Une graine
ABISTOLOCHE SBRPBNTAIRR OU SBRPRRTAIRR DB VlRGIKlB.
Aristolochia serpentaria. Willd.
Plante vivace, qui croit à la Caroline et à la Virginie, Partie* usitées : la racine.
Caractères botaniques. Racine rampante, rameuse; tige de 8 à 10 pouces de haut , grêle, flexueusc ; feuilles cordifbrmes ; fleurs naissant tris près de la racine , so-
(1) M. Robert Brown cite encore comme devant faire partie de cette famille, qu'il nomme Asaiinies, les genres Thottea et Bragantia.
1 1 (aires , petite* , d'un rouge foncé ; 6 élamines soudées arec le style et le stigmate ; ovaire globuleux et couvert de poils ; fruit : capsule globuleuse, marquée de 6 côtes saillante*.
Propriétés physiques. Racine composée d'un tronc commun , grêle , aloogé, d'où partent un grand nombre de fibrille* alongées , entremêlées, rameuses, d'une couleur brunâtre , d'une odeur aromatique , forte et camphrée , et d'une saveur chaude , amère et piquante.
Propriétés chimiques. Elle contient , d'après l'analyse de M. Chevallier , une huile essentielle d'où dépend son odeur , une matière jaune , amère , soluble dans l'eau et dans l'alcool , une matière résineuse , de la gomme , de l'albumine, de l'amidon , des sels de potasse et de chaux , un peu de fer , et de la silice. M. Conwell a découvert tout récemment dans cette racine une substance alcaline qu'il propose de nommer Serpentarine. Elle est sous forme de masse cristalline, inodore et d'une saveur amère ; le sulfate cristallise en prismes quadrangulaires ; ce sel n'est soluble que dans un excès d'acide. Ses parties actives sont solubles dans l'eau et dans l'alcool.
Usages. La serpentaire de Virginie jouit de propriétés excitante* très-prononcées et assez persistantes ; mais , outre celte aclion générale, elle en exerce une particulière sur ta peau , en stimulant celle membrane et en augmentant la transpiration. On l'a beaucoup vantée dans le traitement des fièvres typhoïde* des années et des prisons, et l'on ne peut douter qu'elle n'ait produit de bons effets dans certains cas. Aujourd'hui on l'emploie moins fréquemment , quoiqu'on l'administre avec avantage dans les fièvres intermittentes rebelles, daus les affections gangréneuses , la chlorose , les affections atoniques du canal intestinal , et , en général , toutes les fois qu'il est nécessaire de stimuler vivement les organes , et d'exciter en même temps une légère diapborèse.
L'Aristoloche ronde , AritlolocMa rotunda , L., et I'Aristolochb longue, A. lonpa , L., sont des plantes indigènes, très-voisines de la précédente, et dont les racine* tubéreuses , arrondies ou alongées , d'une couleur grisâtre en dehors , jaunâtre en dedans, d'une saveur amère cl âcre et d'une odeur désagréable , jouissent de propriétés semblables à celles de la précédente , mais beaucoup moins énergiques. Elles étaient vantées autrefois comme puissamment emménagogues ; de nos jour* elle* sont inusitées et entrent seulement dans quelques composés officinaux peu employé*.
Azaret d'Europe. Azarum Europaum. L.
On emploie, comme excitants, sa racine et ses feuilles.
. quarantième FAMILLE.
* CYTINÉE8. Cytinea. R. Bnowi*.
Le* fleur» sont unisexuées , monoïques ou dioïques. Le calice est adhérent , rarement libre | nepenthes) ; son limbe est à quatre ou cinq divisions. Les élamines varient de huit à seize , quel
quefols même au-delà ; elles sont extrorses et monadelphes. L'ovaire est infère , excepté dans le nepenthes, i une ou quatre loges. Les graines sont attachées à des trophospermes pariétaux. Le style est cylindrique, rarement nul, terminé par un stigmate dont les lobes sont égaux à celui des trophospermes. Les graines ont un embryon cylindrique axile . placé au centre d'un endosperme ebarnn.
Les genres qui composent celle pelile famille sont : Cytinus , Raflletta et Nepenthes. Le* deux premier* sont parasites et dépourvus de feuilles. Le troisième est remarquable par ses feuilles terminées à leur sommet par une outre qui se ferme au moyen d'un opercule mobile. Cette famille se distingue des Arislolochiée* surtout par ses graines attachées à des trophospermes pariétaux, par se* fleurs unisexuées , et parle nombre quaternaire ou quinaire des différentes parlies de la fleur.
PL. XVIII. Fig. 144. Cylinelle parasite, Cytinus hypocistis.