Le fruit accompagné du calice
persistant ; a le même coupé verticalement.
La Clobdlaikk ttrbith, Globularia alypum, et la G. vvLOAias, G. vulgarit, I,., plantes indigènes , qui croissent dans le midi de la France , jouissent de propriétés purgatives très-marquées. M. Loiscleur-Deslongchamps les a employées avec succès comme purgatif doux , et les considère, surtout la première, comme les meilleurs succédanés du séné. Ce sont les feuilles qu'on emploie en décoction.
CINQUANTE-SIXIÈME r AM1LLE.
' obobascuées. Orobanehta. Veut.
Ce sont des végétaux tantôt parasites sur la racine d'autres plantes, tantôt terrestres; leur tige est quelquefois dépourvue de feuilles , qui sont remplacées par des écailles. Les fleurs , accompagnées de bractées , sont terminales , tantôt solitaires, tantôt disposées en épis. Le calice est monosépalc tubulcux, ou divisé jusqu'à sa base en sépales, distincts ; la corolle est monopétale, irréguliére , souvent à deux lèvres ; les étamines sjnt en général didyuames; l'ovaire, appliqué sur un disque hypogyne et annulaire , on adhérent avec le calice , est à une seule loge qui contient un très-grand nombre d'ovules attachés à deux trophospermes pariétaux et bifides par leur côté libre. Le style se termine par un stigmate A deux lobes inégaux. Le fruit est une capsule uniloculaire , s'ouvrant en deux valves qui portent chacune un trophosperme sur le milieu de leur face interne. Les graines, dont lo tégument propre est double , offrent un endosperme charnu qui porte un très-petit embryon placé daus une fossette creusée dans sa partie supérieure cl latérale.
Les genres Orobcnehe , Pheïipaa , Lathraa, etc., forment celte famille , qui diffère des Scrophularinécs par son ovaire uniloculairc , la position de son embryon , et surtout le port des végétaux qui la composent.
Nous y avons réuni la famille des Gesnériées qui n'en diffère que par son ovaire adhérent.
PL. XXII. Fig. 307. Orobanchea une fleur, Orobancke unifiora.