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OSCILLATIONS ANNUELLES EN FRANCE

Bande Atlantique.

Lille (Meurein) 14°, 78

Fécamp (Marchand) 12 .4

Dieppe (Observatoire) 15 ,2

Brest (de Kermarec) 11 ,6

Lorient (Bourdilhon) 1 3 ,4

La Rochelle (Mahlmann). 17,3

Bordeaux (id.) 17 ,9

St-Martin-de-Hinx(Carlier). 14 ,0

Bande Méditerranéenne .

Perpignan (Mahlmann).... 20°, 0

Montpellier (id.) 20 ,1

Marseille (id.) 17 ,6

Toulon (Pagel) 15,6

Nice (Mahlmann) 15 ,3

Avignon (id.) 19 ,0

Valence (Bresson) 20 ,9

Zone continentale.

Paris (Observatoire) 16°, 5-

Orléans (Sainjon) 19 ,0

Nancy (Hôpital militaire). 10 ,2 Strasbourg (Mahlmann).. 19.2 Besançon (École normale). 19 ,4

Mirecourt (Bronswick) 19 ,2

St-Jean-Maurienne (MahL). 20 ,7 Briançon (Hôpit. militaire). 19 ,12

Le voisinage des grands lacs paraîtrait avoir le même effet d’égalisation de la température. Lincoln (de Boston) a remarqué que les voyageurs des forêts américaines, pendant la saison froide, recherchent le bord des lacs pour leur campement nocturne.

Pour ce qui est des eaux stagnantes, Fonssagrives estime que, dans les climats froids, elles augmentent le refroidissement par contact, et que. dans les climats chauds, les bienfaits du rafraîchissement par évaporation peuvent être compensés par la diminution de la sérénité du ciel et de la

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radiation nocturne, que ces eaux occasionnent. La simple humidité du sol paraît agir dans un sens analogue ; au rapport de James Dean, les cantons d’Angleterre où le drainage s'est généralisé ont vu disparaître les épais brouillards du printemps et de l’automne et la température moyenne s’élever.

La nature du sol influe dans des sens divers, qu’il sera facile de déterminer à l’aide des notions contenues dans les pages 73 et suiv. 11 est à peu près démontré que l’absence de forêts élève la température et augmente l’étendue des oscillations; si, d’un côté, les arbres retiennent plus longtemps la neige, d’un autre ils sont un puissant écran contre les vents froids, et l’évaporation par les feuilles, en été, paraît capable d’adoucir les chaleurs extrêmes. Somme toute, l’air des forêts est plus froid que celui de la plaine découverte, mais aussi plus égal (Yoy. p. 111).

II n’est pas inutile de mentionner ici que l’observation thermométrique dans les grands centres habités donne toujours des résultats un peu supérieurs à celle des campagnes. Les villes, indépendamment de l’obstacle qu’elles opposent aux mouvements de l’atmosphère, sont des foyers producteurs de calorique, par la respiration des hommes et des animaux et parles foyers véritables (chauffage, cuisines, usines) qu’elles entretiennent.

Moyennes thermiques de divers lieux. — L’espace ne nous permet pas de reproduire ici de longs tableaux; la plupart des hygiénistes se bornent, en pareille matière, aux chiffres de la température des principales localités de leur pays respectif. Sans les imiter rigoureusement, nous élargirons quelque peu, pour la France, le cadre de l’aperçu d’ensemble de la thermalité terrestre, ainsi qu’on le verra ci-après (p. 347 et 348). Les chiffres sont empruntés à Lombard (de Genève), à Mahlmann et à divers.

Les climatologistes ont tracé, au moins pour des étendues restreintes de pays, tes lignes' qui réunissent les points d’égale température de l’été, lignes isothércs, et celles qui passent par les points d’égale température de l’hiver, lignes isochimènes. Fonssagrives propose d’y ajouter les lignes isoères, ou d’égal printemps, et les lignes isométopores ou d’égal automne. Ces lignes, surtout celles des deux premiers ordres, ont une valeur réelle. Que la moyenne de l’été, dans une région, dépasse 20° par exemple; cette région, pendant un certain nombre de mois, se trouve dans les mêmes conditions que les pays chauds, au point de vue de la réceptivité pour certaines épidémies (comme la fièvre jaune), dont le développement est subordonné à une élévation déterminée de la température.

La comparaison des moyennes saisonnières, surtout de celles de l’hiver et de l’été, fait encore assez bien ressortir les caractères d’égalité ou de variabilité des climats.

Les lignes isolliôres vont en se relevant vers le nord, de l’ouest à l’est; c’est-àdire en sens contraire des lignes isothermes, au moins dans l’ancien monde; d’oîi la conclusion que le voisinage de la mer tempère les ardeurs de l’été. Les lignes isochimènes marchent dans le même sens que les isothermes mais d’une façon bien plus accentuée, cest-à-dire que l’influence de la mer pour relever les températures basses est particulièrement évidente dans la saison froide. L’isochimène de 2°, par exemple, réunit des points aussi différents en latitude que Ostende, Châlonssur-Marne, Besançon, Genève.

Enfin, si l’on Irace des isothermes mensuelles, l’expression de ces influences

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ressort mieux encore. Sur la carte ci-dessous (fig. 67), d’après Renou, sont tracées les lignes principales qui, sous ces divers rapports, représentent les limites dans lesquelles oscille la thermalité de notre pays.

Mais il ne faut pas oublier que les moyennes, quoique tout à fait décisives pour la classification des climats et pour l’appréciation de la quantité de calorique que reçoit un lieu dans un temps donné, notion de première importance, font disparaître le mode et l’amplitude des oscillations thermiques, qui ont pourtant

une influence considérable sur la santé et, tout particulièrement, impressionnent les convalescents et les faibles d’une façon d’où peut dépendre leur guérison ou leur mort. Lors donc qu’il s’agit d’apprécier les rapports de la climatologie d une localité avec les affections que l’expérience a démontrées comme liées aux influences atmosphériques, ou encore les oscillations qu’éprouve la convalescence des malades dans diverses stations adoptées par la thérapeulique des climats, il est essentiel de se rendre compte des différences maxima d’un jour à l'autre, de la diiférence thermique entre le jour eL la nuit et même des variations horaires, ainsi que l’a recommandé Fonssagrives.

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Moyennes thermiques par année et par saisons.

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