime qu'il entreprit en Sicile.
Le fils de Minos, Androgée, fut assassiné par Egée, roi d'Athènes.
Analyse succincte des lois de Minos.
Gouvernement. — Les différente» irilles de Cré# formaient une confédération générale? cependant la forme de leur gouvernement n'était pas identique ; les unes avaient adopté les formes démocratiques, d'au très les formes aristocratiques.
Les Citoyens étaient tous égaux; on distinguait cependant les //«';;pêens, qui étaient obligés d'entretenir un cheval et de le monter euxmêmes quand le service de l'^n'exigeait, tandis que les autres citoyens n'étaient tenus qu'à servir dans l'infanterie.
Cosmes. — La première magistrature était celle âes Cosmes, choisis chaque année par le peuple, au nombre de dix, parmi Jos familles les plus distinguées. Ces magistrats conduisaient les armées, étaient chargés de toutes les ambassades, de l'exécution des lois, etc.
Sénateurs. — Les sénateurs étaient des Cosmes anciens ou désignés par les citoyens recommandables par leur probité; on les nommait Gérontes; ils étaient à vie, et tenaient le premier rang dans les villes. Leur pouvoir était très étendu.
Assemblée du peuple. — Ce que les Cosmes et les Gérontes avaient arret»; était porté à rassemblée du peuple, où tout citoyen était admis sans distinction.
'tribunaux. — Tous les ans, les Cosmes ou. le sénat choisissaient, parmi les citoyens, les magistrats qui devaient rendre la justice dans chaque cité. Leurs jugements étaient sans appel.
Éducation. — L'éducation des Cretois était combinée de manière à Inspirer les vertus guerrières et à nourrir l'amour de la patrie. La jeunesse vivait en commun, et apprenait par cœur des poèmes qui renfermaient les lois,
TU 15e SIÈCLE.
JUDÉE
Malgré les vices des Hébreux , Dieu leur suscitait de temps en temps des juges remplis de son esprit, pour les délivrer. Pendant que ces juges vivaient, le Seigneur se laissait toucher de compassion :'il écoutait les soupirs des affligés, et les délivrait de ceux qui les tenaient dans l'oppression ,• mais à peine les juges étaient-ils morts qu'ils retombaient dans leurs péchés, et commettaient des actions encore plus criminelles.
Péfe©i°îs, prophétesse. — Le peuple d'Israël était opprimé par les Chananéens, dans le temps qu'une femme, nommée Débora, assise à l'ombre d'un palmier, sur la montagne d'Ephraïm, juge ses concitoyens qui viennent en foule pour l'entendre ; ses vertus et ses lumières fixent le choix des Hébreux ur elle. Elle gouverne le peuple avec Barac, fils d'Abinaham; elle accompagne le général dans son expédition contre Jabin^ roi des Chananéens ; elle prédit que Sisara, général des troupes ennemies , serait vaincu et immolé par une femme (Jahel de la race de Jéthro). Cette double prédiction s'accomplit, et après la victoire, Débora compose et chante un cantique regardé, même de nos jours, comme un chef-d'œuvre de poésie.
C'Isasît sic trsoMsiîîae de isélsoroa. — « En ce jour de victoire , Débora et Barac, fils d'Abinaham, chantèrent ainsi :
u Israël s'est vengé ! Le peuple est allé volontairement au combat; ib i.ïcz le Seigneur!
» Rois, écoutez! princes, prêtez l'oreille; je chanterai Jéhovah! je veux chanter Jéhovali ! je veux faire sonner les instruments en l'honneur de Jéhovali, le dieu d'Israël !
» Lorsque tu partis de Séhir, lorsque tu arrivas des montagnes d'Édom, alors, ô Jéhovah ! la terre frémit, l'eau tomba du ciel, les nuées versèrent des torrents d'eau! Devant la face de Jéhovah, les montagnes se fondirent; il se fondit le Sinaï devant la face de Jéhovah, devant le Dieu d'Israël!
» Aux jours de Samgar, fils de Hanalh, aux jours de Jahel, les grandes routes étaient désertes ; tous ceux qui avaient l'habitude de les suivre marchaient sur des sentiers détournés. Elles étaient désertes, les assemblées d'Israël! Elles étaient désertes jusqu'au moment où je me suis levée, moi, Débora, jusqu'au moment où je me suis levée, moi la mère d'Israël. »
Lecture : Esquisses littéraires de l'auteur : Littérature hébraïque.
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14e biccle.
SOMMAIRE
Grèce, — 1334. Fondation de Gorinthe. — 1333. Janusen Italie — 1362. Les Pélopides dans le Pëloponèse. — - Observations sur la Thessali s. — 1350. Les Argonautes. — 1348. Fondation de Mycènes. -- 13-50. Hercule. — 1323. Thésée, roi d'Athènes. — 1321. Expulsion des Héraclides. — 1318. Œdipe. — Etéocle et Polynice. — Les Epigones.
Judée.— 13^9. Gédéon délivre les Israélites de la quatrième servitude.
Découvertes. — 1399. L'art de faire des cordes à boyaux pour la lyre, par Linus. — 1385. Le mode lydien, par Olympe, Mysien. — 1310. La sphère, par Musée. — L'art de bander les plaies, par Esculape. — 1300, Premières bibliothèques en Egypte.
GRÈGE
fondation de CofinÉIae. — Sisyphe, descendant de Deucalion, est regardé comme le véritable fondateur de Corinthe ; il embellit cette ville, donna une nouvelle consistance au royaume et fut le chef des Sisyphides, qui régnèrent pendant environ cinq siècles, et furent chassés par les Pélopides.
On cite avant Sisyphe, Ephyre, sœur d'Inachus ; Marathon, Corinthus ; Polybe, qui reçut à sa cour OEdipe encore enfant ; Créon, auprès duquel se réfugièrent Jason et Mèdée ; mais leur histoire n'est pas connue.
Jfaniiis en Italie. — Ce prince grec quitta Perrhèbes (Thessalie), 1 46 ans avant la guerre de Troie ; il vint par mer dans le Latium, dont les habitants vivaient sans lois et sans religion ; il adoucit la férocité de leurs mœurs, les rassembla dans les villes et leur donna des lois si douces et si sages, qu'elles méritèrent à son règne le nom iïâge d'or. La fable dit que Saturne avait partagé avec ce prince le souverain pouvoir.
tes Pélopides». — Pélops était fils de Tantale, roi de Sipyle, dans l'Asie-Mineure-; à la suite d'une guerre entre son père et Ilus, roi de Phrygie, Pélops, contraint de s'expatrier, vint s'établir dans la Grèce , et envahit une grande partie du Péloponèse ; les Pélopides, ses enfants, assurèrent leur domination dans ce pays. Parmi eux, nous distinguerons Atrée et Thyeste, célèbres par leurs cruautés et par les malheurs de
m9 siftcLi.
leurs descendants* On dit que c*es1 avec les os de ftgtops que fut fait le Palladium, statue de Minerve ou de P<z7/os à laque! e l'existence de Proie était attachée, Quelques auteurs disent qu >orla en Italie le véritable Palladium, et que dans la suite les Romains le conservèrent dans le Temple de Vesta.
Lecture ; âtrèe et Thyeste, tragédie de Cnibittnu. Généalogie des rrineipaux Pelopides ou Atrides, rois de My cènes
riitncc
Kthi-a épouse Egée.
ANAXIRIK
ép. Stropiiiiis.
Pyladc.
4». Electre.
ArrtV
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ep. Clyirmn, mîy.
l\ndai-e, père de Castor et Potlux.
ÏPHIGÈNIE ©RESTE
lîancée cp. Herniionc .
à Achille. |
M OU F . ,r Au>rlu
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Egisthe,
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ép. Hélène.
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VI VVTfiK ip, r>lad«.
Tï*amène.
Erijoiu .
Penthile.
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AfamrmiwMi,
ARGONAUTKS.
La Thessalie aux temps héroïques.
LaThessalie était à cette époque te ; ••> - 1<ê plus remarquable par ses productif - ••••'.' l'industrie de ses nombreux habitants : c'était, nonseulement le théâtre riant de la poétique mythologie . mais encore le de la civilisation grecque.
C*est .v..\ fhessaliens que les Grecs doivent le premier vaisseau do ? - qui ait quitté les cotes, et c'est à eux qu'ils vont demandre le chef habite qui les dirigera dans leur première expédition maritime.
Les Argonautes. — Los Argonautes étaient dos Grecs qui, sous la conduite de ïason, fils d'JEson, roi de Thessalio. cirent un voyage qui avait pour but l'extension du commerce de la Grèce, On prétend aussi queJason y alla pour venger la mort de Phryxus sur .Eotès. roi de Golchidc [Asie,
côte orientale du Pont-Euxin), qui avait fait périr ce prince ; car Phryxus, fils d'Athamas, roi de Béotie, avait déjà fait ce voyage pour sauver ses jours menacés. Les Argonautes, au nombre de cinquante quatre (non compris l'équipage), partirent (ï/olc/ws, ravirent les trésors dVEëtès, roi de Colchide (figurés par la Toison d'Or), et Jason, leur chef, revint en Thessalie avec Médée, fille du roi. Castor, Pollux, Orphée, Hercule, Pelée, père d'Achille, Laërte, père d'Ulysse, Calais et Zôthès, fils de Borée, roi de Thrace, Méléagre, fils d'OEnée, roi de Calydon dans l'Étolie, Pelée, fils d'Eaque, Admète, cousin de Jason et mari de la célèbre Alceste, Pirithoiis, roi de Larisse et ami de Thésée, Oïlée, père d'Ajax, roi de Locride, et d'autres héros célèbres eurent part à cette expédition, qui eut lieu un demi-siècle environ avant la guerre de Troie. Le centaure Chiron, qui avait été l'instituteur de Jason et d'Hercule, et qui le fut depuis d'Achille, donna aux Argonautes un calendrier et des conseils pour leur navigation.
Les Argonautes rapportèrent de la Colchide de gros oiseaux qu'ils trouvèrent sur les bords du Phase, et qui, jusque-là inconnus aux Grecs, furent, du lieu de leur origine, appelés faisans ,
Cette expédition, dont la fable s'est emparée d'une manière si ingénieuse, est la première chez les Grecs qui ait un but politique et commercial. Les Argonautes semblent être les précurseurs de ces Grecs que nous verrons dans la suite envoyer de nombreuses colonies sur les côtes européennes, asiatiques et africaines de la Méditerranée. Sous ce rapport, l'expédition des Argonautes est un monument précieux du commerce et de la civilisation des anciens. Les héros qui prirent part à l'expédition des Argonautes donnèrent naissance â trois peuples ; les Tyndàfide», les Hénioques^ les Achéens ; ils occupèrent les rivages du Pont-Euxin, depuis les confins du royaume de Pont jusqu'aux Palus -Méotides. Nous tracerons succinctement le voyage des Argonautes tel que le rapporte l'histoire fabuleuse.
Voyage des Argonautes.
Les Argonautes s'embarquèrent à lolchos, en Thessalie; abordèrent dans l'Ile de Lemnos, alors gouvernée par des femmes ; de là en Samothrace, où ils consultèrent Planée, roi de Tbrace, qui leur promit, s'ils voulaient le délivrer des Harpies, de les faire arriver sains et saufs en Cotchide; ses désirs ayant été satisfaits, ils entrèrent dans Vllellespont, côtoyèrent l'Asie-Mineure, débouchèrent dans le Pont-Euxin par le dé-
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troit àesSymplégades; suivirent la côte de Maryandine, arrivèrent enfin sous les murs d'OEa, capitale de la Colchide, et exécutèrent leur entreprise.
La Toison enlevée par le secours de Médce, les Argonautes partirent avec la princesse pour la Grèce , et furent poursuivis par yEëtès, traversèrent le Pont-Euxin , entrèrent dans' le Danube qu'ils remontèrent plusieurs lieues, transportèrent leur vaisseau par terre, l'eau veraant à leur manquer, l'espace de plus de cinquante lieues jusqu'au golfe Adriatique, et arrivèrent dans la mer de Sardaigne par YÈridan et le Rhône. ïéthys et ses nymphes dirigèrent le vaisseau jusqu'au détroit de Charybde et Scylla; et lorsque les Argonautes passèrent à la vue de l'île habitée par les Sirènes, les accords de la lyre d'Orphée les préservèrent de leurs enchantements. A Cor fou, autrefois Drépane, ils rencontrèrent la flotte de la Colchide, qui, les ayant poursuivis à travers les Symplégades, vinrent sommer Alcinotis, roi de l'île où ils s'étaient réfugiés avec Médée, de leur livrer cette princesse; mais Alcinous ne le put, parce que Médée était sous la protection de Jason qu'elle venait d'épouser. Alors, les Argonautes se mirent en mer , et furent jetés sur des écueils d'Egypte, et, tirés de ce mauvais pas par la protection des dieux tutélaires du pays , ils portèrent le vaisseau sur leurs épaules jusqu'au lac Tritonis. Ils continuèrent leur voyage , qui fut interrompu par le monstre Talus, géant aux pieds d'airain, qui désolait la Crète. Enfin, ils débarquèrent à Égine, et arrivèrent en Thessalie.
Lecîure : Fragments des poèmes d'Apollonius de Rhodes et de Valérius Flaccus. — Justin. — Médée, tragédie de Longcpierre.
fondation de Hycène©. •— Acrisius, roi d'Argos, ayant appris de l'oracle que Persée, son petit-fils, lui donnerait la mort, fit mettre dans un coffre l'enfant nouveau-né et sa mère Danaé, et les fit jeter à la mer. Us abordèrent sur une côte où Persée fut élevé. Devenu graud,il se distingua par des exploits nombreux, et vint à Argos, où il tua, sans le vouloir, son aïeul au milieu des jeux. Il fut bientôt reconnu, et ce crime involontaire ne l'empêcha pas d'être nommé successeur d' Acrisius. Étant un jour à deux lieues d'Argos, il crut recevoir un avertissement des Dieux pour y fonder une nouvelle ville : il la nomma My cènes et en fut le premier roi.
Hevcote ou Alçide, fils d'Amphytrion et d'Alcmène, prince de la famille royale d'Argos, descendait de Danaùs. Hercule ne régna que sur Tyrinthe , démembrement du royaume de Mycènes, où régnait son cousin Eurysthée, qui le haïssait et l'exposait inutilement à des dangers ; c'est, à ce qu'on prétend, l'origine de ces douze travaux que les poètes ont tant vantés. Au retour du voyage des Argonautes, il as-
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sembla ces derniers dans les plaines de l'Élide, et y institua les jeux Olympiques et Néméens. IL se rendit célèbre par des actions glorieuses. La principale fut de purger la Grèce des brigands et des monstres qui la dévastaient. Il est probable qu'on a réuni les faits de plusieurs Hercule dans l'histoire d'un seul ; quelques savants ne voient dans Hercule qu'une allégorie du soleil.
Lecture : Hercule, dans la mythologie. — Généalogie de la famille d'Hercule ou des Héraclides. — Hérodote.
Thésée. — Thésée,î\h d'Egée, roi d'Athènes, et ÏÏEthra, fille de Pitthée, qui avait fondé la ville de Trêzène dans le Péloponèse et qui en était roi, fut un des plus grands princes de la Grèce ; il réunit toutes les petites républiques à l'Atlique, et chercha à y faire dominer le gouvernement démocratique. Il remporta d'éclatantes victoires sur les Cretois, agrandit et civilisa Athènes, qu'il affranchit du tribut honteux qu'elle payait à Minos (1316). C'étaient sept jeunes gens et sept jeunes filles que les Athéniens, en expiation du meurtre d'Androgée, fils du roi, envoyaient tous les neuf ans en Grêle pour y être sacrifiés. Il y établitles Panathénées, fêtes en l'honneur de Minerve, et les jeux Jsthmiques en l'honneur de Neptune; mais plusieurs circonstances de sa vie ternirent sa gloire, et ce héros, qui s'était illustré par des exploits pareils à ceux d'Hercule contre Sinnis, Sciron, Procuste et le taureau de Marathon, lui qui avait sauvé son père Egée des attaques des Pallanlides, souilla ses dernières années par l'enlèvement de Proserpine, fille d'Aïdonée, roi des Molosses, et par celui d'Hélène, fille de Tyndare.
Les Athéniens le méprisèrent , et l'obligèrent de quitter Athènes. Thésée alla mourir de honte à la cour de Lycomède, roi de Scyros, après avoir prononcé des malédictions contre sa patrie.
Il avait eu un fils nommé Hippolyte, d'une reine des Amazones qui portait le même nom. Phèdre, la seconde épouse de- Thésée, calomnia ce jeune homme auprès de son père ; le roi, trop crédule, le chassa de ses états. Hippolyte passait sur le Dord de la mer, lorsqu'un monstre affreux, sorti des eaux, effraya ses chevaux, qui emportèrent le char parmi les rochers et l'y tramèrent lui-même.
Lecture : Phèdre, tragédie de Racine. ~ Homère. — Virgile. — Ovide. — Plutarque.
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Expulsion des Héraclides. — Les fils d'Hercule, sons la conduite tfllus, firent valoir par la force des armes les prétentions de leur père à la couronne de Mycènes. Ils furen' d'abord vainqueurs et tuèrent Enrysthée et ses fils ; mais bientôt les Pélopides les chassèrent du Péloponèse, et soumirent eux-mêmes presque toutes les provinces qu'il contenait. Atrée et Thyeste régnèrent à Mycènes et à Tirynthe (1310) ; Agamemnon, petit-fils d'Atrée, à.Sicyone (1283); Ménéias, frère d'Agameinnon, à Sparte, par son mariage avec Hélène, fille de Tyndare. Argos seule conserva ses rois particuliers. Les Héracïides se réfugièrent à Athènes, auprès de Thésée, et les Pélopides dominèrent alors sur la Laconie, PArgolide, la Corinthie et la Sicyonie.
Œdipe. — Depuis la mort de Cadmus, le trône de Thèbes fut occupé successivement par Lijcus, qui usurpa la couronne sur le fils de Labdacus, Laïus, encore au berceau ; par Amphion, qui détrôna à son tour Lycus. A la mort de ce dernier prince, la famille de Cadmus ressaisit le sceptre et Laïus régna ; il épousa Jocaste, fille de Créon dont il eut OEdipe. Ce prince fut condamné au malheur dès sa naissance, parce que l'oracle avait préditqu'il tuerait son père, et deviendrait répoux de sa mère. Il fut élevé à la cour de Polybe, roi de Corinthe, et se crut longtemps son fils. Dans la suite, il s'enfuit de celte ville pour éviter les malheurs dont il était menacé ; il rencontra bientôt Laïus, son père, et le tua sans le connaître ; ensuite il épousa Jocaste. Pour se punir de ses crimes involontaires, il se priva de la vue. Se< deux fils, Etéocle et Polynice, le chassèrent de ses états. OEdipe, accueilli par Thésée avec sa fille Antigone, mourut à Colonne ; ses deux fils se disputèrent sa couronne et donnèrent lieu à la guerre de Thèbes, l'un des principaux événements du second âge de la Grèce (1318-1307).
! Lecture: Sophocle, — OEdipe, tragédie de Voltaire. — OEdipe à Colonne, tragédie de Ducis. — OEdipe et Antigone, par M. Ballanche.
j Etéocle et Polynice. — La fin tragique d'OEdipe plaça J sur le trône de Thèbes Etéocle et Polynice j ils étaient jumeaux. Leur haine est célèbre dans l'histoire. On a dit qu'ils s'étaient battus dans le sein de leur mère. Cette haine augmenta encore quand il s'agit de décider auquel des deux appartiendrait le trône. Cependant ils convinrent de régner chacun une année. Etéocle régna le premier ; Polynice exécuta la convention de
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bonne foi ; mais, pour ne pas vivre sujet de son frère, il alla passer la première année chez Adraste, roi d'Argos, dont il épousa la fille. Il revint à la fin de Tannée, et son frère refusa de lui remettre la couronne. Polynice, outré de ce refus injuste, se retira chez son beau-père, qui marcha avec lui contre Thèbes, à la tête d'une armée nombreuse. Cinq autres princes se joignirent à eux, et toutes ces forces réunies vinrent mettre le siège devant Thèbes : c'est ce qu'on appelle la guerre des Sept Chefs devant Thèbes.
Cette guerre fut malheureuse pour ceux qui l'avaient entreprise ; et les cinq princes alliés d' Adraste furent tous tués dans une bataille. Quant aux deux frères, ils se battirent en combat singulier et se tuèrent l'un l'autre t On a dit que leur haine leur survécut, qu'elle éclata jusque sur le bûcher qui consuma leurs corps, et que leurs cendres se séparèrent.
Créon, qui leur succéda, fit rendre les honneurs divins aux cendres d'Ètéocle, comme ayant combattu contre les ennemis de la patrie, et ordonna que celles de Polynice seraient jetées au vent pour avoir attiré sur sa patrie une armée étrangère.
Thésée vint alors mettre le siège devant Thèbes ; les fils des princes qui avaient été tués dans la guerre des Sept Chefs se confédérèrent pour venger la mort de leurs pères. Cette guerre fut appelée la guerre des Epigones, c'est-à-dire des fils. Ils éprouvèrent d'abord des revers; mais enfin ils vainquirent les Thébains, assiégèrent Thèbes, la pillèrent, et se retirèrent ensuite (1307).
Depuis celte guerre jusqu'au temps où les Perses (5e siècle) attaquèrent la Grèce, la Béotie resta dans l'obscurité.
Lecture : La Thébaïde ou les Frères ennemis, par Racine. — Eschyle.
Les sept chefs devant Thèbes et les Epigones.