‹ Nouveaux éléments d'hygièneChapitre 20 sur 268 · SOL SEC · texte numérisé non relu

SOL SEC

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Gravier moyen....

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Gravier fin

Sable grossier

Sable moyen

Sable fin

Le professeur Soyka, qui appartient à l’école de Munich, fait remarquer que, par le mécanisme indiqué, la pluie peut fermer les pores superficiels et emprisonner dans la profondeur l’acide carbonique et probablement des agents plus offensifs avec lui. En fait, Lewis et Cuningham ont observé, à Calcutta, que la courbe du choléra descend à la saison des pluies.

L’eau se dilatant d’un dixième de son volume par la congélation, le sol gelé est encore moins perméable que le sol humide ; la perméabilité peut être supprimée, si le sol a été surpris en état d’humectation notable. Les échanges s’arrêtent alors entre l’air du sol et l’atmosphère sur toute l’étendue de sol atteinte par la congélation. Le malheur veut qu’au moment où le fait se réalise, les portions de sol qui ont échappé à la gelée sont précisément celles sur lesquelles reposent nos habitations; c’est donc de ce côté que se porLent les échanges entre le sol et l’atmosphère, comme l’ont signalé Layet, Soyka, Renk, Wolffberg, à propos des empoisonnements par le gaz d’éclairage; d’autant plus qu’au même moment le chauffage détermine dans nos demeures une aspiration qui suffirait à elle seule à y amener le courant souterrain.

C. Air «lu sol. — A part quelques phénomènes volcaniques, fumera les , solfatares , mofettes, et les émanations des mines de charbon, qui interviennent d’une façon insignifiante dans sa constitution, l’air du sol est essentiellement caractérisé par l’introduction, dans l’air atmosphérique, des gaz résultant de la décomposition des matières organiques : acide carbonique, ammoniaque, hydrogène sulfuré, hydrogènes carbonés (méthane, dans le sol abreuvé d’eau, selon Iloppe-Seyler après beaucoup d autres, qui 1 appepelaient gaz des marais).

C’est là un des faits les plus considérables qui puissent attirer 1 attention de l'hygiène. Les matières mortes, sous forme de débris ou en combinaisons solubles, sont entraînées par les eaux dans l’intimité des premières couches du sol et y sont soumises à la combustion lente, c’est-à-dire à l’oxydation, qui leur permettra bientôt de rentrer dans le cercle de la vie. Quand il se rencontre un point de la surface du globe où rien ne vit, par conséquent où rien ne meurt,

générale.] AIR DU SOL. 31

la richesse de l’air du sol en CO2 ne dépasse pas celle de l’air atmosphérique. Pettenkofer a pu analyser, à Munich (1874), des volumes d’air atmosphérique et d’autres d’air du sol, rapportés des déserts de la Lybie par le professeur Zittel, a son retour d’une expédition avec le voyageur Rohlfs. L’air atmosphérique du désert contenait, comme le nôtre, de 2.5 à 5 d’acide carbonique pour 10.000; mais l’air du sol correspondant n’en renfermait pas davantage. La transformation des matières mortes au sein du sol a ses côtés dangereux ; mais, linalement, c est le grand moyen d’assainissement dont dispose la nature.

L’acide carbonique représente de l’oxygène disparu (Fodor, Fleck) de l’air atmosphérique et consommé par la vie des microorganismes ou employé à la formation de CO2, des nitrites et nitrates et de diverses combinaisons inorganiques, qui accaparent l’oxygène. Iloppe-Seyler en conclut qu'il y a, dans l’épaisseur du sol, une limite (pas absolument éloignée) à laquelle l’oxygène n’arrive plus. Partout où il se forme du gaz des marais, de l’hydrogène sulfuré, du carbonate, des sulfates de fer, du phosphate se colorant en bleu à la lumière, c’est que l’accès de l’oxygène est supprimé.

Boussingault et Michel Lévy qui, les premiers (1852), ont étudié l’air du sol, lui trouvaient (en volume) la composition suivante :

Oxygène 10.35

Acide carbonique 9.74

Azote 79.91

Fleck et Fodor, en additionnant les chiffres d’oxygène et de CO2, observés par recherche directe dans l’air du sol, ont toujours obtenu un total égal ou un peu supérieur à 21.03, qui est la proportion normale d’oxygène dans l’air atmosphérique.

Acide carbonique de l'air du sol. — L’acide carbonique, qui est, non la cause, mais le critérium de l’insalubrité de l’air extérieur, est aussi le témoin par excellence des opérations suspectes effectuées spontanément au sein du sol. Pettenkofer a donc pu penser qu’il pourrait également servir à construire l’échelle d’insalubrité du support de nos demeures. Cette vue ne doit pas être appliquée en toute rigueur, pour des raisons que l’on dira ; mais elle est généralement juste.

Les proportions de CO2 dans l’air tellurique sont toujours, comme on a pu le prévoir, bien supérieures à celles qui existent dans l’atmosphère libre; les plus élevées appartiennent régulièrement au sol des lieux habités.

Depuis Pettenkofer, un grand nombre de savants, agriculteurs et hygiénistes, Fleck, Fodor, Angus Smitth, Moller, Port, Wollny, Wolffhügel et d’autres, se sont occupés de doser l’acide carbonique de l’air du sol. On doit à Fodor un procédé de recherches dans cette direction, qui consiste à introduire, à des profondeurs variables, dans un trou de forage que l’on comble ensuite avec de la terre, un thermomètre et des tuyaux de plomb destinés à aspirer l’air du sol. Ceux-ci s adaptent à un appareil d’aspiration d’une contenance connue qui fait passer l’air du sol dans une solution de baryte titrée, où CO2 est absorbé et devient d’un

32 DU SOL. [Hygiène

dosage facile (méthode de PetLenkofer). Nous résumons ci-dessous ses résultats de 1874, à Klauscnbourg, et de 1876 à Buda-Pest (casernes Ullôe, Karl, Neuve).

Acide carbonique de L'air du sol (vol. p. 1000).

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