‹ Nouveaux éléments d'hygièneChapitre 27 sur 268 · EN JOURS · texte numérisé non relu

EN JOURS

D’abord 200 centimètres cubes.

Ensuite 200 —

Enfin 130 —

92 cent, cubes.

Totaux 530 —

Il y avait donc 530 — 142 = 388 centimètres cubes d’eau dans ce cylindre ; mais l’absorption et la déperdition avaient atteint leur dernière limite. Desséchée à 123° jusqu’à ce qu’il n’y eût plus diminution de poids, cette terre perdit seulement 142 centimètres cubes d’eau, pendant que son volume s’élevait à 600 centimètres cubes.

L’humus. — Le cylindre étant rempli (par extraction) de bonne terre de jardin, et desséché au soleil, on l’arrose lentement d’eau distillée. Le liquide1 disparaît sensiblement, même avec plus de lenteur que dans le sable; en supposant que la surface de cette terre soit tout à fait sous l’eau, il se passe cinq minutes avant que la première goutte apparaisse par dessous. Les gouttes se succèdent ensuite régulièrement, dans la même mesure que l’eau est versée à la surface; mais bientôt l’absorption et la déperdition se ralentissent simultanément. (Jn tel sol absorba :

d’abord 200 cent. cub. en 1 heure et perdit 131 cent. cub. puis 200 — — 2 1/2 — 196 —

En le desséchant à 125°, comme il a été dit, les 400 centimètres cubes perdirent 185Br,3; d'où il résulte que 1000 centimètres cubes de cette terre de jardin peuvent absorber 463,75 centimètres cubes d’eau. Dans l’expérience, le volume s’élève à 440 centimètres cubes qui peuvent alors absorber 203 centimètres cubes de liquide.

Deux cylindres, remplis de terres de pouvoir absorbant différent et saturés d’eau, furent rnis dans la chambre d’évaporation après qu’on eut noté leur poids. Toutes choses égales d’ailleurs, ces deux cylindres évaporèrent à peu près la même quantité d’eau. Sous une température moyenne de 20°,

400 ceut. cub. de terre de jardin perdirent, eu 8 jours, 27 grammes.

— de sable moyen — — 26 —

Dans des conditions semblables, à la température [de 20°, l’évaporation fit perdre à

400 cent. cub. de la dune cultivée depuis trois ans, après 4 jours, 17.5

— — — 4 autres jours, 14.0

— — — 8 autres jours, 13.0

C’cst-à-diro en 16 jours, 44.5 itlO cent. cub. du sable de dunes, après 4 jours 17.5

— — 4 autres jours 13.0

— — 8 autres jours 16.0

En 16 jours 46.5

Les derniers résultats, qui ne se rapportent plus absolument à l’absorption Arnould, Hygiène. 2° édit. 4

DU SOL

[Hygiène

d’eau par le sol, méritent, d’être notés ici, parce que l’on a rarement cherché la mesure de l 'évaporation du sol nu, et ne dépendant que de la nature du terrain.

11 est intéressant de savoir que celle-ci est presque indifférente. Mous verrons ailleurs dans quel sens le revêtement du sol modifie ses dispositions à l’évaporation.

La structure du sol paraît avoir plus d’importance à cet égard. Schleh a constaté que le sol compacte prend l’eau plus rapidement et plus abondamment qu'un sol léger, mais qu’il perd bien plus d’eau par l’évaporation. Wagner, en desséchant une terre qui renfermait de l’eau capillaire, trouva que l’évaporation se fait à sa surface, mais que l’humidité des couches sous-jacentes vient par capillarité remplacer l’eau évaporée. L’importance de l’évaporation dépend : 1° de la puissance de la couche d’évaporation; 2° de la position profonde ou superficielle de celle-ci; 3° de la rapidité du remplacement de l’eau échappée en vapeur. Plus un sol est léger, plus il peut évaporer d’eau, puisque sa légèreté même augmente la puissance de la couche évaporante. Mais la capillarité est moins active dans le sol léger que dans le sol compacte ; le premier ne remplace donc que difficilement l’eau perdue en vapeur. Si l’on veut conserver de l’humidité à un terrain, on devra régler en conséquence le degré de division par la culture qu’on veut y apporter.

Au moment où les plantes commençaient à se faner, Sachs trouva : dans un sable humifère, 12,3 p. 100 d’eau; dans un sol argileux, 8 p. 100; dans le sable quartzeux pur, 1,5.

6. Oscillations de l’humidité du sol. lueurs rapports avec la nappe souterraine. — L’humidité d’une couche de sol au-dessus de la surface de l’eau souterraine dépend : d’une part, de la hauteur à laquelle l’eau souterraine s’élève par capillarité; d’autre part, de la quantité d’eau provenant des précipitations atmosphériques qui pénètre dans le sol et y est retenue en vertu delà capacité de ce sol pour l’eau (Hofmann).

On avait cru, par suite (Pettenkofer), que les mouvements de la nappe souterraine pourraient fournir une mesure pour suivre les variations de l’humectation des couches poreuses qui lui sont superposées. Mais, en raison des variations de pente de la nappe souterraine, de ses étranglements, des courants latéraux qui alimentent parfois la nappe de la vallée principale, cette mesure n’est exacte que dans la zone inférieure, en contact avec l’eau souterraine.

Si, en effet, l’on connaît, pour un sol donné, la force de l’attraction capillaire (de bas en haut), on connaît d’avance la hauteur de la zone dans laquelle les vacuoles du sol resteront à leur maximum d’humectation, que la nappe souterraine monte ou descende.

Le niveau de la nappe souterraine est moins encore capable de renseigner sur l’état d’humectation des couches situées au-dessus de la zone d’humectation capillaire. Indépendamment des raisons exprimées tout à l’heure, il est clair que les oscillations du niveau de l’eau souterraine sous l’influence des pluies dépendent essentiellement de la façon dont les couches superficielles laissent arriver ou retiennent les eaux pluviales.

11 a donc fallu recourir à des constatations directes de l’état réel d’humeclalion dans le sol naturel.

générale.] RAPPORTS L)U SOL AVEC L’EAU. ol

Les procédés employés pour y arriver ont consisté en des forages pratiqués dans un but scientifique (Fleck, Fodor) ou dans l’utilisation de puits creusés au moment même, de tranchées faites pour la pose de conduites diverses, de 1 ouverture de fosses dans un cimetière (Uofmann).

Fleck, dans le Jardin botanique de Dresde, où la nappe est à 7 mètres de profondeur, obtient un minimum de 2oSp,3 d’eau p. 1000 grammes de sol (gravois), à 0“‘,80 de profondeur, et un maximum de 137Br,4, dans une couche de sable faiblement argileux, à 3m,10. — Dans la région sablonneuse dite « Lande de Dresde « ( Dresdener H eide), avec la nappe souterraine à 18 mètres, le minimum d’eau a été 28sr,9 p. 1000 à 6 mètres de profondeur (sable fin) et le maximum 7 isr, 1 à 3 mètres (même nature de sol). Le forage avait cependant lieu au printemps, c’est-à-dire dans un moment d’humectation abondante.

Fodor, à Budapest, trouvait en moyenne (1877-1878), pour 1000 grammes de sol, les proportions d’eau suivantes :

Cour de l'Institut chimique 113 grain nos.

Caserne Charles 105 —

— Ullôe 94 —

— neuve 85 —

Au point de vue de l’influence de la profondeur, le sol de la cour de l’Institut chimique renfermait :

A 1 mètre de profondeur, 146 grammes d’eau p. 1 ,00 J grammes de sol.

Hofmann opéra sqr trois sols différents, que nous indiquons ci-après. Il tassait avec soin, dans des récipients de verre très solides, les échantillons prélevés, en vue de se rapprocher le plus possible des conditions du sol naturel.

1er Sol. — Matériaux de remblai , rue de Francfort.

NATURE DU SOL

PROFONDEUR

des

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